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Sunday, April 21, 2024

Comment apprendre une poësie par cœur ?


Une vidéo avec Cassandre Fristot et d'autres Catholiques se trouve interrompue pour une publicité "boostez votre mental" ...

Le gérant de ce programme de "self-help" dit avoir été obligé d'apprendre une poësie par cœur et de ne pas avoir été informé par l'instituteur ou l'institutrice comment on le fait.

J'interromps la lecture de cette publicité pour me dire "mais, j'ai appris ça" ... en Autriche, l'hiver 1979 à 1980, jusqu'à Pâques, j'ai vécu chez un ami accueillant et profité d'une professeure retraitée et par rapport à moi, bénévole.

J'ai pu réciter "Wer reitet so spät durch Nacht und Wind" et "Die Bürgschaft" (ou extraits choisis) et je me souviens très bien comment on le fait.

Der Erlkönig (le roi des Aulnes) par Goethe a 8 strophes par 4 vers par strophe.

Die Bürgschaft par Schiller (titre français manque) a 20 strophes par 7 vers par strophe. Je ne suis pas sür d'avoir appris toutes les strophes.

Évidemment, on divise la poësie en strophes, on apprend une par une par cœur, et on divise chaque strophe en vers, on apprend un par un ou autant qu'on peut à la fois par cœur.

Zu Dionys, dem Tyrannen, schlich
Damon, den Dolch im Gewande:
Ihn schlugen die Häscher in Bande,
"Was wolltest du mit dem Dolche? sprich!"
Entgegnet ihm finster der Wüterich.
"Die Stadt vom Tyrannen befreien!"
"Das sollst du am Kreuze bereuen."


Je lis d'abord toute la strophe, pour avoir le rhytme. Ensuite, j'enlève les yeux du livre, je répète autant que je peux, et ensuite je regarde si j'ai bien répété, et quels mots suivent, je continue autant vite que je peux, et je répète jusqu'à connaître la strophe par cœur. Ensuite, j'enchaîne la strophe suivante.

Le processus est bien entendu identique pour apprendre des chansons, sauf que là, ce n'est pas juste le rythme, mais toute la mélodie qui aide l'apprentissage.

Autant dire que je déteste certains types de vers libres, donc sans rythme. Il paraît qu'en français, le nom "vers libre" ne veut pas tout à fait dire ça, mais il s'agit des vrais vers qui ne sont ni octosyllabes, ni alexandrines. Ça, c'est autre chose. Mais "fri vers" / "freier Vers" / "free verse" ... non, le mètre sert à quelque chose.

Notons, je ne recommande pas la méthode de Damon et Phinthias, tant que d'autres méthodes existent.

Par contre, je recommende :

Les yeux sur le livre
Zu Dionys, dem Tyrannen, schlich

Les yeux détournés
Zu Dionys, dem Tyrannen, schlich

Les yeux sur le livre
Damon, den Dolch im Gewande:

Les yeux détournés
Damon, den Dolch im Gewande:

Les yeux sur le livre
Ihn schlugen die Häscher in Bande,

Les yeux détournés
Ihn schlugen die Häscher in Bande,


C'est très peu probable que la mémoire perde une ligne de cette brièveté en juste quelques secondes.
/Hans Georg Lundahl

Friday, March 6, 2020

One Chapter Books and Up to Four Chapter Books


Bible Chapters, Facts · One Chapter Books and Up to Four Chapter Books

Should this be part of a Bible reading plan?

It seems, some guys who were in seminar for pastor actually did start out with one of the five shortest books. In Catholic seminars, often the reading plan is structured in advance by the seminar director./HGL

One Chapter Books

I 1 Prophecy of Abdias (Obadiah) I 2 Epistle of St Paul to Philemon I 3 2nd Epistle of St John I 4 3rd Epistle of St John I 5 Epistle of St Jude

5 chapters

Two to Four Chapters

II Prophecy of Aggeus (Haggai) 2 more chapters, 7 chapters

III 1 Prophecy of Joel III 2 Prophecy of Nahum III 3 Prophecy of Habacuc (Habakkuk) III 4 Prophecy of Sophonias (Zephaniah) III 5 2nd Epistle of St Paul to the Thessalonians III 6 Epistle of St Paul to Titus III 7 2nd Epistle of St Peter 21 more chapters, 28 chapters

IV 1 Book of Ruth IV 2 Prophecy of Jonas (Jonah) IV 3 Prophecy of Malachias (Malachi) IV 4 Epistle of St Paul to the Philippians IV 5 Epistle of St Paul to the Colossians IV 6 2nd Epistle of St Paul to Timothy 24 more chapters, 52 chapters.

Monday, September 3, 2018

Why are Languages Different?


They have different words, right? English has "gloves" and German has "Hand-Schuhe".

Words that are "same word" are pronounced differently, right? "Hand-Schuhe" is composed of "Hand" = "hand", but it is pronounced "hunt" and of "Schuhe" = "shoes" ... wait, the stem is pronounced the same ...

And endings are different ... plural of "shoe" is "shoes" - add an -s, while plural of "Schuh" (same pronunciation as "shoe") is "Schuhe" as just mentioned, add an -e.

If this were all, learning a foreign language would be more straight-forward than it is ... here is one real thorough difference, namely basic grammar, sentence building, we study English and Latin, for four clauses in Genesis 11:1-2.

Genesis chapter 11: [1] And the earth was of one tongue, and of the same speech. (1) [2] And when they removed from the east, (2) they found a plain in the land of Sennaar, (3) and dwelt in it. (4)

Geneseos caput 11: [1] Erat autem terra labii unius, et sermonum eorumdem. (1) [2] Cumque proficiscerentur de oriente, (2) invenerunt campum in terra Senaar, (3) et habitaverunt in eo. (4)

And now for the clauses in English and in Latin:

1 Eng
and [conjunction comes before]
the earth [subject which comes before]
was [finite verb which comes before]
of one tongue and of the same speech [compliment]

1 Lat
erat [finite verb is in singular]
autem [conjunction can be tucked in after first word!]
terra [this noun could be nominative, and if so singular, so is probably subject of the finite singular verb]
labii unius, et sermonum eorundem [and here is a compliment which is not in nominative - though after erat it could have been]

2 Eng
And when [conjunctions come before]
they [subject which comes before]
removed [finite verb which comes before]
from the east, [compliment]

2 Lat
Cumque [conjunctions are joined]
proficiscerentur [subject in plural is understood from finite verb in plural]
de oriente, [compliment in non-nominative]

3 Eng
they [subject - neutral "they" indicates identity of subjects with previous - comes before]
found [finite verb which comes before]
a plain [compliment of accusative]
in the land of Sennaar, [while prepositional compliment could have been preposed ...]

3 Lat
invenerunt [finite verb in plural indicates subject in plural, no subject stated implies same subject as previous]
campum [compliment of accusative is an accusative]
in terra Senaar, [prepositional compliment in Latin also could have been changed as to position, but it's not a unique privilege, so could "campum" since marked by accusative]

4 Eng
and [conjunction comes before]
[subject omitted, as per identity with previous subject]
dwelt [finite verb comes before]
in it. [prepopositional compliment - neutral "it" indicates identity with previous compliment]

4 Lat
et [conjunction comes before! yeah!]
habitaverunt [finite verb includes subject, and no subject stated implies same subject as previous - as long as number and person are the same]
in eo. [prepositional compliment - masculine "is, eius, ei, eum, eo" indicates identity with "campus" which is masculine]


If you have been taught dancing, you may say "English and Latin do different dance moves" ... and that is summing it up very well.

If you have ever wondered why you were taught grammar in your own language, despite understanding it, well, in some complicated sentences being able to parse them actually helps, in any language, but mostly : it is so you shall be able to learn a foreign language, especially Latin or Greek. And this last, well, Latin and Greek are the languages a lot of the terms come from, so your grammar terms are best adapted to learning these and similar ones.

Hans Georg Lundahl
Nanterre UL
Pope St. Pius X
3.IX.2018

Monday, December 7, 2015

Pyramide de Chéops - prouve-t-elle la précession ou non?

C'est à dire que le hazard seul a promu l'étoile α de la constellation de la Petite Ourse à l'honneur d'être l'"étoile polaire". Aujourd'hui et pour deux ou trois siècles encore, le prolongement de l'axe terrestre perce le ciel dans ses parages. Mais il n'en sera plus de même dans quelques milliers d'années, comme il n'en était pas de même au temps des anciens Égyptiens, du pithécannthrope ou du diplodocus. Le cercle de précession tracé en tirets (figure 11) représente, si l'on veut un cadran d'horloge gradué de 0 à 25 800 ans, ou les divisions sont marquées par les étoiles. De nos jours, l'aiguille pointe α Petite OUrse : il y a 4 500 ans elle pointait α Dragon. Il y a 4 500 ans : c'était l'époque où le pharaon Chéops bâtissait la grande Pyramide, et les constructeurs, en même temps astronomes habiles, eurent soin de ménager, dans l'édifice, une galérie inclinée, braguée exactement sur la Polaire de ce temps là, α Dragon.

pp. 69 - 70
Pierre Rousseau
L'Astronomie
À la découverte de nouveaux mondes.


Attention ... la galérie pointait α Dragon alors et pointe donc α Petite Ourse maintenant, puisque la Terre a changé direction de l'axe, comme une toupie?

Dans ce cas, comment savoir, par les Égyptiens, que l'étoile polaire de ce temps était α Dragon? Si elle était α Petite Ourse comme aujourd'hui, et ils bâtissaient la galérie pour pointer α Petite Ourse alors, également, tant que le pôle pointe α Petite Ourse, la galérie pointera α Petite Ourse.

Autre possibilité ... la galérie pointe α Dragon maintenant ... et avec la précession, elle pointait où à l'époque? Si l'étoile polaire d'alors était α Dragon, elle a dû pointer vers une autre étoile à l'époque. Et c'est alors soit un hazard, soit une connaissance très précise de la précession qui fait qu'elle pointe α Dragon maintenant.

Ou alors, elle pointe α Dragon maintenant, puisqu'elle pointait α Dragon à l'époque ... et donc, l'étoile polaire était à l'époque aussi α Petite Ourse - quoi qu'en pensaient les Égyptiens.

Intéressant que cette α Dragon est une étoile très au nord. Ça nous laisse peut-être mieux comprendre une phrase comme

ab aquilone pandetur malum supra terram

Pardon, je récherche en drbo.org et je trouve:

Jeremias (Jeremiah) 1:14
Et dixit Dominus ad me: Ab aquilone pandetur malum super omnes habitatores terrae

Les Égyptiens qui bâtissaient cette galérie ont pu le pointer vers α Dragon, non pas parce qu'elle était étoile polaire, mais plutôt parce que'lle représentait Le Dragon et ils étaient draconolâtres.

Il est aussi possibles que d'autres monuments ont été "aquiloniés" d'après α Dragon ou Véga ou δ Cygne ou autres choses non pas par exactitude du nord, mais par symbolique ou répérabilité. Par exemple, si une de ces étoiles brille plus clairement que α Petite Ourse, ce que je pense est le cas avec Véga, on fait avec ses vacillations autour et on ignore α Petite Ourse (ou la trouve en référence à cette autre) comme moins répérable ... si elle est répérable à l'œil nu, c'est dans notre culture grâce à sa place pointée par La Grande Casserole (qui aussi est en dehors d'elle).

Donc, s'il y a eu d'autres raisons que la position en étoile polaire pour viser par on architecture à α Dragon ou quoi que ce soit (je me souviens que Michael Tellinger avait sa raison "astrochronologique" pour sa datation à 100 000 ans de certains structures en Afrique du Sud), α Petite Ourse a bien pu être déjà l'étoile polaire et l'argument d'architecture ancienne ne prouve rien en termes de précession.

Ça n'est pas une preuve qu'elle n'existe pas (quoique pour l'instant je n'ai pas une idée très détaillée comment la défendre en termes géocentriques, sauf l'idée toute générale que l'explication angélique pour les mouvements rétrogrades des planètes, les mouvements dite d'aberration et de parallaxe annuelle, et des nutations - c'est comme ça qu'on dit wobble, non? - suffisent aussi pour celle des précessions, à supposer qu'elles existent), ni même qu'elle ne soit pas prouvée autrement.

Car le livre n'est pas très généreuse en preuves. Sur la page 45, après avoir cité les désaccords de Mercier en 1805 et d'Édouard Drumont en 1904, l'auteur nous dit:

Passons sur ces faintaisies d'ignorants, simplement destinées à faire parler d'eux. En cette seconde moitié du XXe siècle, et dans un livre d'astronomie, nous ne perdons pas notre temps, ni celui de nos lecteurs, à démontrer le mouvement de la Terre.


Après quoi il nous dit que chacun "sait" que l'empirie directe des observations faites d'une ou faites comme d'une Terre fixe n'est que l'apparence des mouvements de cette Terre non fixe ... on n'a pas le temps, chacun sait ... c'est la culture scientifique popularisée à la française ! *

Pour un scientifique ou un journaliste de sciences un peu plus honnête ou qui prenne sa matière plus au sérieux, un livre d'astronomie** serait précisemment LE lieu d'aborder les preuves, s'il y en avait ou celles qu'on se considère avoir, plutôt, pour les mouvements de Terre condamnés comme erronés et pour l'un comme hérétique en 1633.

Quidam : "Oh ça ... pas le temps, je vais au Bataclan pour écouter Eagles of Death Metal"

Ou quelque chose comme ça. Je pense qu'on était épargnés de ses Eagles of Daeth Metal comme des massacreurs de leurs fans en région parisienne à l'époque de Pierre Rousseau. Mais déjà, on n'avait pas le temps.

J'ai quant à moi-même fréquenté des profs de science et lu des livres par auteurs dont les deux ont eu le temps d'expliquer les prétendues preuves, de manière que j'ai pu les analyser et refuter. Mais ce n'étaient pas des français.

Hans Georg Lundahl
Bibliothèque Universitaire
de Nanterre-Paris X
Veille de la Nativité de la
Veille de l'Immaculée Conception de la
Bienheureuse Vierge Marie
7-XII-2015

*Et on parlait aussi davantage de pithécanthrope que d'homme de Java, malgré le fait que les trouvailles plus complètes étaient assez humains et l'idée du pithécanthrope était venu par une comparaison à de très peu de restes - une molaire, une calotte de crâne, et un fémur. ** Voir le titre!

Wednesday, March 11, 2015

Quelle cours - hvilken klass/ring - what grade ?

Fr Sv Eng
 
TerminaleIII 12
Première II 11
Seconde I 10
Troisième 9 9
Quatrième 8 8
Cinquième 7 7
Sixième 6 6
CM2/7e55
CM1/8e44
CE2/9e33
CE1/10e22
CP/11e11


Avant les années 1950, et en particulier pendant l'entre-deux-guerres, les noms des différents niveaux étaient 7e à 11e . Innan femtiotalet, serskildt under mellankrigstiden voro de franska namnen på första fem klasserna 7:nde till 11:fte baklänges. Before the fifties, especially the Interwar Period, the names were 11th to 7th grade (counting backwards) in France.

Tuesday, January 28, 2014

Le Principe derrière Ynglingatal et les Griotes

Assumons que nous voulons rendre inoubliable la suite des Bourbons entre l'accès d'Henri IV et la décapitation de Louis XVI. On pourrait faire pire que de les énumérer en forme versifiée très sommaire, comme ceci (sans de prononcer les chiffres):

(1) Paris la Messe
(2) Le Juste (3) La Buste
(4) Le bienaimé
(5) Le décapité.


Une fois qu'on apprend ceci par cœur, on explique que:

1) Paris la Messe = Henri IV, puisqu'il est devenu Catholique pour pouvoir devenir Roi, en disant "Paris vaut bien une Messe".

2) Le Juste = Louis XIII parce qu'il est surnommé comme "Le Juste".

3) La Buste = Louis XIV parce qu'il laissa derrière lui pas mal de monuments. Bon les arcs de triomphe (ou inscriptions sur les portes d'un vieux mur de Paris, gardé intacte à ces portes) étaient plus communs que les bustes, mais quand même, buste rime avec juste, c'est pour mieux mémoriser et les bustes il y en a aussi.

4) Le bienaimé n'a peut-être pas mérité d'être bienaimé, car Louis XV était assez peu pieux, mais il a mérité le surnom de "bienaimé" par le fait d'être quand même de son temps bienaimé, même si ça correspondait moins à ses mérites.

5) Le décapité s'appelle Louis XVI. Il prend son surnom dans cette liste à cause du jour de St Agnès de 1793. Il fut en ce jour décapité, justement. Après avoir été déjà déposé et condamné par les révolutionnaires, qui eux n'étaient guère plus pieux que son père Louis XV.


Je crois que si on faisait ceci on pouvait transmettre par pas mal de générations assez correctement les cinq Bourbons même dans une culture purement orale. Sans écriture donc. Non seulement les personnages mais aussi les circonstances évoqués dans cette liste.

Il me semble probable que la culture prépondérante en Suède aux temps de César Auguste (après quelques premiers Ynglingar) était encore orale. L'écriture runique était mieux adapté à juste écrire la liste apprise aussi par cœur que de mettre en écriture aussi les explications. Mais on aurait bien pu même sans listes en runes commencer à apprendre par cœur quelque chose comme:

Wodans, Nerθus, Fravias, Felnias ...


À moins qu'au début il s'agissait de:

Nodans*, Nerθus, Fravias, Felnias


Et après on change juste quand la prononciation courante d'un nom change:

Odén, Niordz, Freuilz, Fieulniz


Avec le -z final bientôt changé en -r de prononciation à peu près anglais, à différence du r commun au début des mots, prononcé comme en italien. On prenait déjà au début un nom pour le futur roi ou pour les possibles futur roi, qui ressemblait à celui de son ou leur père, pour faciliter l'ajout à une liste comme celle-ci.

Et les Griotes des Mandinkas ou des Wollof ou des autres peuples africains ont suivie une méthode assez pareille aussi. L'essentiel est que, d'un côté on apprend une liste en termes bien mémorisables et donc courts et pregnants, et de l'autre côté on apprend séparément des leçons qui disent sur chaque personnage dans la liste quoi est-ce qui arrivait. De quoi rendre chaque item de la liste compréhensible.

Je crois que des listes mémorisés comme ça sont assez fiables.

Hans-Georg Lundahl
BU de Nanterre
St Léonidas et Compagnons
Martyrs de la Thébaïde
28-I-2014

*Voir ma théorie sur le Woden historique ayant été Druide et prêtre de Nodens, refugié de Jules César. Il était la même génération que Niord (dont le nom est à notre connaissance identique à celui de la déesse Nerthus, donc il aurait pu en Grèce passer pour Demetrios, parce que Nerthus passe à peux près pour Déméter ou Cérès), donc Fieulnir est en termes chronologiques un peu comme son deuxième successeur - et le permier à ne pas être divinisé. Pour les Césars, ça prenait temps jusqu'à Constantin pour finir avec cet abus.

Saturday, July 27, 2013

L'École n'est pas le Bon Dieu, la réussite scolaire n'est pas la vision béatifique

Petit regard sur ma situation. On n'est pas (dernière fois que je pouvais vérifier on n'était pas) en train de m'imprimer mes articles ou de jouer mes compositions pour lecteurs ou publique payant. Donc, il m'arrive encore d'aller à un endroit bénévole pour un petit déjeuner les samedis matins. Le café - excellent. Le pain - excellent. La nut et la confiture - excellentes. Les œufs - excellents. La compagnie, parfois un peu moins excellente. Telle jolie fille est trop timide. Telle autre, moins timide physiquement est timide intellectuellement. Telle autre, avec qui je peux parler n'est presque jamais là. Je ne sais pas si elle est encore aux fouilles en Pouilles. Il s'agit des bénévoles et non pas d'accueillies, comme on peut comprendre. Tel homme avait l'habitude de me toucher l'épaule, je lui ai dit que non. C'était un accueillant. Tel autre, accueilli, a noté que je lui donne la main mais pas l'épaule. Tel autre, acueilli paroissien, un bienfaiteur qui mange avec les bénéficiés, a commencé. Mais ce n'est pas de la part des hommes que je trouve que je suis en panne d'affection! Au contraire!

Bon, allons alors à cette autre fille, accueillante, qui me côtoyait brièvement ce matin.

En conversation avec un accueilli, elle disait qu'il ne fallait jamais dire à un élève qu'il est nul.

Pourquoi? Parce que ça pourrait le suivre tout au long de la vie. Ça pourrait lui causer des complexes d'avoir entendu ça de sa prof. Quand il l'est effectivement, il faut toujours dire autre chose pour ne pas être blessant ou cassant. Jamais, grand jamais décourager l'élève le plus nul qu'il y a dans la ou même dans les classes de poursuivre assidument les études scolaires!

Mais ça ne fait pas un peu idolatrie de l'école ça? Cette même idolatrie institué par Jules Ferry et que l'exsecrable Azaña et l'exsecrable Hitler ont introduite ou essayée d'introduire en Allemagne et Espagne?

Un élève pourrait avoir sa vie cassée par le fait d'apprendre que la lecture qu'il fait sans vraiment s'y interesser il le fait mal aussi? Un élève pourrait avoir sa vie cassée par le fait d'apprendre ce qu'il sait déjà qu'il n'a pas la bosse des maths?

Non.

Au contraire, un élève peut avoir sa vie cassée par le fait de savoir au fond de son cœur qu'il est mauvais aux maths et à la lecture et qu'il devrait faire autre chose, mais que quelque part c'est interdit pour lui-même et même pour ses professeurs de dire ça honnêtement.

Et les élèves qui ont leur vie cassée comme ça, tout aussi bien que les élèves deuxièmes ou troisièmes de la classe peuvent en vouloir à l'as de la classe, parce qu'il est bon en lecture, parce qu'il est passable en maths. Ils peuvent lui vouloir casser la vie aussi. Je n'ai pas idolisé les sujets de l'école, ils venaient en deuxième rang de mes interêts, mais j'étais un bon élève parmi les mauvais et parmi les bons mais pas si bons que moi. J'ai eu ma vie cassée par la jalousie, et surtout peut-être des élèves de deuxième ou troisième rang plutôt que des vraiment nuls.

Si l'idolatrie scolaire n'avait pas été si prôné, peut-être les nuls qui à leurs moments soutenaient mes harceleurs auraient fait autre chose et auraient la faite très bien au lieu de végéter sous mon ombre, une prééminence vis-à-vis eux que je n'ai jamais cherchée. Et quand à la prééminence que j'ai cherchée, vis-à-vis les deuxièmes et troisièmes de la classe, ils auraient peut-être toléré cette prééminence un peu mieux avec un peu moins d'idolatrie ambiante pour cette activité.

Une activité que les Grecs appelaient loisir, σχολη, mais qui avec cette idolatrie devient un peu plus une prison. Y compris pour les as de la classe.

Non, pour les nuls de la classe ça serait mieux d'entendre: "t'es nul en lettres, mais t'es fort, essaie si le cuistot te prendra en apprenti" ou "essaie-toi sur l'agriculture chez ton père le fermier, on n'a pas besoin de l'école pour ça" (comme c'est normalement le cas et comme ça a été le cas socialement aussi pendant des siècles).

Mais il y a un obstacle à cette solution. Une autre idolatrie. Celle qui fait du si-dit Esprit de Lumières le Saveur de la Planète. Et des Fondamentalismes le menace pour la planète. J'invente pas. J'ai trouvé, en anglais, un vidéo, le premier dans une série "Discovering Religion", qui prétend que c'est la croyance inerrantiste dans les visions apocalyptiques des divers religions qui menace de déclencher une véritable fin du monde.

youtube : Discovering Religion: Ep 01 - Ready-Made World
http://www.youtube.com/watch?v=gfLGb1uOSHQ


Je l'ai aussi commenté (tourjours en anglais):

Assorted retorts from yahoo boards and elsewhere : ... on Apocalyptic fears of Atheists and some more
http://assortedretorts.blogspot.com/2013/07/on-apocalyptic-fears-of-atheists-and.html


La médicine a été - ce que prône encore le producteur de cette série de vidéos - la croyance athée en big bang, héliocentrisme quand au système solaire, acentrisme ou téléiocentrisme dans la perspective entre les galaxes. La médicine a été la croyance athée dans l'évolution des êtres vivants à partir d'une cellule ancêtre ou de quelques cellules ancêtres. La médicine à été la croyance athée dans une évolution culturelle où les Égyptiens et Babyloniens et parfois aussi les Phéniciens prennent une place honorable avant les Grecs et les Romains. La médicine a été la croyance protestante, juive et athée dans la malfaisance du système de Constantin et de Théodose, des croisades et des inquisitions, de Cortez comme Pizarro et des inquisieteurs de Galilée comme de de Giordano Bruno, donc de St Robert Bellarmin comme de Pape Urbain VIII.

La médicine sera peut-être plus tard - comme le prône Marianne maintenant - "Spinoza contre toutes les fondamentalismes", ou encore Averroës, ou pourquoi pas aussi les extraterrestres "venus d'une civilisation plus avancée".

Mais on préscrit une médicine contre une maladie dont on n'a aucune sûreté réelle qu'elle le soit vraiment.

Ce n'est pas en fin de compte les gens comme abbé Constant Pel ou Tom Zimmer ou comme Jonathan Sarfati ou Rob Skiba, inerrantistes bibliques, qui prônent l'idolatrie scolaire. Ce sont des gens qui ont fréquenté Skull and Bones ou Grand Orient. Ou des Catholiques qui ne les osent pas affronter correctement.

Hans-Georg Lundahl
Bibliothèque Delbo, Paris
St Pantaléon, Médecin et Martyr
27-VII-2013

Monday, May 13, 2013

Les apports de Présent de ce samedi

Meilleure trouvaille, sans hésiter, le petit catéchisme de saint Pierre Canisius existe en français. Celui que saint Robert Bellarmin aurait traduit s'il avait su qu'il existait quand il avait le devoir de rédiger un catéchisme en italien.

Je ne l'ai pas lu, encore, ou en partie, mais je crois que c'est celui-là, sinon celui de saint Robert Bellarmin qui, traduit en anglais, est le famuex Penny Catechism, celui que j'ai trouvé sur internet pour donner à ma mère. En gratitude pour m'avoir donné elle-même le Nouveau Testament et ensuite une Bible en disant que c'est la vérité.

Pire trouvaille, Keith Haring est honoré.

Nietzsche et Wilde avaient du goût, au moins. Je me suis demandé si Nietzsche ne babillait pas derrière ses délires de désespoir des vérités évangéliques. "Dieu est mort. C'est nous qui l'avons tué." C'est quasiment un fragmentaire du vrai: "Dieu est mort sur la Croix. C'est nous qui l'avons tué avec nos péchés. Il est vraiment résuscité." Et ses mots "tout est permis" ont presque l'air des mots de deux disciples juste en explicant une triste situation sur le chemin de Jérusalem à Emmaüs à un inconnu. Que le phantôme de Canterville ait trouvé la paix par les prières d'une vierge ne surprend vraiment personne. Espérons qu'avant l'arrivée du prêtre qui n'a pu que donner l'Extrême Onction Oscar Wilde ait eu un bon répentir.

Mais parmis les dépressifs et les homo- ou bi-sexuels, Keith Haring me semble pire en goût et avec moins de côtés rédemptrices que ces deux autres. (Peut-être des bédéistes - des dessinateurs de BD - ont quelque chose de bien de dire de son style du dessin, mais alors il leur faudrait l'utiliser pour un but meilleur. Leur, c à d à ceux qui l'apprécient.*)

Entre les deux et plus proche de saint Pierre Canisius, Bernard Antony. Un meilleur artiste que Haring, c'est biensûr pas beaucoup dire, et un catéchiste qui s'approche en orthodoxie aux bons catéchistes évoqués. Ça ne serait pas beaucoup dire pour un catholique, si on n'avait pas vu des mags comme Golias.

"Hétérotélie" ou "changement du but" est un problème, et il faut se garder. Quand elle arrive quand même, c'est une école d'humilité, selon lui, ou pour moi parfois de colère. Contre ceux par exemple qui se trompent sur mon but mais se considèrent en position de m'y aider. Et qui m'imposent donc encore une fois l'hétérotélie.

Deux observations de détail:

"... et même une certaine colère devant la bêtise d'une homophilie pour se garder de l'accusation d'homophobie selon une technique éprouvée de sidération."


Ma mère m'a inculqué d'aimer bien les homophiles, mais de me garder des homosexuels, autrement dit, d'aimer ceux parmi les homosexuels d'inclinaison qui veulent néanmoins vivre hétérosexuellement ou asexuellement, les deux choix qui sont (en certaines modalités de licéité) les habitudes qui peuvent conduire au ciel. Les Andy Warhol comme les Josh Weed (en parlant de leurs vies et non pas de leurs professions, Warhol avait un goût d'art assez étrange et Weed est psychologue, thérapeute de couple).

"Moi, je réponds à cela : faut-il pour se disculper d'être pédophobe se dire pédophile?"


On pourrait se dire monopédophile, comme l'était, malgré une certaine pédophobie, Henri Dorsel, scientifique à Kernach. Ou oligopédophile, comme sa sœur et son beau-frère les Gauthier. À défaut d'être polypédophiles comme Jean Sébastien Bach ou comme les Duggar ou les Cukierski. Ou le patriarche Jacob. Position évidemment la plus normale. Mais il y a biensûr de pire que les pédophobes style Henri Dorsel, par exemple les pédérastes et les molochistes, le nec plus ultra en pédophobie ou misopédie.

Mais quelle étrange tragédie pour la bonne terminologie que tel médecin psychiatre du XIXe S. (en Allemagne en plus) ait pu appeler les homo-érastes "homophiles" et les pédérastes - rarement purs hétérosexuels, quoique l'inverse, un homo-éraste qui s'abstient de pédérastie peut être un peu moins rare - "pédophiles" (sans mono-, oligo- ou poly-, biensûr).

Ou qu'il ait pathologisé ce qui relève du crime, cause pourquoi on d'abord décriminalise et ensuite dépathologise.

Cause également pourquoi on cherche des "symptomes" et ainsi démonise des gens comme "malades" qui ne sont pas ou assez peu criminels. Et pourquoi on érige aussi des gens en flicaille après très peu de juridique dans les études et très peu de rélévance pour la plupart des études médicales. Et pourquoi les policiers (et semblables) deviennent flicaille vis-à-vis un homme mal diagnosticé.

Jacques Trémolet de Villiers a biensûr raison, la non-violence à présent est un choix tactique. Non pas une obligation éternelle et immuable.** L'Assemblée Nationale vient de se priver encore un peu de la légitimité.

Comme le dit Mit brennender Sorge par Pape Pie XI:

Whoever exalts race, or the people, or the State, or a particular form of State, or the depositories of power, or any other fundamental value of the human community - however necessary and honorable be their function in worldly things - whoever raises these notions above their standard value and divinizes them to an idolatrous level, distorts and perverts an order of the world planned and created by God; he is far from the true faith in God and from the concept of life which that faith upholds. [...] This God, this Sovereign Master, has issued commandments whose value is independent of time and space, country and race. As God's sun shines on every human face so His law knows neither privilege nor exception. Rulers and subjects, crowned and uncrowned, rich and poor are equally subject to His word. From the fullness of the Creators' right there naturally arises the fullness of His right to be obeyed by individuals and communities, whoever they are. This obedience permeates all branches of activity in which moral values claim harmony with the law of God, and pervades all integration of the ever-changing laws of man into the immutable laws of God.


Je n'ai pas trouvé version française sur le site du Vatican. Peut-être que les cathos de gauche en France détestent son absolutisme de valeurs et les cathos de droite en veulent à l'auteur pour avoir condamné Action Française. Bien que la rédaction fut du futur Pie XII.

La loi, a-t-elle été meilleure qu'à nos jours? Oui, quand la sodomie était punie, comme le montrent certaines réflexions sobres d'un Oscar Wilde qui aurait - comme les autres concernés - fait mieux de ne pas s'exposer aux contaminations spirituels peu souhaitables par la loge - et quand les mariages étaient confessionnels, comme ils le sont de nos jours en Liban. Et quand l'âge de mariage (et l'absence d'obligation scolaire, sauf ce qui était obligé par devoir devant les parents) était tel que les jeunes du peuple (et certains des nobles ou des royautés) qui se dépêchaient de se marier pouvaient éviter des déprimes comme celles de Nietzsche et des détournements des inclinaisons comme celui dont souffrait, parfois, Oscar Wilde.

Et quand un professeur qui pensait plutôt comme Keith Haring que comme saint Pierre Canisius, qui risquait donc de détourner les légèrement troubles en des Keith Haring, quand un tel n'aurait pas pu mettre ses pieds dans une école.

Le bon Kent Hovind*** s'est prononcé sur les professeurs évolutionnistes qu'ils feraient mieux s'ils allaient cueillir des pêches dans les champs (et il le faisait en prononçant un argument de nature scientifique, non pas de nature en soi théologique). Mais il y en a eu des gens qui ont plutôt voulu que lui soit le malhonnête, il est derrière les barreaux. Que ça soit sans délit fiscal ou pour un délit fiscal qui n'aurait pas été apperçu sans certains dénonciateurs. Il y a de nos jours pas mal de gens qui se pressent de le considérer comme malhonnête, parce qu'il est en prison. Un peu comme Mélenchon vis-à-vis le bon Xavier Dor.

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
Sts André Hubert Fournier et
Élisabeth Bichier des Ages
13-V-2013

*Mon blog BD se trouve ici et vous n'y trouvez pas Keith Haring dans les critiques.

**D'ailleurs, les gens qui ont voulu tour à tour m'initier aux religions orientales, d'un pacifisme plus complet que le Christianisme, au moins comme apperçues par les Occidentaux, ou qui ont voulu que je devienne moine ont peut-être voulu que je trouve pour le futur un motif de conscience pour la non-violence outrée. Mais je reste Catholique et un laïc.

***Mon dernier "tag" si on veut:

CREA
VS
EVOLU.
BLOG
SPOT
.COM


Mon art n'est pas le tag, mais le blog. Le "tag" d'adresses de blog ne sert qu'à faire de la pub pour le blog. J'aimerais biensûr d'autres formes de publicité - et de publication. De republication après la publication première et gratuite en ligne.

Saturday, January 19, 2013

Did St Irenaeus Know Who Saint John was and What he Wrote?

Series: 
 
1) somewhere else : History vs Hume

2) Creation vs. Evolution : More on the Hume Rehash by Richard Carrier

3) somewhere else : Richard Carrier Claimed Critical Thinking was Rare Back Then ...

4) Φιλολoγικά/Philologica : Did St Irenaeus Know Who Saint John was and What he Wrote?


youtube: Richard Carrier vs William Lane Craig on Faith Under Fire
http://www.youtube.com/watch?v=WMxTghJQxEc


Quoting Richard Carrier's first answer to William Lane Craig, interspersing it with refutation even before hearing WLC. (Doesn't it sound like "we 'uhll see"? We will see what he says when I resume listening after my refutation.)

"there are alternative explanations of the evidence, for example I think the evidence shows the disciples originally had visions that convinced them Jesus had risen in a new body"

St Thomas saw the wounds in a new body that had not been wounded?

"and he left his old body behind in the grave"

Why was neither a sealed (and presumably then still corpse-filled) grave shown, for example by St Joseph of Arimathea?

Because that was not yet an issue? Neat. But will it wash? It certainly later became one. And if there had been a time when that was not so, how come they did not even invent an earlier confrontation, the enemies of the Christian community?

"and that the Gospel of Mark symbolises this escape from death with an empty tomb"

Funny symbol if the conviction was the old body had been left behind in the grave. Besides, if you go by tradition, Mark is not the first Gospel, Matthew is.

"which later writers then misinterpreted as an actual tomb being found empty."

Fatal stumbling block: you here see the Christian conviction as going from writer to writer rather than from original disciples to their disciples. Being someone's disciple is not just a question of reading his book once. It is a question of being with him and asking all sorts of relevant questions about the subject of discipleship to him. Whether that subject be music or Vedas or Mosaic Scripture or - as in this case - the recent life and sayings and miracles of Jesus. The kind of room for misunderstanding Richard Carrier presupposes is not possible in such relationships.

Other fatal stumbling block: there is a continuity between Pharisaic and Christian conviction of Resurrection on the Final Day, on the Day of Judgement. Now, that continuity says that people rise in the same body in which they die. Changed because alive again, but certainly identical. If Christians had been outside that continuity, they would have been pointed out for - for instance - denying the Resurrection, which in the Pharisaic interpretation of Moses and the Prophets and the Scriptures was a dogma. They were not. Nor did they mark themselves out of that continuity by arguing against the final resurrection.

There are differences between Pharisaic and Christian views. I presume that Pharisees believe that people who have been burned to ashes or drowned in the sea and eaten by fish have no body to resurrect in. I don't know, I do know Christians do not. Apocalypse says "the sea will give back its dead" and St Thomas - Aquinas this time, not the disciple - says that angels keep eyes on every particle separated from a corpse after its death so as to be able to put them together again on the last day. Not textually identical to the words of the Apocalypse, but in idea quite identical with the strain that being dissolved even beyond skeletans remaining is no obstacle to God on the day of Resurrection. But these differences do not affect the main thing, that the body of each human person buried will rise and be judged in public.

Early Gnostics did in fact pull out of this continuity, by claiming biology and bodies as we know them are the work of an imperfect power, often identified with "the God of the Old Testament", in other words, quite unlike Christianity they were against the Old Testament - or very main texts of it, at least. However, there is a clear discontinuity between these and early Christians. St John flees from the bath where Cerinthus comes in (RC knows the Acts of St John, and we can take the bedbug story in an appendix). Why? Because Cerinthus is a Gnostic.

"what I don't find plausible is that a God of all the Universe who wanted to save humanity sent his message only once, only in secret, only to a few people and not just appear to everyone on earth"

Last aspect first: God is no Anarchist. He is sometimes for resistance - armed or unarmed - against tyrants like Nebuchadnezzar (unarmed resistance of Daniel, resulting in Nabucco's conversion) or Holophernes (armed resistance of Judith). But that does not mean He is against human rulers as such. Neither over Pagan Society, nor over Jewish State and Church in one, nor over Christendom's states in communion with Christianity's Church. US was not founded by Founding Fathers appearing to all US Americans on all occasions (though they were not able to either, unlike God, as long as we just consider His power rather than as now also His wisdom), it is based on them getting together, not indeed in secret but on a commission known by those they represented, and stating their points in a way accessible to further generations of US Citizens by a Document or a few of them.

Similarily, saving humanity precisely like letting humanity loose itself for a few thousand years, hinges on individuals doing the decisive thing. Adam picking eating a fruit he should not pick eat.* Christ dying on a Cross he did not himself deserve to die on. Lost humanity is propagated by sexual reproduction, from Adam on, restored humanity is propagated by Baptism, which Christ ordered his Apostles to Provide, along with the teaching proper to living it out correctly. That is the answer to the last point. Let us take the other ones point by point:

only once, - Not so, the Life, Death and Resurrection as well as Teaching of Christ form the culmination of a long or even uninterrupted series of messages. When the Magi came to Bethlehem, they obeyed a Tradition from the Prophet Bileam, who had, although a Canaanean, refused to curse Israel, and who had then gone into exile, forming a kind of sect or evne secret society whose last members came out in the open as the Magi. And then we have the Hebrew side of it with lots more of coninuity.

only in secret, - Not so either. If something is not known to the proper authorities, you can speak of "only in secret" and similarily if it is known only to the authorities and not to the people. But Jesus was known to Herod, to the Priests in the Temple (from those admiring Him at age twelve to Kaiaphas), to the Pharisees and the Sadducees and to the disciples of St John the Baptist, to a younger Herod, to Kaiaphas again, to Pilate, to the Centurion Longinus, to the two robbers dying beside Him and to all of the crowd who had shouted "Hosianna" and who were shouting "if thou art the Messiah, walk down from the Cross" and presumably worse things too. And through Pilate he was soon known in Imperial Rome too.

only to a few people - I nearly used an expletive! It is true that Jesus chose disciples among His disciples. There are: all of them, the 70 among the rest, the twelve among the 70. Even within the twelve, some things are witnessed only by three of them (only Sts Peter and James and John saw the Transfiguration). But you have an audience, and you also have - or may have later - personal disciples for whom you are the tutor, some for whom you give lessons about their PhD's in History in a circle wider than personal tutorial and closer than the full audience. Key events, like Resurrection and Sermon on the Mount (or for that matter Multiplication of Breads and Fishes) had a very wide audience indeed.

Now I have heard WLC's answer, and am hearing Richard Carrier's second speech:

"we have no eyewitness accounts of what the early Christians saw, except from Paul, and he describes it in very visionary terms."

That begs the question of the Textual Criticism. Any Textual Critic who disagrees with Christianity will say that Matthew and John are no eyewitness accounts, because if they acknowledged them as eyewitness accounts their position would fall down. Therefore they prefer saying Matthew was based on Mark plus unidentified source which Mark was based on Paul, whereas John might have been written by a Gnostic (why not Cerinthus?). However, without such a bias, there is no sane way in which Textual Criticism could come to that conclusion.

Richard admits St Paul as historical. Presumably St Irenaeus of Lyons too. Now Irenaeus of Lyons is according to Tradition a disciple of St Polycarp who according to Tradition is a disciple of St John who was according to the Gospel attributed to him as well as according to St Irenaeus a disciple of Jesus. We are not dealing with authors misinterpreting authors. We are dealing with disciples handing over their full received teaching to their disciples. By what possible scenario, and even more so by what plausible scenario could St Irenaeus be wrong about Gospel being by the St John who was a direct disciple of Jesus of Nazareth? It is preposterous unless you are willing to let Founding Fathers be an invention of Abe Lincoln too. It is preposterous unless you deal with a world where not only any fraud is possible but every fraud is plausible and nothing else is. Now, there you can talk of "welcome to Matrix".

"And he doesn't mention any other kind of appearances"

Wow, I will let Dan Barker (ex-born-again-Christian, Atheist League) correct you on what St Paul mentions, and also myself to correct you on believing Dan Barker's argument, if possible:

What a blooper, Dan Barker from Atheist League!
http://notontimsblogroundhere.blogspot.com/2011/04/what-blooper-dan-barker-from-atheist.html


Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou, Paris
St Canute of Denmark,
King and Martyr
19-I-2013

Appendices on St John and the bedbugs and on Plantinga's point may be upcoming.

*Correction due, because Eve had already done the picking of the fruit. I presume it was the same one.

Appendix on St John and the bedbugs:

Richard Carrier says about my Patron Saint that he was a bit of a jerk, first of all to get rid of only his own bedbugs but not those of his comrades and disciples, second for after holding the bedbugs on parade (reminds me of pride parades now) over night, he let them back into the bed in the morning.

(deleted here a personal conjecture, but saved in my email, in case a priest wants to consult what I wrote)

Despite the fact that this really happened - if Richard Carrier records the Acts of St John correctly - it can be symbolical, insofar as it can refer to armies for some time leaving Christians alone (the Constantinian era from Ponte Milvio to Russian Revolution corresponding to St John's good night of sleep) but then returning to bad old ways.

Now, in case this is a mere trap of Richard Carrier, taken from some other account (and I was unworthy enough to fall for it) or even if it is really from Acts of St John though I am not there yet, here I cite two other paragraphs from it:

24 And Cleopatra going with John into her bedchamber, and seeing Lycomedes dead for her sake, had no power to speak (suffered in her voice), and ground her teeth and bit her tongue, and closed her eyes, raining down tears: and with calmness gave heed to the apostle. But John had compassion on Cleopatra when he saw that she neither raged nor was beside herself, and called upon the perfect and condescending mercy, saying: Lord Jesus Christ, thou seest the pressure of sorrow, thou seest the need; thou seest Cleopatra shrieking her soul out in silence, for she constraineth within her the frenzy that cannot be borne; and I know that for Lycomedes' sake she also will die upon his body. And she said quietly to John: That have I in mind, master, and nought else.

And the apostle went to the couch whereon Lycomedes lay, and taking Cleopatra's hand he said: Cleopatra, because of the multitude that is present, and thy kinsfolk that have come in, with strong crying, say thou to thine husband: Arise and glorify the name of God, for he giveth back the dead to the dead. And she went to her husband and said to him according as she was taught, and forthwith raised him up. And he, when he arose, fell on the floor and kissed John's feet, but he raised him, saying: O man, kiss not my feet but the feet of God by whose power ye are both arisen.


In place of above deleted conjecture, I here give the exact quote about the bugs:

60 Now on the first day we arrived at a deserted inn, and when we were at a loss for a bed for John, we saw a droll matter. There was one bedstead lying somewhere there without coverings, whereon we spread the cloaks which we were wearing, and we prayed him to lie down upon it and rest, while the rest of us all slept upon the floor. But he when he lay down was troubled by the bugs, and as they continued to become yet more troublesome to him, when it was now about the middle of the night, in the hearing of us all he said to them: I say unto you, O bugs, behave yourselves, one and all, and leave your abode for this night and remain quiet in one place, and keep your distance from the servants of God. And as we laughed, and went on talking for some time, John addressed himself to sleep; and we, talking low, gave him no disturbance (or, thanks to him we were not disturbed).

61 But when the day was now dawning I arose first, and with me Verus and Andronicus, and we saw at the door of the house which we had taken a great number of bugs standing, and while we wondered at the great sight of them, and all the brethren were roused up because of them, John continued sleeping. And when he was awaked we declared to him what we had seen. And he sat up on the bed and looked at them and said: Since ye have well behaved yourselves in hearkening to my rebuke, come unto your place. And when he had said this, and risen from the bed, the bugs running from the door hasted to the bed and climbed up by the legs thereof and disappeared into the joints. And John said again: This creature hearkened unto the voice of a man, and abode by itself and was quiet and trespassed not; but we which hear the voice and commandments of God disobey and are light-minded: and for how long?


So, the fellows were not bitten, and bugs getting back instead of being destroyed were not likely to bother others since the inn was abandoned. The final point of St John was also made by Sts Francis of Assisi and Anthony of Padua when they preached to birds and fishes and that after men had refused to listen to them.

Appendix on author misunderstanding author:

Servius might have misunderstood the Æneid. Now, Virgil may have intended very Platonic and scientific meanings allegorised into the action of that work. That may be so. Servius may be right.

But he may also be wrong.

Virgil may have mustered a make-believe belief in the Homeric gods who were also officially the gods of the Roman Empire. He maye even have become a poet because he was at heart a naive believer in Homer's Pantheon. St Jerome was something close to that before he became a Christian, I seem to recall. Unless he was just a Christian with a strong taste for Pagan myth. So why could Virgil not have been so? It was not exactly intellectually fashionable, but who says Virgil must have been that? Servius?

Well, was Servius one of Mæcenas' household? Did he speak on a daily basis with Virgil? Is he to Virgil what St Irenaeus is to St John? Or is he to Virgil what Richard Carrier is to St Paul? [I just checked Wiki: Maurus Servius Honoratus is IV C., closer to Macrobius than to Virgil, and a protagonist in Macrobius' Saturnalia.]

Since I say Servius may well have misunderstood Virgil, why not Macrobius with what happened between Republic of Plato and Republic of Cicero? Simply what is likely. It is not very likely that Cicero was more of a believer in miracles than Macrobius, rather less, and same goes for his hearers.

Appendix on Plantinga:

If Richard Carrier and the astronomer known under pseudonym Andromeda's Wake believe in a moral order, in some ways they are half believers in God.

Here is a dialogue (or rather relevant parts of it) with someone who really believes there is a right and a wrong, in a way, though he considers that a wrong terminology, as "unscientific" and incompatible (as it is) with his atheism:

Me: If you don’t know what IS wrong, you don’t know when something GOES wrong and cannot judge the value of consequences.

He: “Something ‘going wrong’ implies a direct result of action, not subjective valuation. You do understand the difference between being morally ‘wrong’ and making a mistake, do you not? From your argument it does not appear so.”

Me: First of all, I do very much see the difference between doing wrong and making a mistake. If you shoot at what you know is your uncle, you do wrong. If you shoot at what looks to you like a deer, you make a mistake if it is your uncle. Either way you are not doing the right thing at a hunt as in shooting only deer and not your uncle.

But back to the debate: the going wrong implies a direct result of an action insofar as the “going” is concerned. It implies there is a right and a wrong insofar as description of result is concerned. If there were no right or wrong about innocent lives, there would not be even any “going wrong,” only “going in a specific direction”, as far as killing innocent lives is concerned. That is I hope a certain clarification of the previous point.

And third, man can do right, man can make mistakes that just “go wrong”, but man can also go wrong by deliberate choice. Euthanasia of mentally handicapped or forced sterilisation of people with hereditary diseases (as Nazis and in second case Swedish Socialists did), is not something just going wrong, it is doing wrong deliberately.

End of that debate so far.

Comment section of this one:
http://thunderf00tdotorg.wordpress.com/2012/04/05/eric-hovind-confesses-to-being-an-atheist/


On which video I made a comment blog post myself:

Triviū, Quadriviū, 7 cætera : Thunderf00t on futile questions
http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/01/thunderf00t-on-futile-questions.html

Thursday, December 27, 2012

L'Église et Sa Fille Ainée

1) deretour : Pourquoi l'Occident a perdu en respect devant les Musulmans, 2) Sepúlveda vs Jules Ferry, 3) Φιλολoγικά/Philologica : Esclavagisme des Noirs par Rome Chrétienne? Mais non!, 4) Aztecs today, 5) L'art de s'entendre entre colonisateurs et colonisés, 6) "Nos ancêtres les gaulois" ..., 7) L'Église et Sa Fille Ainée, 8) New blog on the kid : La vraie culpabilité des colonies, 9) deretour : en mémoire de rue d'Isly Clarté éternelle donne à cil

Nous les Suédois nous ne sommes pas les enfants ainés de l'Église. Nous sommes même des enfants égarés par la Réforme Protestante. Pourtant, ce que la France a fait en Algérie, nous l'avons fait chez les Lappons, et, à part le temps très honteux de l'eugénisme, entre 1935 et quelque part dans les années 70', avec moins de provocations à l'amertume. On a défriché des terres en Algérie française? Nous aussi en Lapponie. Et ainsi de suite.

Notre Seigneur a donné des consignes très claires sur la mission de l'Église en Matthieu 28:18-20. À l'époque catholique, avant 1527 (les derniers sept ans en schisme et en interdit pour avoir délogé un archévêque par zèle patriotique, mais pas encore en hérésie), oui, pendant le Moyen Âge nous avons commencé cet œuvre chez les Lappons. Comme Luthériens nous ne l'avons pas continué correctement, mais autant que nous avons gardé la foi, c'est à dire trop peu, mais dans l'illusion presque honnête d'être des fidèles et d'être des missionnaires fidèles. Napoléon III n'a pas admis cette fonction vis-à-vis les Kabyles. Fils ainé de l'Église, il a refusé l'œuvre de l'Église.

Alain Sanders cite Ferrat Habbas et Belkacem Ibazizen.

"La France n'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a fondée."*

Coloniser est un acte qui s'exercise normalement dans des pays ou il y a quelque chose à fonder et non juste quelque chose à récupérer. Ce que la France, les Royaumes Unis, les États-Unis et la Russie Soviétique ont fait avec Autriche et Vienne en 1945 (et pour les dix années à suivre) ne s'appelle pas "coloniser" mais partager. À la fin des conflits en Moyen Orient dans la première guerre mondiale les Royaumes Unis, ayant reçu la dignité de Clémenceau, n'ont pas non plus colonisé la Terre Sainte (quoique on a fait un pipeline pour l'eau) mais on l'a mise sous protectorat. Coloniser est ce que les Foquéens ont fait avec les tribus autour de Vieux Port, ou ce que Jules César - j'espère que ça ne soit pas idolâtre de prendre Divus César pour un vrai homme! - a fait avec la Belgique, ce que les Suédois ont fait avec Lapponie et Finlande et ce que la France a fait en Louisiane et en Québec avec une réussite beaucoup meilleure que la France en Algérie.

"La scolarisation française a fait faire aux Arabes un bond de mille ans."

Si l'Église est, comme l'expose St Augustin l'Apocalypse, le Royaume Millénaire, alors c'est regrettable que ce n'est pas dedans ces mille ans là que les Arabes aient fait le bond. Ce que la FLN a fait - et je suis très d'accord avec Alain Sanders du fait que ça constitue un tas de crimes montre très bien que la plupart des Arabes de l'Algérie n'ont pas entré dans le Royaume de Dieu, dans l'Église.

Mon problème avec la mémoire de l'Algérie française est ceci: les ex-colons ont gardé certains mentalités de ce tête à tête avec les Arabes encore Musulman. Certains mentalités de colon, certains d'autres mentalités adoptés des colonisés. Sans prétendre à faire la statistique des administrateurs parmi les colons, c'est peut-être encore plus vrais pour les ex-administrateurs.

En Suédois et Catholique je suis venu en France pour d'autres choses que pour l'Algérie. Mettre fin à la piratérie, c'était déjà une bonne chose (l'Islande, nos voisins en l'Ouest moyennant les Norvégiens et un bout de Mer, a souffert des incursions navales pendant l'ère des pirates). Mais il y a des choses de mieux en France depuis l'ère de St Louis que depuis l'ère de l'Algérie française. Et "les Algériens avant 1830 étaient des pirates" plus "la scolarisation française a fait faire aux Arabes un bond de mille ans" n'égalent pas "la scolarité obligatoire est bonne".

En certains pays c'est à cette scolarité qu'on sacrifie les fœtus des adolescentes enceintes, sous prétexte qu'elles ne soient pas prêtes à être mères avant d'être lycéennes réussies. Et le bien-être des élèves harcélés, en collège ou lycée, sous prétexte qu'ils doivent apprendre de se socialiser avec les autres (en occurrence avec leurs harcéleurs).

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Jean, Apôtre, mon patron
27-XII-2012

* J'ai peut-être été fatigué en écrivant "La France n'a pas fondé l'Algérie, elle l'a fondée." Maintenant, 8-II-2015, Dimanche de Sexagesima, ceci a été corrigé.

Wednesday, December 26, 2012

Je n'ai pas l'honneur d'être clochard


J'ai parfois eu l'honneur d'être accepté par eux et une fois d'avoir ma vie sauvé par eux: ils m'ont donné du pain, du fromage, peut-être du pâté, une bière et ceci après trois jours que je n'avais rien eu à manger. Un d'entre eux m'a aussi donné un livre, les marges duquel j'utilisais pour écrire une comédie qui m'a été de la suite volé avec le livre avant que je ne l'eusse mis sur internet. Mais dernièrement je n'ai pas été tellement accepté par les clochards. Ce n'est pas chaque sdf qui a l'honneur d'être clochard. C'est un style de vie qui est spécifique et qui n'est pas le mien.

Ce matin je viens d'avoir du thé dans un endroit pour les sdf. Ça m'a arrangé après avoir été réveillé trois fois, une fois à trois heures, une fois à cinq heures et une fois entre les deux autres fois.

Mais pour académique que je sois, il y a un jargon académique et un peu moralisant qui me met mal à l'aise. Il fut utilisé à cet endroit:

  • "c'est une version martyr qu'il donne"
  • "il faut se laisser martyriser un peu" (là les accueillants ont vu que j'étais mal à l'aise, ils ont changé le sujet)
  • "il y en a qui sont dans le déni"


Quand j'étais dans la faculté, mon but était de maîtriser les sujets, pas de prendre chaque position des gens qui me les enseignaient. Je sais que Ste Brigitte après avoir quitté la Suède a eu un confesseur qui s'appelait Alfonso de Jaén. Le docte et futur docteur ès lettres qui en parlait doutait que les motifs allégués par Alfonso de Jaén étaient vraiement "fatigue du monde", ça serait plutôt genre excuse bellifiée, moi je viens de rappeler qu'il y a une chose qui s'appelle aujourd'hui épuisement psychique, burnout, syndrome d'épuisement professionel et ainsi de suite. Il a accepté l'explication. Dans l'étude d'Homère j'ai eu le bonheur d'avoir un "lector" comme on les appelle en certains pays qui trouvait profondement ridicule de parler de l'auteur de l'Odyssé comme "soit Homère, soit un autre poëte du même nom" pour ne rien dire de son mépris pour la théorie dite de "boule de neige". Avec des académiciens comme ça dans les études bibliques, on n'aurait qu'assez peu de respect pour les idioties comme "Quelle Q" qui aurait été commune à trois ou à deux évangélistes et qui serait à reconstruire ... par les savants d'aujourd'hui.

Parlant de ça. Je viens il y a quelques jours de trouver l'indication que Wilamowitz aurait reconstruit d'abord l'Achilléide à elle seule comme la version original de l'Iliade et en plus une version qu'il cosidérait comme plus primitive, une dans laquelle Achille malmène effectivement et définitivement le cadavre de Hector. La réconciliation avec Priame serait donc un ajout plus tard par des ges plus sophistiqués et avides d'humaniser l'action. Ceci est partie d'une version - celle de Wilamowitz - de la théorie "de boule de neige" et elle est à peu près aussi cohérente que les savants qui datent les Synoptiques à l'an 70 et plus tard. Si j'avais pris Théologie, j'aurais eu la galère garantie à la fac, parce que je tiens aux auteurs traditionnellement donnés. Ayant pris Grec et Latin j'ai pu éviter cette fourberie intellectuelle.

Mais il y a des positions qui n'avaient même pas droit à être nommés à notre faculté. La liste des phrases que je viens de donner (de ce matin) est de celles-là. J'ai eu un camérade d'études qui reprenait le Latin qu'il avait oublié un peu. Il était assistant social de métier. Dans sa profession il risque d'avoir utilisé des phrases comme ça. Chez nous à la fac, pas un mot.

Vous voyez, le genre d'explications sophistiqués que j'apprécie est du genre "lectio difficilior verior" ou les observations pourquoi ceci n'est pas toujours le cas. Ou le fait que tel et tel construction s'utilise en Latin où le suédois aurait eu une phrase subordonnée, mais ceci ne veut pas dire que le Latin ne puisse jamais utiliser un subordonné. Il y a même un risque d'être hypercorrecte, d'éviter les constructions que le Latin a en commun avec la propre langue. Et le but poursuivi avec le Latin était de pouvoir, enfin, lire des auteurs non modernes dans la langue originale. J'ai eu moins de facilité avec Virgile et Tacite qu'avec St Thomas d'Aquin, ou avec Ste Brigitte, vu que j'ai commencé d'étudier le Latin sérieusement quand c'était déjà un peu trop tard. Système scolaire bidon oblige parfois au mal. Et bien sûr je l'ai étudié déjà pour des phrases comme "agere sequitur esse" ou "audietur et altera pars".

La juridique d'antan avait pour pricipe effectivement "audietur et altera pars". Mais il y a parmis les phrases apprises ce matin des attitudes qui ne sont pas promettant pour cet "audietur et altera pars". Sauf quand ce sont certains, a priori non concernés, voulant le bien de quelqu'un, qui se constituent en "altera pars" vis-à-vis celui-ci contre ses propres vues.

Il y a des clochards qui ne peuvent jamais plus faire leur métier. Un cuistot qui a choppé l'Hépatite C ou le SIDA ne doit jamais plus couper les légumes pour un public qui paie pour les manger. Un chauffeur de voiture qui tremble quand il ne boit pas n'est pas apte à conduire ce qu'il conduisait. Et ainsi de suite. Il y a eu aussi des gens qui ont refusé de prendre un autre travail que fermier à l'époque où pas mal perdaient leur métier de fermier (les années soixante). Et vu que le métier de fermier dépend du fait d'avoir une ferme ...

Mais il y a aussi des clochards ou d'autres sdf qui se voient refuser de faire le travail qu'ils peuvent déjà et encore bien faire ou qui se voient refusés de valoriser le travail qu'ils font déjà. Il y a des "constats" à propos eux qui les nuisent, et des phrases comme "il est dans le déni" font partie d'au moins un type de ce genre de "constats".

L'acceuillant qui avait lancé une ou même deux de ces phrases était de gauche. Peut être une gauche sentimentale qui vote quand même à droite, peut être gauche de gauche encore et jusqu'au bout. Je suis de droite. Je suis aussi catholique. Et liturgiquement traditionnaliste. Je connais donc - j'ai connu par cœur à une époque - le Stabunt Justi, qui est le Commune Martyrum.

tunc stabunt iusti in magna constantia adversus eos qui se angustaverunt et qui abstulerunt labores illorum

Me réveiller à trois heures du matin relève un peu de ces "eos qui se angustaverunt". Dire le genre de phrase que je viens d'évoquer, et ça de moi (je ne dis pas que c'était de moi que les accueillants les disaient), pour qu'on ni ne lise ni n'imprime et vende mes articles sur mes blogs, ça relève un peu de "qui abstulerunt labores illorum". Vous trouvez ce constat "une version martyr"? Bien, il semble que le sage Salomon ait mis une "version martyr" dans la Sainte Écriture. À moins que vous soyez des Protestants qui nient qu'il est l'auteur du livre de la Sagesse.

Mes regrets si ces mots semblent ingrats envers l'accueillant de ce matin. Peut-être qu'il voulait me mettre à mon aise comme parmi des académiciens: mais on semble ne pas avoir fait les mêmes sujets. L'effet fut le contraire. J'avais l'impression - qu'elle soit injuste ou juste - d'être déshonoré dans cette compagnie. Après, je me rendais compte que de souffrir un choc comme ça, après avoir été réveillé comme ça, ce n'est pas exactement ce qui me met à mon aise. Je me sentais plutôt comme à une autre occasion, que j'avais été giflé par un homme fort et fortement en colère avec moi (et en rien un académicien). On vient de nous écrire dans les journaux que le stress peut être l'équivalent de cinq cigarettes par jour, non quand aux poumons, mais quand à la santé cardiovasculaire. Je me demande si un matin comme celui-ci n'est pas l'équivalent de dix cigarettes (je ne fume pas, je n'y prends pas de gloire, mais juste "for the record"). Ou quinze. Un peu comme si on voulait me préparer un syndrome d'épuisement professionnel quand à mon écriture sur internet. Bon, ce matin ci au moins, ce but - si tel il était - n'a pas été réussi pour quiconque n'aime pas mes démarches.

Hans-Georg Lundahl
Bibl. Audoux, Paris
St Étienne
26-XII-2012

Friday, April 6, 2012

How to memorise the Presidents of US ...

Well, I was seeing one page in which cramming info into one's head bit after bit was useless, because 8 (at least supposedly) is the maximum.

I wonder if some could do fourteen, as the genealogy of Our Lord from Abraham to King David, from King David to Babylonian Captivity and from Babylonian Captivity to Our Lord goes in fourteens.

Either way, here is my take on how to tackle the Presidents.

Washington was first. Not easy to forget him if you have ever come across US. Between Washington and Jimmy Carter - the first one I recall as contemporary to the news I was watching (did he beat Gerald Ford?) - there are some major landmarks: Abraham Lincoln, Woodrow Wilson (was he just after Teddy Roosevelt?), FDR and Truman just after him, JFK and Nixon. So break up the table into the parts:

  • a) Washington to Lincoln;
  • b) Lincoln to Wilson;
  • c) Wilson to Franklin Delano and Truman;
  • d) Franklin Delano and Truman to John F Kennedy and Nixon;
  • e) Nixon to Carter;
  • f) Carter, Reagan, Bush Sr, Clinton, Bush Jr, Obama. Check if there was a president between Carter and Reagan. Refer to this part as Carter to Obama, for short.


Break up Washington to Lincoln. I do not know them, but one landmark would be the President who made peace with England in 1813, and, if it was the same purchased Florida from Occupied Spain, i e Joseph Bonaparte and the Louisiana Purchase (much more than just the present state of Louisiana) from his brother Napoleon Bonaparte. Was it Alexander Hamilton (often a reference for Lyndon LaRouche in economic theory, but I cannot for the present remember for sure if he was a president) or one other? Then there is Polk of the fifty-four forty or fight incident. Why before Lincoln? Well, Lincoln dealt with Secession, and Secession invoked the precedent of fifty-four forty or fight about breach of agreement between slave states and non slave states. So Polk must be before Lincoln. Between Lincoln and Wilson you have the president who made the Spanish-American War and got Cuba and Philippines as protectorates.

Then fill in all of the spaces and make smaller lists. If need be make more landmarks.

Then learn each list separately until you know it as well as the list from Carter to Obama.

Or other possibility: start with the Carter to Obama list, ask your ma how many presidents she can remember before Carter in a row. Add those to the row. Then ask your oldest grandparents, add those presidents to the row. Then use lifelengths in your family as far back as your records of those go to figure out what presidents they knew or would have known if US American. And so on, till you reach Washington. For your own state, take care of Governors in same way, except that there are states that reach back before Washington or whenever they joined the union, to English Colonies, French Colonies, Spanish Colonies, and, if you like you can call Utah and Texas US Colonies as soon as Brigham Young or Alamo, since then they were no longer Spanish-Mexican or Amerindian controlled territory. But as for states getting back to Spanish times, even Texas, do not forget the Hispanic colonisers. Claro que no!

Note that in this venture I have not yet memorised more than I have mentioned here.

Hold Good Friday Holy, whatever remains of it where you are, and a Good Triduum of Easter 2012,


Hans-Georg Lundahl

Monday, May 16, 2011

Abus du terme "fascisme" - ou je m'abusais d'un fait?

Mise à jour, 16-VII-2015 (Notre Dame de Carmel): Je m'étais, selon ce que je trouve à présent, assez complètement trompé sur le contenu du film Triomphe de la volonté.

Je me souvenais avec quasi certitude d'une leçon où la prof des sujets de société en faisant l'histoire, a évoqué les films de propagande pour l'euthanasie, notamment Triomphe de la volonté par Riefenstahl.

Peut-être que le titre d'un film (celui-ci par Riefenstahl) a été évoqué en même contexte que le contenu d'un autre (celui que je décrits dans la suite).

Donc, oui, j'avais tort de critiquer Que sais-je? mais uniquement parce que je ne savais pas comment j'avais raison de critiquer mon école de collège (chez vous on parlerait déjà du lycée), soit pour confusion de la prof, soit, si la confusion entre deux films évoqués était la mienne, au moins pour m'avoir forcé à étudier cette époque à un âge quand l’intérêt me manquait, à un âge quand ce manque d'intérêt (je préferais de loin les épisodes jusqu'aux guerres napoléoniennes, tellement plus romantiques) me faisait peut-être vaciller l'attention.

Et surtout pour avoir essayé de nous forcer de rejeter le Nazisme et tout ce que la prof trouvait mal dans le Nazisme, par sa capacité de faire la prêche un peu puritaine. Avec moi, ça a même eu l'effet presque opposé pendant quelques ans (entre 13, quand on nous a enseigné ceci, et 15, quand la découverte de Franco me donne un meilleur anticommuniste à admirer). Je dis presque opposé, parce qu'à l'époque j'étais très pro-juif et trouvait la persécution des Juifs totalement erronée en tous ses aspects - entretemps, je ne suis pas devenu un défendeur des camps non plus.

Mais effectivement, il se peut que le Triomphe de la volonté était à cette époque là dans cette école là présenté comme un film pro-euthanasie, soit parce que la prof ou l'auteur du matériel d'enseignement avait fait une inadvertance, soit parce que l'école suédoise était à cette époque là infiltré par la Stasi (comme on vient de découvrir par les études faites sur les intérêts qu'avait la Stasi d'étudier et d'espionner la Suède).

En lisant très brièvement le screen-play donné par reocities d'après David Calvert Smith ...

Triumph of the Will
http://www.reocities.com/emruf4/triumph.html


... je trouve que les thèmes trop moralement pénibles du Nazisme ont largement été évités dans ce film. Je devais m'être trompé (pour quelle que soit la raison, voir plus haut) sur le titre du film pour euthanasie qu'on nous a montré à l'école.

Exception notable, donc pénible déjà dans le film, tel quel, on glorifie le service de travail. D'où le titre. Sous Franco, ça c'était réservé pour des rouges considérés comme criminels de la guerre, et qui l'étaient assez souvent. Et même là, je ne suis pas totalement un fan des travaux forcés à Valle de los Caidos.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre
Notre Dame de Carmel
16-VII-2015

En dessous, l'article comme je l'avais écrit avant cette correction:

Abus du terme "fascisme"

Je viens de feuilleter le Que-Sais-je? pour L'Histoire culturelle.

Le film Triomphe de la volonté par Leni Riefenstahl et présenté avec le commentaire que la maîtrise esthétique et le contenu idéologique sont deux choses différents. Notemment que la maîtrise esthétique à la limite fait du film un moyen de propagande encore plus efficace ...

"et donc plus dangéreux du point de vue antifasciste".


Pardon? Le message du Triomphe de la volonté serait "fascisme"? Que nenni! Son message est l'euthanasie, la même atrocité en cas où l'on donne en France actuelle, si c'est vrai, un peu d'avantage de barbiturates pour pousser un peu et le cas en Hollande actuelle où l'euthanasie est toute légalisée "sur demande" que c'était en Allemagne de l'époque de la jeune Leni.

Par contre, des thèmes reconnus par tous les fascismes comme valables - indifférence ou hostilité envers le parlementarisme, hostilité à la fois envers capitalisme et communisme, volonté de surmonter la lutte des classes, appréciation jamais absente et parfois un peu exaggérée ou même beaucoup du militaire et de la patrie - absense totale dans ce film, que je sache.

Cet amalgame entre euthanasie hitlérienne - atrocité génuine, mais finie après la plainte portée par l'évêque Auguste Clémens Comte de von Galen - et fascisme est doublement déplorable. D'un côté ça salit injustement les fascismes innocents d'atrocités, comme le fascisme autrichien, ou dont les atrocités étaient atrocités de guerre ou d'épuration comme en Espagne (et celles de la résistence victorieuse en France, quoiqu'elle n'était pas fasciste), de l'autre il innocente injustement l'euthanasisme dans les régimes parlementaires.

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou, BpI
Paris
16-V-2011


PS, le jour de la mise à jour: mon rejet de l'euthanasie et des films de propagande pour telle chose reste bien-sûr le même (et l'euthanasie reste un autre thème que le fascisme, Franco n'aurait jamais fait ça, de l'euthanasie), sans que l'erreur de fait sur quel film en fait propagande ou ma correction de cette erreur de fait change quoi que ce soit dans mes principes./HGL PPS: par contre, dans ce détail, la collection Que sais-je? est revendiqué./HGL