Tuesday, November 14, 2017

Nicolas II et la Révolution


Le Duc d'Anga vaut bien un manga, le Duc d'Anguein le vaut très bien · Corrigeant Jean Sévillia sur quelques points · Nicolas II et la Révolution

Je commence ceci comme ébauche 667. Un rapport à Nicolas II? Oui.

N 78 070 8 620
I 73 140 11 +47
C 67 200 18 667
O 79 270 27
L 76 340 33
A 65 400 38
S 83 480 41
I 73 550 44
I 73 620 47


Et si quelque part le Communisme est "la bête" (quoique 100 ans ou plus avant "la bête finale"), Nicolas II était effectivement "voisin de la bête". Comme 667 est un nombre voisin de 666.

Revenons à 667, a Nicolas II. À une conférence le 9.XI, jeudi semaine dernière, j'avais posé la question si la politique de Dénikine aurait pu sauver le régime de Nicolas II.

Le conférencier n'avait pas tout à fait capté de quoi je parlais. Il pensait, peut-être la personne Dénikine comme général, et c'est très correct qu'il était encore trop jeune en 1905. Ou il pensait à la politique de réformes constitutionnelles, et il avait raison que celles-ci étaient insuffisantes, y compris celles qui se mettaient en place alors, et auraient peut-être eu un effet plutôt "centrifugue", d'accélérer les querelles et donc la dissolution de l'Empire, géographiquement et surtout constitutionnellement, comme l'autocratie de Nicolas II, et que celui-ci n'aurait pas voulu gerer ceci.

Non, la politique de Dénikine dont je parle est celle-ci:

La politique de Dénikine

Sur les territoires contrôlés par les Forces Armées du Sud de la Russie tous les pouvoirs revenaient à Dénikine en tant que commandant en chef. À ses côtés, le « conseil spécial » remplissait les rôles d'exécutif et de législatif. Investi de facto de pouvoirs dictatoriaux et partisan d'une monarchie constitutionnelle Dénikine ne se reconnaissait pas le droit de décider du régime d'un futur État russe avant la réunion d'une assemblée constituante. Il tenta de rassembler de larges couches de la population autour du mouvement blanc sous les devises « combattre le bolchévisme jusqu'à la fin », « une Russie grande, unie et indivisible », « libertés politiques ». Cette attitude était critiquée par les monarchistes ainsi que par les libéraux. L'appel à une Russie unie et indivisible rencontra l'opposition des gouvernements cosaques du Don et du Kouban qui recherchait une autonomie plus grande et une Russie fédérale, de même les nationalistes ukrainiens, caucasiens et baltes ne pouvaient s'y retrouver. En même temps, un semblant de vie normale s'installait à l'arrière du front. Là où les conditions le permettaient les usines et fabriques se remirent à fonctionner, le transport ferroviaire et fluvial repris, les banques et le commerce poursuivaient leurs activités. Le prix des produits de l'agriculture fut fixé, une loi contre la spéculation promulguée, les tribunaux et les institutions de gouvernement local réinstaurés, de nombreux partis existaient librement (y compris les socialistes révolutionnaires et les sociaux-démocrates), la presse était presque totalement libre. Le conseil spécial de Dénikine instaura une législation du travail progressiste (journées de travail de huit heures, sécurité du travail), toutefois la désorganisation de l'industrie fit que cette législation ne trouva que peu de domaines d'application.

Le gouvernement de Dénikine n'eut pas le temps de mettre en œuvre la réforme agraire qu'il avait préparée. Son objectif était de renforcer les petites et moyennes exploitations aux dépens de terres de l’État et des grands propriétaires fonciers. Une loi provisoire de Koltchak était en vigueur, spécifiant que jusqu'à la réunion d'une assemblée constituante la terre restait en possession de celui qui la possédait de facto. La reprise de force des terres par d'anciens propriétaires n'était pas tolérée.

La position de Dénikine sur la question linguistique en Ukraine est exposée dans le manifeste À la population de la Petite Russie (1919) : « Je déclare que la langue officielle sur tout le territoire de la Russie est le russe mais j'estime qu'il est inacceptable et j'interdis de réprimer la langue petit-russe. Chacun peut parler dans les institutions locales, zemstvo, lieux publics et tribunaux en petit-russe. Les écoles locales financées sur des fonds privés peuvent enseigner dans n'importe quelle langue. Les écoles publiques… peuvent instaurer des cours de la langue populaire petit-russe… Également il n'y aura pas de barrière pour la langue petit-russe dans la presse5 »…

De https://fr.wikipedia.org/wiki/Anton_D%C3%A9nikine


Conférons:

Nouveau général en chef

En mars 1920, l'Armée blanche subit de nouvelles défaites et est refoulée vers la Crimée. Dénikine n'a plus le choix ; il doit démissionner. Le 4 avril, à Sébastopol, Wrangel participe au grand Conseil des généraux blancs et reçoit les pleins pouvoirs. À la tête de l'Armée russe, il combat les bolcheviks au sud de la Russie.

Wrangel, tente de trouver une solution non seulement militaire mais aussi politique à la situation de son pays. Il croit à une république disposant d'un exécutif fort et d'une classe dirigeante compétente. En Crimée, il crée une république provisoire qui, selon lui, pourrait attirer les populations déçues du régime bolchévique. Son programme politique consiste à donner les terres à ceux qui y travaillent et à garantir la sécurité du travail aux plus défavorisés. Malgré l'avertissement des Britanniques lui annonçant qu'ils cessent leur assistance, il réorganise l'Armée blanche de Crimée, qui ne comprend que 25 000 hommes. Moscou est alors en guerre contre la Pologne de Pilsudski et il compte sur des victoires de ce dernier pour consolider son pouvoir.

Le 13 avril, une première attaque rouge sur l'isthme de Perekop est aisément repoussée. Il lance alors une contre-attaque et parvient à s'emparer de Melitopol et de la Tauride du Nord.

De : https://fr.wikipedia.org/wiki/Piotr_Nikola%C3%AFevitch_Wrangel


Ne croyez pas que la wikipédie ait oublié l'implication possible, éventuelle, en des pogromes (à peu près aussi soupçonnable que celle de Franco dans les malfaits de Badajoz ou Guernica, il absentait des ces lieux quand ça avait lieu), c'est juste que ce soupçon n'est pas mon propos. Qu'il ait pu être indirectement impliqué dans un pogrom est regrettable. Mais cette éventualité ne change pas la bonté "limité" ou "dans la domaine économique" que la politique évoqué dans les paragraphes cités a pu avoir malgré ça. Et cette bonté était bien-sûr plus générale là où il n'y avait pas de pogroms, et sa bonté personnelle à cette époque dépend aussi de ne pas avoir été impliqué en ça.

Donc, prenons les points un par un.

Sur les territoires contrôlés par les Forces Armées du Sud de la Russie tous les pouvoirs revenaient à Dénikine en tant que commandant en chef. À ses côtés, le « conseil spécial » remplissait les rôles d'exécutif et de législatif. Investi de facto de pouvoirs dictatoriaux ...

Ceci ne diffère pas grand'chose des pouvoirs de Nicolas II, et en lui ces pouvoirs étaient encore dorés de légitimité.

Dénikine ne se reconnaissait pas le droit de décider du régime d'un futur État russe avant la réunion d'une assemblée constituante.

Ceci étant une politique négative, une absence de politique, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Il tenta de rassembler de larges couches de la population autour du mouvement blanc sous les devises « combattre le bolchévisme jusqu'à la fin », « une Russie grande, unie et indivisible », « libertés politiques ».

Pas trop différent des "Noirs Cents" ou "Noirs Centaines" sous le Czar, donc. Ceci en soi était insuffisant.

Cette attitude était critiquée par les monarchistes ainsi que par les libéraux.

Voilà pourquoi c'était insuffisant, comme l'avaient été les politiques du Czar dans ce sens (ou quelque part).

En même temps, un semblant de vie normale s'installait à l'arrière du front.

Ah, ce qu'il fallait un peu plus tôt pour avoir évité la Révolution d'Octobre ... comment, alors?

Là où les conditions le permettaient les usines et fabriques se remirent à fonctionner, le transport ferroviaire et fluvial repris, les banques et le commerce poursuivaient leurs activités.

Une non-implication à côté de la Serbie, une non-participation dans la guerre, aurait pu être bonne? Comme ça aurait été bien de François Joseph de ne pas faire un ultimatum à tout un pays pour permettre à la propre police de poursuivre un malfaiteur (quoique, la même chose fut faite par Bush contre les Talibans après le fameux Onze Novembre).

La guerre entre l'Empereur de l'Occident François Joseph et celui d'Orient Nicolas II, possiblement aussi de la continuer envers Charles I - aussi un homme très saint en plus de représenter un saint empire, c'était un désastre apocalyptique.

Sans la guerre, la vie normale aurait pu rester en place. Les perturber n'est pas toujours illicite, n'est pas toujours néfaste, mais cette fois, au moins ce devenait catastrophique.

Le prix des produits de l'agriculture fut fixé, une loi contre la spéculation promulguée, les tribunaux et les institutions de gouvernement local réinstaurés, de nombreux partis existaient librement (y compris les socialistes révolutionnaires et les sociaux-démocrates), la presse était presque totalement libre. Le conseil spécial de Dénikine instaura une législation du travail progressiste (journées de travail de huit heures, sécurité du travail), toutefois la désorganisation de l'industrie fit que cette législation ne trouva que peu de domaines d'application.

Passons sur le fonctionnement normal des institutions, déjà abordé. Passons un peu sur la partie libérale, la vaste majorité s'intéressaient peut-être plutôt à:

Le prix des produits de l'agriculture fut fixé, une loi contre la spéculation promulguée, ... Le conseil spécial de Dénikine instaura une législation du travail progressiste (journées de travail de huit heures, sécurité du travail), toutefois la désorganisation de l'industrie fit que cette législation ne trouva que peu de domaines d'application.

Ah ... avec ceci peut-être la déloyauté des Soviètes aurait pu être évité?

Le gouvernement de Dénikine n'eut pas le temps de mettre en œuvre la réforme agraire qu'il avait préparée. Son objectif était de renforcer les petites et moyennes exploitations aux dépens de terres de l’État et des grands propriétaires fonciers. Une loi provisoire de Koltchak était en vigueur, spécifiant que jusqu'à la réunion d'une assemblée constituante la terre restait en possession de celui qui la possédait de facto. La reprise de force des terres par d'anciens propriétaires n'était pas tolérée.

Ah, excellent. Si la classe ouvrière indistrielle était grande, la classe agraire l'était davantage. Et sa plainte, déjà en 1905, était, selon le conférencier, la terre. Ils rêvaient de distribuer la terre. Les Communistes prétendaient donner de la terre "aux paysans", mais, comme le conférencier précisait, pas vraiment individuellement, mais collectivement. Dénikine en ceci répondait davantage aux aspirations des paysans que ne le faisaient les Rouges.

La position de Dénikine sur la question linguistique en Ukraine est exposée dans le manifeste À la population de la Petite Russie (1919) : « Je déclare que la langue officielle sur tout le territoire de la Russie est le russe mais j'estime qu'il est inacceptable et j'interdis de réprimer la langue petit-russe. Chacun peut parler dans les institutions locales, zemstvo, lieux publics et tribunaux en petit-russe. Les écoles locales financées sur des fonds privés peuvent enseigner dans n'importe quelle langue. Les écoles publiques… peuvent instaurer des cours de la langue populaire petit-russe… Également il n'y aura pas de barrière pour la langue petit-russe dans la presse5 »…

Ah, encore excellent!

Les Czars s'étaient fait impopulaire en réprimant les nationalismes. Le conférencier notait que la langue polonaise était interdite. En études de l'histoire culturelle de la Lituanie, j'ai appris que le Lituanien était accepté - si imprimé en cyrillique, ce qui était en son tour inacceptable aux patriotes lituaniens : la langue est une langue de tradition écrite dans l'alphabet latin. Imaginez si on avait imposé aux Français ou aux Allemands ou aux Anglias de désormais écrire leur langue en cyrillique!

Les mesures étaient inefficaces, grâce à Dieu, car Henryk Sienkiewicz pouvait facilement se faire imprimer en Pologne prussienne ou en Pologne autrichienne, et Mikalojus Konstantinas Čiurlionis ou l'abbé "Maironis" en Petite Lituanie (Lituanie prussienne). Mais elles étaient vexatoires. Si comme Dénikine, les derniers Czars avaient évité cette mesure vexatoire un peu avant ...

Regardons Wrangel:

Il croit à une république disposant d'un exécutif fort et d'une classe dirigeante compétente. En Crimée, il crée une république provisoire qui, selon lui, pourrait attirer les populations déçues du régime bolchévique.

Là, moins importante pour la vaste majorité, et encore moins possible à réaliser pour les Czars dans les conditions de paix, sans la révolution.

Son programme politique consiste à donner les terres à ceux qui y travaillent et à garantir la sécurité du travail aux plus défavorisés.

Tout en ne pas étant communiste, toute en créant encore de koulaks, il est aussi pas capitaliste. Il ne se fige pas sur la propriété juridique d'un terrain (un peu comme l'abbé Sturzo en Italie, selon les dires de Chesterton), il ne garantit pas une pleine souveraineté de propriété sur les entreprises, car il dispose des entraves au licenciement.

Si les politiques ici-même citées avaient été appliquées dès 1905, ça aurait fait mieux que - au moins dans l'immédiat - le fameux pardon pour ceux qui avaient été dans le cortège qui cherchait de juste parler au Czar. Ceux qui disent que la Czar est un saint pourraient par contre dire que ce pardon était prophétique, un pardon pour les pauvres qui se faisaient rouler par les Communistes en faisant le sit-in révolutionnaire sans de savoir que les Communistes qu'ils mettaient en place étaient des fourbes qui allaient empirer les choses beaucoup après (et en Ukraine on dirait : y compris pour le pain).

Est-ce que le conférencier a précisé que même ça n'aurait pas suffi? Non. Il n'a pas compris que ceci était ce que je visais.

Ou peut-être a-t-il voulu dire que cette politique était impossible depuis l'assassinat sur Alexandre II?

Possible. Je crois qu'il évoquait ça. Ceci me mène à la question "de suite" que je posais en dialogue : les dékabristes, étaient-ils inspirés par les gens qui avaient en Suède:

  • assassiné Gustave III en 1792
  • et déposé, incarcéré et forcé à abdiquer, son fils, Gustave IV Adolphe en 1809?


Le conférencier semblait croire que la comparaison avec la Suède ne convenait pas. La Russie étant une autocratie sans beaucoup d'institutions démocratiques ou parlementaires. Au contraire, la Suède était autocratique entre 1771 et 1809, le parlementarisme qu'on avait eu entre 1718 et 1771 était banquerotte quand Gustave III faisait sa révolution, et cette constitution ne fut même pas copié en 1809, mais plutôt celle sous le temps de Gustave II Adolphe, de la Guerre de Trente ans - assez autocratique aussi, quoique moins que le Czarisme.

Je considère au contraire, que les décabristes étaient des homologues assez exactes du complot derrière Anckarström (qui fit exécuté comme un "lone wolf" tout en ne pas l'étant probablement) et celui qui déposa Gustave IV Adolphe après une guerre échouée. Il est assez sûr que les décabristes ne partageaient pas le mysticisme ... attendons ... les décabristes n'étaient pas les coupables derrière l'assassinat d'Alexandre II? Alors, le conférencier avait donné une impression un peu fausse. Les décabristes, c'était en 1825. L'assassinat du premier mars 1881, c'étaient les Pervomartovtsi et Narodnaïa Volia.

Là, ils s'agit de socialistes, pas trop loin de la révolution des Œillets (sauf que ceux-ci n'ont pas assassiné Salazar, il était mort, et parce qu'il avait avec son successeur Caetano quasi déjà perdu la guerre coloniale, renverser celui-ci était pas trop difficile. Perdre une guerre, pour un autocrate, ce n'est pas une bonne tactique pour rester en pouvoir, il y en a qui prennent le gouvernement pour responsable de la fortune de guerre, comme il y en a qui le prennent pour responsable des récoltes - et peut-être pas sans raisons. Ça, c'est un peu plus loin des parlemntaristes somme tout assez aristocrates des malfaits contre la monarchie suédoise.

Un autre homme, par contre, "vient de la Suède". Épélons son nom en suédois : Vladimir Iljitj Uljanov (oui, en suédois la lettre "j" s'utilise comme en français "ï tréma"). Il était suédois sur le côté de la grandmère maternelle, la mère de Maria Alexandrovna Blank. Et un peu plus en gématrie, omettons Vladimir parce qu'on peut l'appeler Ilïtch Oulianov, et abrégeons ceci en simple I, omettant le point et l'espace:

I 73 070 3 570
U 85 150 8 +46
L 76 220 14 616
J 74 290 18
A 65 350 23
N 78 420 31
O 79 490 40
V 86 570 46


Une gématrie qu'on trouve aussi pour Hitler (en prenant compte des minuscules). Et Vladimir a pour génitif et accusatif Vladimira ou en polonais orthographié Wladimira - ce qui donne 665 ou 666 (sans prendre en compte les minuscules, en les mettant en majuscules). Il était pour ainsi dire aussi Vladimir I de la Russie post-Czariste, ou Vladimir A (665, sans prendre en compte ni minuscules, ni espace).

Oui, les ennemis du Czar avaient sinon tôt, au moins tard, des racines suédoises. Si Ilia Oulianov, le père du révolutionnaire, s'obstinait pour éducation scolaire dans le peuple, sa femme avait une mère d'un pays ou le nouveau régime, Charles XIV (Jean-Baptiste Bernadotte) en 1842 avait proclamé l'éducation obligatoire universelle en 1842 (Folkskolestadgan). "Ab aquilone pandetur malum supra terram."*

"Et dixit Dominus ad me: Ab aquilone pandetur malum super omnes habitatores terrae:"
[Jeremias (Jeremiah) 1:14]

Revenons à ce que l'aïeul du Czar avait essayé à réaliser, avant l'assassinat. L'abolition du servage ... ceci était un peu plus abrupte que pendant le Moyen Âge en France. Les Capétiens le commencent avant St Louis IX, il y a encore quelques serfs en 1789. Mais les capétiens vont dans le même sens que l'abolition du servage, et que Dénikine et Wrangel (qui lui aussi a des racines suédoises, pas tout qui vient de là est mal).

Ensuite, l'industrialisation de Witte vient un peu trop abruptement avant que les réformes agraires font leur bon effet. Déjà des réformes capitalistes de Turgot et Necker, même si le paysannat français à l'époque était plus libre, plus capable de le supporter ...

Ici, par contre, j'arrête pour aujourd'hui, je reviens demain. Ou plus tard ... si je peux.** Disons juste à la fin, si on tient compte de l'espace entre Nicolas et II, ça ajoute 32 à la gématrie, et Nicolas II est donc aussi 699 - voisin de 700, d'une certaine perfection.***

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
St Josaphat Kunczewyc
évêque de Polotsk, Martyr
14.XI.2017

Notes:

* Déjà vérifié par Gustave II Adolphe, non? ** Je ne suis pas le Panthère Rose dont le slogan en allemand rappelle la promesse de Jésus sur le mont des Olives, à la fin de chaque épisode : "ich komme wieder, keine Frage, heute ist nicht alle Tage". *** Quoique, 700 est aussi la gématrie pour VOLDEMORT - en enlevant T (qui rappelle une croix) ceci devient par contre 616 pour VOLDEMOR.

Anyone's ancestor 666?


N° 666 is the father of 333.

But n° 333 is the mother and 332 the father of 166.

So, 666 is maternal grandfather of 166.

166 is father of 83. So 666 is father's mother's father to 83.

83 is the mother and 82 is the father of 41.

And 41 is the mother and 40 the father of 20.

So, 666 is the mother's mother's father's father's mother's father to 20.

20 is the father of 10 who is the father of 5.

So, 666 is father's father's mother's mother's father's father's mother's father to 5.

Now, 5 is the mother and 4 the father of 2 who is someone's (some 1!'s) father.

So, to antone, "1", the father's mother's father's father's mother's mother's father's father's mother's father (if I counted correctly) is 666.

Frankly, most people are blissfully ignorant of who in their ancestry would have such an ominous number. But having it is not incompatible with having also other numbers in relation to that person.

Numbers less ominous. There can be other numbers within the tenth generation back, as, if I counted correctly, this would be the generation in which you have an ancestor 666. Also, an ancestor in 10th generation back can fairly normally also figure in 9th or 11th generations along other lines.

The reason why I take this unpleasant number here? Well, this draft is the 666th draft on my blog, and next one will be 667, in which I will, in French, speak of Nicolas II of Russia and the Communist Revolution. I had originally planned to take some very unpleasant aspects of this as post from draft 666, but I will not cut the subject and Nicolas II is undoubtedly the nobler part of the subject. And this name and title adds up to 667 in ASCII. If you look at his surroundings in Russia when he died, you may feel some comprehension on why he would be "neighbour of the beast". But more on him in next post, in French.

For now, let's check, is that the right generation?

1, oneself = no generation back.
2 and 3, mother and father = 1 generation back.
4 to 7, grandparents = 2 generations back.
8 to 15 = 3 generations.
16 to 31 = 4 generations.
32 to 63 = 5 generations.
64 to 127 = 6 generations.
128 to 255 = 7 generations.
256 to 511 = 8 generations.
512 to 1023 = 9 generations.

No, I counted wrong, n° 666 would only be 9 generations back. Like nine upper case letters is one way of finding the number in ASCII. Perhaps as good to be clumsy on this one. Let's check once again.

666 is father of 333.

333 is mother and 666 mother's father of 166.

166 is father, and 666 father's mother's fathers of 83.

83 is mother, 666 mother's father's mother's father of 41.

41 is mother and 666 mother's mother's father's mother's father to 20.

20 is father, and 666 father's mother's mother's father's mother's father to 10.

10 is father, and 666 father's father's mother's mother's father's mother's father to 5.

5 is mother, and 666 mother's father's father's mother's mother's father's mother's father to 2.

2 is father, and 666 father's mother's father's father's mother's mother's father's mother's father to 1(-self).

FMFFMMFMF = FMF FMM FMF = nine generational relations.

F 70 070 M 77 140 7 F 70 210 F 70 280 M 77 350 14 M 77 420 21 F 70 490 M 77 560 28 F 70 630 =658, 8 from ...

Thursday, November 9, 2017

Corrigeant Jean Sévillia sur quelques points


Le Duc d'Anga vaut bien un manga, le Duc d'Anguein le vaut très bien · Corrigeant Jean Sévillia sur quelques points · Nicolas II et la Révolution

Grâce à la prière de St Geoffroy d'Amiens, hier et ce matin j'ai enfin pu consulter le livre le plus connu de cet éminent auteur : Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique. J'ai dû arrêter la lecture à la page 97, et je décidai de le rendre plutôt que de l'emprunter plus longtemps.

Sur pas mal de points, l'instruction était de sa part envers moi, mais sur quelques détails, je serais capable de le corriger.

Le chapitre sur la féodalité est excellent, j'étais ravi de voir la liste des provinces françaises où l'alleu était en bonne pratique, puisque la péninsule scandinave aussi ne connaissait pas le servage (par contre, l'esclavage fut aboli assez tard, le XIV S.), j'étais un peu étonné que la corvée était uniquement pour travaux communes, j'avais cru que c'était quand les serfs ou paysans tenanciers labouraient sur le domaine de leur seigneur, en contrepartie de leur droit de labourer leur propre glèbe les jours sans corvée.

L'histoire générale de l'Inquisition n'est vraiment pas mal, et je recommande fortement ce qui est dit sur Croisades, sur Reconquête ou sur la Conquête des Amériques ibériques. Bien entendu, je n'ai jamais lu le Bestellwerk anticlérical ou de gauche "La Controverse de Valladolid", mais j'ai lu "La vraie Controverse de Valladolid", une référence à ne pas oublier. Je me hâte donc à y donner la référence d'auteur, que j'avais entretemps oublié: Jean Dumont (historien).

Ceci dit, sur le thème d'Inquisition, il y a des légères bavures.

Ce mot n'est pas trop fort en français?

Bon, la première Inquisition se serait répandu partout en Europe, sauf Angleterre. Et, la formulation, l'Inquisition. Et ensuite, il y a eu trois Inquisitions, la Médiévale, l'Espagnole et la Romaine.

Non et non.

En Suède il n'y a pas eu de secte hérétique pendant le Moyen Âge, un seul hérétique a été brûlé. Il avait raisonné ainsi "si on mord quelqu'un dans la chair, il se fâche, donc, si Notre Seigneur était réellement présent, il se vengerais sur ceux qui le mangent" (et donc, pas seulement sur ceux qui le font indignement), "donc il n'y est pas". Ça s'appelle avoir un entendement charnel de la présence réelle, mais pas forcément d'être par exemple Albigeois. Il a refusé de se corriger et il a été brûlé. Mais par l'état, simplement, par l'initiative de l'évêque, pas par l'Inquisition médiévale. Les Franciscains et Dominicains avaient d'autre chose à faire chez nous, notamment la république géré par ceux-ci sur Hispaniola est leur deuxième, ils ont eu une république en Finlande, sous protectorat suédois avant, entre la croisade contre pilleurs finnois idolâtres et la pleine annectation à la Suède.

En énumération des inquisitions comme trois et en précisant que l'Angleterre n'a pas eu d'Inquisition, il a oublié l'Inquisition anglaise.

Comme celle d'Espagne, elle était politique plutôt que purement religieux. C'est dommage que Jean Sévillia les oublie, parce que les Vaudois d'Arras [légère bavure de ma mémoire, voir plus bas] et Sainte Jeanne d'Arc sont, sur territoire français, victimes de l'Inquisition anglaise. Et maintenant à l'explication.

Comme il a expliqué en partie correctement, l'Inquition de Languédoc n'a pas eu de cause à se répandre en Angleterre. Un siècle plus tard, par contre, surgit en Angleterre un hérétique, un curé séculier qui certes attaque les Frères Mendiants et probablement aussi la Présence réelle (mais ceci a pu être une appropriation par des Protestants plus tard). Il s'appellait Jean Wyclef, et fut condamné posthumément:*

Au concile de Constance (5 novembre 1414 - 22 avril 1418), quarante-cinq propositions tirées de sept ouvrages de Wyclif par les théologiens du concile sont explicitement condamnées10. Il faut remarquer cependant que ces propositions durcissent généralement les thèses de Wyclif, dont l'expression est plus nuancée lorsqu'elles sont lues dans leur contexte10. Jan Hus, qui se fait le défenseur des thèses de Wyclif au concile, est condamné comme hérétique lors de la 15e session et brûlé le jour même (6 juillet 1415)10.


La référence 10 de l'article est Denzinger, probablement* donc Enchiridion Symbolorum et Definitionum, 1854. Je doute que le jugement "Il faut remarquer cependant que ces propositions durcissent généralement les thèses de Wyclif, dont l'expression est plus nuancée lorsqu'elles sont lues dans leur contexte," soit là dans l'édition originale de l'Enchiridion, celle de 1854. C'est aussi possible que l'hérétique brûlé en Suède le soit après le Concile de Constance. De toute manière, Jean Wyclef et ses sectateurs encore vivants sont donc condamnés par ce concile.

Par contre, l'Inquisition anglaise existe contre ces sectateurs bien avant** ce concile. On les appelait Lollards, et à part de soutenir certains thèses de Wyclef, ils considéraient aussi deux autres choses, qui les rendaient odieux pour les Anglais de l'époque.

L'une étant que les beaux arts avaient perdu leur droit dans la liturgie entre les Testaments, et en dehors de la liturgie ils ne seraient que des luxes nuisibles. Donc, être orfèvre ou peintre ou enlumineur ou doreur de livres était occupation malhonnête. Ils étaient autant aimés par certains contemporains que les Musulmans et les "sectes américaines" par les propriétaires des vignobles. C'est à dire, assez peu. En plus, ils labouraient cette thèse avec pas mal de hargne, paraît-il.

Autre choses qui les rendait impopulaires, ils préconisaient que dans le Nouveau Testament toute guerre était illicite, injuste, sauf sur révélation divine spéciale.

Notons, l'Angleterre à l'époque était fortement royaliste et le royaume assez expansif, un peu comme le Drang nach Osten et l'Opération Barbarossa était très populaire en une certaine époque plus récente (évidemment, je ne partage pas l'horreur de Jean Sévillia pour l'anachronisme - sauf quand il s'agit d'une bavure sur la chronologie). L'église catholique en Angleterre, notamment les évêques et le clergé séculier, partageaient ce point de vue. Comme les Gallicans admiraient Louis XIV, comme les évêques allemands les moins pro-Nazi avaient une compréhension en grandes lignes pour l'Opération Barbarossa.

Nuance, les Gallois, Écossais et Irlandais que la Royauté anglaise visait à soumettre dans les Îles britanniques et les Français qu'ils visaient à prendre en charge comme rois, ce n'était pas exactement des Bolchéviques. À la limite, l'Église celtique était en schisme depuis le concile de Whitby, et la présence anglaise mettait en Pays de Galles et en Irlande fin à ce schisme, mais ceci n'était même pas le cas en Écosse et évidement pas en France.

Donc, les Lollards se faisaient aussi haïr par le grand corps des Anglais pour une autre raison, ils condamnaient les guerres d'Angleterre, les guerres d'expansion pas explicitement autorisées et ordonnées en une quelle-conque révélation.

Il y a un autre groupe peu aimé en Angleterre, peut-être déjà à cette époque : les Frères mendiants. Un de ceux-ci se plaignait, si Abel avait été un Frère mendiant, un jury anglais l'aurait condamné pour le fait de tuer Caïn.

Qu'est-ce que ceci peut donner dans le Parlement anglais?

En 1401, la loi anglaise, voté par Parlement (y compris le haut clergé dans la Chambre des Seigneurs) et signée par le roi, s'appelle De heretico comburendo.

Elle vise chaque hérétique, paraît-il, et l'Inquisition ne se trouve pas dans les mains des Frères mendiants, mais des Évêques ordinaires. Les règles de procédure qui liaient peu à peu ce que Sévillia nomme l'Inquisition médiévale ne concernent pas cette Inquisition anglaise. J'avais, croyais-je, ici une référence à des Vaudois brûlés à Arras en 1411 - de Henri-Charles Lea, à partir de mémoire d'une lecture de volume 2 à Georges Pompidou. Hélas, j'aurais dû prendre des notes, la date 1411 se réfère à Cambrai, et Arras se réfère à 1460, après la Guerre de Cent Ans et en plus il s'agit des sorcellerie (HCL considère celle-ci comme produite d'imagination hystérique dans ce cas), pas des Vaudois. Et pour Cambrai 1411, je vois que Pierre Ailly ait demandé à l'inquisiteur de la province de le rejoindre "in the sentence" - pour confirmer le verdict, ou pour participer dans le procès?

"Still, the Inquisition was not wholly without evidence of activity in its purposed sphere of duty. We shall see hereafter that Pierre d'Ailly, Bishop of Cambrai, when, in 1411, he prosecuted the Men of Intelligence, duly called in the inquisitor of the province ... to join in the sentence."


H. C. Lea, History of the Medieval Inquisition, vol II, p. 139
https://archive.org/stream/historyofinquisiww02leah#page/138/mode/2up


Néanmoins, comme un évêque-inquisiteur anglais, l'évêque avait la possibilité de faire l'inquisition lui-même, pour cause, Cambrai en 1411 était sous les Anglais, et De heretico comburendo (statut de 1401) prévoit ce droit pour l'évêque. L'exemple le plus flagrant : Sainte Jeanne d'Arc.

Deux observations sur cette sainte et son procès.

D'abord, comme on se souvient, les Lollards étaient en règle générale pacifistes, mais prévoyaient une exception pour le cas d'une guerre ordonnée par une révélation. Or, Sainte Jeanne avait précisément fait la guerre aux Anglais sur l'autorité, surtout, en pratique, quoique pas manquant celle du roi, les révélations qu'elle avait reçues. Donc, l'acharnement de voir dans les voix et sa croyance en celles-ci une hérésie pouvait bien avoir à faire avec une association vague ou même un peu distincte avec les Lollards, et avec leur position ... en plus, ils ne croyaient pas non plus que l'Angleterre avait le droit de faire la Guerre en France, donc ... ceci reste à vérifier avec les détails du procès, du premier procès, pas celui qui la réhabilita après sa mort, mais c'est une piste à poursuivre.

Et l'autre observation : les troupes pro-Anglais ou "Anglais" parce qu'obéissants au roi d'Angleterre avaient confié à l'évêque de Beauvais le devoir de faire le procès, pas à un Dominicain ou Franciscain, comme dans l'Inquisition médiévale à sa procédure normale, et celui avait demandé au Parlement de Paris de se prononcer si c'était légitime : probablement parce qu'il savait très bien que De comburendo heretico était un statut séculier, et non un acte de l'Église, du magistère. Or, en 14 juillet 1429 le Parlement de Paris dit "oui, allez-y" (cette date du 14 juillet fera carrière comme fatidique pour la France un peu plus tard aussi, non?). Donc, Sainte Jeanne ne fut pas condamné par l'Inquisition médiévale normale, mais par l'Inquisition anglaise. Après, le parlement de Paris va se repentir de cet acte du 14 juillet.

Donc, oui, l'Inquisition a bel et bien atteint l'Angleterre, et ceci dans une forme speciale. Et, comme dit, elle n'a pas existé en Suède, juste un hérétique brûlé dans tout le Moyen Âge. Merci d'en prendre note en des réédition de cet éminent livre!

Et, l'Inquisition anglaise, pour y revenir, fonctionna une dernière fois en 1612, quand un anabaptiste mais aussi prophète autoproclamé fut brûlé sous le roi Jacques I, l'année après sa version protestante de la Bible. Elle avait aussi fait les si-dits martyrs de Coventry (non potest esse martyr qui non est in ecclesia), en 1511, dont une femme apparemment sur le fait de posséder des textes de prière en anglais. Le grand chroniqueur des "martyrs" plus ou moins selon lui "Protestants" John Foxe était marié à une proche de telle ou telle à Coventry, et contrairement à son autre documentation celle sur les environ 200 victimes de l'Inquisition anglaise, du statut De comburendo heretico, est assez bonne et sobre. Après, il a divagué, et c'est lui qui a donné un statut de salauds aux Inquisiteurs et de héros aux Albigeois, bien avant certains intellos généralement anticléricaux en France, plus tard.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Dédicace de l'Église
du Saint Sauveur, à Rome
9.XI.2017

PS, non, Botulf Botulfsson* ne fut pas exécuté après la Concile de Constance, mais bien avant. Et vraiment bien avant, en 1311.

* Merci, la wikipédie!

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wyclif

https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Joseph_Dominicus_Denzinger

https://en.wikipedia.org/wiki/Botulf_Botulfsson

** Au moins avant. Une décennie, environ.

Monday, November 6, 2017

What were the Crusades?


Washington post has an idea:

Islamophobes want to recreate the Crusades. But they don't understand them at all.
By Matthew Gabriele, June 6 2017
https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2017/06/06/islamophobes-want-to-recreate-the-crusades-but-they-dont-understand-them-at-all/


What would it have taken for Bush and successors to have made the war in Afghanistan a Crusade? Simply to insist with their allies, converting to Christianity must be legal and the Bible must be a legal book in Kabul. That is it.

The Crusade is in defense of the Christian religion. Having another religion, unless you are baptised, is not an aggression on it. Islam may inspire agressions on Christianity from time to time, as so many other non-Christian religions (including, properly speaking, Protestantism, especially Calvinism : St Fidelis of Sigmaringen and Cardinal Beaton and Mary Queen of Scots would have a thing or two to say about that; including also Communism, which is why the War in Spain has on Franco's side been termed "the last Crusade").

A Muslim who is not bothering Christians is not a target for a Crusade.

"Islamophobes" are not wrong about everything, one may have reasons to look into what Muslim's "on our side" or "integrated" are really proning. Are they pushing the medical criteria for alcoholism or insanity so it is easier to be stamped as either madman or drunkard? Are they proning a taking away of children from their parents (especially in Sweden, Norway, Denmark, Finland, countries which probably share the world record of children and teens removed from parents)?

But what the Islamophobes at their most extreme are proning is still not what the Crusades were about. It is an insult to the Crusades to compare certain kinds of Islamophobia to them.

Hans Georg Lundahl
Nanterre UL
St Severus of Barcelona
6.XI.2017

Thursday, November 2, 2017

Si Boccace n'avait pas eu l'italien à écrire?


Répliques Assorties : Linguistique médiévale d'Italie (quora) · Φιλολoγικά/Philologica : Si Boccace n'avait pas eu l'italien à écrire?

Alors, il aurait masqué l'italien à peu près comme ceci en latin:

Texte de Boccace
Ma già vicini al fiume pervenuti, gli venner prima che ad alcun vedute sopra la riva di quello ben dodici gru, le quali tutte in un piè dimoravano, si come quando dormono soglion fare. Per che egli prestamente mostratele a Currado, disse :

- Assai bene potete, messer, vedere che iersera vi dissi il vero, che le gru non hanno se non una coscia e un piè, se voi riguardate a quelle che colà stanno.

Le même texte
"écrit comme du latin"
Magis iam vicini ad flumen perventi, illi venerunt primum quam ad aliquem unum visi supra ripam eius bene duodicem grus, quales omnes in uno pede demorabant, sicut quomodo quando dormont solunt facere. Per quod ille prestamente monstratis illis ad Curradum, dixit :

- Assatis bene poteste, mi senior, videre quod heri sero vobis dixi verum, quod grus non habunt si non unam coxam et unum pedem, si vos regardate ad quales quae ecce illo stant.


Le texte a été repéré dans cet article wikipédien:

Wikipedia : Histoire de la langue italienne
a linea Troisième couronne
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_langue_italienne#Troisi.C3.A8me_couronne


J'ai pris certaines libertés syntaxiques, notamment de prendre "gli venner prima che ad alcun vedute sopra la riva di quello ben dodici gru" comme ayant pour sujet "ben dodici gru" et "venner vedute" comme prédicat et "gli ... prima che ad alcun" comme complet de datif ou d'objet indirecte. Et bien entendu, s'il avait eu le latin comme modèle, les articles définis auraient été supprimés ("nel latino no si dice il il"), il aurait su que "di quello" pouvait s'exprimer économiquement comme "eius" et des choses pareil, qui auraient différencié sa langue soigné un peu de l'italien.

Hans Georg Lundahl
Mairie du III
Tous les défunts fidèles
2.XI.2017

PS, si ce n'était pas obvie, ceci fut le traitement que l'italien subit pour être écrit avant St François d'Assise./HGL

Friday, October 27, 2017

These Ladies were Not Selected by Me


St Joan of Arc
Lifespan: 1412 - 1431
Katherine Swynford
Lifespan: 1350 - 1403
Anna Comnena
Lifespan: 1083 - 1153
Heloise
Lifespan: 1101 - 1164
Hildegard of Bingen
Lifespan: 1098 - 1179
Julian of Norwich
Lifespan: 1342 - 1412
Christine de Pizan
Lifespan: 1364 -1430
Jane Shore
Lifespan: 1445 - 1527
Alice Perrers
Lifespan: 1348 - 1400
Margery Kempe
Lifespan: 1373 - c1438
Lady Godiva
Lifespan: c. 1040 - c. 1070

19 30 52 53 63 65 66 70 70 81 82
01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11

http://www.lordsandladies.org/middle-ages-women.htm

Swedish Spelling Reform and Turkish Alphabet Reform


I have long suspected of the Swedish spelling reform of 1906 what I have now seen expressed in a quote from a collaborator of Atatürk, about the Turkish alphabet reform.

Why does the Turkish language use the Latin alphabet instead of Arabic alphabet?
https://www.quora.com/Why-does-the-Turkish-language-use-the-Latin-alphabet-instead-of-Arabic-alphabet-1


Now, go down to the answer of Mohammed Khateeb Kamran, knows basic Latin, Answered Sep 28, 2016. He quotes "İsmet İnönü, Turkey’s first PM, second President and Mustafa’s friend" as saying:

The goal of the alphabet reform is not to raise literacy rate. Before the Latin alphabet, literacy rate was low not because it was hard to learn the Ottoman alphabet. For many long years, the Ottoman state did not lean on mass education and literacy issues because of the long lasting wars; if the Ottoman state had paid attention to the literacy and education, the literacy rate would have been higher. One of the main goals of revolution was to close the doors of the past to the newer generations, break the ties with the Arab-Islam world and to lessen the influence of religion on the public. Newer generations would not learn the old script and we would control the works written in the new script. So, since the religious works were written in Arabic script they would not be read and therefore the influence of religion on the public would lessen.


The situation was a bit similar in Sweden. There was a state "Church" which was very compliant with power, therefore already secularising, but there were both philosophers and theologians who had written (sometimes very wrongly, but with more fervour) during the 19th C.

One Atterbom was half Neo-Platonic, somewhat nostalgic of Catholicism since his voyage to Italy (a bit like H. C. Andersen about Greek Orthodox). He is my favourite author in my own language. His work is considered illegible in original spelling and editors have not reedited all of it in updated spelling. So, those who have not learned that older "jern" is what you were taught as "järn", older "afund" what you were taught as "avund" in school, are not reading most of his work.

This is the main reason why in Swedish I boycott the spelling reform, precisely as if I were Russian, I would try to get as soon as possible books with the three letters abolished by Communists, and if I were a Turk I would learn the Arabic script of Turkish. In England, reading Shakespear or Boswell's life of Dr Johnson or Jonathan Swift or James Ramsay or whatever doesn't require acquiring another spelling (with Shakespear : you do need to get used to thou and ye and to -st ending for thou and to occasionally -th for -s in 3:d p. sg). You simply have to notice which words they used which you don't use and which words have changed meaning. End of story. In Swedish, school children being hurried over a taste of Swedish in older spelling, some of it very other (the language stabilised at c. 1700, later than in England, older Bibles and epics are difficult!) get the impression that anything NOT in the modern spelling is too difficult and hence don't read it.

I am trying to promote another attitude to older spelling, if not to the pre-1700's one. And, no, despite rumours to the contrary, I am not trying to imitate the 19th C language in all its aspects, just its grammar, boycotting bureaucratic rule changes for spelling (1906) and morphology (1950). So, since I am not trying to imitate the 19th C language, I am not failing. If I were more read in Sweden, I think my use of Swedish would help to foil what I think are the real purposes of Fridtjuv Bergh, the "İsmet İnönü" so to speak of Sweden. But some crooks involved with positions in psychiatry and abusing it for leftist goals, have stamped me as "imagining I speak 19th C Swedish" which is balderdash. They have, by this balderdash, made my position in Sweden isolated and my prospects, should I return, bleak.

Hans Georg Lundahl
Nanterre UL
Vigil of Sts Simon and Jude
27.X.2017