Monday, August 5, 2019

Malet-Isaac et la Prusse


Je viens de finir le Malet-Isaac, réimpression aux éditions Pluriel, à partir de l'édition de 1958. Je ne suis pas sûr si les chapitres signalés comme manquants dans l'avertissement, XXI, XXVII, XXIX et XXX "du livre premier" manquaient déjà alors ou seulement depuis cette réédition Pluriel.

Et déjà une observation, bien que les "Marranes du Nord" (dont une partie de mes ancêtres) prônent normalement l'amitié judéo-chrétienne, je trouve cette amitié en partie gâché par le fait que des distorsions de l'histoire aient été nécessaire pour trouver un terrain commun. Par exemple, pour Torquemada, sont censés les Juifs convertis qu'il brûla ou mit en prison, mais son mobile de protéger les convertis qui l'étaient pour de vrai, et le fait qu'il est de famille conversa, que son oncle avait protégé des convertis contre un lynchage, un pogrom - pas de mention. Bon, s'ils étaient de la IIIe République, pas étonnant.

Déjà au XIIe siècle*, Allemands et Polonais avaient commencé l'évangélisation des Poméraniens. Ils continuèrent leur œuvre en Prusse, puis en Livonie et Esthonie jusqu'au golfe de Finlande.


Déjà ceci, les Esthoniens (!) du Nord, en Estonie historique, étaient surtout évangélisés par les Danois. Tallin veut dire "des Danois" ou "ville des Danois". Les Estoniens du Sud, aujourd'hui en Estonie partie sud, étaient alors en Livonie partie nord. Et pour l'Estonie historique, les Allemands et Polonais sont donc impertinents.

Or, l'Estonie du nord - Estonie historique, donc - est précisément la partie qui se trouve au sud du golfe de Finlande.

Contre les Prussiens, païens endurcis, il fallut organiser une véritable croisade ...


Livonie et Curonie avaient au moins besoin de la protection de croisés, demandés par l'évêque de Riga.

... dirigée par un ordre de moines soldats qui s'était créé en Palestine vers 1190, les Chevaliers teutoniques. Après une lutte sauvage d'un demi-siècle : (1231-1283), les Prussiens furent exterminés ou déportés et remplacés par des colons allemands.


Pourtant, si on tuait pas mal de cheftains, on épargnait au moins suffisamment de Prussiens, pour que, des siècles après, on dût rédiger des catéchismes en vieux-prussien.

Les Prussiens se sont soulevés deux ou trois fois, et, les uns devenaient des serfs, les autres s'enfuyaient en Lituanie. Là où l'allemand remplaça le vieux-prussien, c'était parce que les colons allemands avaient des droits seigneuriaux sur les serfs prussiens, et pouvaient les influencer en fonction : chose éventuellement faite le XVIIe siècle.

En plus, contrairement au renseignement (pas cité dans le passage, dit plus loin) que les Prussiens étaient des Slaves, ils étaient des Baltes, parlaient une langue balte.

Conférons l'invocation "Notre Père qui es aux Cieux" en vieux-prussien et en polonais:

Thawe nuson kas tu asse Andangon (du premier catéchisme en prussien)

Ojcze Nasz, któryś jest w niebiesiech, (en polonais).

Ni les langues slaves, ni les langues baltes ont la glosse qui en latin donne "pater" et en anglais "father". Mais les glosses diffèrent entre elles, otets et apparenté en langues slaves, tévés et apparenté en langues baltes.

Comme dit, les Prussiens n'étaient pas Slaves, et les renseignements de Malet et Isaac sont donc parfois inexactes. À part bien entendu la touche de leyenda negra.

Pour aller plus vers le vrai en la question des Prussiens, j'aime Belloc : "les pauvres Prussiens avaient juste compris qu'il fallait devenir Catholiques, quand on leur dit de devenir Protestants - ce qui explique pas mal de leur comportement ultérieur" (en termes de trop grande subservience au pouvoir).

Hans Georg Lundahl
Paris
Notre Dame aux Neiges
5.VIII.2019

* Le passage cité est du passage sur l'expansion du Catholicisme en Europe, juste avec la Croisade contre les Albigeois.

Saturday, August 3, 2019

Victor Schœlcher abolit l'esclavage en France? Pas la métropolitaine


Ce qu'il abolit est le Code noir.

Le titre Code noir a été donné à l’Ordonnance royale ou Édit royal de mars 1685 touchant la police des îles de l'Amérique française à partir de son édition Saugrain de 1718, puis aux édits similaires de 1723 sur les Mascareignes et de 1724 sur la Louisiane, et enfin, à partir du milieu du XVIIIe siècle, aux recueils de textes juridiques relatifs aux territoires français d'Outre-mer où l'esclavage était toléré, exclusivement sur des îles et en Louisiane2.


Île Bourbon et Louisiane, mais non pas Marseille ou Lyon ... ni Paris, ni Brest.

Je viens de lire un roman BD sur Edmond Albius.

À Réunion, il pouvait être esclave. En France il n'aurait déjà pas pu l'être.

Depuis quand?

Les Gaulois? Non, ils avaient peut-être esclaves. Et sinon, leur régime a été remplacé par les Romains. Les Romains donc? Connus pour esclavage. Chesterton nous dit que, quand Constantin légalise le Christianisme, l'Empire romain était un "état esclavagiste comme South Carolina ante-bellum".

Les Mérovingiens, donc? Oui, à part d'infractions de la loi en vigueur (on a évoqué pirates esclavagistes à Marseille pendant le Moyen Âge), l'esclavage était illicite et l'esclave qui le reclamait était libre en la Francie - dont viennent les pays du BeNéLux, France, Allemagne, voir Autriche. Depuis la sainte Bathilde./HGL

PS, bien fait de l'abolir en Dom-Tom, Schœlcher!

Thursday, August 1, 2019

Where do Pagan Mythologies Come From?


Tolkien and Barfield - especially the latter, if I got him right (but didn't read him myself, so far) - seem to have considered language as involved.

Once one sees grass is green as well as grass, once you see the difference between grey and yellow, cold and hot, you can imagine grey lead turned into yellow gold or the cold reptile as breathing hot fire. Each language has some unique aesthetical twinge on each word and explicitating that in a story has a mythical quality in that community because it reflects the genius of the language so well ... and so on.

Well, one must grant that the aesthetic appeal for us of Homeric Greek is tied to Iliad, Odyssey and Theogony and later even Argonautica - but also to Works and Days. And one must also grant the aesthetic appeal of these stories has something to do with the language. But this doesn't mean that all the myths of Hera came from reflection of "cow-eyed" or that all the legend of Ulysses came from either "wily" or "many-things-bearing" (polytlas).

The fad probably started with Max Müller - to whom mythology was a sickness of language, to which Tolkien replied language, especially modern languages, could as well be seen as a sickness of mythology. But there is only so much a language will do to form a myth. Let "sun" and "moon" be masculine and feminine, and if there is a sun-goddess and moon-god in that mythology, I'll be surprised. In other languages "sun" is feminine and "moon" masculine, and this is the case with Nordic languages, where Norse myth has sun as a woman and moon as a man. But - not as gods. In Finnish, neither sun or moon have gender per se, as the grammatical gender is absent from Fenno-Ugrian, but both sun and moon have goddesses, the moon goddess named Kuu, which means moon, also Kuutar, "lady moon" and Päivätär is "lady daylight". But moon is also related to "Kave, ancient god of sky, later the deity of the lunar cycle. Father of Väinämöinen. Also Kaleva." Basically, in fact many of them, sylphs. Literally, they are called "narrows" as in narrowing the face of the Moon.

In the case of Finnish, I don't think personification (if only a figure of speach) can be blamed on grammatical gender, as Müller would have had it. There isn't any in Finnish.

Now, they went even further, not only is Helios a sun myth, but so is Hercules. Chesterton joked about it, someone having considered St. Francis of Assisi a sun myth.

I actually think it is better to divide not just Paganism, but also Pagan myth into the categories : God, gossip of the gods, demons, philosophers. And of distinguishing "myth" proper from "heroic legend" or "mythological history". The source of the latter would be mainly historic, even if it included false gods. My view of Krishna is like some Atheist views of Jesus. He probably really was a friend of the Pandavas, enemy of the Kauravas. But he was no god. The story as told, or most details in it, don't demand his being so. The bigger difficulties in Hercules is not whether he was son of Zeus - he wasn't - or how one came to think that - probably his contemporaries, even he were deluded by demons or over impressed by his strength - but more like what were the Centaurs?

I disagree with Carl Wieland's answer restricting their observation to Greek mythology in his feedback answer from 10 February 2013. As his more learned questioner knew, they were known in Egypt too* (biography of St Anthony the Great, episode when he goes to visit St Paul the First Hermit, shown the way by a Centaur), I also disagree with what I presume his attitude to Greek mythology to be. That centaurs in general came from Ixion impregnating Nephele or Cheiron from "the god Saturn's" paramours is as it stands impossible, but we also would need to account for the stories of Hercules and Jason - as biographies, not as fantasy novels.

But apart from the cases of such a hero or such a "monster" being known from history, from stories, as observed reality, we need to ask what the conception of the gods came from. These usually not observed. Krishna may have been observed, but Vishnu who he is supposed to be an avatar of wasn't. Ulysses was observed, but Athena as such, not by others than he. He may have been detained by an observed Calypso, but the detainment ended after a non-observed conference on Olympus.

Now, these non-historic or not-strictly historic details, the "theological" interpretation of the events, and version of pre-human events, this is what is most aptly called "myths" when distinguished from history, since unlike Ulysses' homecoming the non-observation by human observers (or by many independent ones) is fairly clear.

Part of it comes from memories of the God their forefathers actually knew - one who withdrew from them more and more, concentrating on Hebrews after Babel. In Job He intervenes among non-Israelites, but to Greeks and Hindoos, He would have been distant. In some way this is reflected by Babylonian Anu or Greek Uranus. But they were wrong to conclude God had withdrawn, and sometimes still wronger in guessing why He had done so.

Part of it comes from "gossip of the gods" ... while Sun and Moon seem fairly clearly to be moved by intelligent movers, considering them as "brother and sister" is kind of pushing it, as is also considering them as "wood and wooer". It's the impulse of "tell me more, tell me more ..." at work.

Part of it comes from philosophy - attributing intelligent movers directly to all celestial bodies or to Sun and Moon and five more "planets" and to "Heaven in general" (with fix stars glued to it) is simply a good way of dealing with why. One which to me has not needed debunking because of Newtonian physics. Here is probably where Max Müller, so used to considering sun and moon as dead objects moved only by non-living physical powers, came up with the idea of mythology as a reflection of language, specifically gendered nouns for sun and moon.

And part of it comes from the demons. If Hercules had some visions of Zeus acknowledging him as son, those visions were demonic. If Hesiod did not make up the backstory to simply give "supernatural allure" to his version of origin myths, he saw nine muses, and these could be either witches, voicing the promptings of demons, or demonic apparitions. Though I have also thought some nature spirits could have cooked these stories together to mock the gods of the myths, and given them to Hesiod and then before God's judgement saying "we never thought they would actually fall for that, sorry!" - but considering they also sang hymns to "Kronos of the crooked thoughts" - probably Satan - this is less likely.

In other words, for non-historical myths, exeunt Tolkien and Barfield**, enter Chesterton. For more or less history-like "mythological history" or "heroic legend", again, Chesterton : real facts, plus probably some fan-fiction added (how he dealt with Trojan War in Everlasting Man or with King Arthur elsewhere).

Hans Georg Lundahl
Marguerite Audoux Library, Paris
Dedication of St. Peter in Chains***
1.VIII.2019

* And in India, where they are a class of "spirits:"

In Hinduism, the Gandharvas (Sanskrit and Hindi: गन्धर्व; Assamese: গন্ধৰ্ব্ব, gandharbba; Bengali: গন্ধর্ব, "gandharba", Kannada: ಗಂಧರ್ವ; Telugu: గంధర్వ) are male nature spirits, husbands of the Apsaras. Some are part animal, usually a bird or horse.


https://en.wikipedia.org/wiki/Gandharva

** On the parts of philosophy, gossip of the gods and for that matter fan fiction on heroic legend, narration of language specific word connotations may have some small impact, but I don't think this is the main source of myths.

*** Romae, in Exquiliis, Dedicatio sancti Petri Apostoli ad Vincula. Antiochiae passio sanctorum septem fratrum Machabaeorum Martyrum, qui, cum matre sua, passi sunt sub Antiocho Epiphane Rege. Eorum reliquiae, Romam translatae, in eadem Ecclesia sancti Petri ad Vincula condita; fuerunt.

Wednesday, July 31, 2019

Orthographe suédoise


Traduisons "que ne faisons-nous pas par pure serviabilité, parfois!"

Je suis cette orthographe ci:

"Hvad göra vi intet af ren hjelpsamhet, ibland?"

1870 et les années suivantes, en réaction à la guerre dano-allemande, on a voulu changer "gerna" (comme allemand "gerne") en "gärna" (comme danois "gærne").

"Hvad göra vi intet af ren hjälpsamhet, ibland?"

En 1888 est la dernière attestation que la négation de la phrase s'écrit comme un adverbe de quantité. Ensuite, ça s'écrit selon la prononciation, malgré l'usage contraire pour "mycket/mycke", "litet/lite", "något/någe".

"Hvad göra vi inte af ren hjälpsamhet, ibland?"

1906 un certain Fridtjuv Bergh demande et reçoit du roi un octroi de réforme d'orthographe.

"Vad göra vi inte av ren hjälpsamhet, ibland?"

Et, en 1950 le parlement suédois décide d'abolir les formes du pluriel des verbes, non usités dans la plupart des dialectes (notamment de la capitale) dans la langue parlé. Imaginez qu'on aurait aboli le passé simple en français:

"Vad gör vi inte av ren hjälpsamhet, ibland?"

La seule de ces réformes qui change la prononciation est cette dernière, parce qu'elle change la forme. Elle impose la forme parlée (qui ne l'est même pas dans tous les dialectes).

J'ai appris d'écrire cette dernière forme, et j'ai ensuite lu des livres en suédois du 19e S. et finalement changé mon orthographe en conformité avec ça. Imaginez un Russe ayant appris d'écrire Пётр (ou Пeтр) et qui ensuite l'écrit Пѣтръ ... si je me souviens bien la forme correcte ... que dirait-on de cette démarche? Eh oui : il serait bien contre cette réforme de 1917–18, et peut-être en détestation générale de la Révolution, mais peut-être aussi simplement ou accessoirement contre l'ingestion de l'état dans une question coutumière comme l'orthographe.

On dit parfois que la langue des années 1870 qui a changé le plus vite est le proto-indo-européen, pour cause, c'est une langue construite, et elle a changé sa construction au pas avec les changements de réconstruction des changements de phonèmes ou autres. Avis akvāsas ka - Owis ek’wōses-kʷe - Owis eḱwōskʷe - Owis ek’woi kʷe et j'en passe (avant que les laryngales rendent le titre imprononçable). Mais le suédois en à peu près le même temps s'est comporté comme si elle n'était pas la langue littéraire traditionelle d'une nation, mais une langue tout aussi construite que le proto-indo-européen de Schleicher, donc reconstruisable à volonté.

Quelle est la dernière fois que le suédois change orthographe pour des bonnes raisons, alors, selon moi? 1703, sous Charles XII, est réédité la Bible en suédois. Et pour la dernière fois on voit:

OCh Gudh sade: Warde Lius, och thet wardt lius. ... Och kallade liuset Dagh, och mörkret Natt.

J'écrirais la même phrase:

Och Gud sade: varde ljus, och det vart ljus ... och kallade ljuset dag och mörkret natt.

Que change? Les sons écrits en th, dh et gh disparaissent ou deviennent semblables en tous les cas aux sons écrits t, d, g, sauf quand pour certains pronoms et adverbes le th au lieu de devenir t devient d. Ce changement, et son réflexe en orthographe, marquent la différence entre suédois moderne archaïque et suédois moderne récent. Et quelques autres, moins nécessaires, mais que j'accepte pour ne pas écrire "thola" au lieu de "tola" (de nos jours souvent écrit "tåla", comme "fogel/fågel" et malgré les mots "son" et "kol").

Pour w / v, on utilise souvent w en livres imprimés en gothique allemande et v dans ceux qui le sont en antiqua.

Hans Georg Lundahl
Bibl. Audoux
St. Ignace de Loyola
31.VII.2019

Friday, July 19, 2019

L'ignorance de l'Austrofascisme en France


Renzo De Felice confirme mon instinct sur le fascisme italien · L'ignorance de l'Austrofascisme en France · Parallèle moderne à l'Anschluß

Dans les bibliothèques de Paris, je venais de chercher Dreimal Österreich et Ein Requiem in Rot-Weiß-Rot. Par Kurt Schuschnigg, le deuxième dictateur austrofasciste.

Nulle trouvaille sur le catalogue.

Ensuite "Schuschnigg" - un seul, mais c'est la description d'un roman où, non Schuschnigg, mais son successeur Seyss-Inquart parle de la jeunesse de Hitler à Vienne.

Donc, aucune œuvre ni sur ni par Schuschnigg.

Pour Dollfuss, pour père Ignaz Seipel SJ, je n'ai pas cherché.

La raison pour laquelle je venais de faire la recherche est, je suis en train de lire François Delpla, Hitler et Pétain. Y figure le nom Dollfuss une seule fois (selon le régistre) à page 51. Et Schuschnigg nulle part.

Or, le peu que nous dit Delpla sur Dollfuss est quand même intéressant, page 51. On est en 1933.

Hitler fait ensuite le tour des questions épineuses, pour les désamorcer. L'Autriche ne l'intéresse pas, elle serait d'ailleurs pour l'Allemagne un boulet. Brinon [...] fait tout de même remaruqer que le chancelier Dollfuss fait l'objet d'une campagne haineuse en Bavière. Hitler, après avoir prétendu que la conduite de l'intéressé justifiait ce traitement, réaffirme qu'il ne veut "ni guerre ni Anschluss."


Schuschnigg ne figure pas dans le livre. Pourtant, davantage sur Dollfuss et Schuschnigg aurait pu éclairer un peu le sujet Pétain.

Dollfuss est assassiné en 1934, le 25 juillet. Par des partisans de l'Anschluss, des National-Socialistes.

Schuschnigg est menacé d'Anschluss en 1936, mais Mussolini, en mémoire de son amitié pour Dollfuss, l'aide en envoyant des soldats au Col de Brenner. Hitler se retire. En 38, il aura fait un accord avec Mussolini, qui trouve Schuschnigg trop bourgeois et froid, et aura commencé d'admirer Hitler. Cette fois, l'Anschluss n'est pas évité. Dès le 13 mars 1938, Schuschnigg était assigné à résidence à Belvedere, ensuite il fut prisonnier de la Gestapo, ensuite il fut prisonnier dans les KZ - les camps de concentration - Dachau, Flossenbürg, Sachsenhausen. Seul ce dernier endroit, sa femme et ses enfants purent le rejoindre.

Pendant son temps chez la Gestapo à Vienne, il comptait comme risquant le suicide, et il était donc surveillé en permanence.

Dollfuss et Schuschnigg étaient des corporativistes, et le parti conservateur d'Autriche, continuation d'après-guerre des Austrofascistes est encore corporativiste: ÖVP se base sur le syndicat des paysans, celui des patrons et celui des ouvriers, auquels se sont ajoutés autres syndicats. Dollfuss est le fondateur du syndicat des paysans en Autriche, donc responsable entre autre pour une contrôle très stricte de la qualité, entre autre du vin. Ils n'étaient donc ni capitalistes à l'anglaise, ni communistes, mais avaient une politique proche de Hitler et de Pétain sur le plan économique.

Néanmoins, ils étaient traités de cette manière infâme par Hitler, pour s'être opposés à lui.

Avant de peser la culpabilité ou le degré de "malgré-nous" de Pétain, faudra savoir qu'il avait l'exemple de Dollfuss et de Schuschnigg devant ses yeux. Et ce que ça implique.

Hans Georg Lundahl
Bibl. Audoux
St. Vincent de Paul
19.VII.2019

https://fr.wikipedia.org/wiki/Engelbert_Dollfuss

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Schuschnigg

Wednesday, July 17, 2019

Est-ce que la Bible dit que la Terre est plate?


New blog on the kid : J'avais une conversation avec un Marocain très sympa! · Φιλολoγικά/Philologica : Est-ce que la Bible dit que la Terre est plate?

Réponse très brève : non.

Réponse élaborée : non, les versets considérés comme disant ça par ceux qui voudraient inculper la Bible d'une erreur incompatible avec inerrance, interprètent mal trois types de versets:

  • versets avec les quatre coins;
  • versets avec un cercle;
  • versets avec une vue d'un objet haut sur la terre.


Prenons-les, tour à tour!

versets avec les quatre coins

Le plus connu est l'Apocalypse 7:1.

Après cela, je vis quatre anges; ils se tenaient debout aux quatre coins de la terre. Ils retenaient les quatre vents de la terre pour qu’aucun vent ne souffle ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre.

Notons, dans le même verset, on revoit le mot "terre" dans le contraste entre terre et mer.

Et, ce contraste permet de voir dans les quatre coins "de la terre" ceux de ce qui n'est pas la mer. Pour l'Ancien Monde seul, on pourrait dire

  • NO l'Europe de NO
  • NE Sakhalin et Japon
  • SE Singapour et Indonésie
  • SO Cap de Bonne Espérance


En incluant l'Australie dans l'Asie:

  • NO l'Europe de NO
  • NE Sakhalin et Japon
  • SE Australie de SE (Sydney et Tasmanie)
  • SO Cap de Bonne Espérance


En prenant en plus l'Atlantique pour une mer bordière très large:

  • NO Alaska
  • NE Sakhalin et Japon
  • SE Australie de SE (Sydney et Tasmanie)
  • SO Cap Horn et Tierra del Fuego


Notons, le reste du chapitre 7 parle d'une conversion de Juifs, qui peut-être reste à venir. Et on voit des Juifs Ashkénazes sur les quatre coins, quel que soit l'interprétation entre ces trois.

versets avec un cercle

Le plus connu est Ésaïe 40:22

Or, pour celui qui siège bien au-dessus du cercle de la terre,
ses habitants sont pareils à des sauterelles.
Il a tendu le ciel comme une toile
et il l’a déployé comme une tente pour l’habiter.


Il semble que le mot hébraïque pour "cercle" est "khûg" et que ce mot est débattu quant à sa signification exacte.

Le Grec de la version Septante dit:

ὁ κατέχων τὸν γῦρον τῆς γῆς,

Et "gyros" est un mot qui signifie "tour" ou "circonférence". Donc, Dieu s'assoit sur la circonférence de la Terre.

Pour la toile ou la tente, l'image textile renvoie à la même type d'action que ce ciel couronne juste une terre plate ou entoure une terre ronde. Et même observation pour les piliers de la terre, il pourrait bien s'agir de partie basses des socles continentaux qui les stabilisent comme des piliers.

versets avec une vue d'un objet haut sur la terre

Quand Satan montre à Jésus-Christ (oui, Dieu a permis à Satan de Le toucher) les royaumes de la terre (Mathieu 4 et Luc 4), c'est sur une haute montagne et Satan les Lui montre tous.

Si c'est par simple vue, alors, tout royaume sur terre, sans exception, serait visible optiquement à partir le cime d'une montagne très haute, ce qui donnerait une terre plate.

Par contre, si le diable a transféré des vues des rues de par exemple une ville Maya (préclassique) en Méso-Amérique et les rues de Luoyang la capitale d'alors de la Chine, par des moyens qui rappellent nos TV et vidéos, alors ce récit peut très bien être vrai et la terre en même temps ronde.

Ceci est la seule fois que ça se trouve en événements ayant réellement lieu, les autres deux passages sont:

  • une rêve de Nabuchodonosor en Daniel;
  • une parabole de Jésus.


Et dans les deux cas, l'objets haut est un arbre, et dans les deux cas, cet arbre représente l'Église qui s'est répandue sur toute la terre habitée.

Si la terre décrit la terre comme immobile, c'est une autre question, je dirais que oui, et je dirais que l'Inquisition a eu raison de condamner l'Héliocentrisme.

Contrairement à une terre plate qu'on peut réfuter par, par exemple, le récit Latitude zéro, par Mike Horn, que je viens de lire, on ne peut pas réfuter la centralité et l'immobilité de la terre de la même manière.

Hans Georg Lundahl
Paris
St. Alexis (encore)
17.VII.2019 (dernière heure)

Pour Apocalypse 7:
https://www.biblegateway.com/passage/?search=Apocalypse+7&version=BDS


Pour Ésaïe 40:
https://www.biblegateway.com/passage/?search=%C3%89sa%C3%AFe+40&version=BDS
https://www.ellopos.net/elpenor/greek-texts/septuagint/chapter.asp?book=43&page=40

Thursday, July 11, 2019

Rome and Nazareth, Maybe Temple and Jericho Too


Creation vs. Evolution: Diagrams - seven and two halflives' apparent carbon age · Φιλολoγικά/Philologica: Rome and Nazareth, Maybe Temple and Jericho Too

In my view of the carbon rise, I have basically been considering the rise as up to the level known as 100 percent modern Carbon (100 pmC) and no further.

However, one can ask whether possibly the level rose even higher, so some centuries have things dated younger than they are, not just older.

What items strike as candidates for arguing this possibility?

  • Raymond Bloch in his "Les Origines de Rome" (the collection que sais-je? n° 216) argued that in VIIIth C. BC Rome only had huts.

    He bases this on the excavations of Germalis, the West point of Palatine Hill.

    One reply could be, excavating Palatualis (East point of same hill) could give another result. (I'm not sure when writing this whether my point may have been already refuted).

    Another reply could be the one I gave back nearly nine years ago:

    Φιλολoγικά/Philologica : Quelle discrépance de critères entre Buican et Bloch ...
    https://filolohika.blogspot.com/2010/11/quel-discrepance-de-criteres-entre.html


    Namely, for those not reading French, that the size of the habitations on Germalis would have struck Romulus and Remus as a city, especially with certain rites and institutions attached, even if it would have struck us or even Caesar Augustus as a small hamlet.

    And a third one could be, the hamlet of VIIIth C BC, thus around 753 BC, according to carbon measures, could be actually older, and misdated as as recent as VIIIth C because of a higher carbon 14 level back then.

  • Citing a review:

    That all depends on where one stands, but Rene Salm has shown that we have an utter void of archaeological vestiges of the Galilean home town of Jesus. At least there was no such town in the early part of the first century. The area had indeed been inhabited in the Iron and Bronze Ages, but by the time of Jesus it had been empty and windswept for some eight hundred years. It began to be repopulated about the middle of the first century CE, twenty years after Jesus’ ostensible death.


    r m p REVIEWS : Rene Salm, The Myth of Nazareth: The Invented Town of Jesus.
    American Atheist Press, 2008. Reviewed by Robert M. Price
    http://www.robertmprice.mindvendor.com/reviews/salm_myth_nazereth.htm


    And what if carbon 14 content was so high the repopulation is misdated by a few decades to the younger?

  • In the Roman martyrology, 1032 BC is marked as Anointing of King David to King. I have a hunch this could be a conflation of two different dates, namely 1032 BC for King Solomon's Temple, and 1082 BC for Anointing of King David (would fit better with Exodus in 1510 BC, if I recall the details, according to some ways of fitting the Biblically indicated time spans.

    However, there was an excavation on Temple mound after an earthquake a few decades ago, and timber from the temple or supposed such was dated to the other known date for Solomon's Temple - tenth (or ninth?) C. BC.

    What if that dating is due to timber being of trees having grown in an atmosphere exceeding 100 pmC?

  • The last item depends on two debatable propositions:

    • That of the two levels of Jericho, the relevant one for Joshua is level IV which was carbon dated to 1500's BC, not level III which Garstang took as the fallen walls or not exclusively (one could argue the falling of walls occurred at date for level IV but contain material that was older, giving the date for level III, so that they belong together);
    • that standard LXX dating as per Syncellus is applicable, so that the real date of Exodus was in 1600's and not 1500's BC.


    If so, the level III would be dated as more recent than it is, and that would mean the carbon level had reached and passed by 100 pmC somewhat upward.

    I had argued this as a possibility back in late June two years ago:

    1644
    1550
    0094

    94 years too little = a carbon content of 101.144 pmc when Jericho fell.


    Creation vs. Evolution : Comparing Three Roads from Seven Cows to Seven Trumpets
    https://creavsevolu.blogspot.com/2017/06/comparing-three-roads-from-seven-cows.html


Food for thought, this is one reason why I hesitate to continue my carbon tables past Joseph in Egypt as Djoser's Imhotep up to the even level of carbon 14.

Hans Georg Lundahl
Nanterre UL
Pope and Martyr St. Pius I of Rome
11.VII.2019