Friday, June 7, 2019

Fable a7j sur les Albigeois


Ils auraient été une partie d'une plus vaste église, la-même que celle des Protestants.

Non.

Et, sous-entendu, pas encore dit par l'homme que je parlais cette matinée, mais dit par d'autres, ils auraient en plus été victime de "génocide".

Non.

On peut se faire de films sur ce qu'aurait pu être leur théologie, si par hasard ils avaient été calomnié par les inquisiteurs, mais dans ce cas, leur théologie serait inconnue, on ne pourrait au moins pas affirmer qu'elle était protestante (luthérienne, anglicane, calviniste, zwinglienne, méthodiste, moravienne, baptiste-évangéliste "classique" et j'en passe). Ou, on peut dire que qu'elle que soit la cruauté ou non des inquisiteurs, ils étaient honnêtes sur les pourquoi ils faisaient brûler quelqu'un, c'est ma position (qu'ils étaient honnêtes, hormis exceptions) et qu'on connaît donc la théologie des albigeois. Alors, ils n'étaient carrément pas des protestants, pas des chrétiens, ils ne croyaient pas l'Ancien Testament, ils croyaient le Créateur des choses matérielles identique au diable, au séducteur des créatures spirituelles.

Par ce fait, il est impossible qu'ils étaient une même église avec les Protestants.

Ensuite, ont-ils été victimes d'un génocide?

Les définitions de génocide sont fait de manière que l'éradication d'un "groupe religieux" passe sous ce vocable. Mais, il pourrait être le cas que les juristes avaient une idée imprécise sur "groupe religieux".

Un culte de mort, comme Le Temple du Peuple, Jonestown en Guyane, est-il dans le sens concerné un "groupe religieux"?

Le 18 novembre 1978, un membre du congrès américain, Leo Ryan, vient à Jonestown pour enquêter sur la secte après avoir reçu plusieurs plaintes de la part de déserteurs et de proches de fidèles. Il est assassiné lors d'une fusillade à l'aéroport, alors qu'il quitte le camp : trois journalistes et une défectrice meurent aussi dans l'embuscade. Le soir même, Jim Jones force le suicide collectif d'environ 910 fidèles sur place, majoritairement par empoisonnement au cyanure de potassium, avant d'être lui-même abattu par balle. On compte une vingtaine de survivants ; une famille meurt à Georgetown, capitale du Guyana, et on ne compte aucun mort à l'antenne de San Francisco.


Or, tous ne sont pas morts dans ce suicide collectif:

La dernière personne à quitter le Guyana est Chuck Beikman, qui revient en Indiana en 1983 après avoir effectué une peine de 5 ans de prison pour complicité de la mort de Sharon Amos et de ses trois enfants. Larry Layton, le fidèle qui a tué Leo Ryan, passe deux ans dans une prison guyanienne avant son procès, puis est acquitté. Il rentre aux États-Unis, où il fait face à deux autres procès : il est acquitté lors du premier, mais est condamné à perpétuité pour le deuxième. Il est libéré en 2002, après six ans de campagne pour sa libération de la part de ses proches et de certaines de ses victimes de la fusillade de Port Kaituma.


Donc, on se pose d'abord la question : est-ce qu'un culte de mort peut compter comme groupe religieux, ou était-il licite de condamner Chuck Beikman, Larry Layton, d'autres aussi peut-être, à prison?

Je considère que oui, c'était licite. On ne peut pas "génocider" un groupe comme le Temple du Peuple, par le fait qu'il s'agit d'un culte de mort. Item pour les Albigeois, avec l'endura. Et, bien entendu, pour le Moyen Âge catholique, sodomie, avortement, sexe en groupes, salut réservé aux non-mariés, sauf moyennant une réincarnation, ça sont des signes d'un culte de mort.

Deuxième raison pourquoi on ne peut pas "génocider" le Temple du Peuple, également applicable aux Albigeois. À savoir, ils étaient généralement pas nés en familles appartenant déjà à ce secte, ou s'ils étaient, comme les 304 adolescents et enfants morts à Jonestown, ils avaient des grands-parents pas nés dans cette secte.

On vient de prétendre que des millions étaient Albigeois avant la Croisade et l'Inquisition, et après quelques décennies, ils n'en restaient que très peu, voire personne. Bon, en 1945 on avait 8,5 millions de membres de la NSDAP, davantage que toute la population de Suède à l'époque, et en 1950 presque aucun. Dira-t-on que les National-Socialistes aient été "génocides"? Bien entendu que non. On dira plutôt que les national-socialistes, pour thématiques religieux abordés dans leur groupe, étaient d'abord un culte de mort (s'inspirant des Templier ésotériques comme Jacques Molay et encore des Albigeois, justement) et ensuite que chacun avait des grands-parents nés sans être de famille déjà national-socialistes. Et, à part la progression des Soviétiques et de quelques partisans Yougoslaves, notamment le massacre de Bleiburg, bien que celui-ci concernait davantage des Oustachis, la conquête était pas une affaire trop sanguinaire. Les NSDAP qui manquaient quelques années plus tard manquaient parce qu'ils avaient compris que la NSDAP n'était pas une bonne idée beaucoup plus souvent qu'ils avaient été tués ou mis en captivité soviétique.

Donc, on ne dira pas que les National-Socialistes aient été "génocidés".

Pour la même raison, je ne le dira pas des Albigeois non plus. Quitte aux incompétents de l'histoire médiévale de ne pas d'être d'accord, s'ils restent de leur côté.

Pour ceux qui voudraient savoir en quoi les Albigeois étaient un culte de mort, ou simplement ce que veut dire "livre des deux principes", je recommande de vous instruire chez des historiens, et non auprès des sectaires anti-catholiques.

Je dis ceci en pleine connaissance de fait que les propos que j'ai tenus aux prétendus "archevêques" Michel Aupetit "de" Paris et Philippe Barbarin "de" Lyon pouvait légèrement évoquer des propos tels que ceux des Adventistes de 7e Jour, et malicieusement être confondus avec.

C'est une chose de prétendre qu'une anti-église est formé en 313 (comme le font les a7j) et une autre qu'une anti-église se forme par l'évolutionnisme de Suhard, hélas déjà vrai cardinal avant ça, pas suffisamment fustigé par un "nouveau pape Honore" dans la personne de Pie XII, et qu'elle prend le dessus à "Vatican II". C'est une chose que de prétendre les Albigeois martyrs et une autre de se poser la question si la Secte de Vatican II passera (contre ses principes annoncés en Dignitatis Humanae) à faire ouvertement des martyrs, ou si ses martyrs sont cachés sous d'autres statistiques (accidents en psychiatrie, fait divers parmi les immigrés ou parmi d'autres sdf, item pour dégradations physiques*).

Sédévacantisme (et très proche, comme en mon cas orthopapisme) et l'idéologie des a7j ne sont pas équivalents.

Hans Georg Lundahl
Torcy
IIe vendredi de la Novène de Pentecôte
7.VI.2019

* Ou encore les 150 enfants et adolescents morts chaque année en Norvège sous les auspices des AZE, sans que les diocèses d'Oslo ou de Trondheim évoquent le IV commandement, honore ton père et ta mère. Les statistiques sont d'un groupe anti-AZE : "Erna Solberg" (du gouvernement de Norvège) "mener at det er til barnas beste et 150 barn dør i offentlig omsorg hvert år" (considère que c'est pour le bien des enfants - je sous-entends selon leur vocabulaire aussi adolescents - meurent en prise en charge publique chaque année). "Flott dame!" (Elle est chic, non?) Il semble y avoir eu de doute si elle aurait réellement dit le propos (normalement que les AZE sont pour le bien des enfants, le reste est sous-entendu explicité de manière pointue, satire), mais il n'y a pas de doute que les diocèses catholiques de Norvège semblent assez muets à propos les AZE.

Pardon, les ASE. Même s'ils sont nazes, c'est Aide Social à l'Enfance, pas **Aide Zozial, donc, A., S., E., ASE. En Norvège, Barnevernet.

Articles que j'ai consultés pour des faits moins connus (j'ai également débusqué les noms complets d'Aupetit et de Barbarin par la wiki)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_du_Peuple

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national-socialiste_des_travailleurs_allemands

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Bleiburg

Articles que vous pourriez consulter:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catharisme

https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestantisme

Wednesday, June 5, 2019

What Diseases Count as Medieval?


According to Anna Gorman, that would include typhus, tuberculosis.

Medieval Diseases Are Infecting California’s Homeless
Typhus, tuberculosis, and other illnesses are spreading quickly through camps and shelters.
Anna Gorman and Kaiser Health News | Mar 8, 2019
https://www.theatlantic.com/health/archive/2019/03/typhus-tuberculosis-medieval-diseases-spreading-homeless/584380/


Actually, typhus seems to have been known since very late years of the Middle Ages:

The first reliable description of the disease appears in 1489 AD during the Spanish siege of Baza against the Moors during the War of Granada (1482–1492). These accounts include descriptions of fever; red spots over arms, back, and chest; attention deficit, progressing to delirium; and gangrenous sores and the associated smell of rotting flesh. During the siege, the Spaniards lost 3,000 men to enemy action, but an additional 17,000 died of typhus.


https://en.wikipedia.org/wiki/Typhus#Middle_Ages

OK. Middle Ages can in Spain be counted from 465 ...

The Vandals completed the conquest of North Africa when they took Carthage on October 19, 439 and the Suebi had taken most of Hispania. The Roman emperor Avitus now sent the Visigoths into Hispania. Theodoric II (453–466) invaded and defeated the King of the Suebi, Rechiarius, at the battle on the river Órbigo in 456 near Asturica Augusta (Astorga) and then sacked Bracara Augusta (Braga), the Suebi capital. The Goths sacked the cities in Spain quite brutally: they massacred a portion of the population and even attacked some holy places, probably due to the clergy's support of the Suebi.[14] Theoderic took control over Hispania Baetica, Carthaginiensis and southern Lusitania. In 461, the Goths received the city of Narbonne from the emperor Libius Severus in exchange for their support. This led to a revolt by the army and by Gallo-Romans under Aegidius; as a result, Romans under Severus and the Visigoths fought other Roman troops, and the revolt ended only in 465.[15]


https://en.wikipedia.org/wiki/Visigothic_Kingdom#Federate_Kingdom

... to 1492:

This new focus in art, literature, quotes and science inspired by the Greco-Roman tradition of Classical antiquity, received a major impulse from several events in 1492:

  • Unification of the longed-for Christian kingdom with the definitive taking of Granada, the last Islamic controlled territory in the Iberian Peninsula, and the successive expulsions of thousands of Muslim and Jewish believers,
  • The official discovery of the western hemisphere, the Americas,
  • The publication of the first grammar of a vernacular European language, the Gramática (Grammar) by Antonio de Nebrija.


https://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_Renaissance

465 to 1489 = 1024 years.
1489 to 1492 = 3 years.

So, typhus is known since three years before Middle Ages ended in Spain, therefore it is a Medieval disease, despite mainly plaguing modern times.

How about tuberculosis?

Tuberculosis has existed since antiquity.[14] The oldest unambiguously detected M. tuberculosis gives evidence of the disease in the remains of bison in Wyoming dated to around 17,000 years ago.[120] However, whether tuberculosis originated in bovines, then transferred to humans, or whether both bovine and human tuberculosis diverged from a common ancestor, remains unclear.[121] A comparison of the genes of M. tuberculosis complex (MTBC) in humans to MTBC in animals suggests humans did not acquire MTBC from animals during animal domestication, as researchers previously believed. Both strains of the tuberculosis bacteria share a common ancestor, which could have infected humans even before the Neolithic Revolution.[122] Skeletal remains show some prehistoric humans (4000 BC) had TB, and researchers have found tubercular decay in the spines of Egyptian mummies dating from 3000 to 2400 BC.[123] Genetic studies suggest the presence of TB in the Americas from about 100 AD.[124]


https://en.wikipedia.org/wiki/Tuberculosis#History

So, TB exists thousands of years before the Middle Ages begin, and it is, therefore, a Medieval disease?

Although Richard Morton established the pulmonary form associated with tubercles as a pathology in 1689,[126][127] due to the variety of its symptoms, TB was not identified as a single disease until the 1820s.


Ah, in other words, TB was unidientified by - Western - medicine well past the end of the Middle Ages (which in England can be seen as ending in 2.IV.1502 due to Arthur dying and being replaced by Henry as heir apparent to Henry VII).

1502 to 1689 = 187 years.

Did TB exist in Europe during Middle Ages? Yes, at the margins, Spain and Hungary:

During the Middle Ages, no significant advances were made regarding tuberculosis. Avicenna and Rhazes continued to consider to believe the disease was both contagious and difficult to treat. Arnaldus de Villa Nova described etiopathogenic theory directly related to that of Hippocrates, in which a cold humor dripped from the head into the lungs.

In Medieval Hungary, the Inquisition recorded the trials of pagans. A document from the 12th century recorded an explanation of the cause of illness. The pagans said that tuberculosis was produced when a dog-shaped demon occupied the person's body and started to eat his lungs. When the possessed person coughed, then the demon was barking, and getting close to his objective, which was to kill the victim.[39]


https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_tuberculosis#Europe:_Middle_Ages_and_Renaissance

Avicenna and Rhazes were Arabic world, Arnaldus de Villa Nova was born near Valencia, and Hungary was just the Eastern outskirts of Latin Christendom.

But the bacterium has been found in mummies from Egypt!

I can only conclude, Anna Gorman considers Middle Ages as equivalent to 1347 - 1349 and typhus with TB as equivalent to plague, since also infectuous.

And that means, some guys still suck sorely at history (as well as basic distinctions).

The news is of course bad. Those who can should try helping California's homeless. But this is no reason to bash the Middle Ages once again. Indeed, helping the homeless is a Medieval virtue (Matthew 25 compounded with absence of persecutors cramping the style of Christians, Middle Ages can in this sense be considered as beginning when Constantine the Great opens charitable shelters - for sick, old, homeless - in Constantinople, or when Coliseum is repurposed as "cotarro").

Hans Georg Lundahl
Cergy
Wednesday of Pentecost Novena
5.VI.2019

Monday, June 3, 2019

Does the Old Testament Adress God as Father?


I just read a National Socialist page about Indo-European origins, in which it was claimed that "Jupiter" etc prove Indo-Europeans or Aryans adressed the high god as father, which is incompatible with Semitic in which the worshippers are considered as "obad" of the Adonai or "abd" of Allah.

So, I checked. Yes, "father" does occur in Old Testament about God.

If you search "God"+"father" in the "internal google" of Douay Rheims, and if you limit search to Old Testament, you will mostly get "God of my father" and "God of our fathers" and so on.

But here are two items in which God is Himself considered as Father, from the Old Testament:

"[1] She preserved him, that was first formed by God the father of the world, when he was created alone,"
[Wisdom 10:1]

"[10] And he blessed the Lord before all the multitude, and he said: Blessed art thou, O Lord the God of Israel, our father from eternity to eternity."
[1 Paralipomenon (1 Chronicles) 29:10]

So, the National Socialist was lying or more probably simply wrong./HGL

Do you still believe in Google Translate?


I took an Arabic Bible, Matthew 28, to check how to say the name of the Holy Trinity in Arabic.

Sorry to say, Google translate provided no pronunciation guide and my reading capacity for Arabic alphabet is rusty.

Now, while I tried Google translate for that purpuse, I was taking "detect language" to English. It detected the language Sindhi, and then I first thought the translation was from Arabic, and that the Arabic Bible had been hacked. No, I switched to Arabic to English and it seems satisfactory:



And next I switched back to document my shock:



In other words, Google translate does not show any knowledge of the difference between Arabic and Sindhi, since incapable of differentiating between the two.

I try it once again, taking "Arabic" to "Detect language" - not to Sindhi per se - and here is the result:



And once again, I manually correct to Arabic.



Ah, the passage is somewhat longer than the first one, but obviously, the problem is, in Sindhi a sequence of letters reminiscent of an Arabic message from St. Matthew has sufficient similarity to a Sindhi message meaning something else, let's try to detect what it is:



I think anyone familiar with Arabic will know what differs between the versions in Arabic script, but even I can see there is a visual difference.

I think I have once again illustrated that computers don't understand even if they process things whereof the only use to us is understanding. Precisely as an abacus can process mathematical problems, but cannot understand mathematics./HGL

Wednesday, May 29, 2019

Is Medieval Latin like Classic Latin?


Kind of, depends, who is writing when.

The least like Classic Latin is when Gregory of Tours, Fredegar of Tours and Jordanes write a Latin which is the spelling of the proto-romance spoken language.

Meanwhile, in England Venerable Bede writes a Latin which has already the status of Classic language over there, which for more than a century and a half has been learned as a second language.

And with Alcuin, this one comes to France, triggering a "language divorce" between the spoken and written languages of St Gregory of Tours:

  • the written language acquires a new pronunciation from England, along with better mastery of the grammatical details, becomes what is usually called "Medieval Latin", that is, he Latin of Venerable Bede;
  • the spoken language acquires new much more phonetic spellings, first sporadically at Strasburg Oaths, and privately as priests prepare their sermons, later systematically, this becomes what is now known as Provençal and French.


Either way, both Medieval Latin proper (English invention involving St. Bede and Bl. Alcuin) and a Late Ancient Latin in the Middle Ages (product of language drift in France, Spain, written by St Gregory, unknown Fredegar, half known Jordanes), will involve words with other uses than Classical ones, and with words borrowed from other languages or hybrids (gyrovagus in St Benedict's rule is a given when it comes to these).

Imagine you wanted to read Judeo-Spanish, well, one step would be to familiarise yourself with one of the Latin alphabet spellings, or learning to read Estrangelo. But is that enough?

I just looked up "blancura" in a standard Spanish dictionary. It means, predictably, whiteness. There is a less predictable sense which is not mentioned there. Perhaps because it doesn't exist in Standard Spanish. In Judeo-Spanish, "blankura" is sometimes used by women as an euphemism for "karbón". Or as a prophecy, since once it's burning, some will be red, some will be yellow, some will be white.

As long as you think "blankura" is - like "blancura" - simply "whiteness", that's incompetent in Judeo-Spanish. By the way, I'm just a beginner there.

Also, a Spanish dictionary will not tell you that "sik sik" is Judeo-Spanish for "often" (borrowed from Turkish).

Well, there is a very similar displacement between Classic and Medieval usages of Latin.

That is why in Sweden or Germany at least, Medieval Spanish is a separate study, it presumes you are already familiar with Classic Latin, but you take separate courses just for that.

Is this the case in France? Or do you have to get to a Medieval history section of a history faculty to discover it?

Hans Georg Lundahl
Cergy
St. Mary Magdalene de Pazzi
29.V.2019

By the way, I looked up "status" in Niermeyer online:

status:
1. stalle — choir-stall.
2. étal — market-stall.
3. poste d'observation et de combat — guard-post.
4. estage de château — castle ward.
5. mesure de longueur — linear measure.
6. *condition juridique des personnes — legal status of persons.
7. (ni fallor) progéniture d'un serf — progeny, offspring of a serf.
8. chevage — poll-tax.
9. validité — validity.
10. *état — state.
11. inventaire — inventory.


More than I knew of, though I knew that "state" was not a Classic sense, since in Classic times that was expressed (or roughly similar was expressed) as "civitas".

Thursday, May 16, 2019

A Text is Not Equal to the Events


Here are some words by an Utrecht Emeritus probably professor:

What is a text? Or more specifically: how does a text relate to an event? The Hebrew Bible is a text, or better, a collection of texts partly of a literary character.This observation opens a whole line of questions. There seems to be a dichotomy in the basic interpretation of texts. Novels, for instance, are generally understood to be fictional. When Biblical texts are labelled as literary texts, are they by implication fictional? And the other way around: are non-fiction texts by implication not literary? I will try to elucidate this point with an example. Many good books on history are praised for their literary quality. A good style and mastery of the language often leads to books that are both informative and a pleasure to read.The question is: how do such books relate to reality? They certainly refer to events that happened in real-time. They are, however, not equal to the event(s). Such texts do relate to reality since they are descriptions of the events.

from:
How to Encounter an Historical Problem
in: S. Hasegawa, K. Radner and C. Levin (eds), The Last Days of the Kingdom of Israel (BZAW 511), Berlin New York 2018, pp. 17-32
Bob Becking, Utrecht University, Faculteit Geesteswetenschappen, Emeritus


Correct. My mother's history textbook's text about Charlemagne being crowned Emperor on Christmas Day 800 AD by Pope St. Leo III is not equal to the event.

For one thing, had you been present at the event, you would have been in a big Church and seen lots of people in stately "medieval" or even "byzantine" style clothes and heard words in a strange or beautiful or simply very normal language called Latin, perhaps some in Greek as well.

To be present at the text I referred to, you would be present at a book closely before your own eyes, letters printed in antiqua, language Swedish : if you were present at the original event you would certainly not have heard the sounds of Swedish "Karl den store". Basically Kahr(e)l denn stooruh. Be sure to pronounce the R (I wrote e in parenthesis for non-rhotic dialects), since "kal" means "bald".

Also, the Swedish text in my mother's text book did not say one whit of Pope Leo III being a canonised saint.

Also, it did not delve into this aspect:

When Odoacer compelled the abdication of Romulus Augustulus, he did not abolish the Western Empire as a separate power, but caused it to be reunited with or sink into the Eastern, so that from that time there was a single undivided Roman Empire ... [Pope Leo III and Charlemagne], like their predecessors, held the Roman Empire to be one and indivisible, and proposed by the coronation of [Charlemagne] not to proclaim a severance of the East and West ... they were not revolting against a reigning sovereign, but legitimately filling up the place of the deposed Constantine VI ... [Charlemagne] was held to be the legitimate successor, not of Romulus Augustulus, but of Constantine VI ...


https://en.wikipedia.org/wiki/Charlemagne#Coronation

Footnote 76 claims this was written: James Bryce, 1st Viscount Bryce, The Holy Roman Empire, 1864, pp. 62–64 (in other words, the text on the wiki is very condensed from that of James Bryce).

In the event, one would have known basically if Charlemagne was considered as successor of Odoacar or of Constantine VI or if it wasn't known to the public. In the text, one is presented with one interpretation (the short quote on wiki doesn't allow to judge how much evidence James Bryce had for his), or the text totally leaves out the problem, as did the one in mother's textbook, which even somewhat suggested the opposite, that Charlemagne revived independence of Western half. But it didn't straightout say that was his intention.

So, yes, whatever event we are concerned with, the telling of it is not identical to the actual event.

Even so, it can be totally truthful. However, it need not be. The Bible is, and whatever includes Pagan or Atheist views of theology isn't.

And, no, literary does not mean fictional. No one regarded events in Iliad, Odyssey, Argonautica or Aeneid quite as one now regards a novel, but even more, actual novels did exist, and comedies were also the equivalent of novels. So, how Iliad, Odyssey, Argonautica and Aeneid were regarded was not even a kind of primitive precursor to how we later regard novels, it was a class distinct from novels. The same genre, hexameter epic, was also used of recent history, like Pharsalia by Lucan.

Hans Georg Lundahl
Bibl. Audoux
St John Nepomuk
16.V.2019

Wednesday, May 15, 2019

Vin et hypocras au Moyen Âge


Pour contrer à quelques malentendus et pour qualifier en détail quelques bonnes repères:

  • 1) La première raison des boissons alcoolisés n'était pas d'avoir une boisson sans microbes. On était dans la logique de chercher des endroits avec de la bonne eau:

    Le nom actuel de la ville apparaît pour la première fois dans l'histoire dans une charte du roi Dagobert en 635


    Aqua bona ou Eaubonne.

    Donc, non, pour avoir de l'eau pure, on n'était pas obligé de prendre une boisson alcoolisée. L'homme qui m'avait cité ceci comme première raison d'être m'avait aussi utilisé le mot anxiolytique ... donc, ça a presque l'air d'être un médecin, ce qui m'inquiète un peu. Ils ont des préjugés et sont souvent assez nuls ou au mieux inégalement cultivés en histoire.

  • 2) L'hypocras n'a pas précédé le vin pur. Les vins sont inégaux en acidité, et un vin à forte acidité se boît peut-être mieux en apéritif à des sucres ou d'épices ou les deux ajoutés. C'est toujours le cas. Pour le livre Guldet i flaskan - un livre-souvenir de la compagnie étatique suédoise pour importation et production d'alcools plus forts que la bière, on avait fait des recherches sur l'histoire d'un boisson qu'on appelle chez nous punsch. La recette à l'époque qu'on la faisait chez soi comportait arrack, sucre, eau et citron, mais la recette industrielle a remplacé le citron avec du vin blanc assez acide.

    Sans arrack, on prendrait plutôt sucre ou miel - comme c'est le cas pour l'hypocras - avec des épices dans le vin. Avec celui-ci comme base du boisson.

    L'accès à l'hypocras a bien-sûr varié avec l'accès aux épices.

    Les vins à l'antiquité ont varié entre vins purs et vins à goût ajoutés, mais alors avant l'amphore : l'héritier de ces derniers, c'est la retzina. Pour les vins à miel ajouté avant l'amphore, la méthode actuelle de produire un vin très sucré est soit d'attendre des raisins avec plus de sucre (Spähtlese en Alsace, pourriture noble comme dans les vins Sauternes de France ou Tokaj de la Hongrie), soit d'ajouter de l'alcool destillé du vin avant la fin de la fermentation (Porto et - moins sucré - Xérès). Exit donc le miel avant l'amphore - sauf pour notre cher punsch (très cher à nous les Suédois : même ceux qui ne l'aiment pas le reconnaissent comme une référence).

    Comme de nos jours, ça a toujours coexisté avec les vins purs, au moins en régions où les raisins avaient un bon sucre avant la recolte.

  • 3) Une raison apparentée mais différente que celle premièrement évoquée (et rejetée) est, le jus de raisins est un bon calorique (et vitaminique aussi), mais avant Pasteur il ne tient pas très bien tel quel. S'il va de toute manière fermenter, alors autant le faire de manière contrôlé.

    (Certains "évangélistes" soutiennent que la Cène aurait figuré du jus de raisins, mais il me semble que la saison exclut cette hypthèse très nettement : une recolte en Octobre en Terre Sainte ne va pas rester jus non fermenté jusqu'en fin Mars sans les arts de Louis Pasteur).

  • 4) Pour rester sur le physique, l'alcool (et donc vin, bière et cidre) est comme le sucre un bon laxatif. Avant le café, davantage nécessaire que de nos jours, même de nos jours je trouve préférable d'alterner entre les deux.

  • 5) La cause majeur (licite) serait:

    Wine was created from the beginning to make men joyful, and not to make them drunk.

    Vinum in jucunditatem creatum est, et non in ebrietatem ab initio.

    Livre du Siracide, 31:35 (semble manquer dans la Bible Crampon sur wikisource, et un autre site avec la Bible Crampon en ligne semble être fermé). Les versets qui précèdent et suivent indiquent que l'ivresse (aller au-delà de l'euphorie) n'est pas licite.


Et vin comme luxe en Gaules? Effectivement, avant César, c'était une importation étrangère et donc un luxe. Sauf bien entendu en Provincia Narbonensis. Mais ceci ne concerne pas le Moyen Âge, ni sa relation au vin.

Ayant évoqué ses cousins bière et cidre, faut pas oublier l'hydromel. Un roi suédois dont le père se faisait adorer comme un faux dieu a débarassé la dynastie Yngling de la superstition de divinité continuée par le fait de se noyer dans un vat d'hydromel. In hydromelle veritas ou quelque chose ...

Hans Georg Lundahl
Bibl. Crimée
St. Jean-Baptiste de la Salle
15.V.2019