Tuesday, February 3, 2026

Pourquoi le secret maçonnique est-il mauvais ?


New blog on the kid : Pourquoi la Franc-Maçonnerie est-elle une secte ? · Φιλολoγικά/Philologica : Pourquoi le secret maçonnique est-il mauvais ?

Débutons avec Disney (qui descend des chevaliers normands d'Isigny, d'où le nom).

Dans le Manuel des Castors Juniors, Riri, Fifi et Loulou consultent des articles (qui au fur et mesure s'ajoutent à un volume de corpus comparable à la wikipédie) qui parfois ajoutent juste une petite correction, mais parfois donnent une info assez inédite ou encore très à propos. Dans un article sur Nicolas Flamel ils pourraient lire qu'il était réputé d'avoir trouvé la pierre philosophale, mais que celle-ci n'ait jamais été retrouvée après. Occasion pour eux de refouiller la chambre secrète dans le sous-sol de sa maison, que pour quelque raison les Oncles Scrooge et Donald auraient eu l'occasion d'accesser avec eux.

Trève de fiction, à part peut-être l'autofiction. Un certain Joseph Smith affirme s'être pour quelque raison doté d'accès à des plâques d'or, inscrites dans une langue que pour quelque raison il sera capable de déchiffrer, et il découvre une histoire qui finit dans le temps du prophète Moroni, entre 400 et 421 AD. Lui-même, il fait cette découverte le 22 septembre de 1823. Personne n'est capable de vérifier de sa mémoire d'avoir entendu du prophète Moroni, indépendamment, on est (entre les premiers Mormons) entièrement livré à faire confiance aveugle à Joseph Smith et aux plâques d'or.

Et Anderson, 1717 ? Il affirme que du passé, ça aurait été la règle de tous les franc-maçons de simplement suivre la religion du pays, mais qu'on venait de décider de se borner à la religion naturelle. La religion d'Angleterre (Anglicanisme), d'Écosse (Calvinisme), de France (Catholicisme) deviennent dès lors comparables à la partie déjà fouillée de la maison de Nicolas Flamel ou à la colline où l'on trouva les plâques d'or. Ou à l'enveloppe d'une lettre ou au papier d'emballage d'un cadeau. Inessentiel. L'essentiel devient alors de remplir le croquis de la religion naturelle. Car, pour un Catholique, ou encore un Anglican ou Calviniste, théologie naturelle et morale naturelle sont des croquis, mais Dieu les a remplis dans la religion Chrétienne — véritable (car il y a des copies fautives) en ajoutant des choses essentielles pour le salut que la simple connaissance de religion naturelle ignore totalement (Trinité, Incarnation, rédemption par Croix et Résurrection ...). Or, si le remplissage de Dieu devient du "papier d'emballage" ce sera aux membres de la loge de faire leur propre remplissage.

Et vu que les nouveaux membres de la loge d'Anderson, première grand-loge, se trouvent devant une affirmation sur l'histoire de la Franc-Maçonnerie qu'ils ne peuvent pas vérifier indépendamment, Anderson et Désaguiliers sont capables à profiter de la même confiance aveugle pour imposer, par exemple, de célébrer Galilée et Giordano Bruno, précurseurs de Newton, comme si "primauté pour les sciences sur la religion" faisait partie de la religion naturelle. Ce n'est pas le cas. Item, les vénérables de la loge sont capables à imposer licéité ou non de la sodomie, du divorce et remariage et j'en passe, parce qu'on leur fait une confiance aveugle.

"Et le Catholique n'aurait pas une confiance aveugle semblable ?" Non. Les règles sont simples :

  • une vérité pour être telle doit avoir été déjà enseignée par le magistère ;
  • et le magistère ne peut rien enseigner en secret.


Si d'ordinaire je laisse le souci à mon prêtre de vérifier leurs vérités chez les prédécesseurs, les prédécesseurs sont quand même déjà publiés. En principe, je peux le vérifier. Pour la Bible aussi, en principe je peux vérifier. C'est peut-être mal vu par certains, mais si je l'ignore, je peux. Pour les vénérables du passé, pour pas mal des choses, ma seule source accessible serait mon propre vénérable, en me posant dans la situation d'un initié.

Si je lis que Riri, Fifi et Loulou font de l'or avec la pierre philosophale, ce n'est pas grave. Je ne le crois pas, au moins pas après de poser la BD. Si je crois que l'église de Moroni ait survécu plus longtemps aux Amériques que l'église des Apôtres dans l'Ancien Monde, c'est pire, surtout si j'ajoute que, entre Moroni et Joseph Smith il y a 1400 ans. Et si je fais confiance à Joseph Smith que Dieu autorise, aussi dans la Nouvelle Alliance, la polygamie. Les deux ont une certaine connexion maçonnique. Walt Disney a probablement été un de Molay, pour son frère Roy, c'est probable qu'il ait été un franc-maçon, même (la maçonnerie propre se fait juste entre adultes et les de Molays sont du scoutisme pour jeunes dans l'esprit de la maçonnerie). Joseph Smith, avant d'être le premier Mormon, a été Franc-Maçon.

Et si votre loge prétend, avec Nicolas Notovitch, que Jésus soit, pas Dieu dans la Chair, mais adepte d'un monastère bouddhiste tibétain, c'est très grave. Nicolas était Juif, et comme pas mal, il trouvait peu populaire et un peu dangéreux de se tenir aux enseignements rabbiniques sur Jésus. Mais comme Juif, il ne voulait pas non plus croire l'Incarnation et la Trinité. Au Tibet, les monastères bouddhistes, comme le Bouddhisme tout cort, commencent bien plus tard que le 1er Siècle. En plus, Max Müller, en correspondance avec le monastère, débusque une fraude derrière l'affirmation de Notovitch.

Et si, en plus, vous faites passer les Catholiques pour niais, parce que nous croyons la Divinité de Jésus, si entre vous ou face à un Catholique (que vous jugez) en train de déconstruire, vous faites passer "les études tibétaines de Jésus" comme le "fait" génial qui dénonce "l'erreur" des Catholiques, vous vous donnez une fausse assurance, doublée d'un mépris des Catholiques, en plus du blasphême.

Quand la version italienne de Quo Graviora parle de "sette clandestine" ou encore "sette clandestine di uomini nemici di Cristo" le mot "setta" (secta en latin et secte en français) est donc beacoup moins grave que "clandestina" (secrète en français), lui-même moins grave que "di uomini nemici di Cristo" (d'hommes ennemis du Christ).

Et le caractère ésotérique, initiatique ou secret de la Maçonnerie peut donner cette fausse sécurité aux membres de s'imaginer dans la présence d'une tradition vénérable, plus ancien que le Moyen âge et mêmes les Césars, tandis que le projet de reduire métaphysique et morale à "religion naturelle" naît en réalité comme fruit de la Guerre de Trente Ans, sur l'idée qu'on pourraît éviter les guerres religieuses en se posant sur un terrain neutre entre Catholiques et Protestants, et de fait on aura juste ajouté encore une religion à faire la guerre aux autres.

Le prédécesseur de la Franc-Maçonnerie, le Rosicrucianisme, a davantage de liens avec le Christianisme, et semble avoir été une version ésotérique du grand réveil. Et commence avec deux tracts anonymes, Fama Fraternitatis Rosae Crucis ou ce n'est pas Jésus-Christ, mais bien un curé qui va en Orient pour se faire initier, et Confessio Fraternitatis qui déduit ce grand réveil de nouvelles étoiles vues dans les Serpentarius et le Cygne. Les livres apparaissent en 1610 et 1615, Cassel et Frankfurt. Bien que la Guerre de Trente Ans n'avait pas débuté, l'Allemagne avait une triste histoire de guerres réligieux, depuis la guerre de Smalkalde, celle-ci préparée par l'incendie d'Einbeck et les propos inflammatoires de Luther et d'autres pour mettre la faute aux Catholiques, comme si le feu avait été une incendie criminelle. Le Rosicrucianisme est donc Protestant, car il propose encore une Réformation. Il est sinon biaisé vers une loi naturelle à refaire, au moin à un Protestantisme aconfessionnel. S'il y ait eu des loges réels ou non, à cette époque, est incertain. La Société peut à ce moment avoir été autant une fiction que la ville dans la Civitas Solis, de Tommaso Campanella. À la fac de latin une autre étudiante fit une analyse sur Civitas Solis. Elle était elle-même plus charmante que la fiction disneyesque (moins l'humour) du Dominicain.

Entretemps, des vraies loges secrètes existent déjà. Et c'est un problème.

Hans Georg Lundahl
Nanterre BU
St. Blaise
3.II.2026

Sebaste, in Armenia, passio sancti Blasii, Episcopi et Martyris; qui, multorum patrator miraculorum, sub Agricolao Praeside, post diutinam caesionem, atque in ligno suspensionem, ubi ferreis pectinibus carnes ejus diruptae sunt, post teterrimum carcerem et in lacum demersionem, unde salvus exivit, tandem, jubente eodem Judice, una cum duobus pueris, capite truncatur. Ante ipsum vero septem mulieres, quae guttas sanguinis, ex ejusdem Martyris corpore defluentes, dum torqueretur, colligebant, propterea, deprehensae quod essent Christianae, omnes, post dira tormenta, gladio percussae sunt.

Sunday, February 1, 2026

"There are those who want to control the narrative ..." — Oh, really? Perhaps not like you think.


This video features:

  • Uruk had between 40 000 and 80 000 inhabitants in 2800 BC;
  • and the Kings' List includes a female ruler.
  • This was discovered in 2013, btw. Anthropologist Guillermo Algaze.


Here's the video, of the type youtube calls a "short":

@mruink
A Shocking Truth About the Ancient Sumerians
https://www.youtube.com/shorts/J8lju2oC9xE


Now, the video ends with a question and offers an answer: Why haven't we heard of this before? The truth is, there are those who want to control the narrative.

The colloquial expression I might use about this is a matter that can be used as fertiliser most of the world and in India, when dried, is also used as fire fuel. I don't want to be too vulgar and spell it out.

First, I'm far from certain that we never heard of any of this before. I hear of this now, nearly 13 years after 2013. Some may have heard of it before Algaze stepped in. In fact, he had written about similar things before, in an article called The Sumerian Takeoff. It's from 2005 and same year it got a critique:

Critique of Guillermo Algaze’s “The Sumerian Takeoff”
2005, Adams, Robert McC.
https://escholarship.org/uc/item/5m8043vf


I cite the first paragraph after the absstract:

My discomfort with this article is primarily with its didactic, positivistic tone, rather than its ably argued, if somewhat too narrowly focused, contents. We are informed already in the Abstract, on the authority of “economic geographers” without knowledge of the ancient Near Eastern background, that “regional variations in economic activity and population agglomeration are always the result of self-reinforcing processes of resource production, accumulation, exchange, and innovation.” And again, “that emergence of early cities in the southern Mesopotamian alluvium must be understood in terms of, both, the unique ecological conditions that existed across the region during the fourth millennium… and the enduring geographical framework…” (emphases added).


Sounds like Algaze (born in Cuba, working in Chicago, by the way) is himself a man who wants to control the narrative.

But apart from this, there is an omission of a way more obvious reason. Around 100 AD, both Sumerian and Akkadian were extinct languages. Not "dead" in the sense that Classic languages like Latin, Greek or Sanskrit are sometimes called "dead" for lack of native speakers. No, they had been that already in the time of Alexander. But extinct. No one able to study them any more. The study of Cuneiform writing was rebooted from scratch, first by deciphering Old Persian Cuneiform between 1802 and 1836, then by extending the study to Elamite and Akkadian (Babylonian dialect) over the Behistun trilingual, which was partly copied in 1835 as to the Old Persian stuff, but Elamite and Akkadian had to wait till 1847. It was only later than that, that it was discovered that part of the text was missing due to dissolution of the limestone it was carved in, part was missing due to limestone covering it.

In 1938, the inscription became of interest to the Nazi German think tank Ahnenerbe, although research plans were cancelled due to the onset of World War II.


From the Behistun material, copied and published in 1849, one continued to learn Akadian:

By 1851, Hincks and Rawlinson could read 200 Akkadian signs. They were soon joined by two other decipherers: young German-born scholar Julius Oppert, and versatile British Orientalist William Henry Fox Talbot. In 1857, the four men were requested to take part in a famous experiment to test the accuracy of their decipherments. Edwin Norris, the secretary of the Royal Asiatic Society, gave each of them a copy of a recently discovered inscription from the reign of the Assyrian emperor Tiglath-Pileser I. A jury of experts was impaneled to examine the resulting translations and assess their accuracy. In all essential points, the translations produced by the four scholars were found to be in close agreement with one another. There were, of course, some slight discrepancies. The inexperienced Talbot had made a number of mistakes, and Oppert's translation contained a few doubtful passages which the jury politely ascribed to his unfamiliarity with the English language. But Hincks' and Rawlinson's versions corresponded remarkably closely in many respects. The jury declared itself satisfied, and the decipherment of Akkadian cuneiform was adjudged a fait accompli.


And only then did one start learning Sumerian. This is by the way a reason why Hislop's book The Two Babylons from 1853 is nonsense. Learning an ancient culture in accurate detail takes time. Lorenzo Valla already knew Latin when he started a work of bettering the understanding of ancient Roman culture (he made a work on its coinage, which hadn't been understood, De Asse et partibus eius). He died in 1457. The work of getting to know Ancient Rome and Greece is still not finished. Understanding Old (Classic) Babylon and prior cities like Ur and Uruk, like Nippur and Lagash could only take off after 1851, by then they had far less to go on than Valla had had.

This is the reason why this hasn't been known earlier. Not that someone has been keeping it secret to control the narrative.

As a side note, the carbon date 2800 BC would in my Biblical recalibration calibrate to 1700 BC, around the time when Joseph's pharao Djoser died. Except that for Djoser's burial ship, the date 2800 BC or so is a raw date and is calibrated to 2600 sth, by Uniformitarians, conventional archaeologists, so, this 2800 BC would be a calibrated 2800 BC, earlier than 1700 BC.

As a side note within the side note, I examplify the distance between raw date and calibration in an essay from last year:

As 1950 is 75 years ago, the carbon date BP wouldn't be 500, but 425. However, the raw carbon age for 420 BP seems to correspond to 1460 rather than to 1525, according to the fine calibration.


Raw date is the mathematically accurate deduction from remaining carbon 14, assuming the original content was 100 pmC and that the halflife was 5730 years. Calibration involves taking other age indicators into account, which give a slightly (or in my case, when we go back far enough, radically) different age, and which theoretically can be explained by assuming the original carbon 14 content was slightly (or in my case, when we go back far enough, radically) different.

So, in Joseph's time, presuming he's the one recalled as Imhotep and his pharao was Djoser, or a little earlier, this would be the real time period for this expansion of Uruk, which spoke mainly Sumerian, and the Classic city Babylon, which spoke mainly Akkadian, was founded later. There is no direct continuity of settlement between Nimrod's and Nebuchadnezzar's cities. They are not historically, even if they are theologically, one city. And before you use this as an alibi for saying Hislop was correct about the theology of Göbekli Tepe, which is also geographically distant from Nebuchadnezzar's city, that was not even discovered in his time, it was discovered in 1963 and excavated from 1995.

Anyway, the people who want to control the narrative are less good at keeping secrets than often presumed, and better at insisting on one interpretation (like excluding my Biblical recalibration). Algaze did not rescue facts from dungeons where someone was shutting them up.

Hans Georg Lundahl
Paris
Septuagesima LD
1.II.2026

Resources:

https://en.wikipedia.org/wiki/Guillermo_Algaze

https://en.wikipedia.org/wiki/Behistun_Inscription

https://en.wikipedia.org/wiki/Decipherment_of_cuneiform

https://en.wikipedia.org/wiki/Klaus_Schmidt_(archaeologist)

https://en.wikipedia.org/wiki/Göbekli_Tepe

Creation vs. Evolution: So, You Think Another Biblical Chronology is Right than Mine? Here is What You Can Do ... for Carbon Dates
dimanche 16 mars 2025 | Publié par Hans Georg Lundahl à 07:17
https://creavsevolu.blogspot.com/2025/03/so-you-think-another-biblical.html

Sunday, January 25, 2026

Non, l'Austrofascisme n'a pas stérilisé des gens de force


Φιλολoγικά/Philologica : Non, l'Austrofascisme n'a pas stérilisé des gens de force · New blog on the kid : "La loi reflète l'évolution des mentalités"

Pour des Austrofascistes, en des coins reculés, je ne suis pas sûr, des crimes sont des crimes. Mais pour le régime austrofasciste, la réponse est non :

Legalised non-consensual sterilisation - Eugenics put into practice before 1945, and the aftermath. Part 2: Europe.
Jean-Jacques Amy and Sam Rowlands
https://eprints.bournemouth.ac.uk/30595/3/Forced%20sterilisation-EJCRHC-MS-Part%202%20SR%20comments%20addressed%20JJA.pdf


3. Switzerland 1928
4. Denmark 1929
5. Germany 1933
6. Norway 1934
7. Sweden 1934 and 1941
8. Finland 1935
9. Estonia 1937
10. Iceland 1938
11. Austria 1940

The Nazi ‘Law for the Prevention of Genetically Diseased Offspring’ was enforced in Austria in 1940, two years after the country’s annexation (‘Anschluss’) by Germany. The first coerced sterilisations were done in the spring of 1940. ... After annexation by Germany, deaf people in Austria faced forced sterilisation, internment, deportation and euthanasia; pregnant deaf women were coerced to obtain an abortion.


En d'autres mots, le régime Austrofasciste a respecté les droits humains (sur ce compte au moins) et respecté Casti Connubii.

En Suisse, le canton historiquement francophone protestant Vaud franche le premier pas.

Depuis la Guerre du Sonderbund, les cantons catholiques sont plutôt dominés par les cantons protestants.

Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Estonie, Islande, tous des pays luthériens. Protestants. Aujourd'hui, d'ailleurs, tous assez sécularistes.

L'Allemagne, un pays à l'époque majoritairement protestant (environ 1/3 étaient Catholiques).

Autriche, le seul pays à majorité catholique de faire ceci, et il ne l'a pas fait qu'après l'occupation par un pays ... protestant. Notons, l'Italie, l'Espagne et le Portugal absentent.

Hans Georg Lundahl
Paris
IIIe dim. après l'Épiphanie
25.I.2026

Friday, January 23, 2026

What Words did Job Repent Of?


And the Lord answering Job out of the whirlwind, said Gird up thy loins like a man: I will ask thee, and do thou tell me Wilt thou make void my judgment: and condemn me, that thou mayst be justified
[Job 40:1-3]

Then Job answered the Lord, and said I know that thou canst do all things, and no thought is hid from thee Who is this that hideth counsel without knowledge? Therefore I have spoken unwisely, and things that above measure exceeded my knowledge Hear, and I will speak: I will ask thee, and do thou tell me With the hearing of the ear, I have heard thee, but now my eye seeth thee Therefore I reprehend myself, and do penance in dust and ashes
[Job 42:1-6]


I find only two possibilities.

a) The words Job regrets are things he said that aren't in the book of Job even if he said them. Because, as writer, he censored out his bad words. However, if so, this must be after this exchange:

And he said to her: Thou hast spoken like one of the foolish women: if we have received good things at the hand of God, why should we not receive evil? In all these things Job did not sin with his lips.
[Job 2:10]


or b) The words Job regrets were indeed spoken, but only in his heart, not across his lips. He said "no thought is hid from thee" and Job 2 kind of underlines he did not sin "with his lips".

Also, he calls his words basically foolish. However, Psalm 13 doesn't say the fool is an outspoken atheist, it says he has said in his heart "there is no God." God saw something in Job's heart that did not match his words. If God hadn't showed up in a whirlwind, Eliphaz and the rest would have never known that. Even if they may have guessed right, they had no right to guess.

I am the Lord who search the heart and prove the reins: who give to every one according to his way, and according to the fruit of his devices
[Jeremias (Jeremiah) 17:10]


Sounds like an echo of sth in Deuteronomy 32 which St. Paul cites:

Revenge not yourselves, my dearly beloved; but give place unto wrath, for it is written: Revenge is mine, I will repay, saith the Lord
[Romans 12:19]


It would seem, then, the same applies to analysis. But how do we know that Job didn't mean any of the actual words said to those around him?

Take unto you therefore seven oxen, and seven rams, and go to my servant Job, and offer for yourselves a holocaust: and my servant Job shall pray for you: his face I will accept, that folly be not imputed to you: for you have not spoken right things before me, as my servant Job hath
[Job 42:8]


Dear St. Job, pray for us!

Sunday, January 18, 2026

Can One be Austro-Fascist and Bona Fide Catholic?


New blog on the kid: Can One Be a National Socialist and a Bona Fide Catholic? · Φιλολoγικά/Philologica: Can One be Austro-Fascist and Bona Fide Catholic?

Some things are to modern sympathisers off the table, simply because the situation was different. In both cases.

Like, liking Austro-Fascism now doesn't imply shooting on Social Democrats, because Social Democrats aren't trying to make an insurrection and succeeding in killing innocent bystanders, as the case was in February 1934.

Or, given that Czechs residing in Austria aren't uniformy factory workers (celibate men or men away from wives) taking Austrian jobs and promoting Communism, or that both Czechia and Austria are EU members, one need not support the idea of arresting Czechs, let them wait till a busload is full and then get them to the frontier, for instance to Gmünd (one of the border crossings).

I think most Neo-Nazis with German sympathies (overlapping but not identic categories) would not like to open hostilities with Poland, either.

But let's take what's applicable and see if it's acceptable.

In the NSDAP governed German Reich, you had forced sterilisations, and you had people being shut into disciplinary facilities (not so facile or easy-going on them, but on their captors) for being beggars. In Austria, prior to 1938 and Anschluss, you did not have forced sterilisations, and you did not shut up people in most of Austria (only in Upper Austria) for begging, and when you did, the facility was not meant to force them to change their lifestyle, but to give them an opportunity to work themselves up from the situation. Wages were lower than normal, but that has been the case with some Swedish social measures as well, that I've tasted. Those refusing to work were not punished.

I think a very major difference is the attitude to Jews.

Magnus Hirschfeld was, for the nature of his research, much safer in the Weimar Republic than in Austria under Dollfuss or Schuschnigg. When von Papen made a coup, within Prussia, Berlin became less safe for Hirschfeld. He ended up in Paris and in Nice.

However, 1933, another Jew from Germany (Hamburg this time) who didn't feel safe in Germany, had no problem when moving to Austria, except in 1938, when Austro-Fascism fell, Henry Winterfeld had to move again.

Austro-Fascism didn't make Jews pay for the Magnus Hirschfelds.

Again, Austro-Fascism didn't ban Jews from exercising intellectual work (provided it wasn't of the Hirschfeld school). Heinrich Schenker was piano teacher, possibly composer, certainly music theorician, and died in 1935 under Schuschnigg. He had no legal problems teaching music theory to for instance Felix Salzer (a nephew of the Wittgenstein). His widow was less lucky, she died in Theresienstadt. Since Felix Salzer (through the grandfather Karl Wittgenstein, at least) had Jewish ancestry, he is listed among "Jewish emigrants from Austria after the Anschluss to the United States" on wikipedia.

Again, Jewish capitalism. National Socialism deprived William Meinhardt (deutscher Artikel) of his ownership in OSRAM because Meinhardt was Jewish. But the National Socialists did not reverse the policy of the Phoebus cartell, the real moral trouble with OSRAM, whether Meinhardt was or wasn't involved in that deal. NS also deprived Julius Fromm of his ownership, but allowed the immoral production to continue (desiring to keep this blog child friendly, I'm not entering into the details, it's possible to look up wiki). Julius Fromm's house, after his exile, became a Judenhaus, meaning a kind of ghetto, to which Jews were forced to move. This, I think, resumes the NSDAP attitude pretty well.

Austria had a different take. The fear was Jewish monopolies or oligopolies, the solution was a) to treat Jews as an ethnic minority (like Slovenes and Croatians) and b) to make a numerus clausus or percentage number on how much of a sector could be owned by an ethnic minority. If a Jew (or Croatian or Slovene) wanted to start a business in Vienna, in a sector which already had more than proportionally Jewish (or Croatian or Slovene) owners, he was not allowed to open it. That's the extent of laws targetting Jews. Ghettos (so to speak) existed, from old habit. Not from state force. Leopoldsstadt, II city district of Vienna, is known for the Prater and for having the top percentage of Jewish inhabitants of any city district (there were 21 such before the Anschluss).

In Leopoldsstadt, you had Israelitische Kulturgemeinde Wien. In 1933, the president of that association was one (quoting their list) not unknown:

Dr. DESIDER FRIEDMANN (in Auschwitz ermordet) 1933 –


On the day of the Anschluss, he was in London as a Minister in Austria and an emissary to British wealth (which had backed Nazi Germany more than Austria). On his return, he was arrested, because his gesture was disloyal to the German Reich.

But the most striking difference may be the mutual relations with the Catholic Church.

In NS ruled Germany, a Catholic bishop of Dresden Meissen lost his driving licence over speeding when trying to bring the sacraments to a dying man. Der Stürmer was, famously, toxic against Jews, but not much less against Catholics. The German bishops had excommunicated any person joining the NSDAP, at the Konkordat, this was limited to high ranking members (so, one reason Pius XII didn't excommunicate Hitler was, he was already excommunicated). In Vienna, a nun made a lampoon in verse against Hitler ... she was offered to be released if she renounced her religious vocation, as she refused, Sister Maria Restituta Kafka was executed (all the career of the White Rose existance from start to execution of the Scholl siblings was while she waited for her own death).

In Austria, the régime supported Catholicism (sometimes over the top, like an interview with a psychiatrist if you wanted to leave the Catholic Church, which was however not totally illegal either). And the régime based their actions, notably about workers' unions, employer's unions and independents' unions or farmers' unions, on the Church Domcument QUADRAGESIMO ANNO and on the writings of the Reverend Ignaz Seipel whose (in the taste of some) probably woke and social justice warrior like work Ethical Teachings on Economics of the Church Fathers (Wirtschaftsethische Lehre der Kirchenväter) from 1907 remains on my list of to-read books. Dito for his obviously Christian Nationalist work Nation und Staat from 1916.

A certain Jew feared Ignaz Seipel and warned for his antisemitism in "Die Stadt ohne Juden" (the city without Jews). But Bettauer (Protestant, formerly Jew) didn't die by an Austrofascist. His killer Otto Rothstock was a National Socialist. Just like Dollfuss' killer Otto Planetta.

Both the NS régime and the Austro-Fascist régime prosecuted abortion. Neither of them allowed the girl of 14 to be in the kind of pickle she would be now. But the NS solution was Lebensborn. In Austria, 14 remained a legal age for a girl to marry, if her parents agreed (and if she was pregnant, why wouldn't they, usually?). When I was a teen, of 13 / 14, I admired the idea of Lebensborn. Today I understand the Catholic critique, it promoted immorality, and promote the Catholic alternative: allowing teens to actually get married. Unlike Lebensborn, Austrian legislation was neither racist nor eugenicist, so Austro-Fascism didn't commit the same crimes, while also keeping abortion illegal (it was illegal in Germany too, but NS strengthened the prosecution and prevention efforts, one bonus point for them, but that it was needed is a minus point for the Weimar Republic).

Hans Georg Lundahl
Paris
II L.D. after Epiphany
18.I.2026

Monday, January 12, 2026

Est-ce que Gaudium et Spes 22, 2, enseigne que la grâce n'ait pas été perdue ?


Voici Maître Adrien Abauzit* :

Gaudium et Spes(22, al.2) enseigne que le péché originel n’a pas fait perdre la grâce sanctifiante à l’homme, mais qu’il l’a simplement « altérée » (ou « déformée » selon d’autres traductions), étant rappelé que la notion de « ressemblance divine » est un signifiant de l’état de grâce :

« “ Image du Dieu invisible ” (Col 1, 15), il est l’Homme parfait qui a restauré dans la descendance d’Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. »


Si la grâce sanctifiante est simplement « altérée » ou « déformée », alors, elle est toujours possédée par l’homme.


L'idée clef est que la phrase biblique « ressemblance divine » est automatiquement à prendre comme l'état de grâce.

Voici St. Thomas (ou "Auteur inconnu" mais je compte Postilla in Libros Geneseos comme un ouvrage de jeunesse du Docteur angélique).

Dicit igitur, faciamus hominem ad imaginem et similitudinem nostram. Il dit donc, faison l'homme en notre image et ressemblance.
 
Habent ista duo distinctionem: nam imago attenditur secundum potentiam cognoscendi, similitudo quantum ad potentiam diligendi, secundum auctorem libri de spiritu et anima. Ces deux ont une distinction : car l'image on fait attention selon la puissance de connaître, ressemblance quant au pouvoir d'aimer, selon l'auteur du livre De Spiritu et Anima.
 
Vel imago dicitur, quantum ad naturalia, et dispositionem partium naturalium; sicut videmus, quod imago habet consimilem dispositionem in partibus quantitatis cum re imaginata. Ou image est dite quant aux choses naturelles, et la disposition des parties naturelles; comme nous voyons que l'image a une disposition ressemblante dans les parties de sa quantité avec la chose imagée.
 
Similitudo autem attenditur quantum ad gratuita, sicut dicit Magister in historia. Mais ressemblance on fait attention quant aux choses gratuites, comme dit la Maître dans l'histoire.**
 
Et subdit postea dispositionem suae praelationis vel sublimationis, cum dicitur, et praesit piscibus maris: ubi tangitur ejus presidentia respectu aquatilium et volatilium, et respectu terrestris duplicis, scilicet gressibilis et reptilis, quae omnia patent in litera: et respectu creaturae omnis corporalis universaeque terrae. Et il ajoute après la disposition de sa préférence ou sublimité, quand il dit et qu'il ait préséance sur les poissons de la mer : où est touchée sa préséance vis-à-vis les choses aquatiques et capables à voler, et vis-à-vis le deux types de chose terrestres, c'est à dire qui marche ou qui rampe, ce qui tout se comprend dans le texte : et vis-à-vis toute créature corporelle et l'universalité de la terre.
 
Quod alicui videbitur contrarium esse veritati et sensui. Nam videmus multa sibi resistere et contrariari etiam pro illo statu innocentiae; nam tunc corpora caelestia non fuissent illi subjecta, nec sol, nec stellae, neque etiam hic mineralia. Ce qui à quelqu'un va sembler contraire à la vérité et à l'expérience sensorielle. Car nous voyons que beaucoup lui résistent et lui font contrariété même pour cet état d'innocence ; car alors les corps célestes ne lui furent pas soumis, ni soleil, ni étoiles, ni les minéraux même ici.
 
Ad hoc dicitur, quod pro illo statu habuit duplicem praesidentiam super omnem creaturam irrationalem: primo scilicet praesidentiam naturalis dignitatis; secundo praesidentiam finis bonitatis; quia sicut omnibus fuit natura superior, sic ad ejus servitium et utilitatem omnia sunt producta, et propter ipsum. Respectu autem naturalium, vel rerum, quae possunt nutus humanos aliqualiter recipere, habuit tertiam praesidentiam imperii: quandiu enim expediret, ejus nutibus obtemperassent. À ceci est dit, que pour cet état l'homme avait une préséance double sur toute créature irrationnelle : à savoir d'abord la préséance de dignité naturelle ; ensuite la préséance de la bonté de la fin ; car comme il devint supérieur à tous par nature, ainsi tout est produit à son service et à son utilité, et pour lui. Mais vis-à-vis les choses naturelles, ou chose qui peuvent quelque part recevoir des commandes humaines, il eut une troisième préséance de l'empire : pour autant que c'était utile, elles auraient obéi à ses commandes.
 
Si autem quaeritur, an tunc esset aliqua impressio in animalibus, quae non modo non, propter quam nutui hominis paruissent, an forte sic se habent modo, etiam quod si homo non esset infectus, adhuc sibi obtemperassent? Mais si on demande, si alors il y avait quelque impression sur les animaux, qui pas seulement pas, à raison d'obéir à la commande de l'homme, ou peut-être sont ainsi que même si l'homme n'était pas infecte, ils lui obéiraient encore ?***
 
Incertum est, quid horum duorum sit verius: verisimile est tamen, quod ex utraque parte modo sit defectus. C'est incertain lequel des deux soit plus vrai : mais le vraisemblable est, que depuis le dédecte soit des deux parties.
 
Et quod tunc ex parte virtutis hominis, scilicet justitiae originalis, et ex parte dispositionis animalium obedientia illa caussaretur, quorum utrumque nunc deest. Et qu'alors de la part de la vertu de l'homme, c'est à dire de la justice originelle, et de la part de la disposition des animaux cette obéissance était causée, desquelles les deux font désormais défaut.
 
In quibusdam tamen, Deo sic ordinante, dispositio ista remansit propter hominum maximam necessitatem, sicut in pecoribus et jumentis. Mais en vertains, Dieu l'a disposé ainsi, cette disposition est resté pour la plus grande nécessité des hommes, comme dans le bétail et les animaux de trait.
 
Pisces dicuntur a pascendo, quia ex illis pascimur, vel quia unus alterius est cibus. Les poissons sont dit de "paître" parce que nous nous paissons d'eux, ou pare que l'un est le repas de l'autre.°
 
Dicit autem Papias, quod piscibus nomina sunt instituta post animalia; unde vocantur aut ex similitudine animalium terrestrium, ut vituli, aut ex colore, aut ex moribus ut canes, quia mordent. Mais Papias dit, que les noms des poissons sont fait à partir des animaux; donc ils sont appelés pour ressemblances d'animaux de la terre, comme les phoques veaux-marins, soit de la couleur, soit des mœurs, comme les "chiens"°° parce qu'ils mordent.
 
Alia vero nomina sunt prius exposita, ut volatile, etc. sequitur. Mais les autres noms sont déjà exposés, comme volaille, etc.
 
Et creavit Deus et cetera. Ubi post dispositionem factionis tangit ipsam factionem hominis, et tangit ipsius esse, secundum quod fuit in fieri, et secundum factum esse, et secundum sexuum distinctionem: unde dicit per ordinem, creavit, id est, de materia produxit. Et Dieu créa etc. Où après la disposition du façonnage il touche aussi au façonnage même de l'homme et touche son être, selon ce qu'il fut dans le devenir et dans le être fait et selon la distinction des sexes : d'où il dit dans l'ordre, "il créa" c'est à dire fait d'une matière.
 
Accipitur enim hic creatio pro factione, et non pro productione ex nihilo. Car ici création est pris pour façonnage, et non pour production ex nihilo.
 
Quamvis autem productio hominis fuerit de materia, dicitur creatio, quia fuit factus subito homo: unde et si fuerit factus propter subjectum, quod ibi fuit materia: tamen dicitur creatus propter istam causam. Mais malgré que la production fût d'une matière préexistante, elle est dit création, parce que l'homme est fait soudainement : d'où, même s'il fût "fait" parce qu'il y avait un sujet, parce que là il y avait matière, néanmoins il est dit "créé" pour cette cause.
 
Sicut etiam Scriptura vocat eum hominem ab humo vel limo, de quo fuit factus cum aliis animalibus communiter: et denominatur sic a viliori ut ex suo nomine discat homo subjici et humiliari Deo, quando cognoverit se esse de materia ista vili, et non possit eum latere, quando nomen ejus ad materiam tam vilem tantam habet vicinitatem. Comme aussi l'Écriture le nomme "homme" à partir de terre ("humus")°°° ou limon ("limus")~, de laquelle il fut fait de même que les autres animaux : et il est ainsi nommé à partir du moins noble pour que l'homme sache de son nom se soumettre et s'humilier devant Dieu, quand il apprend qu'il est de cette matière vile, et il ne peut pas lui être caché quand son nom a une tellement grande vicinité à cette matière tellement vile.
 
Et ne forte aestimari posset, quod ipsum fecisset quantum ad corpus solum, et quod non esset in eo aliquid nisi corporale et eductum de materia corporali, addit, ad imaginem et similitudinem nostram. Et pour qu'il ne soit pas possible d'estimer qu'il le fît seulement quant au corps, et qu'en lui il ne serait rien sauf du corporel et tiré de matière corporelle, Il ajoute en notre image et ressemblance.
 
Quia secundum quod dictum est, imago attenditur in homine secundum animam. Car selon le déjà dit, l'image on fait attention dans l'homme selon l'âme.
 
At vero ne etiam ab aliquibus putaretur, quod Deus solum produxit hominem secundum animam, eo quod toties ponitur imago et similitudo, quae sequitur animam, sicut etiam dixerunt Manichaei, quod corporalia essent a Deo malo; subdit, masculum et feminam creavit eos. Mais encore pour ne soit pas supposé par certains que Dieu produisit l'homme selon l'âme seulement, aussitôt qu'est posé image et ressemblance, ce qui fait suite à l'âme, comme dirent aussi les Manichéens, que les choses corporelles seraient d'un mauvais Dieu, il ajoute "il les fit homme et femme".
 
Distinctio enim sexuum ad corpus pertinet, et ex illo pendet. Car la distinction des sexes appartient au corps et dépend de lui.
 
Provide Manichaeorum error ex hoc manifeste eliditur. Avec prévoyance, l'erreur des Manichéens est par ceci manifestement brisée.


Bon, il y a des opinions diverses, une notée est que l'image est la faculté intellective, la ressemblance la faculté affective, encore que la ressemblance est la prédominance sur les animaux, pas totalement perdue dans la chute, mais il y a encore de diversité, car Historia scholastica se range peut-être avec Maître Adrien Abauzit :

Sed imago Dei est anima in essentia, et ratione ejus, quia spiritus factus est et rationalis ut Deus. Similitudo in virtutibus, quia bona, justa, sapiens. Cum imagine pertransit homo (Psal. XXXVIII), quia illam habet etiam homo peccans, similitudine vero saepe privatur. Mais l'image de Dieu est l'âme en son essence et sa raison, parce qu'il est fait un esprit, et rationnelle comme Dieu. Ressemblance dans les vertus, car bonne, juste, sage. L'homme s'évanouit comme une image (Psaume 38), parce que celle aussi l'homme qui pêche possède, mais de la ressemblance il est souvent privé.


Notons le "saepe" = "souvent" ... Pierre le Mangeur dit donc que l'homme dans l'état de péché manque souvent la ressemblance de Dieu. Donc, pas tout le temps qu'il est en péché, donc pas par le péché lui-même.

Le Catéchisme de St. Pie X prend "image et ressemblance" comme un hendiadys.

Pourquoi dit-on que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ?

On dit que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, parce que l’âme humaine est spirituelle et raisonnable, libre dans ses actes, capable de connaître et d’aimer Dieu et de jouir de lui éternellement ; et ces perfections sont en nous un reflet de l’infinie grandeur du Seigneur.


Voici le Catéchisme du Concile de Trente :

Enfin Il forma le corps de l’homme du limon de la terre et, par un pur effet de sa bonté, Il lui accorda le don de l’immortalité et de l’impassibilité, qui n’était pas essentiellement attaché à sa nature. Quant à l’âme, Il la fit à son image et à sa ressemblance, la doua du libre arbitre, et régla si bien tous les mouvements et tous les désirs du cœur, qu’ils devaient toujours être soumis à l’autorité de la raison. A cela i voulut joindre le don admirable de la justice originelle, et enfin Il lui soumit tous les animaux.


Est-ce que les deux, image et ressemblance, se réfèrent aux deux, nature et sainteté ? Ou image à nature et ressemblance à sainteté ? Quand il parle du péché original, il ne tranche pas :

aussitôt il tomba dans cet affreux malheur qui lui fit perdre la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été créé, et lui-même devint sujet à une foule d’autres maux que le Saint Concile de Trente a énumérés tout au long.


Je pense qu'il soit possible de prendre les mots cités de Gaudium et Spes comme voulant dire que la nature fut offusqué mais pas perdue. Et surtout par rapport au libre arbitre, parce que des Calvinistes ont prétendu que la liberté fut simplement perdue. L'Église catholique répond ici "offusquée, oui, perdue, non" et ceci bien avant Gaudium et Spes.

Est-ce que St. Irénée a pris "image" comme nature et "ressemblance" comme justice ? Les Orthodoxes le font. Mais le Concile du Trente en Session V ne précise pas le sens des termes bibliques "image" et "ressemblance" de la manière que le fit Johannes Dörmann, que Maître Abauzit cite.

Par contre, c'est possible que cette précision ait été opérative dans la lecture que fit "Jean-Paul II" de ce Document. Et des paroles en de cette homme qui semblent indiquer le salut universel font écho à une phrase un peu plus banal de Gaudium et Spes, aussi en 22, 2.

Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme.


En quelque sorte ? Par union hypostatique ? Par grâce ? Par sanctification ? Plus banal que ça, dans le contexte qui suit immédiatement :

Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme [30], il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché [31].


C'est Wojtyla, pas le concile, qui précise :

Jésus-Christ s’est uni à chacun, pour toujours


Or, "à chacun" ne devrait s'appliquer qu'en mesure qu'il exemplifie la situation humaine (qui cesse dans une âme damnée~~) et "pour toujour" au fait que l'Incarnation ne cesse pas, ainsi lu, même Redemptor Hominis 13, 2 ne serait pas blasphème. Malheureusement, Assise 1986 semble indiquer qu'il a compris ses mots d'une manière plus stricte, qui va dans le sens de rédemption universelle.

Je ne dis pas ceci pour exonérer le document Gaudium et Spes ou Wojtyla, mais pour demander un peu plus de rigueur dans l'accusation.

Hans Georg Lundahl
Paris
l'Octave de l'Épiphanie
12—13.I.2026

PS, une indication que Wojtyla n'ait pas voulu dire que chacun est sauvé est le début de Redemptor Hominis 14 :

L'Eglise ne peut abandonner l'homme, dont le «destin», c'est-à-dire le choix, l'appel, la naissance et la mort, le salut ou la perdition, sont liés d'une manière si étroite et indissoluble au Christ.


"Ou la perdition" qui, donc, existe, comme possibilité réelle./HGL

* Voir Réfutation des hérésies et du sophisme du père Horovitz | Adrien Abauzit ** Je pense que l'histoire est Historia scholastica, et le Maître donc Pierre le Mangeur. *** J'avoue que la traduction de cette phrase m'était difficile. La suite montre que la question est si le loup obéirait à un homme non déchu (même sans miracle). ° Fausse étymologie, probablement. Nos propres grammariens ne disent pas que "piscis" vienne de "pascere". Mais ceux du Moyen âge, oui. °° Canis marinus = Seehund ? Aussi phoque, alors. J'ai une demi-mémoire sur morue, mais je n'arrive pas à la confirmer en glossaires ou Gaffiot. °°° Ici notre linguistique confirme l'étymologie ! ~Je ne suis pas sûr, mais c'est possible que "limon" marcherait mieux en hébreu. Le lexique hébreu donne une étymologie avec 'adom, rougeâtre ou encore le texte en Genèse 2 et 3 donne 'adamah, sol, parce que le sol est rougeâtre. ~~ C. S. Lewis considère les damnés comme des ex-hommes, pas comme des hommes à proprement parler. Il est certes pas une autorité catholique, mais ce que St. Thomas décrit en Supplem. Q. 98, la volonté et l'intellect des damnés, peut être considéré comme ayant perdu même l'image de Dieu, donc d'avoir cessé d'être humain.

Friday, January 2, 2026

Bible in a Year Plan (73 Books)


1 Genesis 4
2 Genesis 7
3 Genesis 11
4 Genesis 15
5 Genesis 18
 6 Genesis 22
7 Genesis 26
8 Genesis 29
9 Genesis 33
10 Genesis 37
 11 Genesis 40
12 Genesis 44
13 Genesis 48
14 Genesis 50
14 Exodus 1
15 Exodus 5
 
16 Exodus 8
17 Exodus 12
18 Exodus 16
19 Exodus 19
20 Exodus 23
 21 Exodus 27
22 Exodus 30
23 Exodus 34
24 Exodus 38
25 Exodus 40
25 Leviticus 1
 26 Leviticus 5
27 Leviticus 9
28 Leviticus 12
29 Leviticus 16
30 Leviticus 20
 
31 Leviticus 23
32 Leviticus 27
33 Numbers 4
34 Numbers 7
35 Numbers 11
 36 Numbers 15
37 Numbers 18
38 Numbers 22
39 Numbers 26
40 Numbers 29
 41 Numbers 33
42 Numbers 36
43 Deut 4
44 Deut 8
45 Deut 11
 
46 Deut 15
47 Deut 19
48 Deut 22
49 Deut 26
50 Deut 30
 51 Deut 33
52 Deut 34
52 Joshua 3
53 Joshua 7
54 Joshua 10
55 Joshua 14
 56 Joshua 18
57 Joshua 21
58 Joshua 24
58 Judges 1
59 Judges 5
60 Judges 8
 
61 Judges 12
62 Judges 16
63 Judges 19
64 Judges 22
64 Ruth 1
65 Ruth 4
65 I Kings 1
 66 I Kings 4
67 I Kings 8
68 I Kings 12
69 I Kings 15
70 I Kings 19
 71 I Kings 22
72 I Kings 26
73 I Kings 30
74 I Kings 31
74 II Kings 3
75 II Kings 7
 
76 II Kings 11
77 II Kings 14
78 II Kings 18
79 II Kings 22
80 II Kings 24
80 III Kings 1
 81 III Kings 5
82 III Kings 9
83 III Kings 12
84 III Kings 16
85 III Kings 20
 86 III Kings 22
86 IV Kings 1
87 IV Kings 5
88 IV Kings 9
89 IV Kings 12
90 IV Kings 16
 
91 IV Kings 20
92 IV Kings 23
93 IV Kings 25
93 I Paralip. 2
94 I Paralip. 6
95 I Paralip. 9
 96 I Paralip. 13
97 I Paralip. 17
98 I Paralip. 20
99 I Paralip. 24
100 I Paralip. 27
 101 I Paralip. 29
101 II Paralip. 2
102 II Paralip. 6
103 II Paralip. 9
104 II Paralip. 13
105 II Paralip. 17
 
106 II Paralip. 20
107 II Paralip. 24
108 II Paralip. 28
109 II Paralip. 31
110 II Paralip. 35
 111 II Paralip. 36
111 I Esdras 3
112 I Esdras 6
113 I Esdras 10
114 II Esdras 4
115 II Esdras 7
 116 II Esdras 11
117 II Esdras 13
117 Tobit 2
118 Tobit 5
119 Tobit 9
120 Tobit 13
 
121 Tobit 14
121 Judith 2
122 Judith 6
123 Judith 10
124 Judith 13
125 Judith 16
125 Esther 1
 126 Esther 4
127 Esther 8
128 Esther 12
129 Esther 15
130 Esther 16
130 Job 3
 131 Job 7
132 Job 10
133 Job 14
134 Job 18
135 Job 21
 
136 Job 25
137 Job 29
138 Job 32
139 Job 36
140 Job 40
 141 Job 42
141 Ps 1
142 Ps 5
143 Ps 9
144 Ps 12
145 Ps 16
 146 Ps 20
147 Ps 23
148 Ps 27
149 Ps 31
150 Ps 34
 
151 Ps 38
152 Ps 42
153 Ps 45
154 Ps 49
155 Ps 52
 156 Ps 56
157 Ps 60
158 Ps 63
159 Ps 67
160 Ps 71
 161 Ps 74
162 Ps 78
163 Ps 82
164 Ps 85
165 Ps 89
 
166 Ps 93
167 Ps 96
168 Ps 100
169 Ps 104
170 Ps 107
 171 Ps 111
172 Ps 115
173 Ps 118
174 Ps 122
175 Ps 126
 176 Ps 129
177 Ps 133
178 Ps 137
179 Ps 140
180 Ps 144
 
181 Ps 148
182 Ps 150
182 Proverbs 1
183 Proverbs 5
184 Proverbs 8
185 Proverbs 12
 186 Proverbs 16
187 Proverbs 19
188 Proverbs 23
189 Proverbs 27
190 Proverbs 30
 191 Proverbs 31
191 Ecclesiastes 3
192 Ecclesiastes 7
193 Ecclesiastes 10
194 Ecclesiastes 12
194 Canticle 2
195 Canticle 6
 
196 Canticle 8
196 Wisdom 1
197 Wisdom 5
198 Wisdom 9
199 Wisdom 12
200 Wisdom 16
 201 Wisdom 19
201 Ecclesiasticus 1
202 Ecclesiasticus 4
203 Ecclesiasticus 8
204 Ecclesiasticus 12
205 Ecclesiasticus 15
 206 Ecclesiasticus 19
207 Ecclesiasticus 23
208 Ecclesiasticus 26
209 Ecclesiasticus 30
210 Ecclesiasticus 33
 
211 Ecclesiasticus 37
212 Ecclesiasticus 41
213 Ecclesiasticus 44
214 Ecclesiasticus 48
215 Ecclesiasticus 51
215 Isaias 1
 216 Isaias 4
217 Isaias 8
218 Isaias 12
219 Isaias 15
220 Isaias 19
 221 Isaias 23
222 Isaias 26
223 Isaias 30
224 Isaias 34
225 Isaias 37
 
226 Isaias 41
227 Isaias 45
228 Isaias 48
229 Isaias 52
230 Isaias 56
 231 Isaias 59
232 Isaias 63
233 Isaias 66
233 Jeremias 1
234 Jeremias 4
235 Jeremias 8
 236 Jeremias 12
237 Jeremias 15
238 Jeremias 19
239 Jeremias 22
240 Jeremias 26
 
241 Jeremias 30
242 Jeremias 33
243 Jeremias 37
244 Jeremias 41
245 Jeremias 44
 246 Jeremias 48
247 Jeremias 52
248 Lamentations 3
249 Lamentations 5
249 Baruch 2
250 Baruch 6
 251 Ezechiel 3
252 Ezechiel 7
253 Ezechiel 11
254 Ezechiel 14
255 Ezechiel 18
 
256 Ezechiel 22
257 Ezechiel 25
258 Ezechiel 29
259 Ezechiel 33
260 Ezechiel 36
 261 Ezechiel 40
262 Ezechiel 44
263 Ezechiel 47
264 Ezechiel 48
264 Daniel 3
265 Daniel 6
 266 Daniel 10
267 Daniel 14
268 Osee 3
269 Osee 7
270 Osee 11
 
271 Osee 14
272 Joel 3
272 Amos 1
273 Amos 5
274 Amos 8
275 Amos 9
275 Abdias
275 Jonas 2
 276 Jonas 4
276 Micheas 2
279 Micheas 5
278 Micheas 7
278 Nahum 2
279 Nahum 3
279 Habacuc 3
280 Sophonias 3
 281 Aggai 2
281 Zacharias 2
282 Zacharias 6
283 Zacharias 9
284 Zacharias 13
285 Zacharias 14
285 Malachias 3
 
286 Malachias 4
286 I Macc 2
287 I Macc 6
288 I Macc 10
289 I Macc 13
290 I Macc 16
290 II Macc 1
 291 II Macc 5
292 II Macc 8
293 II Macc 12
294 II Macc 15
295 Matth 4
 296 Matth 8
297 Matth 11
298 Matth 15
299 Matth 19
300 Matth 22
 
301 Matth 26
302 Matth 28
302 Mark 2
303 Mark 5
304 Mark 9
305 Mark 13
 306 Mark 16
307 Luke 4
308 Luke 8
309 Luke 11
310 Luke 15
 311 Luke 19
312 Luke 22
313 Luke 24
313 John 2
314 John 6
315 John 9
 
316 John 13
317 John 17
318 John 20
319 John 21
319 Acts 3
320 Acts 7
 321 Acts 10
322 Acts 14
323 Acts 17
324 Acts 21
325 Acts 25
 326 Acts 28
327 Romans 4
328 Romans 8
329 Romans 11
330 Romans 15
 
331 Romans 16
331 I Cor 3
332 I Cor 6
333 I Cor 10
334 I Cor 14
335 I Cor 16
335 II Cor 1
 336 II Cor 5
337 II Cor 9
338 II Cor 12
339 II Cor 13
339 Gal 3
340 Gal 6
340 Eph 1
 341 Eph 4
342 Eph 6
342 Phil 2
343 Phil 4
343 Col 2
344 Col 4
344 I Thess 1
345 I Thess 5
 
346 II Thess 3
346 I Tim 1
347 I Tim 4
348 I Tim 6
348 II Tim 2
349 II Tim 4
349 Tit 1
350 Tit 3
350 Phil
350 Heb 1
 351 Heb 5
352 Heb 8
353 Heb 12
354 Heb 13
354 James 3
355 James 5
355 I Pet 1
 356 I Pet 5
357 II Pet 3
357 I Jn 1
358 I Jn 4
359 I Jn 5
359 II Jn
359 III Jn
359 Jude
360 Apoc 4
 
361 Apoc 7
362 Apoc 11
363 Apoc 15
364 Apoc 18
365 Apoc 22