Sunday, August 12, 2012

Malebranche - Bof ...


Je viens juste d'ouvrir De la recherche de la vérité. Où l'on traite de la Nature de l'Esprit de l'homme, & de l'usage qu'il en doit faire pour éviter l'erreur dans les Sciences (1674-1675).

Livre Premier. Les quelques premiers chapîtres.

Selon la wikipédie il aurait voulu synthétiser St Augustin avec Descartes. Il aurait peut-être fait mieux de ne pas se soucier tant de Descartes.

Par rapport à St Thomas d'Aquin et à St Augustin là où il parle de la Philosophie, Malebranche est beaucoup plus proche d'un scepticisme radicale. Hâtons-nous à ajouter qu'il n'y est pas dedans, car il essaie de le mitiger avec le Christianisme, mais il s'y approche beaucoup plus que St Thomas ou St Augustin d'Hippone.

Car pour l'un comme pour l'autre, si les sens ne sont ni l'unique, ni la plus haute source de la connaissance de la vérité, ils sont une source en général fiable. La présomption est de suite que les sens ne trompent pas, et le contraire doit être prouvé cas par cas.

Malebranche par contre situe les sens dans une condition de l'esprit humain que rien ne rélie nécessairement à l'extérieur.

Au contraire: si la causalité entre objets et sens n'est pas nécessaire d'une nécessité impossible à rompre, elle l'est de manière générale par une nécessité dérivée de la bonté de Dieu qui veut que tous les hommes parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés. Ce qui serait assez pénible si déjà le premier pas était une aventure.

Visus gustus tactus in te fallitur

Oui, au sujet de Vous, Seigneur, la vue et les autres sens ne nous aident pas comme ils aidaient les Apôtres. Mais ils nous aident à propos des choses inférieures à Vous et dont la Connaissance nous est utile pour notre vie terrestre et pour vous trouver.

Sed solo auditu tute creditur
credo quicquid dixit Dei Filius
nil hoc veritatis Verbo verius.


Si Galilée de Pise était Vous, était le Galilée de Nazareth, il aurait fallu lui croire l'héliocentrisme comme l'eucharistie, même contre les sens. Il ne l'est pas. Et nos sens ne nous confirment pas ce qu'il a dit.

Sans ni cause divine ni argument rationnel de dévier du témoignage des sens, il vaut mieux y rester.

Comme le disait Père Bryan Houghton à propos de Descartes - le maître à penser de Malebranche - il n'y voyait pas l'interêt de commencer avec le doute systématique. Il ne voyait pas non plus que le moyen de se sortir du doute était très bien choisi par Descartes non plus.

Je ne sais pas si je suis d'accord: je ne peux pas imaginer de douter du fait que je pense, ni de douter du fait que la pensé doit avoir un substrat et que pour la mienne le substrat est moi. Mais alors, je ne m'imagine pas non plus comme jouant avec des conceptes comme "Deus deceptor" ou son synonyme, une quelleconque origine non divine et donc incapable de nous garantir par exemple une correspondance nécessaire entre les sens et leurs objets ou entre les extensions ou intentions des termes ou entre les prémisses et leur conclusions dans les figures de Barbara, Celarent, Darii Ferioque ...

Dès que je me pose la question, je suis d'accord que nous ne sommes pas créés pour l'erreur, ni évolués de manière à rendre l'erreur plus naturelle que la bonne raison.

Un athée peut bien trouver que c'est un hazard malheureux que notre entendement quottidien rende le géocentrisme intuitif et son contraire contre-intuitif, de manière d'exiger beaucoup d'oeuvres de l'érudition, de l'art et de la pédagogie pas sans contraintes pseudolégales pour nous y faire croire, et aussi qu'un hazard tout aussi heureux nous à permis de nous affranchir de cette erreur et de faire ces oeuvres de la modernité.

Comme chrétien je ne peux pas croire que Dieu ait négligé la question ni qu'Il ait placé la vue incorrecte du monde tellement à porté du premier petit sauvage et la vue correcte à porté uniquement d'une civilisation chrétienne en voie vers l'apostasie.

Ni qu'Il ait permis à son Église de se tromper quand elle avait le pouvoir de regler les idées dans la société pour la laisser trouver le bon chemin uniquement grâce à des opposants comme Galilée ou adversaires extérieurs comme Milton (un Arien!) dont la visite chez Galilée à valu une bonne réputation dans le pays où The Booke of Martyrs par John Foxe rendait l'Inquisition odieuse au grand public.

Je continue donc à préférer la Summa et les autres écrits de St Thomas à Malebranche.

Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou
11 dim après Pentécôte
mémoire de Ste Claire d'Assise
12-VIII-2012

(Je crains que cet aveu ne me rendra pas très aimé par des prêtres plus malebranchiens que thomasiens.)

Friday, August 10, 2012

Si On Dit "La Réalité Reste Hétéronome" - Comprenez-Vous?


C S Lewis dans le livre anglophone Miracles (première édition en 1947, il n'avait pas encore commencé d'écrire Le Monde de Narnia à l'époque) et un Jésuite Belge Roger Lenaers dont le livre vient de paraître et la traduction française est par Edouard Mairlot (mai 2011 éd. Golias?) discutent les deux une distinction philosophique assez importante: les uns disent qu'il y a un ciel au-dessus de la réalité terrestre et que la terre vit de jour en jour du dictat du roi du ciel, ce que CSL nomme "supranaturalisme" et RL "hétéronomie de la réalité" et les autres que tout l'univers est gouverné par les mêmes lois inchangeables que la terre (par exemple que tout ce qui vit meurt), ce que CSL nomme "naturalisme" et RL "hétéronomie de la réalité".

["naturalisme" est plutôt "autonomie de la réalité"]

Aujourd'hui CSL n'est plus parmi nous. Un supranaturaliste pourra peut-être espérer qu'il est auprès du roi des cieux, un naturaliste ne l'espère pas. Ses livres restent parmi nous, et pour les proches les mémoires de lui comme personne - en partie des mémoires partagées avec les lecteurs. RL reste parmi nous: même un supranaturaliste ne va pas dire qu'il soit déjà au ciel, sauf peut-être quand il célèbre la messe, pourvu qu'elle soit valide. Dans ce cas, d'ailleurs, il commet avec ses péchés contre la foi un sacrilège contre les hosties réellement consacrées, ce qui est pour lui-même pire.

Bien, Bultmann disait à peu près la même chose que RL, et je dis à peu près la même chose que CSL : Bultmann et RL que NOUS SAVONS que la vision "hétéronome" ou "supranaturaliste" du monde est refutée comme une erreur de la période infantile de nos connaissances; CSL et moi que nous ne savons absolument pas du tout ça, que nous avons au contraire des excellentes raisons à croire encore dans la vision "hétéronome" et "supranaturaliste" du monde et plus précisemment parmi les visions "hétéronomes" et "supranaturalistes" celle qu'on appelle Christianisme. C'est à dire pas ce que Bultmann ou RL veulent que le Christianisme devienne, mais cette vision même que le Christianisme a été pendant 2000 ans.

Tous les 4, nous sommes d'accord que l'opposition à la croyance dans une réalité céleste qui est audessus de la réalité terrestre et qui la forme est une opposition qui vient soit des découvertes scientifiques, soit d'une certaine acceptation de ces découvertes. Et tous les 4 qu'au moins cette acceptation là est très commune.

Fine nuance: CSL considérait, au moins assez longtemps (par exemple en écrivant Miracles ou en écrivant The Problem of Pain) que non seulement la découverte de l'héliocentrisme est de la vraie science et une vraie découverte, mais la découverte de l'évolution entre les poissons et mammifères, à travers amphibiens et reptiliens aussi. Donc aussi l'évolution de l'homme à partir des êtres non rationelles. Moi, je ne considère pas ces découvertes comme des vraies découvertes. Je ne vais donc peut-être pas aussi beaucoup que lui dire qu'elles ne changent rien d'essentiel pour la réalité en deux étages (ou selon CSL trois, car il pose le monde des anges ENTRE celui de la Trinité et celui de la réalité visible et tangible), mais plutôt qu'elle ne sont pas prouvées à moins de présupposer en avance la vision "plate" de la réalité, celle où soleil et nous et les frontières de l'univers s'il en a (comme diront les tenants de cette vision) sont faits par la même matière et obéissent aux mêmes lois, et si le soleil nous régit c'est uniquement puisqu'il est plus grand.

Mais je vais insister tout aussi que CSL que le Christianisme au service de cette nouvelle vision, dite "scientifique" de la réalité, à contraire de ce qu'affirment Bultmann et RL, n'est pas possible. On pourra tirer des leçons pour la vie des mots de Jésus même sans croire qu'Il est Dieu fait-Homme, comme le font parfois les Musulman et certains des Juifs (comme Pinchas Lapide), mais pas vraiment plus que de Bouddha ou Mahomet ou pourquoi pas abbé Pierre.

Si la réalité est "plate", si ses niveaux sont le même ou les mêmes pour moi et pour un grain de sable et pour toute la vasteté du cosme, alors on peut croire en un Dieu sans être fou, on serait juste ignorant, mais on ne peut pas s'identifier à ce Dieu non-existant sans être en plus fou. Quitte à qui veut de dire qu'Il était un fou très génial, mais on préfère peut-être les rationnels aux fous géniaux, non? Si par contre Jésus n'était pas fou ni fourbe, alors Il était vrai Dieu comme Il disait et alors la réalité est aussi divisée en "le ciel et la terre" et dans "les choses visibles et les choses invisibles" pour citer la Genèse et le Crédo de Nicée-Constantinople (et Florence, si on veut) à propos de Dieu le Créateur.

J'aime bien que Barbarin (Cardinal - si on reconnait Benoît XVI comme Pape) a dit que la première page de la Bible a quelque peu plus raison que les parlements de la terre et même de France, à propos le "soyez fertils et procréez-vous", mais j'aimerais aussi qu'il donne raison à la distinction entre créateur, créature céleste et créature terrestre. J'aimerais aussi qu'il s'oppose à la capote d'abbé Pierre (qui s'oppose comme "le mariage homo" à l'injonction de fertilité) et le "nouveau christianisme" de Roger Lenaert (qui s'oppose à cette distinction).

Un hareng rouge devrait ête éliminé le plus tôt possible de la discussion: que Jésus n'avait pas autre modèle à sa disposition que de s'exprimer selon les catégories usuelles de la réalité hétéronome ou du supranaturalisme. Il existait bel et bien un naturalisme autour de la Méditerranée, il était divisé dans une école panthéiste et éthique nommé Stoïcisme et une école atomiste et égocentrique nommé Épicurisme. Il existait même en Israel, au moins à un état dilué, puisque si le mot "Dieu" n'était pas nié par les Sadducéens, au moins ses internventions dans le monde, la résurrection future et les anges au présent, étaient niées par les Sadducéens.

Si Jésus avait été un naturaliste, s'Il avait été dans la moindre mesure d'accord avec la réalité terrestre comme chose autonome, alors Il aurait tout simplement pu se déclarer Sadducéen. Il ne l'a pas fait, comme on sait.

Mais en ne pas se déclarant Sadducéen, n'a-t-Il pas été rusé, n'at-t-Il pas fait une adaptation assez rationelle dans cet entourage? Bon, les Sadducéens ne pouvaient pas se plaindre de souffrir de leur "manque d'adaptation:" ce ne sont pas eux qui sont finis sur la croix.

Donc, je vous laisse avec exactement le même choix que vous laissa CSL: Jésus était fou ou fourbe ou Dieu. Mon choix dedans, Il était et Il reste Dieu. C'est ça que je défends, c'est ça que mes adversaires attaquent. À moins qu'il s'agisse d'adversaires purement personnels ou dans les applications morales ... j'ai survécu à SSHL comme supranaturaliste entouré par naturalistes et parfois les Nouvel Age, ce n'est pas parce que des naturalistes me donnent du café les samedi matins (car je soupçonne qu'il s'agit des "cathos" comme Roger Lenaert "Societatis Jesu") que je change mes convictions. Je suis entré à SSHL comme floument Protestant mais pas cathophobe et Créationniste, j'en suis sorti comme Catéchumène Catholique et toujours Créationniste, opposé au Protestantisme à cause de la Réforme. Après encore quelques tentatives de me changer les attitudes je suis devenu Géocentrique aussi.

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou/Beaubourg
Jour de St Laurent
10-VIII-2012

Monday, August 6, 2012

Avec la Sonde sur Mars, on Croit l'Héliocentrisme, Non? (Et les Pieds-Noirs de l'Applaudir)

Ce message fait partie de la série création vs évolutionnisme, clicquer ici pour voir les autres

 La série:Une Certaine Honnêteté chez Laplace
Un certain manque de logique chez Laplace
Une Certaine Adulation de Laplace - Chez Nous.
Newton et Lemaître devant St Thomas d'Aquin
Pour Expliciter, à propos de Newton/Lemaître
Quelle physique voulons-nous?
Quand l'Élite Change les Idées
Avec la Sonde sur Mars, on Croit l'Héliocentrisme, Non? (Et les Pieds-Noirs de l'Applaudir)
L'essai qui nous concerne: 
 

Récemment on a vu une exoplanète, Kepler 22 b me semble-t-il qu'on l'appelle. Ce matin les journaux étaient pleins d'images martiens. Alors, même si l'héliocentrisme n'était pas prouvé par Laplace il l'est maintenant, non?

Il semble être évident que les sondes sur Mars n'ont pas trouvé un ange que tient la planète dans son orbitus. S'il y avait eu, ou s'il y a - l'auront-ils trouvé avec les instruments optiques qui nous envoient des signaux à NASA? Franchement, c'est aussi bête de croire que le non-constat de Gagarine à propos de Dieu (Qu'il n'a pas trouvé dans l'espace) équivaut à une réfutation.

À la limite, si la sonde a subi la gravitation de la terre, ensuite après l'avoir vaincu ne l'a pas subie, ensuite a subi celle de Mars, ça prouve quelque chose sur la gravitation. Elle existe alors, et un objet lourd peut chuter en haut quelques mètres vers Mars (en se trouvant sur notre côté de celui-ci, alors que c'est vers le haut), vers le centre de Mars tout aussi bien que quelques mètres vers le bas, vers la Terre, vers la centre de la Terre. Il y a donc audessus de nous des corps qui par leur masse peuvent égaler le bas pour ce qui est à leur hauteur. Si ces images sont bien génuines. Comme on a eu aussi raison de constater - avec la même réserve - à propos du Moon Landing (quitte aux français de le traduire avec "aterrissage sur la lune" ou "alunissage", comme aujourd'hui il y a un débat à propos "aterrissage sur Mars" et "amartissage" - si ce n'était pas la forme incorrecte et inculte et latino-ignorante "amarsissage").

Mais ceci ne suffit pas pour prouver l'héliocentrisme newtonien. Il ne dit pas seulement que la gravitation existe, mais aussi qu'elle est la cause - avec l'inertie - des mouvements dans les cieux, et que donc la terre ayant une petite masse ne puisse pas être le centre d'un grand univers. C'est à dire, elle nie la possibilité que Dieu ait assigné à certains anges de meuvoir les planètes et les astres dans les orbitus, soit autour de la Terre tout court, comme pour les étoiles fixes, soit autour des étoiles fixes en motion inverse par rapport au mouvement quottidien, comme pour la Lune ou le Soleil, soit encore en faisant des voltiges autour du soleil, comme pour Mars et Vénus. Elle nie la possibilité même que Dieu puisse être celui qui meut le ciel - la sphère même des étoiles fixes - chaque jour autour de nous. Car, à moins d'exclure ça en principe, comment prouver que ce n'est pas le cas?

"On vient d'aterrir sur Mars" ne dit pas que Mars soit mu autour du Soleil par leurs masses respectives.

"On a découvert la planète Kepler 22 b" ne dit pas qu'elle bouge autour de son étoile à cause de leurs masses respectives.

Précisemment comme "on a trouvé Tyrannosaurus Rex" ne prouve pas qu'il ait été 60 millions d'années sous les sédiments, comme "on (=Yves Coppens) a trouvé Lucy" ne prouve pas qu'elle ait été 4 millions d'années sous les sédiments non plus.

L'année passée je viens de préciser quelles observations faites sur Mars pourraient en principe prouver, sinon que ce sont les masses qui font bouger les corps célestes, au moins que les corps célestes bougent selon la cosmographie donnée par le newtonisme-laplacisme. Que donc la Terre bouge vraiment. C'est que les étoiles fixes devraient sur Mars avoir non seulement une parallaxe autre que celle vue de la Terre, mais aussi autre de telle manière précise: chaque autre parallaxe observée de Mars disprouverait l'héliocentrisme. Je viens d'ajouter que c'est la même chose pour l'aberration. Or, pour la parallaxe je sais que les instruments qui se trouvent sur Mars ne sont pas capables de cette précision. Pour l'aberration (quelque vingt fois plus grande que la parallaxe sur Terre, les deux devraient être plus grandes sur Mars, si l'héliocentrisme est vrai), on m'a refusé la réponse.

Si le fait d'un voyage interplanétaire, le fait d'une sonde (pourvu que ce soit un fait) prouverait l'Héliocentrisme ou la mobilité de la Terre, alors ça serait par le fait que la sonde continue de son point d'origine, tandis que la Terre y retourne une fois par an, se trouvant ailleurs entre ces temps. Mais l'existence même d'un champ de gravitation solaire, n'expliquerait-elle pas le phénomène aussi? Et serait-elle vraiment une garantie contre le géocentrisme? C'est ce que j'ai voulu discuter, c'est ce qu'on ne m'a pas voulu me répondre même, sauf par un refus de prendre le géocentrisme au sérieux ou de la traiter même comme une blague amusante - une attitude qui ne prouve rien. Faire d'une théorie la quasi pariah des théories ne la prouve pas fausse. Faire de celui qui la propose un pariah dans la vie sociale (sauf parmi mes amis sur internet) ne prouve rien contre la théorie non plus.

Pourtant, je vois "le public" bien décidé en avance de croire l'héliocentrisme et aussi de voir une preuve de celui-même dans les réussites récentes (dont on non seulement ne doute pas la génuinité, on ne permet même pas aux autres d'en douter). D'où vient cette attitude acritique dans un siècle qui se vante de son esprit critique?

D'un rejet du postmodernisme, du scepticisme radical? Mais je ne suis pas postmoderniste sceptique radical, et le géocentrisme n'est pas un scepticisme radical par rapport aux facultés des hommes de voir la vérité sur l'univers que nous habitons. C'est juste un refus de voir dans les tentatives héliocentriques les meilleurs résultats de la raison humaine.

Par exemple, l'existence de Kepler 22 b et l'occurrence de cet aterrissage sur Mars sont mieux vérifiées que l'héliocentrisme que quelque part ils symbolisent. Pour nier l'existence de Kepler 22 b ou pour nier l'aterrissage sur Mars, je devrais nier l'honnêteté de NASA dans la domaine purement factuelle des observations directement faites. Ce n'est pas l'absurde, NASA pourrait avoir ses raisons, par exemple le calcul que la mystification n'éclate pas et que tant qu'elle est acceptée l'héliocentrisme le serait aussi, et avec lui la religion des athées occidentaux. Mais pour nier l'héliocentrisme comme un fait prouvé, il suffit de poner que ces astronomes aient raisonné sans avoir fait suffisemment attention aux diverses possibilités à priori avant d'en éliminer tous sauf l'héliocentrisme. Ce n'est pas précisemment ridicule de dire que NASA en ponant les masses, les gravitations et les interties comme causes uniques des mouvements célestes ignorent ou plutôt repoussent à priori comme "pensée magique" la référence à Dieu et aux Anges. Ils le font.

D'où vient alors cette attitude acritique dans un siècle qui se vante de son esprit critique?

Technolatrie. Celui qui donne une solution technique est celui qui sait. Il sait même là où ce n'est pas une solution technologique qu'il donne. Ford sait faire une voiture, s'il le fait pas trop cher pour les acheteurs, si encore il paie assez bien ses travailleurs, alors Ford connaît même l'histoire s'il s'y prononce - même si Ford est un homme qui considère que "history is bunk". Et ça, c'est l'attitude très chamaniste envers les chamans, ensuite remplacés par scientifiques qui donnent des meilleurs résultats purement techniques. Par exemple en médicine ou à propos les véhicules à propulsion non-biologique.

Pour ne pas juste succomber à cette impression par pur sentimentalisme, mais arriver à la croire sérieusement, il faut biensûr aussi croire, soit ... bien, quand je viens d'accuser NASA de ne pas bien poser les alternatives théoriques, il me convient de prendre un peu de soin moi-même.

On peut la croire, si on croit que d'abord venait l'age de pierre quand on croyait dans les esprits (pourtant, il ne me semble pas que les messieurs et les mesdames des Eyzies en Dordogne aient été interviewés par nos paléonthologues, qui peut exclure qu'ils étaient des purs athées de Nod, par exemple pour motif d'écologisme?) ensuite vient un long développement dont les détailles ne nous concernent pas, sauf le procès de Galilée, et enfin vient la technologie moderne que nous apporte la science moderne, ayant pris le côté de Galilée plutôt que d'Urbain VIII ou de Cardinal Bellarmin, autrement on serait encore à l'Age de Pierre (et peu importe si ces ecclésiastiques de la Curie Romaine, son meilleur conseilleur et débatteur en 1616 et son chef en 1633 n'étaient pas précisement au niveau technologique de la culture dite Magdalénienne).

Je suis, comme Tolkien, philologue. Inférieur à lui. Il était capable de lire dans le texte un ouvrage appelé Ancrene Riwle ou Ancrene Wisse, qui est une règle de vie pour les anachorètes. Mon vieil anglais (pour l'époque entre l'Anglo-Saxon que certains autres appellent Vieil-Anglais et l'Anglais Moyen comme Chaucer) n'est pas au niveau de la lire sans aide. Grace à Tolkien, il y a une édition avec tout ce qu'il faut en aides linguistiques ou sur le contenu, si jamais j'aurais ou quelqu'un de ma famille aurait envie de devenir anachorète. Par contre, mon Latin, précisemment Latin Médiévale, est suffisent pour lire les condemantions de 1277 par Étienne Tempier, évêque de Paris. Il serait suffisant avec un bon lexique des termes techniques pour lire aussi Speculum Naturale par Vincent de Beauvais - à moins que je trouve une traduction. Je sais très bien que le niveau technologique de cette époque n'était pas de chasser, cueillir, tailler la pierre, gratter les peaux et à la limite coudre avec un fil de tendons dans la cuire primitive avec une aiguille d'os taillé sans plus.

Je sais très bien que le seul progrès notable depuis est dans les transports et outils qui permettent peu de faire le travail sur le champs et beaucoup de vivre dans les villes et chômer plus souvent qu'avant. Et le progrès en médicine, notemment en bactériologie et en anesthésie. Ces progrès sont tristement contrebalancés par un plus grand mépris qu'avant (chez certains au moins) pour les chômeurs et par le fait que les communications et les outils de guerre nous donnent plus de blessures et plus d'épidémies s'approchant de pandémies.

En 1830, aux débuts de la Révolution Industrielle en ce qui concerne la France, l'Algérie a été conquise. Elle n'a pas été évangélisée, car assez bientôt la France même a été dirigé par des Francs-Maçons qui méprisaient les Droits de Notre Seigneur Jésus-Christ sur le Territoire de France et les Sociétés qui s'y trouvent. Donc, les Colons n'ont pas été parfaitement libres à se sentir supérieurs aux Conquis par le fait d'être déjà Chrétiens, on a préféré se sentir supérieurs comme ayant une Civilisation Supérieure (un concepte qui conduit certains historiens ou pseudo-historiens à se tourner vers l'Atlantide pour expliquer les Pyramides, comme une trouvaille sur youtube me l'a rappelé hier). Avec ce concepte de Civilisation Supérieure venait une bonne dose de vrais progrès, notemment avec la microscope. Hélas, on a voulu croire aussi à des progrès qui n'en étaient pas, et qui ne sont pas si bien vérifiés que la bactériologie de Pasteur de Calmette et de Yersin. Et qui n'étaient peut-être même pas si bienfaisants.

On peut retrouver le très petit avec la microscope avec une grande sécurité de ne pas se tromper. On connait bien l'angle de réfraction pour chaque lentille, on sait tout aussi bien où on place la probe entre deux plaques de verre, on est bien capables à calculer l'agrandissement et donc aussi la taille réelle de par exemple une Streptococque ou Yersinia Pestis. On connait très bien ces bestioles, au moins de côté matériel. On connait chaque protéine des murs cellulaires des bactéries, on connait tout, sauf la question pourtant pas si insignificante que ça, si les bactéries sont pour les maladies causes premières ou causes à leur tour causées. Pour savoir ça, on est mieux conseillés de se tourner vers les vérifications faites à Lourdes à propos par exemple Péritonite Tuberculeuse. Mais à part cette question là, on a vraiment appris tout sur les bactéries dans le merveilleux Institut Pasteur, avec son fondateur et les deux autres médecins notables impliqués dedans.

On ne peut pas regarder une angoisse cachée chez un autre homme comme on peut regarder la bactérie sous microscope. Quand les psychiatres disent de quelqu'un qu'il est très angoissé mais le cache assez bien - ils en savent strictement rien. Les deux méthodes de connaître l'angoisse d'un autre qui sont fiable sont de regarder un angoissé qui ne cache pas son angoisse, ou de l'écouter admettre avoir été ou encore sentir l'angoisse, malgré le fait de ne pas l'avoir montré ou de ne pas le montrer. À moins de soupçonner qu'il mente d'avoir senti angoisse. Et ce n'est pas le soi-disant progrès en psychiatrie qui donne des méthodes plus raffinés ou fiables que ça. Au contraire, elle donne un pullulement de pseudométhodes de constater l'angoisse chez un autre. Par exemple l'empathie chez quelqu'un qui n'en a pas à propos les positions de base de cet autre. On peut considérer que quelqu'un "doit" être angoissé vu ce qu'on connait de sa situation de l'extérieur: mais ce qu'on connaît peut être faussé par mensonge ou par mauvaise esxtimation de telle tiers part ou de telle circonstance, et même si la situation serait bien captée, elle peut provoquer joie ou défiance ou même parfaite équanimité et calme bien qu'elle aurait causé l'angoisse tourmenté chez un autre.

Et comme la bactérie est visible mais l'angoisse cachée ne l'est pas, sa taille et sa distance à l'œuil de l'observateur sont bien connues, mais ce n'est pas le cas pour les distances aux étoiles fixes. À moins de supposer que les parallaxes et aberrations observées de la Terre soient causées par le mouvement de la Terre. Car dans l'un cas on a deux angles et une distance qui s'y rapporte: Terre-Étoile Printemps, Terre Printemps-Terre Automne et Terre-Étoile Automne - à moins de préfer l'autre axe et prendre Terre-Étoile Hiver, Terre Hiver-Terre Été et Terre-Étoile Été. Mais dans l'autre cas on a un angle: Étoile Hiver-Étoile Été vu de la Terre. Ou Étoile Printemps-Étoile Automne lignes prolongés pour se rencontrer à la Terre. Qu'on ait aussi la Distance Soleil Hiver-Soleil Été n'entre pas dans l'équation.

La vie biologique qu'on trouvera sur Mars ou qu'on ne trouvera pas sur Mars ne prouve rien sur la présence, ni sur l'absence d'un ange qui dirige Mars à travers son orbitus dans les cieux. Et rien sur la présence, ni sur l'absence d'un ange qui conduit chaque étoile fixe. Et donc rien sur la probabilité ou inversément improbabilité que les mouvements du Soleil et de telle Étoile soient au même temps et - souvent - en même direction mais quand même diverses et coordonnés par volontés. Ce qui est la théorie alternative que j'ai plus qu'une fois proposé à propos les parallaxes et les aberrations.

Mais comment est le peuple français arrivé à ignorer ceci?

Par Jules Ferry.

Ce grand progressiste expensionniste colonial a aussi été le grand instigateur de l'éducation nationale uniformisée. Et uniformisée sous les esprits qui s'ils étaient Franc-Maçons ou non partageaient pleinement le mépris des Franc-Maçons pour le bon Évêque Tempier ou pour ses contemporain Sts Thomas d'Aquin et Bonaventure. Et donc aussi pour les explications angéliques qu'ils auraient pu donner.

Cette école obligatoire a été prolongé et reprolongé légalement. Et les angles possibles dans l'école publique pour aborder un problème théorique ne se sont pas vraiement aggrandis vers l'orthodoxie catholique selon les scholastiques du XIIIe S. Et à différence de la Mexique où on a eu une tentative de résistance spontanée et catholique pendant les Cristeros, à différence d'Espagne où la politique scolaire anticléricale d'Azaña était une provocation pour le soulèvement de 1936, les Catholiques de France ont subi sans s'opposer physiquement aux législations ou leurs applications - sauf pour la propriété de l'Église quand Clémenceau voulait la confisquer en 1905. Donc, ils ne se sont pas sérieusement opposés à l'indoctrination héliocentrique à travers les écoles.

Providentissimus Deus par Pape Léon XIII a permi deux solutions à l'attaque, où plutôt à chaque attaque, et on peut dans ses deux alternatives principielles entrelire deux alternatives pour cette question: soit on admets que Josué et un passage de l'exaéméron se doit lire de manière géocentrique, selon la lecture patristique, et alors on doit refuter les raisons scientifiques (ou les tenir pour réfutables en principes) contre le géocentrisme, soit on admet que la terre bouge, et alors on doit trouver (ou considérer comme en principe trouvable) une exégèse qui admet l'héliocentrisme. L'église française a massivement pris la deuxième position. D'abord. Ensuite on a vu des prêtres francophones nier simplement l'Inerrance Biblique.

L'école a donc poussé, l'église n'a donc pas repoussé, le peuple français a été poussé.

Pour prouver la rotation diurne de la Terre on a fait appel aux expériences qui auraient, comme je viens d'écrire dans l'autre essai - Quelle Physique Voulons-Nous? - prouvé ça mieux si l'espace avait été strictement un vide qui ne transmettait rien, même pas la lumière. Une finesse logique qui n'était pas à porté des garçons adolescents ou préadolescents censés s'informer en étant informés uniquement sur l'une position, avec un matracage pseudo-historique de tendance ant-inquisition pour éloigner la curiosité sur l'autre.

Pour prouver l'orbitus annuel de la Terre on a pris la figure rhétorique de dire que c'est ça la cause (donc l'unique concevable, bien que les géocentriques du Moyen Age concevaient facilement une autre) des saisons que nous ne pouvons pas nier.

Et, maintenant on a aussi l'admiration pour les gens qui ont mis à pied un projet comme l'aterrissage sur Mars (et pas mal d'autres choses) - une triomphe inégalé jusque maintenant pour l'esprit qui voyait dans le fleurissement du désert autant une triomphe pour l'ingénuité humaine que pour l'acte compassionné d'humanité d'apporter du pain. Et quelque part l'ingénuité est indéniable. C'est juste qu'elle ne prouve pas chaque préjugé théorique des ingénieurs avec leur ingénuité. Et pourtant c'est là qu'on attaque les mentalités, un américain athée surnommé sur internet Thunderf00t (orthographier avec deux zéros) vient de le dire, selon ses adeptes: "it's science that delivers the goods". Ce qui n'est pas un grand argument pour sa véricité dans chaque chose qui n'a rien à voir avec les marchandises qu'elle delivre.

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou/Beaubourg
Jour de la Transfiguration de
Notre Seigneur
6-VIII-2012

TCBS Greatnesses ... and Vitovdan


Tolkien wrote to Christopher Wiseman (then still surviving) about the difference between the greatness he imagined for himself (and TCBS themselves in general) and the greatness the recently fallen (July 1) TCBS member showed with his sacrifice.

He admitted that the greatness of the fallen one, the sacrifice, was greater. But he insisted the greatness was not the same.

Now, some people seem to have been thinking it was presumptuous of me to want the greatness of a Gilbert Chesterton and a Tolkien (not necessarily as story-tellers, though I enjoy writing Chronicle of Susan Pevensie as far as it has come), and think they do well to offer me instead the greatness of the Rob of TCBS who fell July 1 or the Cecil Chesterton who also fell in that war. And insist I need moral training before achieving that kind of greatness.

Quite so. That is why I am very satisfied with the kind of greatness TCBS Tollers and the Chesterton brother Gilbert achieved. I am not coveting martyrdom, a Christian does not have to.

But sometimes he does well to choose it still. According to the Serbian Lay of the Kossovo Battle, the Blessed Virgin offered Czar Lazar the choice between the Kingdom of Earth and the Kingdom of Heaven. One choice implied fighting Turks immediately and gaining a resounding victory (Syldavian style), and one choice implied making every soldier take Holy Communion at once and everyone getting slaughtered. He choose the Kingdom of Heaven. Everyone of 77.000 soldiers got slaughtered, except the traitor. In Serbian Calendar it is the day of St Amos the Prophet, of St Vitus (hence Vitus-Day = Vitovdan), and of the crusader martyrs of Kossovo Polje.

But if Serbia was not preserved from the Turkish yoke, France was released from the English one, when St Joan of Arc was the only martyr and all her soldiers took Holy Communion before battle.

On Harmageddon, I think Saint Joan of Arc and 77.000 Serbs will come to the release of the last Christian Emperor chosing what Lazar choose, chosing Heaven, along with Our Lord, along with the Lord they loved more than life: Jesus Christ, the King and Captain of Calvary Hill.

Hans-Georg Lundahl
Boulogne-Billancourt
6-VIII-2012

Saturday, August 4, 2012

From Chesterton to Glencoe, mainly quoting and linking

The Dagger with Wings from Incredulity of Father Brown
Come now, don’t you think there’s a lot in those old wives’ tales about luck and charms and so on, silver bullets included? What do you say about them as a Catholic?”
“I say I’m an agnostic,” replied Father Brown, smiling.
“Nonsense,” said Aylmer impatiently. “It’s your business to believe things.”
“Well, I do believe some things, of course,” conceded Father Brown; “and therefore, of course, I don’t believe other things.”
...
" ... Do you not realize in your heart, do you not believe behind all your beliefs, that there is but one reality and we are its shadows; and that all things are but aspects of one thing: a center where men melt into Man and Man into God?”
“No,” said Father Brown.
...
"... Perhaps his only mistake was in choosing a preternatural story; he had the notion that because I am a clergyman I should believe anything. Many people have little notions of that kind.”


I was so reminded of this when I came across one video I shall not link to. I shall not say what blasphemy it stated about the Blessed Virgin and Saint Joseph, but it started out with Edgar Cayce and Lemurians and Atlantis and involved a gigantic gibe at malehood as well as to the Church. And a gigantic flattery (in more than one way) to Akhenaton. Not to mention Osiris and Thoth.

I may believe what Pierre de Bérulle (Oratorian priest) thought about Hermes Trismegistus and Pythagoras without believing Atlanteans inhabited their land on some "fourth dimension" without therefore leaving any physical traces. And without admitting Thoth/Trismegistus lived in Atlantis and found his way to immortality ...

I was also rewarded for looking up the story. It referred me to the massacre of Glencoe:

Corries: Cruel is the snow that sweeps Glencoe and covers the graves o' Donald

Though the command of superior officers be very absolute, yet no command against the laws of nature is binding; so that a soldier, retaining his commission, ought to refuse to execute any barbarity, as if a soldier should be commanded to shoot a man passing by inoffensively, upon the street, no such command would exempt him from the punishment of murder.
inquiry commission on the Glencoe Massacre (1692)

enotes, Bella Caledonia, COMBAT Magazine Department: Verbal Shrapnel (upper half of page), New World Encyclopedia, Duncan Law, and of course: good old wiki which refers (yes, it sometimes does give a reference, hooray!) the section inquiry to source Prebble, John. Glencoe: The Story of the Massacre. Penguin Books. ISBN 0-14-002897-8.

Now, when I in previous quarrels have said I was right to oppose a policeman for doing an emprisoning which he realised (at least according to his own words at the time) was wrong, and which was not for any crime, real or purported, but only "for my own good" as his superiors had put it, when time after time I have referred to the natural law as condemning not only abortion, contraception, legalised sodomy, but also school compulsion, child welfare state-nappings, Janissary recruitment as done by Ottoman empire as their parallel, and of course most emprisonings that are done in psychiatry, I was not remotely referring to some "Christ consciousness" unique to me, I was referring to a principle known as well to St Thomas Aquinas as to the enquiry commission after Glencoe. Nothing unique to me at all. Doing a crime, even if less than murder, which can land the victim for years in mental hospital, is no right of the state and has never been so, and is obviously not excused by referring pragmatically to his own best interests against his rights and his preference in using them. One really needs no exceptional "Christ consciousness" to realise such a basic thing, rather one needs to be an exceptional man of Dalrymple's moral cut*, or possibly of William III's in order not to recall it.

Unfortunately my country has decided it is in its children's best interest that their parents and the churches of their parents have very little say in what school syllabus they follow. It is of course a "law" and "a superior officers order" which is in the same position as the Massacre of Glencoe on the words of the Inquiry Commission.

Hans-Georg Lundahl
Mouffetard Library, Paris
St Jean-Marie Vianney's feast day
4-VIII-2012

*A sarrow man who had taken unusually deep thought about certain things (Tolkien readers will know what I mean), and I hope to God I am not.

Friday, August 3, 2012

Quand l'Élite Change les Idées.

Ce message fait partie de la série création vs évolutionnisme, clicquer ici pour voir les autres

 La série:Une Certaine Honnêteté chez Laplace
Un certain manque de logique chez Laplace
Une Certaine Adulation de Laplace - Chez Nous.
Newton et Lemaître devant St Thomas d'Aquin
Pour Expliciter, à propos de Newton/Lemaître
Quelle physique voulons-nous?
Quand l'Élite Change les Idées
Avec la Sonde sur Mars, on Croit l'Héliocentrisme, Non? (Et les Pieds-Noirs de l'Applaudir)
L'essai qui nous concerne: 
 

L'essai que j'aurais voulu avoir comme le dernier dans ce volet ne sera, puisqu'il sera divisé en deux. Le premier, celui-ci est pourquoi l'élite française (avec ses sources) ait accepté tout une autre vision du monde qu'avant, le deuxième comment elle l'a imposé aux autres.

Mais d'abord, mesurons un peu combien la vieille vision du monde diffère de la nouvelle.

En 1500 la Terre était le centre de l'Univers et celui-ci avait comme couches extérieures la sphère des étoiles fixes et le ciel des bienheureux, où Dieu thrône parmi ses Anges depuis la création, en 1800 elle était (pour l'élite) une planète autour du soleil, qui, lui, n'était qu'une étoile parmi d'autres étoiles, répandues à distances à peu près égales par un univers d'étendue infinie donc au nombre infini.

En 1500 les corps célestes étaient mus par des êtres angéliques, en 1800 "par les lois naturelles" comme on disait ou plutôt selon les lois naturelles et uniquement par leurs masses, gravitations mutuelles, inerties.

En 1500 pésenteur et légèreté sont deux qualités opposés, en 1800 la légèreté n'est que rélative, et consiste en avoir moins de pésenteur par volume que les corps autour.

En 1500 l'espace est partout rempli par quelque corps, et l'espace autour d'un corps égale les corps entourants: sol ou quelque parti du bâtiment sous les pieds, rien ou chaise ou mur derrière le dos, rien ou quelque table sous les mains, air autours des parties non touchées par des corps solides. C'est ça l'espace. Ou pour un nageur l'eau et l'air.

En 1800 par contre, l'espace est un vide sauf là où il y a un corps pour le remplir. Le nageur ou plutôt ses atômes en dernière analyse, côtoie l'eau et l'air dans le même vide, qui, tout comme la légèreté est un néant, et par là il ne peut pas avoir une limite extérieure non plus.

Est-ce qu'on a découvert l'héliocentrisme, le vide, que la légèreté soit un manque de masse, que l'univers n'ait pas de limite extérieure, que tous les mouvements astrales soient dus aux masses avec leurs gravitations et inerties, sans Dieu, ni anges?

Ou est-ce que les découvertes qu'on a faites ont conduit à croire ça sans les impliquer en stricte logique? Évidemment ce n'est pas une question mais elle se pose pour chacune de ces changements d'idées indépendemment.

Pour ce qu'il y a du géocentrisme remplacé par héliocentrisme en pure théorie cosmographique, sans encore impliquer une quelconque physique, ça commence par là: par des découvertes qui n'impliquent pas strictement ce qu'elles néanmoins suggèrent aux esprits de ces temps.

Le géocentrique Aristote qui croyait aux cercles parfaits fut corrigé par le géocentrique Ptolémée quant aux tabelles de prévisions des conjunctions, des oppositions et c. planétaires (et puisque l'éclipse solaire est un conjonction de lune et soleil, il s'agit aussi de prévoir les éclipses, et puisque la pleine lune - y compris celle de Pâques - est un opposition entre ces deux corps, il s'agit aussi de prévoir les pleines lunes).

Ensuite trois astronomes se succèdent: le héliocentrique Copernic corrige le géocentrique Ptolémée. Le géocentrique Tychon Brahé corrige le héliocentrique Copernic. Et finalement, encore dans la ligne prénewtonienne de l'astronomie, le héliocentrique Kepler, disciple de Tychon, corrige son maître géocentrique à moins de lui avoir volé sa dernière autocorrection en le tuant avec poison. Donc, tour à tour, les héliocentriques et les géocentriques se corrigent sur les tabelles.

La question qui les divise n'a pas l'air d'affecter la correctitude des tabelles. En revanche ce qui les affecte est une autre question que celle du centre absolu de l'Univers.

Pour Aristote les planètes vont en cercles autour de la terre (c'est à très pue près vrai quand au mouvement quottidien du ciel autour de la terre, si on accepte le géocentrisme, mais inexacte si on fait abstraction du mouvement quottidien pour regarder les mouvements rélatifs au zodiak). Pour Ptolémée (qui fait abstraction du mouvement quottidien pour étudier les tours autour du zodiak) elles vont en cercles autour d'un centre qui lui-même va autour de la terre. Pour Copernic et Kepler, mais aussi pour Tychon Brahé, le soleil est leur centre immédiat, la différence que Copernic et Kepler le posent aussi comme centre absolu (de tout l'univers!) aussi pour la terre et Tychon Brahé fait chemin inverse en le posant comme annuellement mu autour de la terre ne change rien pour l'exactitude. Finalement, Kepler devient encore un peu plus exacte en remplaçant les cercles avec des ellipses. Les discrépances entre Tychon et Copernic ne sont pas dues aux systèmes, mais aux observations particulières.

Le décisif dans l'histoire de l'astronomie, selon un historien des sciences dont j'oublie le nom et le tître (ajoutez, chers lecteurs, si vous savez), le décisif en adoptant le Copernicanisme est que Tychon Brahé avait invalidé Ptolémée, et que l'autre système avec un ancienneté presque comparable était pas le nouveau système de lui-même, mais le système de Copernic. Ce n'est pas un argument. C'est une préférence pour le déjà établi.

Où en était l'Église dans ces changements? Et plus précisement l'Église en France?

Prenons par exemple Bérulle. Un jour il fait l'observation que pour le soleil physique l'héliocentrisme est tenu par assez peu des philosophes, mais pour Le Soleil de la Justice l'héliocentrisme est indispensable. Un autre siècle et un autre pays, Égypte sous les persécutions des Romains, Origène avait pour le constat que Jésus-Christ se tient immobile pour nous fournir la lumière qu'il nous faut pour vaincre l'ennemi spirituel, pour vaincre nos fautes, et les démons qui les exploitent, avait préféré de donner l'allégorie pour le Jour de Josué plutôt que pour l'héliocentrisme. S'est-il prononcé, pour revenir à Bérulle, en faveur de cet héliocentrisme qui interessait les astronomes? Non.

Était-il un homme qu'on aurait pu qualifier comme apparenté aux Lumières? Il était un Oratorien. Le fondatuer de son Ordre, St Philippe Néri, avait lévité pendant les Messes. Un autre Oratorien fameux vient d'être critiqué par les sédisvacantistes, en même temps que Mgr Williamson, qui l'admire: il s'agit de John Henry Cardinal Newman. Un homme qui pendant sa jeunesse estimait impossible de prouver l'existance de la matière (comme l'estimait aussi l'évêque anglicain et idéaliste Berkeley) et qui trouvait les Milles et Unes Nuits comme absolument plausibles quant au place accordé au surnaturel. Et un autre Oratorien d'origine galloise et espagnole était le tuteur des frères John Ronald et Hilary Tolkien selon le testament de leur mère qui les a du laisser orphélins (elle mourait dans une diabète assez grave, me semble-t-il). Son disciple John Ronald va plus tard refuser de nier catégoriquement l'existance des elphes, comme on sait.

Revonons à leur camarade dans l'Oratoire, Bérulle. Jean Dagens qui était alors agrégé ès lettres à Alger et qui fit sa thèse pour le doctorat en 1950 (avant la Guerre d'Algérie alors) nie qu'il aurait eu le même esprit critique que plus tard Casaubon. J'ignore de quel Casaubon il s'agit, mais il me semble plus probale qu'il s'agisse de Méric Casaubon, un docte anglican, qui en 1655 écrivit Concerning Enthusiasme in Religion et en 1668 un tractat qui défendit la sorcellerie comme une réalité. Car son père, Isaac Casaubon, ami de Théodor de Bèze et d'Henri IV, était plutôt concerné par les éditions grècques et, après son exile en Angleterre, la défense de la position anglicaine de Jacques I contre le Cardinal Perron. Il n'entre donc pas tellement dans le débat. Or, Jean Dagens en fils des Lumières etc. estime que Bérulle était moins moderne que Casaubon, probablement le fils Méric Casaubon qui pourtant croyait la sorcellerie comme réalité.

J'invente rien, si je ne donne pas références des pages, je vous réfère au moins à lœuvre de Dagens: Bérulle et les Origines de la Restauration Catholique (1575-1611). Regardons le chapître dont l'objet ait pu provoquer cette comparaison chez Dagens. Ça devrait être le chapître sur l'héritage classique ou sur l'humanisme. Et Dagens place Bérulle en dépendance intellectuelle, via un François de Faix qui fut prisonnier au Châtelet, de Ficin et de Pic de la Mirandole.

Bérulle semble à un endroit - lequel vous verrez en ouvrant Dagens - avoir placé Hermès Trismégiste (idolisé par les payens) comme un philosophe, à peu près contemporain de Saturne! Bon, il est donc pas du tout un croyant à la Théogonie comme vérité théologique, il pose simplement les identités suivantes:
  • Coelus - Noé
  • Saturnus - Nemroth
  • Jupiter - ?
  • Belus Priscus, fils de Jupiter
  • Ninus, fils de Belus, premier roi des Assyriens, dont le regne est contemporain de la naissance d'Abraham.


Le même Trismégiste est, selon Bérulle aussi, un théologien parmi les ethniques, un philosophe duquel s'est plus tard inspiré Orphée (oui, lui aussi a existé) et le philosophe orphique Aglaophemus a initié Pythagoras, et le Pythagoricien Philolaüs a initié Platon.

La première traduction de l'Ancien Testament en Grec fut lu par Platon, la Septante n'est que la deuxième. Platon fut un "Moïse parlant Athénien". Et Dénis l'Aréopagite - voir le chapître sur la scholastique - fut le Platonicien qui accepta l'Évangile par la bouche de St Paul.

Qu'il ait cru De Divinis Nominibus ou De Cœlesti Hierarchia génuinement Dénisiens ou non, Bérulle les estimait et les considérait comme de la bonne théologie catholique comme l'avait fait déjà Sts Thomas d'Aquin et Bonaventure.

Après, c'est vrai que Bérulle a estimé Descartes plus tard aussi. Mais après ceci, qui oserait prétendre que Pierre Bérulle ait été ce que nous qualifions comme "un Cartésien"? Ou encore ce que nous considérons comme un homme "des Lumières"?

Ajoutons que, aussi comme les deux Saints Frères Mendiants de la Sorbonne, il estimait Aristote comme un bon propédeutique ès sciences naturelles à Platon. Comme je crois que c'était le cas pour St Bonaventure, il voyait pas Aristote comme le meilleur métaphysicien. Et même St Thomas d'Aquin était Platoniste sur la question des Conceptes Universelles.

St François de Sales a défendu un prêtre italien - il s'agit d'un barnabite il me semble - qui lui avait soutenu le héliocentrisme en philosophie. D'abord, quand Saint François de Sales soutient ce prêtre que ses supérieurs voulaient mettre hors contact directe avec la pastorale, ce sont ses qualités linguistiques qu'il loue: il arrive même à nous expliquer le système de Copernic en français intelligible. Ce n'était pas le cas pour chaque barnabite. Ensuite, la Summa Philosophica de ce prêtre semble avoir soutenu l'héliocentrisme en tant qu'hypothèse, pas en tant que théorie absolue ou vérité physique. Finalement, il s'agit d'une défense faite uniquement après le premier procès contre Galilée, dans lequel il a été moins sévèrement condamné et après lequel l'héliocentrisme semblait encore possible à défendre comme une hypothèse en mathématiques.

Et venons alors à Mersenne! Il est Galiléen, mais pas en Astronomie, il l'est plutôt en acoustique et donc physique, et en musicologie. Il est aussi un Minime, un Franciscain obligé à vivre une Vita Quadragesimalis - de vivre chaque jour comme les autres Catholiques en Carême. Et bien qu'il croit que Galilée a raison, que le son n'est pas autre que le mouvement (c'est à dire les vibrations) de l'air, il admet la possibilité philosophique qu'il puisse aussi être une qualité qui accompagne ce mouvement et qui en dépend sans y être identique.

Néanmoins, je crois que Mersenne, un très bon acousticien et musicologue, et ceci dans le Siècle de Louis XIV quand la musique reprend en importance, a pu rendre la physique de Galilée attractive par l'exactitude des observations musicalement rélévants qu'il en tire. Et la physique de Galilée, c'est déjà "atômes dans le vide".

Entre Pierre Bérulle, St François de Sales et Mersenne, je crois que celui qui a fait le plus pour changer le climat intellectuel entre 1500 et 1800 est précisement Mersenne. Au moins avant 1735, avant les Lumières dont bonne partie carrément antichrétiens et large partie maçonniques. Et il ne serait pas y arrivé s'il n'avait pas eu des mélomanes plutôt que des scholastiques parmi ses lecteurs les plus avides.

Pour la part de Descartes - dont la physique n'était pas Newtonienne, puisque les Lumières sont précisemment l'époque où on change entre physique Cartésienne et celle de Newton en France - dans ce changement, je laisse l'enquête aux francophones plus interessés en Descartes que je le suis pour le moment.

Je ne peux que de conclure que pour les différences entre le climat intellectuel de 1500 et celui de 1800, l'Église est, à part un interêt pour la physique de Galilée (on estimait bien avoir un physicien plus exacte qu'Aristote, comme on estmait à la même époque bien de faire un calendrier plus exacte que celui donné par Jules César), pas exactement l'avant-garde de la nouvelle vue des choses. Il y a des gens qui y voient la honte de l'église. Ça serait trop de dire "j'y vois sa gloire" puisque sa vraie gloire est autre, audelà des ces questionnettes. "Nous y voyons le bien," convient peut-être mieux, comme disait Maurras à propos le syndicalisme au delà du socialisme et à propos la monarchie au delà de l'anarchie. Pas le summum bonum, biensûr, juste le bien dans cette question.

Elle y a indirectement ouvert les portes, c'est autre chose.

Si les cas de lévitation donnent occasion à la question si c'est par les anges ou par les démons que lévite un-tel ou un-tel, ce n'est pas exactement l'Oratoire, dont le fondateur lévitait, de mettre en doute les cas de lévitation et par conséquent pas non plus la question sur les anges et sur les démons.

Des observations un peu pareilles auraient pu être dites de l'Église. L'attaque contre le merveilleux est plutôt ouverte par les Calvinistes, pourquoi pas par Pierre Bayle pour qui la domaine de la foi se trouve dehors la domaine du rationnel (Pierre de Bérulle n'aurait pas concédé que De Divinis Nominibus serait contraire à la domaine de la raison) et vice versa.

Hans-Georg Lundahl
BpI, G. Pompidou
Ste Lydie
3 août 2012

Wednesday, August 1, 2012

Quelle physique voulons-nous?

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 La série:Une Certaine Honnêteté chez Laplace
Un certain manque de logique chez Laplace
Une Certaine Adulation de Laplace - Chez Nous.
Newton et Lemaître devant St Thomas d'Aquin
Pour Expliciter, à propos de Newton/Lemaître
Quelle physique voulons-nous?
Quand l'Élite Change les Idées
Avec la Sonde sur Mars, on Croit l'Héliocentrisme, Non? (Et les Pieds-Noirs de l'Applaudir)
L'essai qui nous concerne: 
 

La question peut paraître abstruse et même idiote. On veut la physique qui est la vraie, non? Mais, est-ce que nous voulons que les physiciens continuent dans la trace qu'ils ont déjà tracée, qu'ils prolongent le même sillon? Là, on se demande si leur piste actuelle est la bonne. Et il y a des corrections que je ne proposerais pas en pur amateur et que je ne crois pas que les physiciens proposeront non plus. Si la chute libre d'une balle de canon s'accélère de manière exponentielle, je ne corrigerais pas ça en chute à vitesse uniforme, car c'est manifestemment contre les apparences, dès qu'on essaie un peu d'exactitude dans les observations. Par contre on peut se demander si c'est à cause de la nature du corps lourd d'aller vers le centre de l'universe ou si c'est à cause de l'attraction mutuelle inverse au carré de la distance et proportionnelle aux masses des deux choses. Comme le veut Newton. Ou autre chose. Il y a des observations où les maths peuvent rester strictement les mêmes et l'interprétation en être une autre. Jusqu'au moment où on trouve une observation à faire qui différencie entre les deux intrprétations par mathématiques et par observations différentes, de manière à en éliminer l'une et laisser en place l'autre.

Y a-t-il une physique dans laquelle le géocentrisme, aux apparences la vérité bien visible, est strictement réfuté, de manière de nous laisser avec l'héliocentrisme pour le système solaire et l'acentrisme ou centragnosticisme pour l'univers?

Bon, déjà, si le centre de l'univers est inconnu de manière que nous ne savons pas autour de quel corps le soleim se meut, il sera un peu difficile d'exclure que ce corps sera la terre, même si la terre paraît autrement s'interpréter bien comme faisant partie du système solaire.

Mais peut on exclure un géocentrisme un peu plus directe que ça, un peu plus connu à nos sens que ça? Et quelle physique (et quelle métaphysique) est présupposée sous la preuve contre le géocentrisme, s'il y en a?

Si l'espace entre les corps célestes y compris la terre et entre les molécules de nitrogène ou oxygène dans l'air est strictement un vide, qui ne transmet rien sauf les substances qui y passe à travers, alors on peut exclure assez bien le géocentrisme avec une terre immobile déjà par l'expérience de faire tomber une balle de canon d'une haute tour à la côté ouest, car alors la seule cause pourquoi la balle ne tombe pas au pied du mur mais un peu à l'ouest sera que la terre bouge de l'ouest à l'est et le haut du tour avec et la balle n'étant pas en contact avec la terre pendant la chute est laissée en arrière.

Nous savons pourtant que l'espace entre les corps célestes et c. n'est pas un vide pur, à moins que la lumière soit fait par particules matérielles. Car entre soleil et terre, la lumière est transmise. Selon le Newtonisme c'est également le cas pour l'attraction mutuelle entre les deux corps, inversement proportionnelle au carré de la distance, etc.

Donc, on peut imaginer trois physiques qui sont rélévantes pour la chute libre d'une balle de canon d'une haute tour: à part les molécules d'air, la balle traverse un vide stricte, ce qui prouve que c'est la terre qui bouge. Cette physique est fausse.

Ou encore on peut imaginer qu'à part les molécules d'air l'espace peut bien transmettre la lumière et la gravitation en distances entre la terre est le soleil, mais en rien transmettre les mouvements quottidiens des astres (ce que le géocentrisme implique) à travers gravitation ou autre chose au mouvement de la balle. Ça aussi prouverait par la chute de la balle que la terre bouge, mais c'est moins évident, plus arbitraire. C'est la physique acceptée, mais est-elle la vraie?

Ou on peut encore imaginer que l'espace puisse transmettre pas seulement la lumière et l'attraction de soleil et de lune qui donne les marées, mais aussi (par exemple à travers la gravitation) d'une sphère d'étoiles "fixes" assez proche (quoique audelà de Saturne et Pluton) le mouvement qui s'ajoute à la chute perpendiculaire de la balle de canon. Ce n'est pas la physique que nous avons parmi nos savants, mais est-elle fausse?

Elle n'est pas, que je sache, réfuté par des observations purements terrestres. Non plus par les voyages dans l'espaces assez proche, car le nef spatiale pour par exemple la lune pourrait bien avoir eu deux mouvements qui en feraient un mouvement en spirale: l'un entre terre est lune, l'autre avec la lune plus ou moins autour de la terre une fois par nychthémère, une fois les à peu près 24 h. Un mouvement qui comme celui de la lune autour de la terre et celui du soleil autour de la terre en strictement 24 h. dépend du mouvement du primum mobile de la sphère des étoiles fixes.

Elle ne compte pas comme réfutée, cette autre physique, au moins c'était le cas avant les voyages spatiales très récents, que parce que l'héliocentrisme compte comme prouvé. Et la physique intermédiaire entre celle-ci et l'espace strictement vide sauf les corps ne compte pas comme prouvé qu'en connection avec les preuves de l'héliocentrisme.

Mais peut-être le géocentrisme aurait été refuté par les voyages au-delà de la lune. Comment?

Si la sonde spatiale se propage rectilinéairement à travers l'espace (abstraction faite pour le mouvement quottidien, pour ne pas entrer ici dans le débat si c'est la terre ou les étoiles qui font cercle complet en 24 h ou moins), et la terre reste en place, alors on s'attend que la sonde spatiale soit toujours du même angle par rapport à l'observation terrestre.

Si par contre la sonde spatiale se propage rectilinéairement à travers l'espace et la terre fait des orbites autour du soleil, alors on s'attend que la sonde spatiale paraît avoir un trajet en zig zag par rapport à nous.

D'où l'interêt de savoir:
  • est-ce sûr que ces projets ont été mis en œuvre et qu'ils ne sont pas frauduleux?
  • a-t-on pu suivre les angles des objets propulsés bien audelà de la lune?
    • y a-t-il eu un suivi de la terre à partir de l'objet?
    • ou a-t-on capté les signales électromagnétiques de plus d'un angle?
    • (car la pure optique à partir d'un observateur terrestre ne suffit pour suivre ces objets, trop petits)
  • si oui sur les deux, a-t-on constaté que l'objet se meu en zig zag par rapport à la terre ou a-t-on constaté au contraire un mouvement rectiligne?


Ayant épuisé les autres moyens de prouver l'héliocentrisme* (car l'esprit scientifique, même chez un pur amateur, doit chercher les preuves contre sa thèse, et la mienne est le géocentrisme) je viens de poser la question si ente 1999 et ajourd'hui ou par la sonde de 1971 ou quelque chose, le géocentrisme serait entre-temps réfuté.

On pourrait répliquer qu'on pourrait imaginer aussi une physique dans laquelle le mouvement des sondes en zig zag s'expliqueraient par "le champ de gravitation du soleil". Je n'ai pas encore exploré les implications très bien. Je crois que Robert Sungenis a pu faire les calculs pour ça, mais je n'ai pas eu réponse de lui.

Je n'ai pas eu réponse de NASA non plus.

Sur Catholic Forums j'ai eu une boutade en général contre le géocentrisme, mais pas une réponse précise, et par le modérateur du forum l'exclusion parce que je refusais de prendre la boutade comme une réponse adéquate.

Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou
St Alphonse-Marie Liguori,
1-VIII-2012

*Les moyens optiques de prouver l'héliocentrisme reposent sur la supposition que les étoiles ne bougent pas autour d'elles-même en temps avec le soleil, car on n'attend pas ça des causes involontaires, et on ne compte plus des causes volontaires comme mouvant les astres.

Les moyens physiques de prouver l'héliocentrisme est l'impossibilité que par causes involontaires reduites à inertie et gravitation le soleil ayant une masse plus grande que celle de la terre pourrait tourner autour d'elle. Ici est à observer non seulement le même deni de la même possibilité d'accepter des causes volontaires, mais aussi que les masses ne sont pas calculées que de manière rélative, en supposant cette causalité involontaire et en supposant l'héliocentrisme.

J'aurais voulu que le prochain essai dans la série soit déjà l'histoire comment le deni des causes volontaires dans les mouvements astrales et l'héliocentrisme se soient imposés culturellement à une civilisation auparavent chrétienne aussi dans "l'astrophysique" en tant que celle-ci était philosophique et liée à St Denis Aréopagite et à St Thomas d'Aquin et conforme à la théologie chrétienne. Mais ils semble que ce détour se soit imposé, car il y a des lecteurs, et parmi eux des gens qui prient pour moi, qui voudraient que je fasse face à la question des preuves absolues.