Tuesday, February 3, 2015

Et le Moyen Âge? Hormis royautés


1) Φιλολoγικά/Philologica : Les âges des ancêtres DU Robespierre - et d'autres! ; 2) Sur les Dévanceurs de Marie-Antoinette ; 3) Et les ancêtres du roi martyr? Regardons aussi la parité entre les sexes ... ou même le privilège féminin ; 4) musicalia : Les Musiciens ; 5) Recipes from Home and Abroad : Les artistes (peintres, graveurs ...) - avec un peu de patrons ou mécènes et d'autres connexes ; 6) New blog on the kid : Chirurgiens et surtout Sage-femmes ; 7) Φιλολoγικά/Philologica : L’Académie et entourages ; 8) Et le Moyen Âge? Hormis royautés ; 9) Moyen Âge, Royautés ; 10) La Lettre A d'une Encyclopédie ; 11) Monge et Jaurès - démographie ; 12) Lesseps fut aussi à La Pérouse

[Encore une compilation des articles collectifs par les wikipédistes - entre l'Université de Paris et Ronsard. Avec mes propres commentaires en parenthèses quarrées; comme celle-ci. Cette fois, je vais être un peu généreux avec les bribes de texte non concernant les simples nom, date de naissance et date de mort. L'époque est quand même intéressante pour autres choses que son expectation de vie moyenne! Les listes élèves célèbres du Collège de Navarre et compositeurs de motets - on s'arrête avant ceux nés après 1600 - seront interrompus par des séries d'articles à propos l'un ou l'autre et ensuite résumées.]

L’université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales. Apparue dès le milieu du XIIe siècle, elle est reconnue par le roi Philippe Auguste en 1200 et par le pape Innocent III en 1215. Elle acquiert rapidement un très grand prestige, notamment dans les domaines de la philosophie et de la théologie.

Le grade le plus ancien est la licence. Celui-ci n’est en fait pas un grade d’origine universitaire puisqu’il était conféré par le chancelier de Notre-Dame ou de Sainte-Geneviève et donnait le droit d’enseigner dans toutes les universités. L’université créa ensuite d'autres grades : le baccalauréat, le bachelier obtenant le droit d’assister le professeur avant d’obtenir la licence ; la maîtrise, grade terminal des études artiennes marquant l’intronisation dans la corporation ; et le doctorat qui reconnaissait le titulaire comme un maître de sa discipline (droit, médecine, théologie).

Le baccalauréat avait donc deux niveaux. Le baccalauréat ès arts était le premier grade. C'est en ce sens qu'il désigne aujourd'hui en France le diplôme donnant accès aux études supérieures. Le maître ès arts restait cependant moins qualifié que le bachelier ès décret, médecine, ou théologie.

Le titre de docteur donnait aux décisions de celui qui le portait force de loi. [Ah bon?] Ce qu'un docteur ès décret avait dit ou écrit pouvait servir d'argument auprès d'un juge. [Argument, si. Mais c'était le juge qui décidait, pas le docteur.] Ce qu'un docteur en théologie disait ou écrivait l'était avec l'autorité de l'Église [en quelque manière, tant qu'il était en bonne entente avec ses supérieurs, comme les évêques etc.] et ne pouvait être contesté sans risquer une accusation d'hérésie. [Référence nécessaire - car les docteurs en théologie se contredisaient parfois les uns les autres.] L'admission au titre de docteur signifiait que la thèse soutenue était admise par les docteurs plus anciens comme n'étant pas une hypothèse ou une possibilité d'interprétation mais comme une expression exacte du Saint Esprit. [Référence vraiment nécessaire! Non, un docteur ès théologie n'était pas un Pape, ni un Concile écuménique, ni un hagiographe comme Sts Moïse ou Mathieu] D'où les enjeux et la force du débat introduit par un Thomas d'Aquin [Introduit par lui ou avant lui? Il me semble avant.] par exemple ou des discussions sur le rôle de l'interprétation humaine introduites par la pensée d'un Duns Scot [Encore une fois, le rôle d'interprétation humaine était déjà là avant Duns Scot]. Le titre de docteur avait donc une valeur proche de celui que nous nommons aujourd'hui professeur et avait en fait un sens bien différent.

"Zu den Heroen dieser Epoche gehören Albertus Magnus (1200–1280), Bonaventura (1221–1274), Thomas von Aquin (1225–1274) und Boetius von Dacien." [Le texte allemand ne fait que dire que les noms comptent comme des héros de cette époque.]

Saint Albert le Grand (dont le nom est Albrecht von Bollstädt), aussi connu sous le nom de Albert de Cologne ou Albertus Magnus, né autour de l'an 1200 en Bavière et décédé le 15 novembre 1280 à Cologne (Allemagne), était un frère dominicain, philosophe, théologien, naturaliste, chimiste. Évêque de Ratisbonne durant trois ans (1260-1263), il préfera retourner à l'enseignement et fut professeur de renom au XIIIe siècle. Le plus célèbre de ses disciples est saint Thomas d'Aquin. ... Albert le Grand est né Albert de Bollstaedt à Lauingen en Souabe entre 1193 et 1206, sans doute en 1193. Il est mort à Cologne en 1280. Il a introduit dans les universités d’Europe les sciences grecques et arabes. Il était déjà surnommé « le Grand » de son vivant. Il est fêté le 15 novembre.

Saint Bonaventure O.F.M., né à Bagnorea (actuelle Bagnoregio, près de Viterbe, Italie) en 1217-1218 ou 1221, sous le nom de Giovanni da Fidanza, mort à Lyon dans la nuit du 14 et 15 juillet 1274, prit le nom de Bonaventure lors de son entrée dans les ordres. Théologien, archevêque, cardinal, Docteur de l'Église (surnommé le « Docteur séraphique »), ministre général des franciscains, il est, à l'instar de Jean Duns Scot et Thomas d'Aquin, l'un des piliers de la théologie chrétienne au Moyen Âge. Canonisé en 1482, il reste connu sous le nom de saint Bonaventure.

[St.] Thomas d'Aquin (né en 1224/1225 au château de Roccasecca près d'Aquino, en Italie du Sud, mort le 7 mars 1274 à l'abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium), est un religieux de l'ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l'un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé le 18 juillet 1323, puis proclamé docteur de l'Église par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est également un des patrons des libraires. Il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique ». Son corps est conservé sous le maître-autel de l'église de l'ancien couvent des dominicains de Toulouse.

Boèce [de Dacie] naquit dans la première moitié du XIIIe siècle. Il occupa probablement la position de clerc séculier et chanoine du diocèse de Linköping. Il s'installa en France pour enseigner la philosophie à l'Université de Paris. Là il s'associa à Siger de Brabant, avec lequel il partagea un insolite cheminement professionnel en continuant à enseigner les arts libéraux pendant un certain nombre d'années en tant que maître ès arts plutôt que de commencer des études supérieures (théologie ou médecine) ou de trouver un emploi non universitaire. En 1277 il fut condamné par Étienne Tempier pour avoir été un chef de file du mouvement averroïste. Boèce fuit alors Paris avec Siger, et fit appel au pape Nicolas III. Il fut détenu à la curie pontificale, à Orvieto, et rejoignit ensuite les dominicains [considéré à cause de ses origines comme faisant partie de la Province ] de Dacia.

Albert de Saxe, en latin Albertus de Saxonia (v. 1316 – 8 juillet 1390), philosophe allemand, disciple de Jean Buridan. Il a été, sous le nom d'Albrecht III, évêque d'Halberstadt (Allemagne) de 1366 à sa mort.

Jean Buridan, en latin Joannes Buridanus (1292 - 1363), philosophe français, docteur scolastique, fut l'instigateur du scepticisme religieux en Europe. Il fut, en Occident, le redécouvreur de la théorie de l'impetus, vers 1340. Son nom est plus fréquemment connu pour l'expérience de pensée dite du paradoxe de l'âne de Buridan. Une légende, propagée jusqu'au XXIe siècle par la Ballade des dames du temps jadis de François Villon, l'associe à tort à l'affaire de la tour de Nesle.

Selon cette légende, une reine de France se serait livrée dans la Tour à la débauche, avant de faire jeter ses amants à la Seine, cousus dans un sac. Un professeur d'université nommé Buridan serait parvenu à échapper à son funeste sort, soit après avoir été repêché par ses élèves, soit après s’être laissé tomber dans un bateau de foin amené par ses étudiants. Ses indiscrétions auraient tissé la trame de ce vaudeville. Le nom de la reine n'est pas précisé, mais la légende y verrait bien Jeanne de Bourgogne, l'une des brus de Philippe le Bel. D'autres y ont placé les débauches de ses autres brus, Blanche et Marguerite.

[Et si le Buridan concerné ne serait pas celui avec l'âne de Buridan, mais un oncle moins célèbre?]

Contrairement au cursus ordinaire pour une carrière en philosophie, il choisit d'étudier les arts libéraux plutôt que la théologie. Il maintient d'autant plus son indépendance en demeurant un clerc séculier plutôt qu'en rejoignant un ordre religieux. À partir de 1340, il s'oppose à son mentor Guillaume d'Ockham. Cet acte a été interprété comme le début du scepticisme religieux et l'aube de la révolution scientifique.

[Bof, a été considéré comme ... des gens qui s'identifient avec sont en train de chercher des précurseurs ...]

Traitant du problème de la dynamique d'un projectile, Jean Buridan montre que la théorie d'Aristote de la cause motrice disant que « Tout ce qui est mû est mû par autre chose… » est prise à défaut ; y compris les palliatifs divers tels l'antiperistasis (le mouvement violent crée un vide, ou une raréfaction de l'air qui continue de propulser le projectile dans les airs) ou l'opinion disant que l'air, ébranlé par le mouvement violent, acquiert puissance pour pousser le projectile.

Citation de Jean Buridan : « Voici donc, ce me semble, ce que l'on peut dire : tandis que le moteur meut le mobile, il lui imprime un certain impetus, une certaine puissance capable de mouvoir le mobile dans la direction même où le moteur meut le mobile, que ce soit vers le haut, ou vers le bas, ou de côté, ou circulairement. Plus grande est la vitesse avec laquelle le moteur meut le mobile, plus puissant est l'impetus qu'il imprime en lui...mais par la résistance de l'air, et aussi par la pesanteur qui incline la pierre à se mouvoir en sens contraire...cet impetus s'affaiblit continuellement [...] Toutes les formes et dispositions naturelles sont reçues en la matière et en proportion de la matière; partant plus un corps contient de matière, plus il peut recevoir de cet impetus; or dans un corps dense et grave [ie : pesant], il y a, toutes choses égales d'ailleurs, plus de matière qu'en un corps rare et léger. Une plume reçoit un impetus si faible que cet impetus se trouve détruit aussitôt par la résistance de l'air » [Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences sous la direction de Dominique Lecourt, PUF éditeur, 2006 (4e édition), article Impetus rédigé par Christiane Vilain]


Une idée proche, mais moins développée, se trouvait déjà clairement chez Jean Philopon, commentateur byzantin du Ve siècle, et Guillaume d'Ockham avait aussi émis l'hypothèse, imprécise, qu'il se transmet quelque chose du corps « agent » au corps « patient ».

Jean Philopon (en grec Ἰωάννης ὁ Φιλόπονος, en arabe Yaḥyā al-Naḥwī) est un grammairien, philosophe et théologien chrétien de langue grecque, né sans doute à Alexandrie vers 490/495 et mort après 568. Plusieurs de ses ouvrages sont conservés, soit en grec, soit dans des traductions syriaques ou arabes.

Guillaume d'Ockham ou Guillaume d'Occam (v. 1285 - 9 avril 1347), dit le « Docteur invincible » et le « Vénérable initiateur » (Venerabilis inceptor), était un philosophe, logicien et théologien anglais, membre de l'ordre franciscain, considéré comme le plus éminent représentant de l'école scolastique nominaliste (ou « terministe », selon la terminologie ockhamienne), principale concurrente des écoles thomiste et scotiste.

Contrairement à ce qu’affirmait Trithème, il ne semble pas qu’il fût élève de Duns Scot.

Jean Trithème (1462-1516) est un abbé bénédictin allemand célèbre pour ses découvertes en cryptologie, pour ses chroniques, mais aussi comme occultiste. Le nom de Trithème provient de sa ville natale, Trittenheim en Allemagne. En latin : Johannes Trithemius. En allemand Johann von Tritheim ou Trittenheim .

[Ce serait donc lui qui avait associé St Albert de Bollstädt aux arts illicites?]

Jean Duns Scot (vers 1266 à Duns - 1308 à Cologne), dit aussi John Duns Scotus en anglais, Johannes Duns Scotus en allemand, surnommé le « Docteur subtil » (Doctor subtilis), est un théologien et philosophe écossais, fondateur de l’école scolastique dite scotiste. Il fut la fierté de l'ordre franciscain, et influença profondément Guillaume d'Ockham, de la même manière que Thomas d'Aquin le dominicain fut admiré de son ordre. L'école scotiste et l'école thomiste seront constamment en conflit, suivant les rivalités des deux ordres mendiants. ... La différence entre Dieu et les créatures n'est pas une différence d'être comme chez Thomas d'Aquin ou Maître Eckhart, elle tient à ce que Dieu est infini et la créature finie, sur un même plan ontologique. D'autre part, Duns Scot élabore une métaphysique de la singularité basée sur le concept d'individuation.

Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart, (c. 1260 — c. 1328) est un spirituel, théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénans. Il étudia la théologie à Erfurt, puis Cologne et Paris. Il enseigna à Paris, prêcha à Cologne et Strasbourg, et administra la province dominicaine de Teutonie depuis Erfurt. Qui renvoie à:

Gilbert de la Porrée, (connu aussi comme Gilbertus Poretta, de préférence à Porretanus1, ou Pictaviensis, ou simplement Gilbert de Poitiers), (né à Poitiers en 1076, mort le 4 septembre 1154) était un théologien scolastique et philosophe français, nommé évêque de Poitiers en 1142.

Alain de Lille, ou Alain Delisle ou Alain de L'Isle, latin : Alanus Insulis (avant 1128 à Lille (?) - 1202, abbaye de Cîteaux) est un théologien français, aussi connu comme poète. De sa vie on sait peu de choses. Il semble avoir enseigné à Paris et il assista au concile du Latran en 1179. Il habita ensuite Montpellier (on l'appelle quelquefois Alanus de Montepessulano), vécut quelque temps hors de la clôture monacale et prit finalement sa retraite à Cîteaux, où il mourut en 1202. ... De planctu naturae (les Lamentations de la Nature, vers 1168-1172) [un manifeste pour La Manif pour Tous, me semble-t-il], qui inspira Jean de Meung pour la deuxième partie du Roman de la rose, est une satire habile des vices de l'humanité. Il créa l'allégorie de la « conjugaison » grammaticale qui devait avoir ses continuations tout au long du Moyen Âge.

Jean de Meun, Jehan de Meung, Jean de Meung ou Jean Chopinel, Jean Clopinel (v. 1240 à Meung - v. 1305 à Paris) est un poète français du XIIIe siècle, connu surtout pour sa suite du Roman de la Rose.

[La première partie de ce même roman est de:]

Guillaume de Lorris (parfois de Loris) est un poète français du Moyen Âge né vers 1200 et mort vers 1238. À l'exception de son lieu de naissance (dans la commune libre de Lorris, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Orléans) et de son extraction noble, on ne sait quasiment rien de sa vie. Protégé du comte de Poitiers, il est l'auteur de la première partie du Roman de la rose, environ 4 000 vers, qu'il laisse inachevé et que Jean de Meung termine une quarantaine d'années plus tard.

La ville est un rendez-vous de chasse pour les premiers Capétiens au XIIe siècle. Les souverains y entretiennent une cour assez réduite et y signent notamment la Charte de Lorris et la Paix de Lorris.

La charte de Lorris est promulguée en 1134 par le roi de France Louis VI le Gros (1108-1137). Elle donne à Lorris « privilèges et franchises » connus sous le nom de coutumes, ce qui fait de Lorris la première commune libre de France.

Les principaux éléments contenus dans la coutume sont les suivants :

  • 1.Le roi reste le seigneur, représenté par son prévôt et chaque bourgeois devient individuellement son vassal. La ville n'est pas personne morale, mais obtient des avantages fiscaux et juridiques (les bourgeois sont jugés par leur corporation) ;

  • 2.À Lorris, le seigneur (qui est le roi) continue de percevoir entre un sixième et un septième des récoltes de blé ;

  • 3.Il exige un pourcentage de la farine travaillée au moulin de la seigneurie et une redevance sur le four banal ;

  • 4.Il conserve la majeure partie des amendes de justice. En contrepartie, les paysans obtiennent des garanties concernant la terre qu'ils peuvent aliéner librement et dont ils peuvent hériter, moyennant une taxe modique. Ils se voient reconnaître le droit d'ester en justice, et leur témoignage devient recevable ;

  • 5.La communauté voit son existence confirmée. Le village bénéficie d'une large autonomie administrative et judiciaire sous la responsabilité d'un groupe dirigeant constitué par des « sages » et des jurés désignés parmi les « sages ». Un maire préside à leur organisation ;

  • 6.Le seigneur ne peut plus commander à ses hommes que par leur médiation.


La paix de Lorris est signée le 30 octobre 1242 entre Raimond VII, comte de Toulouse, et le roi de France, Saint Louis5. Les deux hommes renouvellent ainsi le traité de Paris qu'ils ont déjà conclu le 12 avril 1229 sous l'égide de la mère de Saint Louis, Blanche de Castille. Raimon VII renonce aux villes de Narbonne et d'Albi et promet de faire, lui-même, la chasse aux hérétiques, les « cathares ». Ce traité met fin définitivement aux souffrances des Albigeois et à la fronde des barons du midi contre Saint Louis. Par la même occasion, Raimon VII donne sa fille Jeanne, en mariage au frère du roi de France, Alphonse.

[On parlait juste de lUniversité de Paris, qu'on appelle parfois, après un des collège La Sorbonne ... dont le fondateur est:]

Robert de Sorbon, né le 9 octobre 1201 à Sorbon petite commune des Ardennes, et mort le 15 août 1274 à Paris, est un théologien français. Mais il est surtout le fondateur de la Sorbonne, établissement créé pour permettre à des étudiants séculiers en théologie d'étudier sans être en prise à des difficultés matérielles. Fils de paysan, il est réputé avoir été l'un de ces pauvres écoliers qui demandaient l’aumône à Paris, et auxquels l’espoir d’obtenir un bénéfice ecclésiastique faisait supporter les rigueurs extrêmes de l’étude. Robert de Sorbon est élevé au sacerdoce, reçu docteur, et pourvu d’un canonicat dans l’église de Cambrai. Ses sermons et ses conférences de piété lui valent une certaine réputation et le roi saint Louis le choisit comme chapelain, et peut-être comme confesseur. [Sur la Sorbonne:] Ceux de ses amis qui contribuèrent le plus à la nouvelle fondation sont Guillaume de Bray, archidiacre de Reims, Robert de Douai, chanoine et médecin de la reine, Geoffroi de Bar, plus tard cardinal, et Guillaume de Chartres, l’un des aumôniers du roi. ... Après avoir établi solidement sa société pour la théologie, approuvée en 1259 par le pape Alexandre IV, Robert y ajoute, en 1271, un autre collège pour les humanités et la philosophie, lequel subsiste jusqu’en 1635, où Richelieu le démolit pour bâtir sur son emplacement l’église actuelle de la Sorbonne.

Guillaume de Bray(e) (né à Bray dans le Centre, et mort à Orvieto le 29 avril 1282) est un cardinal français du XIIIe siècle.

Robert de Douai ou Robertus Douaco est avec Robert de Sorbon et Guillaume de Bray, fondateur de la Sorbonne.

Guillaume de Chartres (dominicain) ... Pas plus que l'époque de sa naissance, on ne connaît celle de sa mort. Il était sûrement décédé en 1282, car il n'est pas entendu lorsque sont convoqués tous les proches du roi pour témoigner dans le procès de canonisation. Ce personnage discret est surtout connu des historiens pour avoir poursuivi la rédaction de la biographie royale entreprise par son confrère Geoffroy de Beaulieu, mort en 1274.

Geoffroy de Beaulieu, originaire d’Évreux, mort vers la fin du XIIIe siècle, est un biographe français.

Alexandre IV, né Rinaldo Conti di Segni (Jenne, diocèse d'Agnani, vers 1199 – 25 mai 1261), est pape de 1254 à 1261. Son pontificat est marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, la protection des universités, les faveurs accordées aux ordres mendiants dans leur différends avec les séculiers et les tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares. [Ne pas confondre avec Alexandre VI, le Borgia, qui vivait siècles plus tard.]

Grégoire IX, né Ugolino de Anagni ou Hugolin d'Anagni (v. 1145 - 22 août 1241) –, est pape de 1227 à 1241. Successeur d'Honorius III, il hérite des traditions de Grégoire VII et de son cousin Innocent III. Son pontificat est marqué par un intense travail de codification, la création de l'Inquisition, ainsi que par des conflits avec l'empereur du Saint-Empire et avec les rois de France et d'Angleterre, mais aussi avec la population de Rome. Le pape, qui avait été un avocat érudit, fit réunir en 1234 la Nova Compilatio Decretalium (Nouvelle compilation des décrétales). C'est également lui qui organisa la canonisation de Sainte Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise, qu'il avait personnellement connus. Enfin, il institua l'Inquisition en 1231, et en confia l'exécution aux frères prêcheurs (Franciscains et Dominicains). Ainsi, il enleva au pouvoir laïque le pouvoir doctrinal de juger, mais faute d'effectifs suffisant, l'Inquisition devra s'appuyer sur les princes locaux, qui trouveront les moyens de renforcer leurs pouvoirs. A le demande de son inquisiteur exerçant en Allemagne Conrad de Marbourg, il édicta en 1233 la première bulle de l’histoire contre les sorcières, la Vox in Rama [article détaillé dans la wikipédie anglaise, aucun en français] en décrivant le sabbat des sorciers et leur culte du diable. Parmi ses nombreuses particularités, cette bulle considère le chat [pas n'importe quel chat, mais celui qui apparaît dans un sabbat des sorcières!], comme le crapaud [dito!], comme une incarnation [plutôt manifestation] du Diable et déclare que toute personne abritant un chat noir risque le bucher [référence souhaité!]. Il condamna, en 1236, les excès de la Cinquième croisade contre les Juifs.

[Notez, il y a eu aussi vers cette époque du satanisme (probable) ou au moins très grand cynisme (certain) chez Frédérick II de Stauffen. L'atmosphère de sa cour était un peu comme La Régence en France, avant le regne personnel de Louis XV, c'est à dire on pouvait s'attendre que la sorcellerie soit favorisée.]

Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160 – Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d'Innocent III, est considéré comme l'un des plus grands papes du Moyen Âge.

Dominique de Guzmán (Domingo Núñez de Guzmán), né vers 1170 en Espagne dans un milieu aisé et mort le 6 août 1221 à Bologne, est un religieux catholique, fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés couramment « dominicains ». Canonisé par l'Église en 1234, il est célèbre sous le nom de saint Dominique. Autrefois fêté le 4 août puis le 6 août jour de sa « naissance au ciel »1, il est fêté le 8 août depuis le Concile Vatican II. [Il est le quatrième St Dominic, pas la premier - et Dominic veut dire "Dimanche".]

Biographes de St Dominique de Guzmán:

Jordain, ou Jourdain de Saxe (aussi appelé Jourdan de Saxe, Gordanus, Giordanus ou Jordanus de Alamania), né vers 1190 et mort en 1237, était un religieux allemand, membre de l'ordre des Prêcheurs et maître général de ce même ordre de 1222 à sa mort. Il a été béatifié en 1825.

[Pierre Ferrand est un homme politique français né le 19 mars 1913 à La Saunière (Creuse) et décédé le 25 janvier 1996 à Guéret (Creuse), ancien député progressiste de la Creuse (1956-1958). - évidemment un homonyme au Pierre Ferrand qui est censé avoir été un biographe médiévale du saint.]

Fernando Martins de Bulhões connu comme saint Antoine de Padoue ou saint Antoine de Lisbonne, né en 1195 à Lisbonne et mort le 13 juin 1231 près de Padoue (Italie) est un prêtre franciscain, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré Docteur de l'Église en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.

François d'Assise (en italien Francesco d'Assisi), né Giovanni di Pietro Bernardone à Assise (Italie) en 1181 ou 1182 et mort le 3 octobre 1226, est un religieux catholique italien, diacre et fondateur de l'ordre des frères mineurs (OFM, communément appelé Ordre franciscain) caractérisé par une sequela Christi dans la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX et commémoré le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.

[Notez:] "Saint François d'Assise est considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux. C'est la raison pour laquelle sa ville natale a été choisie par Jean-Paul II comme siège de la journée mondiale de prière en 1986."

[Mais il n'a pas du tout prié AVEC le Sultan, et Jean-Paul II n'a pas prêché aux Imams de se convertir au Catholicisme!]

Conrad de Marbourg, né durant la seconde moitié du XIIe siècle entre 1180 et 1200, mort le 30 juillet 1233, est le premier inquisiteur allemand. [Premier, pas vingtième - l'inquisition est bien postérieure à un catholicisme bien reconnaissable comme tel aussi par les Protestants. À conférer un peu plus haut ce qui est dit sur Grégoire IX.]

Siger de Brabant, philosophe médiéval (né dans le Brabant vers 1240 - mort à Orvieto avant le 10 novembre 1284). ... Selon une légende, Siger aurait d'abord été un ennemi des dominicains et un hérétique avant de voir en rêve un ancien ami qui se plaignait d'être en enfer. Il se serait alors converti. [Espérons-le!] Référence donnée comme : Histoire littéraire de la France, 1847, p. 113-114 - le livre renvoie aux notes au X Chant de Paradiso, et la page est daté en 1389, quand André d'Orvieto (lieu de mort de Siger!) copie la Divina Commedia.

Boèce de Dacie ou Boethius Dacii est un philosophe médiéval danois ou suédois du XIIIe siècle (décédé vers 1284). ["Dacie" fait directement référence à Danemark, mais comprend ce qu'on avait eu l'habitude de qualifier de "langue danoise" un siècle ou deux avant, c'est à dire aussi Suède, voir Norvège et Islande. Ab aquilone pandetur malum supra terram.] Comme grammairien, il a été l'un des principaux représentants du courant des modistes. [Ah oui, Stoiciens, Averroistes de la Sorbonne, Kabbalistes, des piètres philosophes, mais des bons philologues!]

Anciens élèves du collège de Sorbonne (avant Richelieu et Olier):

Jacques Lescot, né le 1er août 1593 à Saint-Quentin en Normandie, et mort le 22 août 1656, est un prélat français du XVIIe siècle.

Nicole Oresme, né à Allemagnes (ancien nom de Fleury-sur-Orne) vers 1320-1322 et mort à Lisieux le 11 juillet 1382. Évêque de Lisieux, il est également économiste, mathématicien, physicien, astronome, philosophe, psychologue, musicologue, théologien et traducteur français.

[Crombie semble être derrière ce passage wikipédien sur lui:]

Les préceptes de physique d’Oresme sont exposés dans deux œuvres en français, le Traité de la sphère, deux fois imprimé à Paris (première édition sans date ; deuxième, 1508) et le Traité du ciel et du monde, rédigé en 1377 à la demande de Charles V, mais jamais imprimé. Dans la plupart des problèmes essentiels de statique et de dynamique, Oresme suit les avis préconisés à Paris par son prédécesseur, Jean Buridan de Béthune et son contemporain Albert de Saxe. Oresme a contré la théorie aristotélicienne du poids qui énonçait que le lieu normal des corps lourds est au centre du monde et que celui des corps légers est dans la concavité du corps rond de la lune, en proposant ce qui suit : « les éléments tendent à se disposer de telle manière que leur poids spécifique diminue par degrés du centre à la périphérie. » Oresme pensait qu’une règle semblable pouvait exister en d’autres mondes que le nôtre. C’est là la doctrine qui a été substituée par la suite à celle d’Aristote par Copernic et ses disciples, tels que Giordano Bruno dont les arguments sont d’ailleurs si semblables à ceux d’Oresme qu’il semblerait qu’il avait lu le Traité du ciel et du monde, mais le droit d’Oresme à être considéré comme le précurseur de Copernic apparaît comme bien plus fermement établi lorsqu’on considère ce qu’il dit du mouvement journalier de la terre, sur lequel il a glosé dans les chapitres XXIV et XXV du Traité du ciel et du monde. Il commence par établir qu’aucune expérience ne peut décider si les cieux se déplacent d’est en ouest ou si la terre se déplace d’ouest en est dans la mesure où l’expérience sensible ne peut jamais établir plus d’un mouvement relatif. Il a ensuite prouvé que les raisons proposées par la physique aristotélicienne contre le mouvement de la terre étaient irrecevables. Oresme a précisé, en particulier, le principe de la solution de la difficulté tirée du mouvement des projectiles. Il a ensuite établi des règles d’interprétation pour résoudre les objections fondées sur des passages du texte biblique qui sont encore universellement suivies par les exégètes catholiques actuels. En conclusion, il expose la théorie du mouvement de la terre et non des cieux en s'appuyant sur l’argument de la simplicité, et la totalité de son argument en faveur du mouvement de la terre est à la fois plus explicite et beaucoup plus clair que celui qu’en a donné Copernic. Ne pouvant cependant prouver le mouvement de la Terre, « Oresme a finalement rejeté la cosmologie de la rotation terrestre en faveur de laquelle il avait apporté tant d'arguments » (A. C. Crombie). [A. C. Crombie, Histoire des sciences de Saint Augustin à Galilée, Tome 1, PUF, 1959, p. 286.]

[J'avais plutôt lu un autre résumé, selon lequel il avait rejeté la rotation diurne de la terre en la considérant comme théoriquement possible mais contraire au bon sens d'assumer en absence de preuve. Il avait selon ça argumenté pour la possibilité mais pas du tout pour la factualité de l'héliocentrisme.]

Pierre Roger (1291 - 1352), né dans la commune de Rosiers-d'Égletons, en Corrèze, et mort à Avignon, est le 198e pape sous le nom de Clément VI. Il est aussi le 4e pape d'Avignon.

Edmond Richer, né le 15 septembre 1560 à Chaource et mort le 28 ou 29 novembre 1631, est un théologien gallican français.

François de Montcorbier dit Villon [vijɔ̃], né en 1431 à Paris et disparu en 1463, est le poète français le plus connu de la fin du Moyen Âge. [Celui qui associe un Buridan avec l'affaire de la Tour de Nesle.]

Le collège de Navarre a été fondé en 1304 à Paris grâce à Jeanne Ire de Navarre. Épouse de Philippe le Bel, elle lègue son hôtel de la rue Saint-André-des-Arts pour y établir un collège destiné à recevoir des étudiants de sa province.

Élèves célèbres:

Philippe de Vitry (1291-1361) Philippe de Vitry, né à Vitry-en-Artois en Champagne le 31 octobre 1291 et mort à Meaux le 9 juin 1361, est évêque de Meaux, compositeur et théoricien français de la période médiévale. Il est l'auteur présumé du traité Ars nova musicae publié vers 1320. Sa musique se démarque de celle de Pérotin (v. 1160 - v. 1230) et son influence, qui perdure plus d'un siècle après son décès, se reconnaît, par exemple, dans les œuvres de Guillaume de Machaut ou de Guillaume Dufay. Ses origines et son enfance sont peu connues. Jean de Murs, qui le connaissait, parle de lui comme magister, ce qui laisse penser qu'il a été maître-ès-arts au Collège de Navarre. Il est en relation avec les grands intellectuels de son temps, notamment Pierre Bersuire, Nicole Oresme et Pétrarque. Leo Hebraeus le proclame « le plus grand maître de la science musicale ». L'auteur des Règles de la seconde rhétorique (ouvrage anonyme) dit de Vitry qu'il « a inventé le style des motets, ballades, lais et rondeaux simples », une position également attestée par le témoignage de Gace de La Bigne (« Philippe de Vitry qui a élaboré des motets mieux que quiconque »). Gilles Le Muisit dans ses Méditations (1350), le considère avec Guillaume de Machaut comme le plus grand des musiciens vivants. Son rayonnement dépasse largement le milieu français puisqu'à sa mort, Francesco Landini compose un madrigal, Si dolce non sono, où Vitry est implicitement évoqué.

[à propos Philippe de Vitry:]

Guillaume de Machaut, né probablement à Machault, près de Reims en Champagne Ardennes, vers 1300 et mort à Reims en 1377, est le plus célèbre écrivain et compositeur français du XIVe siècle.

Guillaume Dufay (ou Du Fay, Du Fayt), prononcé du Faÿ, est un compositeur de l'école bourguignonne et de l'école franco-flamande, né vers 1400 peut-être à Cambrai ou Fay près de Cambrai, plus probablement à Beersel - non loin de Bruxelles - ou Chimay - non loin de Charleroi -, et mort à Cambrai le 27 novembre 1474. [Voir plus loin.]

Johannes de Muris ou Jean des Murs (vers 1290 - vers 1351-1355) était un mathématicien, astronome, astrologue, théoricien de la musique et ecclésiastique français. Les formes Jean des Murs et Jean de Meurs ne se trouvent que dans des documents tardifs.

Pierre Bersuire (en latin, Petrus Berchorius ou Petrus Bercorius) est un écrivain français du Moyen Âge, né à Saint-Pierre-du-Chemin (actuellement en Vendée) vers 1290, mort à Paris en 1362. Moine bénédictin, l'un des principaux lettrés français de son époque, il fut un ami de Pétrarque.

Francesco Petrarca, en français Pétrarque (Arezzo, 20 juillet 1304 - Arquà, 19 juillet 1374), est un érudit, poète et humaniste italien. Avec Dante Alighieri et Boccace, il compte parmi les premiers grands auteurs de la littérature italienne.

Don Itshak ben Yehouda Abravanel (1437, Lisbonne (Portugal) - 1508, Venise (Italie)), membre de la célèbre famille Abravanel (à la célébrité de laquelle il a largement concouru), fut un homme d’État, philosophe, commentateur biblique, et financier juif. [Leo Hebraeus? Oui!]

Gace de La Bigne est un poète normand de la fin du XIVe siècle.

Gilles Le Muisit, Li Muisis ou Le Muizet (Tournai, janvier ou février 1272 - 15 octobre 1353) est un moine, chroniqueur et poète français.

Francesco Landini ou Landino (né v. 1335 à Florence (?) et mort le 2 septembre 1397) est un compositeur, organiste, chanteur, poète et créateur d'instruments italien du XIVe siècle.

[Retour au collège de Navarre? Non, je semble avoir confondu le lieu ou je devais coller le suivant. On est ici sur les compositeurs de motets.]

John Dunstable (ca. 1390-1453) John Dunstable ou John Dunstaple (né vers 1390 ; mort le 24 décembre 1453 à Londres) était un compositeur (principalement de musique vocale sacrée), mathématicien et astronome anglais, dont les innovations harmoniques ont exercé une influence profonde sur certains compositeurs du début de la Renaissance comme Guillaume Dufay et Gilles Binchois.

Gilles Binchois (ca. 1400-1460) Gilles Binchois est le nom le plus courant sous lequel est connu le compositeur hennuyer Gilles de Binche ou Gilles de Bins (Bins étant l'appellation celtique de Binche), né à Mons vers 1400 et décédé le 20 septembre 1460 à Soignies. C'est l'un des plus célèbres compositeurs du début du XVe siècle et l'un des premiers représentants de l'école musicale de Bourgogne. Bien que souvent considéré comme de moindre importance que ses contemporains Guillaume Dufay et John Dunstable, du moins par les musicologues vivant à la même époque, son influence est présumée avoir été supérieure à celle de ces deux musiciens, car ses œuvres furent citées, empruntées et utilisées comme matériel de base plus souvent que celles d'autres compositeurs du Moyen Âge. Gilles Binchois fut prévôt du chapitre de Soignies de 1452 à sa mort en 14601.

Guillaume Dufay [déjà] (ca. 1400-1474) Guillaume Dufay (ou Du Fay, Du Fayt), prononcé du Faÿ, est un compositeur de l'école bourguignonne et de l'école franco-flamande, né vers 1400 peut-être à Cambrai ou Fay près de Cambrai, plus probablement à Beersel - non loin de Bruxelles - ou Chimay - non loin de Charleroi -, et mort à Cambrai le 27 novembre 1474. ... Il arrivait alors que la cathédrale fournisse quelques-uns de ces interprètes (ces chantres) à d'autres églises, ou même parfois au Vatican. Ainsi Dufay participe, dans la suite de l'évêque de Cambrai, au Concile de Constance en 1417-14183 et en 1419, à Constance, le Prince Carlo I Malatesta (it) l'embauche à la cour de Rimini (Italie). Il y compose ses premiers motets, devient chantre à la chapelle papale en 1428 et est ordonné prêtre. Il sert la famille d'Este et séjourne à la cour de Savoie entre 1425 et 1428, puis à Rome jusqu'à 1433 avant de partir pour Chambéry, Florence, Ferrare, Genève ou Lausanne, dont il devient chanoine de la cathédrale en 1431. En 1436, pour l'inauguration du dôme de Brunelleschi à Florence (la cathédrale, il duomo), Dufay compose le motet Nuper rosarum flores. Il rencontre Gilles Binchois à la cour de Bourgogne, le 5 mai 1437. Une lettre du pape mentionne qu'il est bachelier en droit. Il quitte la chapelle papale à la fin du même mois et retourne à la cour de Savoie. Il retourne à Cambrai en 1439, où il dirige la maîtrise de garçons et le chœur de la cathédrale et s'y retire définitivement en 1458 en servant à la cathédrale. Comme chez la plupart des autres musiciens, la production de Dufay ne se limite évidemment pas à la musique d'église. Son œuvre profane est aussi nombreuse et importante que sa musique religieuse.

[à propos Du Faÿ - et on remonte un peu vers le collège de Navarre en passant aussi:]

Pierre d'Ailly (en latin : Petrus de Alliarco), né à Compiègne en 1351 et mort à Avignon le 9 août 1420, est un cardinal français fort influent de son temps et un auteur universitaire prolixe. Il laisse plus de 170 ouvrages ou opuscules. Il a exercé une grande influence en philosophie, théologie, cosmographie et astrologie, mais il fut éclipsé par son disciple, Jean Gerson. ... Dès le début du schisme, Pierre d’Ailly se fit connaître par sa Lettre du démon Léviathan, qui réclamait la convocation d’un concile général pour mettre fin au schisme. ... Nommé cardinal au titre de San Crisogono en 1411 par l’antipape Jean XXIII, puis légat pontifical en Allemagne (1413), il n’hésita cependant pas à abandonner son protecteur lors du concile de Constance (1414-1418) au cours duquel il joue un rôle capital en favorisant la nomination de Martin V (qui rétablit l’unité de l’Église) et en obtenant la condamnation de Jean Hus (dont la doctrine lui semble menacer autant l’Église que la société civile). En 1418, le nouveau pape l’envoie à Avignon pour y être légat pontifical. Il y meurt le 9 août 1420. .... D’autre part, à la différence de son maître Nicole Oresme et de son élève Jean Gerson, Pierre d’Ailly était persuadé de l’influence astrale sur le cours des évènements. Il s’appuya sur la théorie des grandes conjonctions pour montrer l’accord entre l’astrologie et l’histoire d’une part, et entre l’astrologie et la théologie d’autre part. Son Tractatus de concordantia theologie et astronomie, composé à Toul en 1414, traite ainsi des rapports entre l’astrologie et la théologie. L’interprétation de certains passages de ses écrits astrologiques valurent à Pierre d’Ailly d’être présenté par certains auteurs comme ayant annoncé la Réforme luthérienne ou la Révolution française.

Jean Charlier dit Jean de Gerson ou Jean Charlier de Gerson, né le 13 décembre 1363 à Gerson, hameau situé sur l'actuelle commune de Barby, dans les Ardennes, mort le 12 juillet 1429 à Lyon, est un prédicateur, philosophe, homme politique, enseignant et théologien français du Moyen Âge. Il fut chancelier de l'Université de Paris de 1395 jusqu'en 1415 et, à ce titre, il se retrouve au cœur de l'affrontement entre Armagnacs et Bourguignons et du grand schisme d'Occident. Avocat de la cause conciliaire, il fut l'un des principaux théologiens du Concile de Constance (procès de Jan Hus) de 1415 et un acteur important de la fin du schisme. Théologien reconnu, surnommé Doctor Christianissimus — le docteur très chrétien —, il est notamment connu pour son projet de « retour à la foi pure » et sa lecture de la Théologie mystique du Pseudo-Denys l'Aréopagite fondée sur les principes de saint Bonaventure. Son travail intellectuel sera marqué notamment par le combat contre le néo-platonisme et la logique de Duns Scot. Ses parents, Arnulphe Charlier et Élisabeth de la Chardenière, « une seconde Monique », étaient d'une pieuse famille d'un bourg rural et sept de leurs douze enfants entrèrent en religion. Jean Gerson fut envoyé à Paris au fameux collège de Navarre à l'âge de quatorze ans. Après cinq années de cours, il obtint une licence ès arts. Il entreprit ensuite ses études théologiques avec deux célèbres professeurs, Gilles des Champs (Aegidius Campensis) et Pierre d'Ailly (Petrus de Alliaco), recteur du collège de Navarre, chancelier de l'Université, et ensuite évêque du Puy, archevêque de Cambrai et cardinal. Pierre d'Ailly resta son ami sa vie durant.

Gilles Deschamps, aussi Gilles des Champs et Egidius Campenis (né à Rouen vers 1350 et mort à Rouen le 5 mars 1413) est un professeur de théologie et cardinal français du XVe siècle.

Filippo di Ser Brunellesco Lippi ou Filippo Brunelleschi, né en 1377 à Florence et mort le 15 avril 1446 est un architecte, sculpteur, peintre, et orfèvre de l'École florentine. Brunelleschi puise sa vigueur créatrice aux sources antiques pour rationaliser l'espace de la cité moderne et met en place les bases de la perspective, opposant ainsi - au gothique tardif - un nouveau système de représentation du monde. Tenu pour un novateur par ses propres contemporains, Brunelleschi laisse une œuvre architecturale - réalisée pour l'essentiel à Florence, pendant la première moitié du Quattrocento, puis complétée par des élèves comme Michelozzo et Alberti - qui fait de lui un brillant précurseur de la Renaissance. Il théorise la « perspective mathématique » en 1415 en Italie.

[Retour aux principaux compositeurs de motets:]

Johannes Ockeghem (1420-1497) Johannes Ockeghem ou Jean Ockeghem (né v. 1420 à Saint-Ghislain, tout près de Mons, Hainaut - mort le 6 février 1497 à Tours, France) était un compositeur franco-flamand de la seconde moitié du XVe siècle, considéré comme le chef de file de la génération de compositeurs entre Guillaume Dufay et Josquin Des Prés. Jusqu'ici, on en était réduit à des hypothèses à propos de son lieu de naissance. On a souvent pensé qu'il était né en Flandre-Orientale où il y a un village d'Okegem, près de Dendermonde (Termonde en français, actuellement en Belgique), aux environs de 1420. Mais il se disait lui-même originaire du Hainaut. On sait aujourd'hui par une découverte de Daniel Van Overstraeten que Jean Ockeghem est né à Saint-Ghislain, tout près de Mons.

Josquin Desprez (ca. 1440-1521) Josquin Lebloitte dit Josquin des Prés né peut-être à Beaurevoir vers 1450 et mort à Condé-sur-l'Escaut le 27 août 1521, souvent désigné simplement sous le nom de Josquin, est un compositeur franco-flamand de la Renaissance. Il est le compositeur européen le plus célèbre entre Guillaume Dufay et Palestrina et est habituellement considéré comme la figure centrale de l'école franco-flamande. Josquin est largement considéré par les spécialistes comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale des débuts de la Renaissance, style qui allait poursuivre son développement au cours de sa vie. Pendant le XVIe siècle, Josquin a graduellement acquis la réputation de plus grand compositeur de l'époque. La maîtrise de sa technique et de son expression étaient universellement admirées et imitées. Des auteurs aussi divers que Baldassare Castiglione ou Martin Luther ont écrit au sujet de sa réputation et de sa renommée. Des théoriciens comme Glaréan et Gioseffo Zarlino ont jugé son style comme le meilleur représentant de la perfection.

[à propos Josquin:]

Baldassare Castiglione, comte de Novellata (né le 6 décembre 1478 à Casatico, dans le marquisat de Mantoue et mort le 8 février 1529 (à 50 ans) à Tolède, en Espagne) est un écrivain et diplomate italien de la Renaissance. Il reste connu pour avoir écrit Le Livre du courtisan, manuel de savoir-vivre qui connut un succès important à sa parution.

Glaréan (parfois latinisé en Glareanus), de son vrai nom Heinrich Loris (parfois latinisé en Hendricus Loriti), est un humaniste et un polymathe suisse né le 3 juin 1488 à Mollis et mort le 28 mars 1563 à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Le nom « Glaréan » réfère au canton suisse de Glaris où Heinrich Loris est né. Glaréan est à la fois musicien, théoricien de la musique, poète, philologue, historien, mathématicien et géographe. Il était le fils d'un paysan et conseiller à Glaris. Après avoir reçu une formation élémentaire à Berne et à Rottweil, auprès de Michael Rubellus, il part étudier à Vienne et à Cologne. Il est nommé magister à Cologne en 1512 et devient alors poeta laureatus auprès de Maximilien Ier du Saint-Empire. À la suite d'une querelle avec Johannes Reuchlin, il part s'installer à Bâle en 1514. De là, il fait de nombreux déplacements à travers toute l'Europe ; il séjourne notamment à Pavie en 1515 et enseigne la philosophie et les arts libéraux à l'Université de Paris de 1517 à 1522. À Bâle, il noua des liens étroits avec Erasme et Myconius, mais, contrairement à ce dernier, il n'adopta pas la Réforme. C'est même son refus catégorique de celle-ci qui l'oblige à quitter la Suisse pour rejoindre l'université de Fribourg-en-Brisgau en 15293. Il y enseigna la poésie, l'Histoire et la géographie jusqu'à sa retraite en 1560. C'est dans cette ville qu'il s'éteint en 1563.

Johannes Reuchlin (son nom est parfois écrit Johann Reichlin), hellénisé en Kapnion (« fumée », par allusion à son nom, apparenté à l'allemand Rauch de même sens, ou Capnio -par Érasme-), est un philosophe et théologien allemand né le 29 janvier 1455 à Pforzheim et mort le 30 juin 1522 à Stuttgart. Convaincu, contre l'opinion commune de ses contemporains, que l'hébreu, langue de la Bible, avait une valeur spirituelle, notamment par le biais de la kabbale, il fut le premier hébraïste allemand non-juif.

Érasme, également appelé Érasme de Rotterdam (Desiderius Erasmus Roterodamus), né dans la nuit du 27 au 28 octobre, en 1467 (ou en 1466, ou en 1469) à Rotterdam, comté de Hollande, et mort le 12 juillet 1536 à Bâle, est un chanoine régulier de saint Augustin, philosophe, écrivain latin, humaniste et théologien des Pays-Bas bourguignons, considéré comme l’une des figures majeures de la Renaissance tardive.

Oswald Geisshüsler dit Oswald Myconius ou Myconius alias Molitor , né en 1488 à Lucerne et mort le 14 octobre 1552 à Bâle, était un humaniste et théologien réformé suisse qui fut proche d'Érasme et d'Ulrich Zwingli dont il sera le premier biographe.

Gioseffo Zarlino — né le 31 janvier ou le 22 mars 1517, mort le 4 février 1590 — est un compositeur italien de la Renaissance et, surtout, un théoricien de la musique, certainement le plus important depuis Aristoxène jusqu'à Rameau. Sa contribution théorique est notoire en ce qui concerne le contrepoint et l'accord des instruments. [Quand Léopold Mozart enseigne la musicologie à son fils très jeune, puisque celui n'était pas obligé de quitter l'apprentissage chez son père pour aller à une école publique, cette salopérie ... alors les théoriciens qu'il donnait à lire au compositeur très connu étaient: Zarlino pour l'harmonie, Fux pour le contrepoint et enfin Riepl/Riepel pour les formes sonates et pour une tonalité un peu plus moderne que ... Zarlino. Gioseffo Zarlino est donc incontournable, pour ainsi dire.]

[retour aux compositeurs de motets:]

Heinrich Isaac (ca. 1450-1517) Heinrich Isaac ou Heinrich Isaaknote 1 est un compositeur germano-flamand (? v. 1450 - Florence, 26 mars 1517), actif dans le Saint Empire et en Italie. Par son style, il se rattache à l'école franco-flamande de la Renaissance. Son principal élève, Ludwig Senfl, devient lui-même un musicien réputé au XVIe siècle. Il voyage entre le Saint Empire et l'Italie et est alternativement au service des Habsbourg et des Médicis. De 1480 à 1494, il est actif à la cour des Médicis à Florence. Il entretient des liens étroits avec Laurent de Médicis. À la mort de celui-ci en 1492, il passe au service de Pierre de Médicis, avant d'être engagé par l'empereur Maximilien Ier. Tout en servant ce dernier de 1496 à 1512, il fait de courts séjours à la cour de Frédéric Le Sage, duc électeur de Saxe, à Torgau en 1497-98 et à la cour d'Hercule d'Este, duc de Ferrare, en 1502. Il séjourne aussi, entre 1502 et 1506, à la cour de Passau, où il côtoie le compositeur et organiste autrichien Paul Hofhaimer, puis à Constance à l'occasion de la Diète en 1507-1508. Puis il retourne à Florence où il passe les dernières années de sa vie.

Paul Hofhaimer (né à Radstadt, près de Salzbourg, le 25 janvier 1459 - mort à Salzbourg en 1537) est un compositeur et organiste autrichien. Il fut en son temps, avec Heinrich Isaac, un des rares compositeurs de langue allemande à avoir une réputation hors des pays germaniques.

Jean Mouton (ca. 1459-1522) Jean Mouton, de son vrai nom Jean de Hollingue, né à Samer vers 1459 et décédé à Saint-Quentin le 30 octobre 1522, est un compositeur français. On trouve aussi les orthographes Jehan de Hollingue ou Houllingue, ou encore Jehan Mouton. Il est cité par différents auteurs, tels que Rabelais, dans le prologue du Quart Livre en 1552, ou Pierre Maillard dans Tons et discours sur les modes de musique en 1610. À l’évidence, son influence musicale auprès des compositeurs romains, comme auprès des compositeurs vénitiens (Adrian Willaert, également picard, aura beaucoup œuvré pour transmettre son héritage), en font l’un des pères de ces deux grandes écoles de la Renaissance. Ses œuvres sont encore exécutées de nos jours à Rome, à la chapelle pontificale. Son œuvre compte près de 20 messes (dont certaines sont perdues ou nous sont parvenues sous forme de fragments), une centaine de motets, 10 Magnificat, des psaumes en latin et une vingtaine de chansons françaises.

François Rabelais (également connu sous le pseudonyme Alcofribas Nasier, anagramme de François Rabelais, ou bien encore sous celui de Séraphin Calobarsy) est un écrivain français humaniste de la Renaissance, né à La Devinière à Seuilly, près de Chinon (dans l’ancienne province de Touraine), en 1483 ou 1494 selon les sources, et mort à Paris le 9 avril 1553.

Adrian Willaert, probablement né à Bruges vers 1490 et mort à Venise le 7 décembre 1562, est un compositeur flamand de la Renaissance. ... Il est le créateur de l'école vénitienne (entre 1550-1610) et a formé toute une génération de musiciens : Cyprien de Rore; Costanzo Porta; Francesco Dalla Viola; Gioseffo Zarlino; Andrea Gabrieli. Il marque également de son influence l'œuvre de Roland de Lassus.

[à propos Willaert:]

Cyprien de Rore (en italien : Cipriano da Rore) (né à Renaix en 1515 ou en 1516 – mort à Parme, entre le 11 et le 20 septembre 1565) est un compositeur franco-flamand.

Andrea Gabrieli (ou Gabrielli) (né vers 1533, probablement à Venise - mort v. 1585) est un compositeur italien du XVIe siècle. ... Parmi ses élèves, on trouve son neveu, Giovanni Gabrieli, le théoricien Ludovico Zacconi ou Hans Leo Hassler (ce dernier vers 1584).

Giovanni Gabrieli (ou Gabrielli), né vers 1554 ou 1557 à Venise, mort le 12 août 1612 en cette ville, est un compositeur et organiste italien de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle faisant partie de l'école vénitienne.

Lodovico Zacconi (ou Ludovico), né le 11 juin 1555 à Pesaro et mort le 23 mars 1627 à Fiorenzuola di Focara près de Pesaro, était un compositeur et un théoricien de la musique italien de la fin de la Renaissance et du début de l'époque baroque. Il fut tour à tour chanteur, théologien et auteur de musique en Italie du Nord et en Autriche. Il a été notamment au service de l'archiduc Charles II à Graz et à Vienne.

Hans Leo Hassler (aussi Haßler ou Hasler en allemand), baptisé le 26 octobre 1564 à Nuremberg et mort à Francfort-sur-le-Main le 8 juin 1612, est un compositeur allemand de la fin de la Renaissance et du début de la période baroque. ... Hassler meurt de la tuberculose à Francfort-sur-le-Main le 8 juin 1612.

Il est le fils de l'organiste Isaac Hassler (1530-1591). [Pas d'article sur celui-ci, mais les années sont données?

Roland de Lassus [lasys] (ou Orlando di Lasso, Orlande de Lassus ou encore Roland Delattre), né à Mons en 1532 et mort à Munich le 14 juin 1594, est un compositeur de l'école franco-flamande, vers la fin de la Renaissance. Il est aussi considéré comme un compositeur européen.

John Taverner (ca. 1490-1545) John Taverner (vers 1490 - 18 octobre 1545) est un compositeur anglais de la Renaissance.

Johannes Agricola (1494-1566) Jean Agricola (° 20 avril 1494 - † 22 septembre 1566), fut un théologien protestant allemand du XVIe siècle. [Hélas!]

Thomas Tallis (1505-1585) Thomas Tallis (* 30 janvier 1515 - † 23 novembre 1585) est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. [Les autres articles disent aussi 1505 plutôt que 15]

Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594) Giovanni Pierluigi da Palestrina, né à Palestrina (en latin : Praeneste) près de Rome, 1525 ou 1526 – mort le 2 février 1594 à Rome) est un compositeur italien.

Claude Lejeune (?1530-1600) Claude Le Jeune, né vers 1530 à Valenciennes et mort en 1600 à Paris, est un compositeur de musique hennuyer (originaire du Hainaut), ayant vécu à la Renaissance et appartenant à l'école franco-flamande.

William Byrd (1539/40 - 4 juillet 1623) était un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. En 1593, Byrd et sa famille s'installent dans un petit village de l'Essex, Stondon Massey, et ne le quittent plus. Byrd se consacre de plus en plus à la musique liturgique du rite catholique. Il publie ses trois Messes Ordinaires entre 1592 et 1595. Elles sont suivies d'un recueil de motets en deux volumes Gradualia, un cycle annuel qui met en musique le propre de la messe, en 1605 et 16073. Il meurt le 4 juillet 1623 et est enterré dans une tombe anonyme du cimetière de Stondon. ... Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l'attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres ont été interdites en Angleterre sous peine d'emprisonnement ; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.

Le compositeur est aussi professeur et il forme la génération suivante des musiciens qui aurons les postes les plus importants : John Bull, Thomas Morley, Peter Philips, Thomas Tomkins et Thomas Weelkes.

John Bull (1562 ou 1563; 12 mars 1628) était un compositeur anglo flamand, également musicien et facteur d'orgue. Il était un interprète renommé au clavier et la majeure partie de ses œuvres ont été écrites pour les instruments à clavier (orgue, clavecin...). [Et en plus, plus tard, "John Bull" va devenir synonyme de l'Anglais lambda, comme en "John Bull's Other Island" par Shaw que Chesterton commentait avec critique pertinente, Shaw aurait fait d'Irlande un île "trop de John Bull" - mais ça c'est un autre histoire.]

Thomas Morley (v. 1557 à Norwich - octobre 1602 à Londres) est un organiste, compositeur et théoricien anglais de la Renaissance.

Peter Philips (ou Philipps, Pierre Filippe, Pietro Philippi), né entre le 5 août 1560 et le 4 août 1561, probablement à Londres, et décédé à Bruxelles en 1628, est un prêtre catholique, compositeur, virginaliste et organiste anglo-flamand. Grâce à lui, l'Europe continentale a pu se familiariser avec la musique anglaise.

Thomas Tomkins ou Tompkins (1572 - 9 juin 1656) est un compositeur gallois de la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle (transition entre les dynasties des Tudor et des Stuart en Angleterre). C'est un représentant important de l'école des madrigalistes anglais et de l'école des virginalistes anglais. ... Il fut aussi l'auteur de très nombreux motets en vers; seul William Child en composa plus. Ces compositions, très prisées à l'époque, sont abondamment représentées dans les manuscrits qui ont été conservés. Heureusement pour la musique de Tomkins, son fils Nathaniel en fit éditer et publier la plus grande partie sous la forme d'un gros recueil intitulé Musica Deo Sacra en 1668, après sa mort. Sans quoi, pratiquement tout aurait été perdu suite aux dégâts causés par la guerre civile qui aboutit à la dictature de Cromwell.

Thomas Weelkes (1576 - 1623) est un compositeur anglais de la Renaissance. ... Weelkes finit sa vie à Londres, où il meurt le 30 novembre 1623, après avoir écrit un testament qui indique une (fin de) vie précaire.

[Suite pour les élèves célèbres du collège de Navarre:]

Nicolas de Clamanges (1363-1437) Nicolas Poillevillain, né vers 1363 dans le village de Clamanges, près de Châlons-en-Champagne, mort en 1437 à Paris, est un écrivain religieux et humaniste français. Il est admis comme boursier au collège de Navarre vers 1375, peu avant son ami Jean de Gerson. Tous deux y rencontrent également Pierre d'Ailly et Jean de Montreuil. Il obtient la licence ès arts en 1381, puis la maîtrise, et commence à enseigner la rhétorique dans ce collège avec grand succès. Il entame aussi des études théologiques jusqu'au baccalauréat (1391), mais ne fut jamais docteur. En 1393, il est élu recteur de l'Université. Le 30 juin 1394, il est chargé par l'Université de présenter au roi et aux princes une déclaration sur la marche à suivre pour mettre fin au grand schisme d'Occident. Il rédige aussi alors des lettres officielles de l'Université pour le pape d'Avignon. ... L'été 1398, en raison d'une épidémie qui sévit à Avignon et dont il a été atteint, et en lien aussi avec la soustraction d'obédience décidée par un conseil des évêques français en juillet, il quitte la curie et s'installe à Langres, où il a été nommé trésorier du chapitre ; mais le doyen Henri de Savoisy (futur archevêque de Sens) entre en conflit avec lui et lui intente un procès qui dure plusieurs années. Après la fuite de Benoît XIII d'Avignon en mars 1403, il le rejoint en Provence et reste à ses côtés jusqu'en février 1408. En 1405, il est nommé grand chantre de la cathédrale de Bayeux. De retour en France au printemps 1408, il y est accusé d'avoir collaboré à la rédaction de la bulle d'excommunication du roi de France datée du 19 mai 1407 (qui ne fut jamais publiée), et perd tous ses bénéfices. Il se réfugie alors à la chartreuse de Valprofonde (près de Béon), puis au début de l'année 1409 au prieuré des Augustins de Fontaine-aux-Bois (près de Melz-sur-Seine), où il se livre à d'importants travaux d'écriture, mais reste en correspondance avec ses amis parisiens Jean de Montreuil et Gontier Col.

Jean Charlin, dit Jean de Montreuil ou de Monstereul (ou parfois Jean Johannis), est un homme d'État, humaniste et écrivain politique français, né en 1354 à Monthureux-le-Sec (Lorraine), mort assassiné à Paris le 29 mai 1418 lors de la prise de la ville par les Bourguignons. Il fut une personnalité du l'humanisme parisien du temps du roi Charles VI.

Il fit ses études au collège de Navarre de l'Université de Paris, où il fit la connaissance de Pierre d'Ailly et de Nicolas de Clamanges. Entré dans les ordres, il fut à partir de 1375 secrétaire de l'évêque de Beauvais, Milon de Dormans, qui devint chancelier de France en 1380, et en 1384 il l'accompagna en Italie dans la suite d'Enguerrand VII de Coucy, parti au secours du prince Louis Ier d'Anjou, en difficulté dans son combat pour s'imposer comme « roi de Sicile ». L'expédition fut d'abord reçue à Milan à la cour de Barnabé Visconti, puis se rendit en Toscane où des négociations se menèrent pendant plusieurs semaines avec le gouvernement de Florence à propos de la cité d'Arezzo, prise par le sire de Coucy. C'est alors que Jean de Montreuil fit la connaissance du chancelier de Florence Coluccio Salutati et du milieu des humanistes de Toscane, et découvrit les œuvres de Pétrarque et de Boccace.

Miles (ou Millon) de Dormans (mort le 17 août 1387) est un prélat français, chancelier de France en 1380. Il est le fils de Guillaume de Dormans et le neveu du cardinal Jean et l'évêque Guillaume Dormans.

Guillaume de Dormans est un homme de loi et diplomate français, chancelier de France de Charles V de France.

[L'autre] Guillaume de Dormans, mort le 2 octobre 1405, est un prélat catholique français.

Jean de Dormans, cardinal avec le titre de cardinal-prêtre des Quatre Saints couronnés (1368-1373), fut chancelier et garde des sceaux sous les rois Jean II et Charles V.

Henri de Savoisy fut archevêque de Sens, investi par le pape Martin V le 26 janvier 1418, entré dans la ville le 11 juin 1420, mort le 13 mars 1422 à Seignelay.

Gontier Col (ou Colli), né vers 1350/55 à Sens, mort en 1418 à Paris, est un homme d'État et humaniste français, secrétaire du roi et diplomate sous le règne de Charles VI, assassiné lors des massacres du 29 mai 1418 qui accompagnèrent la prise de Paris par les Bourguignons. Il constitua avec Jean de Montreuil et Nicolas de Clamanges le premier petit groupe d'« humanistes » français.

Guillaume Briçonnet (1470-1534) Guillaume Briçonnet, né en 1470 à Paris, et mort le 24 janvier 1534 au château d’Esmans près de Montereau-Fault-Yonne, est un ecclésiastique français, qui joue un rôle important en France aux débuts de la Réforme. Fils du cardinal Guillaume Briçonnet, évêque de Saint-Malo puis archevêque de Reims, et de Raoulette de Beaune, il fait ses études théologiques au Collège de Navarre.

[L'autre:] Guillaume Briçonnet, né en 1445 à Tours, et mort le 14 décembre 1514 à Narbonne, est un officier royal puis un ecclésiastique français, connu sous le nom de Cardinal de Saint-Malo. ... Recommandé par Louis XI à son successeur3, il est nommé secrétaire du Trésor. Ministre d'état de Charles VIII, c'est sur ses conseils que celui-ci entreprend la conquête de l'Italie2. Au cours de la campagne d’Italie, il est nommé cardinal par le pape (1495). Il devient la même année administrateur de l’évêché de Nîmes, puis il succède, après la mort son frère Robert Briçonnet, au siège de l’archevêché de Reims en 1497. De 1497 à 1501, il administre l’évêché de Toulon, qu’il cèdera à son fils Denis Briçonnet.

Robert Briçonnet, né vers 1450 à Tours sous le règne de Louis XI, et mort le 3 juin 1497 à Moulins, est un archevêque de Reims, garde des sceaux puis chancelier de France, sous Charles VIII.

Denis Briçonnet, né en 1473 à Tours, et mort le 18 décembre 1535 au château de Montchenin à Saint-Branchs, est un prélat qui œuvre pour la réforme de l'Église. ... Il séjourne souvent en Italie, il est présent au concile de Pise en 1511, puis en 1512-1513, et en tant qu'ambassadeur extraordinaire de François Ier du 3 novembre 1516 à fin 1519, où il 5. Il est présent avec son frère Guillaume au concordat de Bologne. Au cours de ses séjours, il rencontre Arcangela Panigarola (1468-1525), religieuse du couvent Sainte-Marthe des augustines de Milan et disciple de Véronique de Binasco, en faveur de la réforme de l'Église, qui devient sa « mère spirituelle ». En 1518, il publie un manuel des prêtres, qui montre sa volonté de réformer son diocèse.

Arcangela Panigarola (1468-1525)

La bienheureuse Véronique de Milan ou de Binasco, vierge, de son nom de naissance Giovanna Negri, née vers 1445 à Binasco et morte le 13 janvier 1497 à Milan, est une religieuse italienne de l'ordre de Saint-Ambroise (dit aussi Annonciade de Lombardie) sous la règle de saint Augustin.

[Pour retourner à] Guillaume Briçonnet [1470 - 1534, encore une fois:] En 1521, il devient le directeur spirituel de la sœur du roi de France, Marguerite, reine de Navarre. La même année, il attire autour de lui plusieurs théologiens et prédicateurs, dont notamment Lefèvre d’Étaples, Guillaume Farel, Gérard Roussel, Josse Clichtove, l’hébraïsant François Vatable, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, prédicateur célèbre, et Jean Lecomte de Lacroix. Ils constituent l’école ou le cénacle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l’Église de Meaux. Il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ en répandant le Nouveau Testament en français : on « délatinise » les textes évangéliques. Les Cordeliers sont interdits de chaire. Il crée une imprimerie à Meaux, qui publie les ouvrages de Lefèvre d’Étaples : Commentaires des quatre évangiles (en latin) en 1522, Ancien Testament (en français), Homélies, Épîtres, Évangiles, Actes des Apôtres (1523), et Psaumes (1524). Les textes sont débarrassés de tout apparat critique, et dédicacés au peuple des fidèles chrétiens. Des commentaires sont faits de ces textes, devant des petits groupes de personnes ayant un peu d’éducation. Des prières en langue simple sont imprimées à destination du peuple, ainsi que des ouvrages de vulgarisation à partir de 1525. Les prêches, qui changent (on ne menace plus de l'Enfer, on ne quête plus à la fin), ont du succès. La Picardie voisine, la Thiérache, le monastère de Livry-en-Aulnoy sont touchés et ce, alors que les thèses de Luther ne sont pas connues en France. Il s’attire l’hostilité des Cordeliers (privés du produit de leurs quêtes) et de la Sorbonne. En avril 1521, les thèses de Luther sont condamnées par la Sorbonne. Clichtove fait défection (il rédige un ouvrage sur le culte des saints, proclame que « l’intelligence des laïcs ne pourra jamais comprendre le sens sublime enfermé dans les livres divins » que les plus doctes ont peine à comprendre). En octobre 1523, Briçonnet interdit les livres de Luther dans son diocèse, et renvoie Farel, trop violent dans ses prêches, en 1524, afin de pouvoir continuer son travail de diffusion de l’Évangile. À ses frais, il veille à faire faire des lectures publiques de la Bible, et fait distribuer les traductions, qui gagnent la Normandie, la Champagne, la vallée de la Loire.

Jacques Lefèvre d'Étaples, connu aussi sous le nom de Jacobus Faber (Stapulensis), est un théologien et humaniste français, né vers 1450 à Étaples sur mer, dans le Pas-de-Calais, et mort en 1537 à Nérac. [Peut-être "Étaples" = "Staples" en Clive Staples Lewis? Sa famille était Protestante et donc en faveur des humanistes ...]

Guillaume Farel, né à Les Farreaux près de Gap en 1489 et mort à Neuchâtel le 13 septembre 1565, est un réformateur qui a joué un rôle important dans l’expansion de la réforme protestante en Suisse romande. [Proh dolor! Je me demande si le très peu sympathique "Captain Farrell" en "There is whisky in the jar" est de sa famille!]

Gérard Roussel est un ecclésiastique français, membre du cénacle de Meaux qui préfigure la Réforme protestante en France. Protégé de Marguerite d'Angoulême, épouse d'Henri d'Albret, il est nommé abbé de Clairac en 1530, puis évêque d’Oloron.

Josse ou Jodocus Clichtove est un théologien, né en 1472 à Nieuport (dans le Comté de Flandre) et mort en 1543 à Chartres (en France). ... Parmi ces travaux, il faut mentionner De vera nobilitate opusculum (Paris, 1512) ; Elucidatorium ecclesiasticum (Paris, 1516) ; De vita et moribus sacerdotum (Paris, 1519) ; et plusieurs autres travaux d'instruction et d'édification : Antilutherus (Paris, 1524) ; Propugnaculum ecclesiae adversus Lutheranos (Paris, 1516 [l'année est erronée, en 1516 Luther était encore en paix avec l'église catholique, pas encore un meneur]) ; De Sacramento Eucharistiae contra AEcolampadium (Paris, 1526) ; Compendium veritatum ad fidem pertinentium contra erroneas Lutheranorum assertiones ex dictis et actis in concilio provinciali Senonensi apud Parisios celebrato (Paris, 1529) ; Sermones (Paris, 1534) ; Convulsio calumniarum Ulrichi Veleni quibus S. Petrum nunquam Romae fuisse cavillatur (Paris, 1535).

François Vatable, Vateblé ou Watebled (sous sa forme originelle picarde), théologien français, né à Gamaches, village du diocèse d'Amiens à une date inconnue et mort le 16 mars 1547.

François Martial Mazurier ou Masurier est un prédicateur français du XVIe siècle. Né à Limoges, il est décédé le 25 août 1550 à Paris. Docteur en Sorbonne (1514), principal du collège de St-Michel à Paris, membre du cénacle de Meaux, chanoine et pénitencier de l'église de Paris, il fut un des prédicateurs les plus connus du XVIe siècle. Accusé de faux prêches et d'avoir commis des actes de violence, il est emprisonné à la Conciergerie1. Menacé du bucher, il se rétracte et enseigne finalement l'inverse de ses anciennes prêches. Il se lie alors avec Ignace de Loyola et devient un des plus farouches défenseurs des causes papales.

[Saint] Íñigo López de Loyola, [latinisé et ensuite] francisé en Ignace de Loyola (né le 24 décembre 1491 à Azpeitia dans le Pays basque espagnol et mort le 31 juillet 1556 à Rome) est le fondateur et le premier Supérieur général de la Compagnie de Jésus — en latin abrégé SJ pour Societas Jesu — congrégation catholique reconnue par le pape Paul III en 1540 et qui prit une importance considérable dans la réaction de l'Église catholique romaine aux XVIe et XVIIe siècles, face à l'ébranlement causé par la Réforme protestante.

Pierre Caroli né en 1480 à Rozay-en-Brie, mort probablement après 1545, est un théologien protestant français. Docteur en théologie du collège de la Sorbonne de l'Université de Paris. Il a été attiré par les idées de la Réforme protestante. En 1545, Pierre Caroli fit publier un livre - Refutatio blasphemiae Farellistarum in sacrosanctam trinitatem - contre les thèses des « Farellistes », c'est-à-dire Farel, Calvin et Viret : « Jamais les Farellistes n'ont admis – même si je les priais d'urgence à plusieurs reprises de le confesser – la phrase concernant notre Dieu Jésus-Christ : Il est Dieu, engendré de l'être du Père avant les siècles ». Un autre sujet délicat pour Caroli est de savoir si le nom divin de « Jehova » peut être donné au Christ dans le sens « qui a existé toujours de lui-même ». Caroli accuse Calvin d'avoir des idées blasphématoires sur cette question. Calvin répondit en août dans Pro G. Farello adversus P. Caroli calumnias defensio (« Défense de Guillaume Farel et des ses collègues contre le théologastre Pierre Caroli » de Jean Calvin). On perd la trace de Pierre Caroli après 1545.

[Pour retourner à l'évêque Briçonnet:]

Mais un procès est ouvert devant la Sorbonne par les Cordeliers, qui l’accusent de permettre à l’hérésie de se répandre. Par mesure d’apaisement, Briçonnet autorise à nouveau les Cordeliers à prêcher, demande à ses curés de restaurer le culte des saints et de la Vierge, interdit les prêches aux plus extrêmes, et prend sous sa protection personnelle les statues et images de saints. Jean Leclerc, un cardeur de laine converti aux idées nouvelles, est fouetté pour avoir placardé des affiches hostiles au pape.

Mais après la défaite de Pavie, le roi est prisonnier et ne protège plus l’évêque de Meaux. En mai, une bulle du pape autorise un groupe de trois théologiens de la Sorbonne et d’un curé à traquer l’hérésie : Jacques Pauvant est arrêté, se rétracte, est libéré, puis brûlé après avoir repris ses prêches. D’autres membres du groupe sont arrêtés ou doivent s’enfuir.

D’autres habitants de Meaux sont condamnés à l’amende honorable en 1528, alors que deux évangélistes sont brûlés vifs à Paris, ainsi que Denis de Rieux à Meaux.

Guillaume Briçonnet est cependant innocenté. Toujours en 1528, il participe au synode de Paris qui condamne le luthéranisme. En 1529-30 : Meaux devient la première paroisse protestante organisée de France. En 1534 il meurt au château d'Esmans, près de Montereau-Fault-Yonne.

[Encore des gens du collège de Navarre:]

Chaumont d'Amboise (1473-1511) Charles d'Amboise de Chaumont (né en 1473 à Chaumont-sur-Loire et mort le 11 février 1511 à Correggio, en Italie) deuxième du nom, seigneur de Chaumont, de Meillant et de Charenton, chevalier de l'Ordre du Roi est un militaire français des XVe et XVIe siècles.

Louis II d'Amboise (1477-1517) Louis II d'Amboise (1477 - 1511), fut évêque d'Autun, et évêque d'Albi. Il était le fils de Charles Ier d'Amboise, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny, et le frère de Charles II d'Amboise de Chaumont.

Jean Hennuyer (1497-1578) Jean Hennuyer, né à Saint-Quentin ou à Laon en 1497 et mort à Lisieux le 12 mars 1578, est un prélat français, évêque de Lisieux.

Jacques Amyot (1513-1593) Jacques Amyot, né à Melun le 30 octobre 1513 et mort à Auxerre le 6 février 1593, est un prélat français et l'un des traducteurs les plus renommés de la Renaissance. Il est inhumé à Auxerre. Né de parents pauvres2 en 1513, il parvient à se rendre à Paris suivre les cours du collège de Navarre2 où il se met au service de riches étudiants afin de subvenir à ses besoins. Il est l'élève de Pierre Danès. À 19 ans, en 1532, il obtient sa licence à Paris et devient maître ès arts. Il décide de poursuivre ses études à l'université de Bourges où enseigne le juriste milanais André Alciat, et devient docteur en droit civil de l'université de Bourges. On trouve alors à Bourges une école de grec et un marché éducatif important. Il a trouvé à s'employer comme précepteur puis comme lecteur de grec et de latin en 1537. Par l'intermédiaire de Jacques Colin, abbé de Saint-Ambroix à Bourges, aumônier de François Ier, il obtient une place de précepteur de ses neveux, puis des fils de Guillaume Bochetel, secrétaire d'État, et beau-frère de Jean de Morvillier, lieutenant du Berry.

[à propos Amyot:]

Pierre Danès ou Danes, né en 1497 à Paris, et mort le 23 avril 1577 à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, est le premier professeur de langue grecque au Collège Royal sous François Ier, puis évêque de Lavaur.

Andrea Alciato (ou Alciati), connu sous le nom d'André Alciat en français et d'Andreas Alciatus en latin, surnommé Justinopolitanus, né à Alzate Brianza le 8 mai 1492 et mort à Pavie le 12 janvier 1550, est un jurisconsulte et écrivain italien de langue latine, émule d'Ulrich Zasius et de Guillaume Budé. Il est l'un des premiers représentants du courant dit de l'humanisme juridique.

Ulrich Zasius, né en 1461 à Constance (Allemagne) et mort le 24 novembre 1535 à Fribourg-en-Brisgau, est un juriste et humaniste allemand. Il est considéré comme l'un des plus éminents juristes au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance. Il avait une correspondance épistolaire suivie avec de nombreux humanistes de son temps, et notamment avec Érasme qu'il a rencontré en 1518 pour la première fois.

Guillaume Budé (né à Paris le 26 janvier 1467 et mort à Paris le 22 août 1540) est un humaniste français, connu également sous le nom latin de Budaeus. [Les éditions Budé sont ou étaient édités en son honneur.]

Jacques Colin, né à Auxerre sans doute entre 1485 et 1495, mort en 1547, est un diplomate, humaniste et poète français1.

Guillaume Bochetel (mort en 1558) est un homme d’État et un diplomate français de la Renaissance qui exerce ses charges sous les règnes de François Ier et Henri II rois de France.

Jean de Morvillier, né le 1er décembre 1506 à Blois et décédé le 23 octobre 1577 à Tours, est un homme d'Église et homme politique français. ... Dans son Histoire de Blois, Bernier écrit : « Il se comporta en tous ces emplois avec tant de modestie, de probité et de capacité, que le Roy [Henri II] voyant qu'il avoit joint l'étude de la théologie et du droit canon à celle du droit civil, le nomma à l'évesché d'Orléans » (p. 481).

[les élèves du collège de Navarre, pour resumer la suite:]

Pierre de La Ramée (1515-1572) Pierre de La Ramée (1515 - 26 août 1572) dit Petrus Ramus est un logicien et philosophe français converti au calvinisme qui fut tué assassiné deux jours après la Saint-Barthélemy.

[Et pas le meilleur logicien, non plus, comme on peut soupçonner d'un calvinsiste : pour chaque thèse il ne considère que les deux cas ontiques plutôt que les trois cas épistémiques.]

Jacques Peletier du Mans (1517-1582) Jacques Peletier du Mans ou Pelletier, né au Mans, le 25 juillet 1517, mort à Paris en 1582, est un mathématicien et un poète humaniste français, membre de la Pléiade. Il est un des premiers avec Guillaume Gosselin à user de lettres en algèbre pour résoudre les systèmes d'équations linéaires. Préfigurant la logistique spécieuse, ses notations et ses exigences de fonder de façon abstraite les mathématiques font de lui un précurseur immédiat de François Viète.

[à propos Peletier du Mans:]

Guillaume Gosselin né à Caen et mort vers 1590 est un mathématicien français. Traducteur de Tartaglia, il est de la même famille que Jean Gosselin, né à Vire et qui fut bibliothécaire des rois Charles IX, Henri III et Henri IV.

François Viète, ou François Viette, en latin Franciscus Vieta, est un mathématicien français, né à Fontenay-le-Comte (Vendée) en 1540 et mort à Paris le 23 février 1603. Inspiré par Ramus, Gosselin et Jacques Peletier du Mans, il restaure la géométrie des anciens (Apollonius, Théon et Diophante) et prolonge les travaux d'Albategni, de Rheticus et de Regiomontanus sur les sinus et les triangles sphériques. La publication de son livre phare Isagoge Artem Analycitem ou Isagoge marque en 1591 le début de la révolution algébrique qui, poursuivie par Thomas Harriot, William Oughtred, Albert Girard et René Descartes, fondera les notations de l'algèbre contemporaine.

Al-Battani (env. 855-923) était un astronome et mathématicien du sud-est de l'Anatolie (on écrit aussi Al Batani, et en latin : Albategnius, Albategni, Albatenius ; nom complet : Abū ʿAbdullāh Muḥammad ibn Jābir ibn Sinān ar-Raqqī al-Ḥarrani aṣ-Ṣabiʾ al-Battānī), né à Harran près d'Urfa en Turquie. Son épithète as-Sabi suggère que ses ancêtres étaient membres de la secte des Sabéens qui adoraient les étoiles, comme son contemporain et originaire de la même ville Thābit ibn Qurra, mais son nom complet affirme qu'il était musulman. On le désigne parfois comme le « Ptolémée des Arabes ».

Georg Joachim de Porris (en allemand von Lauchen), surnommé Rheticus (parfois Rhæticus) c'est-à-dire « originaire de Rhétie » (la Rhétie romaine correspond à peu près à l'actuel Tyrol), est un astronome et mathématicien autrichien, né à Feldkirch (Vorarlberg) le 15 février 1514, mort le 4 décembre 1574 à Košice (Kassa) dans le royaume de Hongrie). Il est passé à la postérité pour avoir décidé Copernic à publier son grand œuvre, le De revolutionibus orbium coelestium qui présente en détail sa théorie héliocentrique. Rheticus en a d'abord présenté lui-même les principes essentiels dans sa Narratio Prima parue en 1540. Ce « premier rapport » reste considéré comme une excellente introduction aux idées de Copernic. En mathématiques, il est également connu pour ses travaux sur les tables trigonométriques. Les meilleures de l'époque, publiées bien après sa mort en 1596 par son élève Valentin Otto dans l’Opus Palatinum de Triangulis, lui sont essentiellement dues.

Nicolas Copernic (polonais : Mikołaj Kopernik [miˈkɔwaj kɔˈpɜrnik], allemand : Nikolaus Kopernikus, latin : Nicolaus Copernicus Torinensis/Thorunensis/Torunensis), né le 19 février 1473 à Toruń, Prusse royale (Royaume de Pologne) et mort le 24 mai 1543 à Frombork, Prusse royale (Royaume de Pologne), est un chanoine, médecin et astronome polonais. [Et qui avait tort s'il croyait voir dans l'héliocentrisme plus qu'une construction mathématique.]

Tycho Brahe, né Tyge Ottesen Brahe (il latinise jeune homme son prénom en Tycho), (14 décembre 1546 — 24 octobre 1601), est un astronome danois, issu d'une grande famille associée de longue date aux affaires du royaume. Sa région natale, la Scanie, fait maintenant partie de la Suède. ... Bien que grand admirateur de Nicolas Copernic, il ne se résout pas à abandonner le géocentrisme, et préfère mettre au point un système mixte, dit géo-héliocentrique : la terre reste immobile au centre de l'univers, les autres planètes tournent autour du soleil, entraînées également par le mouvement de celui-ci autour de la terre.

Bien que ruiné conceptuellement [!] par les découvertes de Kepler puis de Newton, le système sera soutenu tout au long du XVIIe siècle par les jésuites, qui y verront la seule façon de sauver l'immobilité de la terre, conforme à la lettre des Écritures. Il sera définitivement [!] éliminé par la découverte de l'aberration de la lumière qui met en évidence expérimentalement [!] le mouvement annuel terrestre.

[Notons que ni Kepler ni Newton ont conceptuellement ruiné le système de Brahe, ni la découverte de la réelle ou supposée aberration annuelle de la lumière - qui pourrait être autre chose aussi.]

Valentin Otho ou Othon (ou encore Valentinus Otho, Valentin Otto, ...) né vers 1545, probablement à Magdebourg, et mort en 1605 à Heidelberg, était un mathématicien et astronome allemand.

Le 13 avril 1561, Valentin Otho s'inscrivit à l'Université de Wittenberg, il en sortit Maître es Arts. En 1573, toujours à Wittenberg, il proposa à Johannes Praetorius l’approximation π = 355/113. La même année, il aida Georg Joachim Rheticus dans les calculs de ses tables trigonométriques.

Johannes Müller von Königsberg (Unfinden, près de Königsberg (Bavière) le 6 juin 1436 – Rome le 6 juillet 1476), plus connu sous son pseudonyme latin Regiomontanus, est un astronome, mathématicien et astrologue allemand. Ses traités (notamment De Triangulis omnimodis, 1464) et ses commentaires sur l'Almageste de Ptolémée, sont à l'origine de la renaissance de la trigonométrie en Europe. L'astrologie lui doit un système de domification qui porte son nom.

À l'âge de onze ans, il commence des études à l'université de Leipzig. Trois ans plus tard, il partira à Alma mater Rudolphina, l'université de Vienne en Autriche. Il devient alors le pupille et l'ami de Georg von Purbach. En 1457 (il a alors 21 ans), il obtient son diplôme, et commence à donner des cours d'optique et de littérature ancienne. La même année, il fabrique un astrolabe pour Maximilien Ier de Habsbourg, et en 1465, un cadran solaire portable pour le pape Paul II. Son travail avec Peurbach l'amènera à lire les écrits de Nicolas de Cues, proche de la théorie héliocentrique. Regiomontanus restera cependant partisan du géocentrisme de Ptolémée. Après la mort de Peurbach, il prendra la suite de la traduction en latin de l'Almageste de Ptolémée, que Peurbach avait commencée à l'initiative du cardinal Johannes Bessarion.

Georg von Peuerbach (Georg Aunpekh, également Peurbach, Purbach, Purbachius) est né le 30 mai 1423 à Peuerbach, près de Linz en Haute-Autriche. Il est mort le 8 avril 1461 à Vienne. Professeur d'astronomie et de mathématiques à l'Université de Vienne, il a conçu des instruments scientifiques très novateurs. Son nom est attaché à un cratère de la Lune.

Nicolas Krebs (1401 - 11 août 1464), plus communément appelé Nicolas de Cues (en allemand Nikolaus von Kues), est un penseur allemand de la fin du Moyen Âge. Il est également connu sous les noms de Nicolas Chrypffs, Nicolas de Cusa, Nicolaus Cusanus ou encore Nicolas de Cuse ou le Cusain en raison de son lieu de naissance (Cues sur la Moselle).

Basilius Bessarion, Jean Bessarion, ou Basilius, né le 2 janvier 1403 à Trébizonde (dans l'actuelle Turquie) et mort le 18 novembre 1472 à Ravenne (Italie), fut patriarche latin de Constantinople et cardinal.

[résumons les élèves du collège de Navarre:]

[Le] connétable de Lesdiguières (1543-1626) François de Bonne de Lesdiguières François de Bonne, né le 1er avril 1543 à Saint-Bonnet (Hautes-Alpes) et mort le 28 septembre 1626 à Valence (Drôme), est un militaire français du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle. ... Lorsque le soulèvement protestant éclate dans le Dauphiné, il rejoint son cousin Antoine Rambaud, le premier des « capitaines Furmeyer », qui mène combat. Après la mort de son cousin, il est désigné comme chef des protestants du Champsaur en 1576, et livre de nombreux combats, dont la prise de Gap, ville catholique, suivie du massacre de ses habitants. C’est à ce moment qu’il se fait remarquer par Henri III. Lorsqu’en 1584 Henri III désigne le roi de Navarre pour lui succéder, son autorité sur les Huguenots du Dauphiné est reconnue.

Adrien d'Amboise (1551- 28 juillet 1616) fut aumônier du roi Henri IV et évêque de Tréguier. Fils de Jean d'Amboise, chirurgien du roi, Il fit ses études au collège de Navarre où il suivit des cours de lettres et de philosophie. Se destinant à une carrière ecclésiastique il suivit par la suite des cours de théologie.

Jean d'Amboise est un valet de chambre et chirurgien ordinaire du roi au Chatelet de Paris, né à Douai en Flandres (alors possession du roi d'Espagne) vers 1514, naturalisé par lettres du 29 janvier 1566 et décédé à Paris le 13 décembre 1584. Il fut inhumé dans la chapelle Saint-Pierre de l'église Saint-Gervais à Paris. Sur sa tombe figurait l'épitaphe suivante : Cy gist noble homme et sire maître Jehan d'Amboise, en son vivant conseiller et chirurgien ordinaire de cinq rois, qui trespassa le 13 jour de décembre 15841. Avant d'être chirurgien ordinaire des rois de France, il était en 1545 chirurgien du connétable Anne de Montmorency. François d'Amboise (Paris 1550-1619) est un juriste et écrivain français du XVIe siècle. François d’Amboise, né le 5 août 1550, à Paris et mort le 19 mars 1619 à Paris1 est est le fils de Jean d'Amboise, chirurgien du roi et de Marie Fromager. Il a pour frère Adrien d'Amboise, évêque de Tréguier et Jacques d'Amboise, médecin du roi puis recteur de l'Université de Paris.

Jacques d'Amboise (1559-1606) est un chirurgien français puis recteur de l'Université de Paris et professeur au Collège royal.

François d'Amboise (1550-1619) François d'Amboise (Paris 1550-1619) est un juriste et écrivain français du XVIe siècle. François d’Amboise, né le 5 août 1550, à Paris et mort le 19 mars 1619 à Paris1 est est le fils de Jean d'Amboise, chirurgien du roi et de Marie Fromager. Il a pour frère Adrien d'Amboise, évêque de Tréguier et Jacques d'Amboise, médecin du roi puis recteur de l'Université de Paris.

Jean Meusnier (1552-1594) Jean Meusnier, dit aussi Jean Meunier ou Jean Munier, né à Roizy en 1552 et mort à Noyon le 9 juillet 1594, est un prélat français du XVIe siècle.

Jean Louis de Nogaret de La Valette (1554-1642) Jean-Louis de Nogaret, seigneur de La Valette et de Caumont, duc d'Épernon (Château de Caumont, mai 1554 - Loches, mort le 13 janvier 1642), militaire français, est l'un des mignons du roi Henri III, surnommé « le demi roi ». Il est, pendant trois règnes (Henri III, Henri IV et Louis XIII), l'un des principaux personnages de la noblesse française. À ce titre, sa personnalité porte les caractéristiques de l'ordre social auquel il appartient. ... L'exemple de ce grand seigneur, animé par une mentalité aristocratique traditionnelle, est un de ceux qui ont inspiré les réflexions du cardinal de Richelieu sur l'affermissement d'un état impartial au-dessus des individus et autres corps organisés.

Pierre de Ronsard (1533-?) Pierre de Ronsard (né en septembre 1524 au Château de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois et mort le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine), est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures2, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre « moderne » de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène).

À la mort de Charles IX, en 1575, Ronsard a déjà pris quelques distances mais Henri III, qui réunit un groupe d'intellectuels autour de lui, le rappelle. Ronsard a changé de statut : de poète il passe moralisateur et philosophe49) et assiste à l'ascension de son rival Philippe Desportes.

Ses dernières années sont marquées par la perte de nombre de ses amis (Rémi Belleau, Christophe de Thou, François d'Alençon) et par la maladie. Il publie ses Sonnets pour Hélène, ainsi que des pièces à l'intention du roi réunies dans le Bocage royal. Il continue la publication de ses œuvres (5e édition en 1577, 6e édition en 1578, 7e édition en 158451) qu'il prend soin de retravailler en élaguant et corrigeant le style52 recherchant plus la simplicité et la clarté que l'emphase et l'érudition53. Les crises de goutte se font de plus en plus invalidantes et il s'éteint dans la nuit du 27 au 28 décembre 158554 entouré de ses amis Jean Galland, Claude Binet et Jacques Davy du Perron dans son prieuré de Saint-Cosme. Il y est enseveli dans la crypte de l’église, aujourd’hui en ruine.

Clément Marot, né à Cahors pendant l’hiver 1496 est mort en 1544 à Turin, est un poète français.

Le prieuré de Saint-Cosme ou prieuré de Ronsard est un prieuré du XIe siècle dédié à saint Cosme, un « jardin remarquable » de 2 hectares et un « musée Ronsard » construit sur une ancienne île de la Loire à La Riche près de Tours en Touraine. Le poète Pierre de Ronsard y a vécu ses vingt dernières années de 1565 à 1585. ... De 1565 à 1585 le « Prince des poètes » Pierre de Ronsard y devient prieur commendataire. Il vit dans la maison du prieur devenu depuis musée et y reçoit entre autres la visite de Catherine de Médicis et de ses fils, le roi Charles IX de France et le futur roi Henri III de France. À sa disparition à l'âge de 61 ans le 27 décembre 1585 il est inhumé dans le chœur de l’église du prieuré. Sa sépulture n'est retrouvée que dans les années 1930.

En 1742 le prieuré est supprimé et en partie démantelé. Le site est bombardé durant la Seconde Guerre mondiale et partiellement détruit. Ne restent que le logis du prieur, les ruines de la chapelle et le réfectoire des moines.

[Et devinez pourquoi un sympathiseur de Ronsard prend dégoût pour les Lumières et la Seconde Guerre Mondiale et un goût pour le Moyen Âge! Mais ici finissent les citats de la wikipédie pour cet article, temps de les résumer quand à l'expectation de vie.]

On a 117 personnes dont l'âge à la mort est soit connu, soit considéré probablement connu, parfois il y a des variations entre surtout une date de naissance plus tôtive ou tardive. Donc, il y a une liste des 117 selon les variantes courtes et une autre des mêmes 117 personnes selon les variantes longues. Et voici la démographie. Courtes variantes: 63 ans en moyenne, 33 minimum, quartile basse 55 ans, médiane 65, quartile haute 72 ans et maximum 96 ans. Longues variantes: 64 ans en moyenne, 36 minimum et quartile basse à 57 ans, médiane 65, quartile haute 72 ans et 96 ans maximum.

Ceci me semble un peu plus haut que les âges des royautés (à suivre). Et les deux définitivement plus haut que les conneries propagandistes selon lesquels le XXe siècle aurait doublé l'expectation de vie.

Hans Georg Lundahl
Bibliothèque Universitaire
de Nanterre / Paris X
St Blaise de Sébaste
évêque et martyr (priez pour ma gorge!)
3-II-2015

Saturday, January 31, 2015

Silly, archaic, asinine ...

Sticks and stones can break my bones, but words can never hurt me, here goes a saying. "Words can never hurt me" is sometimes wrong - but not for these three words.*

English SILLY is cognate of German SEELIG and of Swedish SALIG. It means blessed. It came to mean "Down's syndrom patient" (or similar syndromes, genetics was not too precise back then before Mendel) through a piece of Catholic theology. A child who died between baptism and "age or reason" (assumed to be seven, or sometimes even twelve) was blessed, i e went very certainly to Heaven. And still is, of course. Those burials were burials in white. Whatever sorrow parents might feel, the Church insisted (and insists): here is a soul who is praying for us. A soul who is enjoying the Beatific Vision, who is seeing God face to face as He really is.

BUT a certain category of people can get adult bodies without reaching the mental maturity of the age of reason. At least so it was thought. Yes, I mean those who have an extra chromosome. So, these might live on well past both seven and twelve and were still considered immune from damnation, if baptised as children. Hence they were "silly" as in blessed. They were of course also sometimes what we think of as silly.** Hence the shift of meaning.

So if one calls you silly, think of the old meaning!

ARCHAIC comes from Greek ARCHÉ and that means authority or beginning. In the BEGINNING was the Word ... εν τηι αρχηι ην ο λογος ... the beginning is not a bad thing to the Christian world view. Archaic neither means bad nor false nor otherwise wrong.

And asinine ... well, I guess Bileam (a k a Balaam) thinks of some of us we are so ... but there was an occasion where an ass knew better than a prophet.

Thinking of "archaic" as bad or false comes - like the same shift of meaning with "primitive" - from the Evolutionist ideology in its largest sense. The one sense that C S Lewis clearly condemned even not daring to denounce the theory in biology. And thinking of "silly" behaviour as behaviour needing to be avoided, even more so for silly observations, comes from a Puritan repressian of childishness, which came around a bit earlier, it was opposed to Shakespear rather than to Sam Wilberforce.

Hans Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St John Bosco
31-I-2015

Update:

Speaking of "silly", as I have already spoken of behaviour and observations, here is another angle:

Illegal Imprisonment of Christians in America | #FreeKent
Free Kent Hovind
https://www.youtube.com/watch?v=3AUVh_oYCwg


Dawkins (around 6 minutes sth in the video): "the correct answer is: 'don't ask such a silly question'."

Well, kind of implies he's above the rest of us and can tell us what questions not to ask, doesn't it? Or if not him personally, it implies an élite (which he's part of) as entitled to that power over the rest.

* A trio of words brandished like an awful threat or a total refutation by the feedback writer in the :

CMI : Feedback archive → Feedback 2015
Know thy enemy
http://creation.com/know-thy-enemy


** As are most of us at times when we enjoy ourselves. An observation, which I was not enjoying myself enough to make (due to fatigue), and this is not because I am a Puritan, more likely because Puritans interfere with my situation!

Friday, January 30, 2015

"doctrines qui semblent plus imaginaires que réelles"?


Je viens de lire l'article sur Étienne Tempier sur la wikipédie ... et sur les condamnations je trouve:

Par la suite, l'évêque de Paris a développé sa condamnation, le 7 mars 1277, dans un nouveau décret de 219 articles.

Qui est visé ? des penseurs appartenant à la Faculté des arts de l'Université de Paris, essentiellement Siger de Brabant, Boèce de Dacie, tenants de ce que Renan appelle averroïsme latin et F. Van Steenberghen (1977) aristotélisme radical, doctrines qui semblent plus imaginaires que réelles.


Hélas, je ne crois pas que ce soit le cas.

La secte d'Orléans, qui se solde avec 13 personnes brûlés sur le bûcher après avoir refusé de retirer leurs propos a été compté comme ayant été dualiste, et avait en commun avec les dualistes de ne pas croire que Notre Seigneur avait un corps réel (ils étaient donc docétistes), mais leur propos ne semble pas avoir été que le corps serait ... bon, je laisse le mot à un historien allemand en traduction anglaise*:

The sect at Orleans attacked the doctrine of Christ's supernatural birth, as a thing contrary to the laws of nature. La secte à Orléans attaquait la doctrine de la naissance surnaturel du Christ, comme étant une chose contraire aux lois de la nature.
 
That which contradicts the laws of nature, they asserted, can find no existence in creation. Ce qui contredit les lois de la nature, ils assertaient, ne peut pas trouver d'existence dans la créature.
 
This, however, is not so to be understood, as if they admitted the reality of the birth of Jesus, but denied the supernatural circumstances attending it; but they denied the reality of the birth of Jesus in the same sense as they denied the reality of his passion and of his resurrection. Ceci, pourtant, ne doit pas être compris, comme s'ils admettaient la réalité de la naissance de Jésus, mais niaient les circonstances surnaturels autour, mais ils niaient plutôt la réalité de la naissance de Jésus dans le même sans qu'ils niaient la réalité de sa passion et résurrection.
 
As an argument in favor of their opinion, they adduced what was assumed by their opponents, namely, that Christ was born of a virgin; for as this would be impossible, the reality of the birth was disproved by its character. Comme argument pour leur opinion, ils prenaient ce qui était assumé par leurs opposents [=les Catholiques], à savoir que le Christ est né d'une vierge; puisque, vu que ceci serait impossible, la réalité de la naissance fut refutée par son caractère.
 
Their doctrine of Christ's humanity bordered, therefore, without any doubt, upon Docetism, or was altogether docetical. Leur doctrine de l'humanité du Christ a donc été, sans aucun doute, voisine du docétisme ou était entièrement docétique.
 
If we find the doctrine ascribed to them by Glaberius Rudolphus, that heaven and earth had always existed, as they now are, yet we should remember that the report of a writer, who did not understand their system, and who presents everything in the worst colors, must fall very short of establishing the fact, that they took an altogether pantheistic view of the world; Si nous nous rappelons la doctrine que Glaberius Rudolphus leur prête, que Ciel et Terre ont toujours existé, comme ils sont maintenant, pourtant nous devrions rappeler que le compte-rendu d'un écrivain, qui ne comprenait pas leur système (!), et qui présente tout dans les pires couleurs (!) doit faillir de beaucoup d'établir comme un fait qu'ils prenaient une vue totalement panthéiste (!) du monde;
 
on the contrary, "Ave" [! = "we have"?] have more reason to believe that their opposition to the church doctrine of the creation from nothing, an opposition which proceeded from some oriental doctrine of emanation combined with Dualism, that this opposition, wrongly understood and perverted, gave occasion to this charge. nous avons au contraire davantage de raison de croire que leur opposition à la doctrine ecclésiastique de la creation ex nihilo, opposition en provenance d'une quelle-conque doctrine orientale d'émanation combinée avec le dualisme, que cette opposition, mal comprise et pervertie, donna occasion à cette accusation.
 
In consistency with their docetic views of the human nature of Jesus, they could not of course believe in any communication of the body and blood of Christ in the eucharist ... En consistance avec leur vues docétiques de la nature humaine de Jésus, ils ne pouvaient biensûr pas croire en une quelleconque communion du Corps et du Sang du Christ dans l'Eucharistie ...


Je crois pour ma part que les écrivains catholiques de cette époque comprenaient très bien la doctrine de ceux qu'ils allaient brûler, et autant plus que ceux-ci étaient du clergé et donc aptes à s'exprimer avec les mêmes expressions (mais pas la même doctrine) que le clergé catholique orthodoxe.

Augustus Neander n'a présumablement pas entendu parler des Averroïstes condamnés par Tempier (je n'ai pas vérifié, mais s'il en tenait compte, il était trop stupide de ne pas faire la connexion), et si David Piché a cru que les doctrines attribués aux Averroïstes radicaux "semblent plus imaginaires que réelles"**, il n'a peut-être pas considéré la secte d'Orléans. En plus, Augustus Neander, comme Protestant de Saxonie***, né d'une famille juive (Mendel°) et converti lui-même, assez libéral et assez anti-catholique, a biensûr exprimé ses préjugés contre la capacité des Catholiques sur place à comprendre une doctrine autre que la leur, tandis qu'il ne se prête pas cette incapacité, mais il se prête même la capacité de reconstruire ce qui n'est nullement dans les sources. Si David Piché n'a pas exprimé les mêmes complexes de supériorité envers les Catholiques sur place (en occurrence Étienne Tempier quand à son cas), il se considère néanmoins aussi habilité de dire "doctrines qui semblent plus imaginaires que réelles", pourvu que ce passage de la wikipédie vient de son avant-propos ou de son introduction - que je n'ai pas lu(e).°°

Donc, oui, je suis en désaccord avec quiconque a pu écrire la première fois "doctrines qui semblent plus imaginaires que réelles", car je les considère comme trop identiques à certaines côtés de la secte d'Orléans. Je considère cette secte avec les Siger de Brabant, Boèce de Dacie (plus tard?) à Paris, comme une possible origine des hérésies protestantes en Occident, notemment en ce qui concerne la négation de la Présence Réelle.

Hans Georg Lundahl
BU de Nanterre - Paris X
Ste Martine de Rome
30-I-2015

*GENERAL HISTORY of the CHRISTIAN RELIGION AND CHURCH
FROM THE GERMAN OF DR AUGUSTUS NEANDER.
TRANSLATED ACCORDING TO THE LATEST EDITION.
JOSEPH TORREY, PROFESSOR OF MORAL AND INTELLECTUAL PHILOSOPHY IN THE CNIVERSITT [=UNIVERSITY, mauvais scan!] OF VERMONT.

L'original allemand de 1834, il me semble, et la traduction anglaise de 1872.

lien vers les pages 594 et 595
http://www.forgottenbooks.com/readbook_text/General_History_of_the_Christian_Religion_and_Church_1000067287/625


** David Piché a fait une édition, avec texte parallèle des thèses en latin dans l'ordre et traduction française en face. Je n'ai pas lu son *** La même Saxonie dont le "Landesbischoff" Luthérien va plus tard être un Nazi et dont la "Landesbischoff" actuel est une femme. °Il a pris le nom Neander en référence à un poëte qu'il aimait. Et peut-être aussi pour ne pas gêner son père qui demeurait Juif et qui restait un Mendel. °° Ma mise en ligne des thèses condamnées vient d'un appendix - et s'il l'a mis en appendix, sans la traduction, c'est qu'il considère cette édition là moins importante. La voici, la page index par laquelle on arrive aux pages chapitres:

Index in stephani tempier condempnationes
http://enfrancaissurantimodernism.blogspot.com/2012/01/index-in-stephani-tempier.html

Thursday, January 29, 2015

L’Académie et entourages


1) Φιλολoγικά/Philologica : Les âges des ancêtres DU Robespierre - et d'autres! ; 2) Sur les Dévanceurs de Marie-Antoinette ; 3) Et les ancêtres du roi martyr? Regardons aussi la parité entre les sexes ... ou même le privilège féminin ; 4) musicalia : Les Musiciens ; 5) Recipes from Home and Abroad : Les artistes (peintres, graveurs ...) - avec un peu de patrons ou mécènes et d'autres connexes ; 6) New blog on the kid : Chirurgiens et surtout Sage-femmes ; 7) Φιλολoγικά/Philologica : L’Académie et entourages ; 8) Et le Moyen Âge? Hormis royautés ; 9) Moyen Âge, Royautés ; 10) La Lettre A d'une Encyclopédie ; 11) Monge et Jaurès - démographie ; 12) Lesseps fut aussi à La Pérouse

Refaisons un peu de spgk sur la wikipédie:

  • Liste I Fauteil 34 :

    • 1) Honorat de Porchères Laugier, né à Forcalquier, ancienne capitale de la Haute-Provence, le 8 juin 15721, et mort le 26 octobre 16532, est un poète français. Connu surtout pour son sonnet sur les beaux yeux de Gabrielle d'Estrées, il fut l'un des premiers membres de l'Académie française.
    • 2) Paul Pellisson-Fontanier, dit Paul Pellisson, est un homme de lettres français, né à Béziers le 30 octobre 1624 et mort à Versailles le 7 février 1693.
    • 3) François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon, né le 6 août 1651 au château de Fénelon à Sainte-Mondane, mort le 7 janvier 1715 à Cambrai, est un homme d'Église, théologien et écrivain français.
    • 4) Claude Gros de Boze (28 janvier 1680 à Lyon - 10 septembre 1753 à Paris) est un érudit et numismate français.
    • 5) Louis de Bourbon-Condé, prince du sang, abbé de Saint-Germain-des-Prés (1737), comte de Clermont-en-Argonne, né à Versailles le 15 juin 1709 et mort à Paris le 16 juin 1771, est un aristocrate, ecclésiastique et militaire français du XVIIIe siècle.
    • 6) Pierre-Laurent de Belloy, dit Dormont de Belloy, de son vrai nom Pierre-Laurent Buirette, est un comédien et auteur dramatique français, né le 17 novembre 1727 à Saint-Flour et mort le 5 mars 1775 à Paris. Il est connu surtout pour sa tragédie patriotique Le Siège de Calais, qui remporta un énorme succès en 1765. Il mit aussi en scène Bayard et Du Gesclin.
    • 7) Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras (19 septembre 1715 - 6 septembre 1789 à Versailles), est un militaire, homme politique et diplomate français, pair et maréchal de France.
    • 8) Dominique Joseph Garat (né le 8 septembre 1749 à Bayonne et mort le 9 décembre 1833 à Bassussary), est un avocat, journaliste, philosophe et homme politique français. Il a été élu à l'Académie française en 1803 ; il en est radié en 1816.
    • 9) Louis-François de Bausset, né à Pondichéry le 14 décembre 1748 et mort le 21 juin 1824 à Paris, est un cardinal et homme de lettres français des XVIIIe et XIXe siècles.
    • 10) Monseigneur Hyacinthe-Louis de Quélen, né à Paris le 8 octobre 1778, et mort à Paris le 31 décembre 1839, est le 125e archevêque de Paris, de 1821 à 1839.
    • 11) Le comte Louis-Mathieu Molé, né le 24 janvier 1781 à Paris et mort le 23 novembre 1855 à Épinay-Champlâtreux, est un homme politique français. Il est ministre de la Justice sous l'Empire, de la Marine et des Colonies sous la Restauration, des Affaires étrangères et président du Conseil, de 1836 à 1839, sous la monarchie de Juillet.
    • [12) Le comte Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray, né à Angers (Maine-et-Loire) le 8 mai 18111 et mort à Angers le 6 janvier 1886, est un historien et homme politique français.]


  • Liste II Puisque 34 :2=17, prenons fauteuil 17 aussi :

    • [1) François de Cauvigny, sieur de Colomby1, né à Caen vers 1588 et mort en 1648, est un poète français, conseiller du roi et « orateur du roi pour les discours d'État ».]
    • 2) François L'Hermite, sieur du Soliers, dit Tristan L'Hermite, né en 1601 à Janaillat (aujourd'hui département de la Creuse) au château de Soliers, dans la Marche, et mort à Paris le 7 septembre 1655, est un poète et dramaturge français. Il occupa le fauteuil 17 de l'Académie française de 1649 à 1655.
    • 3) Hippolyte-Jules Pilet de La Mesnardière, né au Loroux-Bottereau en 1610 et mort à Paris le 4 juin 1663, est un médecin, poète et auteur dramatique français.
    • 4) François Honorat de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, né le 30 octobre 1607 à Paris où il est mort le 16 juin 1687, est un homme militaire et administrateur français, honoré en son temps pour avoir été un grand protecteur des arts et des lettres.
    • 5) François-Timoléon de Choisy, né le 16 août 1644 à Paris où il est mort le 2 octobre 1724, est un abbé et homme de lettres français.
    • 6) Antoine Portail, né en 1675 et mort le 3 mai 1736, est un magistrat français, premier président du Parlement de Paris.
    • 7) Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée, né le 14 février 1692 à Paris où il est mort le 14 mars 1754 est un auteur dramatique français, créateur d'un genre théâtral : la comédie larmoyante.
    • 8) Jean-Pierre de Bougainville, né à Paris le 1er décembre 1722 et mort à Loches le 22 juin 1763, est un homme de lettres français, frère aîné de l'explorateur Louis Antoine de Bougainville.
    • 9) Jean-François Marmontel, né à Bort-les-Orgues le 11 juillet 1723 et mort à Habloville (Saint-Aubin-sur-Gaillon) le 31 décembre 1799 est un encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien et poète, dramaturge et philosophe français. Proche de Voltaire et ennemi de Rousseau, il connut une grande notoriété à la cour de France et dans toute l’Europe. [Note du compilateur : Quelle horreur !]
    • 10) Jean-Pierre Louis, marquis de Fontanes, communément appelé Louis de Fontanes, est un écrivain français, né le 6 mars 1757 à Niort et mort le 17 mars 1821. Poète et homme d'action, Louis de Fontanes fut tout à la fois l'héritier du goût de Racine et de Fénelon contre toute théorisation littéraire, l'admirateur du bon sens politique d'Henri IV et de George Washington, qui « conserve et perfectionne », contre toute « audace qui détruit », et un bon vivant doué des manières et de la galanterie de l'ancienne France.
    • 11) Abel-François Villemain, né le 9 juin 1790 à Paris où il est mort le 8 mai 1870, est un écrivain, universitaire et homme politique français, qui a notamment été professeur à la Sorbonne et à l'Ecole normale supérieure, et ministre de l'Instruction publique de 1839 à 1845.
    • [12) Émile Maximilien Paul Littré, né à Paris le 1er février 1801 et mort à Paris le 2 juin 1881, est un lexicographe, philosophe et homme politique français, surtout connu pour son Dictionnaire de la langue française, communément appelé « le Littré ».]


  • Statistique pour les premiers deux listes

    • Fauteil 34 : 1) 80 2) 69 3) 64 4) 73 5) 62 6) 48 7) 74 8) 84 9) 75 10) 61 11) 74
    • Fauteuil 17 : 2) 54 3) 53 4) 79 5) 80 6) 61 7) 62 8) 41 9) 76 10) 64 11) 80
    • Les deux listes : 41 48 53 54 61 61 62 62 64 64 69 73 74 74 75 76 79 80 80 80 84
    • Minimum 41, maximum 84. Quartile basse 61, médiane 69, quartile haute 76.
    • Moyenne … 1314 : 21 = L (131 – 105 = 26) X (26 – 21 = 5, 54) II (54 – 42 = 12) … 62/63.


  • Liste III, Abbés de Cluny, puisque Richelieu y était, voir liste IV, ceux qui ont un article :

    • [1) Abbé Bernon (environ 850-13 janvier 927), premier abbé de Cluny. Il devient moine vers 880 au monastère bénédictin de Saint-Martin d'Autun.]
    • 2) St. Odon de Cluny ou Eudes de Cluny, né vers 878/879 ou 882 près de Tours et mort à Tours le 18 novembre 942, était un moine bénédictin qui fut de 926 à 942 le second abbé de Cluny, successeur de Bernon, et joua ainsi un rôle éminent dans le développement de l'ordre de Cluny.
    • 3) Aimar de Cluny, né en 910, fut le 3e abbé de Cluny de l'an 942 jusqu'à sa démission en l'an 954, onze ans avant sa mort le 5 octobre 965. Il fut nommé à la succession par son prédécesseur Odon de Cluny, duquel il poursuivit l'œuvre. Devenu aveugle en 948, il nomme comme coadjuteur Mayeul, qui dirigera officiellement Cluny à la démission d'Aimar.
    • 4) Saint Mayeul ou Maïeul de Cluny (ou de Forcalquier) est né vers 910 à Valensole, en Provence orientale, et mort en 994 à Souvigny. Il était le quatrième abbé de Cluny. Pendant ses quarante années d'abbatiat, ses liens avec le Saint-Empire favorisèrent l'extension de l'Ecclesia Cluniacensis vers l'est. Il fut certainement l'un des conseillers écoutés d'Hugues Capet, duc puis roi des Francs, ce qui lui permit de réformer des monastères et d'y placer des abbés réguliers. Enfin, il poursuivit les relations qu'Odon avait nouées avec la papauté. Le destin de Mayeul est exceptionnel. Il fut spontanément reconnu comme saint immédiatement après sa mort, et son culte, qui constitua le premier grand culte abbatial clunisien, fut l'un des plus importants du Moyen Âge et persista au Puy et à Souvigny jusqu'à la Révolution. Il est fêté le 11 mai.
    • 5) Saint Odilon de Cluny (parfois connu comme Odilon de Mercœur), né vers 962 au château de Mercœur près de Saint-Cirgues dans la Haute-Loire (France) et décédé le 31 décembre 1048 au prieuré de Souvigny (France) fut le cinquième abbé de Cluny. Sous son abbatiat se développe un 'ordre clunisien' qui acquiert une grande influence religieuse et puissance politique. Il est enterré à Souvigny.
    • 6) Saint Hugues de Cluny, né le 13 mai 1024 à Semur-en-Brionnais et mort le 28 avril 1109 à Cluny, parfois appelé Hugues le Grand ou Hugues de Semur, est le sixième abbé de Cluny, de 1049 à 1109. Canonisé par l'Église, il est fêté le 29 avril.
    • [7) Pons de Melgueil, mort en 1126, est le septième abbé de Cluny. Issu d'une famille de la haute aristocratie languedocienne, les comtes de Melgueil, il est élu abbé en 1109, à la suite d'Hugues de Cluny. Il se signale par son action diplomatique, prenant parti pour la papauté dans la querelle des Investitures. En 1122, il démissionne ou est déposé pour des raisons qui ne font pas l'unanimité parmi les historiens. Après avoir tenté de reprendre l'abbatiat en 1126, Pons meurt schismatique et excommunié.]
    • … 9) Pierre de Montboissier dit Pierre le Vénérable était le neuvième abbé de Cluny dès 1122. Il est né entre 1092 et 1094 et mort le 25 décembre 1156. Son activité intellectuelle fait de lui un représentant de la renaissance du XIIe siècle. … Il fait traduire le Coran en latin, Lex Mahumet pseudoprophete. Connu comme polémiste, il rédigera ensuite des traités pour réfuter les doctrines israélites et musulmanes. En effet, il recommande d'établir des débats argumentés avec les théologiens des autres religions, plutôt que des Croisades. … Considéré par l'historiographie du XXe siècle comme le dernier des grands abbés de Cluny, il succède à son oncle Hugues II de Semur. Il combat également l’hérésie de Pierre de Bruys. … Il est aussi l'auteur d'un traité contre les juifs : Aduersus Iudœorum inueteratam duritiem. Selon Dominique Iogna-Prat, Pierre le Vénérable est un « représentant d'un antijudaïsme radical »
    • … [16) Thibaud, aussi Thibaud d'Ostie, (né en France et mort le 4 novembre 1188 à Rome) est un cardinal français du XIIe siècle. Il est membre de l'ordre de Cluny. Thibaud est abbé de Saint-Basle à Reims, administrateur de l'abbaye de Fleury et abbé de l'abbaye de Cluny.] … [33) Pierre de Châtelus ou de Châtelux est un ecclésiastique français. Proche du Saint-Siège, il fut abbé de nombreuses abbayes dans toute la France. Abbé de Saint-Serge d'Angers de 1316 à 1321, il est nommé, par décision de Jean XXII, abbé de Montolieu. En 1322, il devient même abbé de Cluny. C'était en outre un parent d'Emeric de Châtelus, évêque de Ravenne et de Chartres avant qu'il ne devienne cardinal en 1342.]
    • … 35) Hugues VII Roger (1293-21 octobre 1363) fils de Guillaume Roger et Guillemette de Mestre, frère de Clément VI et de Guillaume II Roger, oncle de Grégoire XI, cardinal-prêtre au titre de Saint-Laurent in Damaso, dit le cardinal de Tulle.
    • … [37) Androin de la Roche (né à Châtillon en Bourgogne vers 1300/1310 et mort à Viterbe, le 29 octobre 1363) est un cardinal français du XIVe siècle. Il est membre de l'ordre des bénédictins.]
    • … [43) Raymond de Cadoëne, né vers 1350 peut-être à Gabriac (Gévaudan) et mort en 1416, était un ecclésiastique français, qui fut grand prieur puis abbé de l'abbaye de Cluny.]
    • … 46) Jean III de Bourbon, né en 1413 et mort le 2 novembre 1485 au prieuré conventionnel de Saint-Rambert, est un évêque français du XVe siècle. Il est le fils naturel de Jean Ier de Bourbon, duc de Bourbon et d'Auvergne.
    • [47) Jacques d'Amboise, né entre 1440 et 1450 et mort en 1516, était un dignitaire religieux et un mécène français. Il fut abbé de Jumièges, de Cluny et de Saint-Alyre de Clermont, ainsi qu'évêque de Clermont.]
    • … [50) Aymar Gouffier de Boisy, décédé le 9 octobre 1528, est un évêque d'Albi.]
    • … [52) Jacques Leroy, mort en 1572 à Paris, est un prélat français du XVIe siècle. Il est issu des seigneurs de Chavigny. Il est le fils de René Leroy, conseiller et chambelan de Louis XI, et de Madeleine Gouffier. Leroy est bénédictin et abbé de Déols, de Villeloin, de Saint-Florent de Saumur et de Cluny. En 1537, il est nommé archevêque de Bourges en 1537. De son temps la ville est prise et pillée en 1562 par les hugenots. Jean Niquet, abbé de saint Gildase, fonde le collège des jésuites, qui est uni à l'université, par les soins de Jacques de Nuchesc, et d'Edmond Mérille, professeurs en droit.]
    • 53) Jean de Lorraine (né à Bar-le-Duc le 9 avril 1498 et mort à Neuvy-sur-Loire le 18 mai 1550) est un cardinal français et l'un des favoris les plus intimes du roi François Ier.
    • 54) Charles de Lorraine (né le 17 février 1524 à Joinville et mort le 26 décembre 1574 à Avignon) fut duc de Chevreuse, archevêque de Reims de 1538 à 1574, évêque de Metz de 1550 à 1551. Élevé au cardinalat en 15471, il est d'abord connu comme cardinal de Guise puis cardinal de Lorraine. C'est un homme politique et un intellectuel religieux qui joua un rôle important durant les guerres de religion.
    • … 56) Louis III de Lorraine, cardinal de Guise (né le 22 janvier 1575 - mort le 21 juin 1621, à Saintes, Charente-Maritime), appartenait à la Maison de Guise, branche cadette de la Maison de Lorraine, qui joua un rôle de premier plan dans la vie politique française au XVIe siècle.
    • … [58) = Richelieu !]
    • 59) Armand de Bourbon, prince de Conti, né à Paris le 11 octobre 1629; mort à Pézenas, au château de la Grange-des-Prés, le 21 février 1666. Il était le cadet des trois enfants et le deuxième fils d'Henri II de Bourbon, prince de Condé et de Charlotte Marguerite de Montmorency, le frère de Louis II de Bourbon-Condé, dit le « Grand Condé », et d'Anne Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville. [Abbé commenditaire, évidemment, représenté dans le monastère même par un grand prieur, comme certains d’autres que je viens de citer.]
    • 60) Jules Raymond Mazarin (Giulio Raimondo Mazzarino, Mazarino, Mazarini, ou Mazzarini, nom dont il francisa peu à peu lui-même l’écriture en Mazarin, mais dont il signe encore Mazarini, à l'italienne, à la fin de sa vie au bas du Traité des Pyrénées), né à Pescina, dans les Abruzzes (aujourd'hui en Italie), le 14 juillet 1602 et mort à Vincennes le 9 mars 1661, mieux connu sous le nom de cardinal Mazarin, fut un diplomate et homme politique, d'abord au service de la Papauté, puis des rois de France Louis XIII et Louis XIV. Il succéda à Richelieu en tant que principal ministre de 1643 à 1661. 61) Rinaldo d'Este (1618 - 30 septembre 1672 à Modène), fut un cardinal italien issu de la Maison d'Este.
    • … 63) Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, cardinal de Bouillon (26 août 1643 - 2 mars 1715) fut d'abord prieur de Turenne et de Paunat, puis nommé abbé de Beaulieu en 1658 dont il se démet en 1664 après avoir réuni l'abbaye avec la congrégation de Saint-Maur. Il devient en 1683 abbé de Cluny et cardinal avec le titre de cardinal-prêtre au titre de San Lorenzo in Panisperna (1670-1676) puis cardinal-évêque d'Albano, de Porto e Santa Rufina puis d'Ostie.
    • 64) Henri-Oswald de La Tour d'Auvergne dit l'« abbé d'Auvergne » puis le « cardinal d'Auvergne », né à Barcy (diocèse d'Anvers) le 5 novembre 1671 et mort le 23 avril 1747 à Paris, est un homme d'Église français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est successivement archevêque de Tours (1719-1721) puis archevêque de Vienne (1721-1745). Il est élevé au cardinalat en 1740.
    • 65) Frédéric-Jérôme, cardinal de La Rochefoucauld de Roye est un prélat français né le 16 juillet 1701 et mort à Paris le 29 avril 1757. Fils de Francois II de La Rochefoucauld de Roye et de sa femme, Catherine-Francoise d'Arpajon, il est destiné à l'Église dès son jeune âge.
    • 66) Dominique de La Rochefoucault-Langeac, cardinal de La Rochefoucauld (Saint-Hilaire-du-Chapouillet, 26 septembre 1712 – Münster, 23 septembre 1800), est un prélat et homme politique français du XVIIIè siècle. Archevêque d'Albi puis de Rouen, primat de Normandie, le cardinal de La Rochefoucauld est élu député aux États généraux de 1789. Il s'oppose à la Révolution et à la constitution, refuse de prêter le serment constitutionnel, et émigre en 1792. – Commentaire du compilateur : Le dernier sous l’Ancien Régime. Notons qu’il meurt à Münster. Lui-même s’est opposé à la Révolution française, et un évêque de Münster va être le prélat Catholique le plus redouté par les Nazis pendant cette future époque là.


  • Statistique pour liste III, quatorze retenus comme très bien documentés :
    • 868 : 14 = L (86 – 70 = 16) X (16 – 14 = 2, 28) II (28 =28), Moyenne 62 années.
    • 36 – 52 – 55/59 – 72 – 88


  • Liste IV, inséré en liste I, sous chacque nom de cette première liste, des récits et ensuite des noms dedans :
    • 1)Honorat de Porchères Laugier

      « Fils d'un avocat au parlement, il conserva le titre « seigneur de Porchères » dont il avait hérité. Cela lui valut d'être souvent confondu avec un autre académicien, François d'Arbaud de Porchères, avec lequel il n'avait aucun lien de parenté. « Chacun d'eux traitait l'autre de bâtard, écrit Tallement des Réaux, et soutenait qu'il n'était pas de la maison de Porchères. » Ce quiproquo venait du fait qu'un aïeul de François d'Arbaud de Porchères, nommé Jacques d'Arbaud, avait acheté le fief de Porchères à un aïeul d'Honorat de Porchères Laugier, nommé Esprit Laugier. »


      • a) François d'Arbaud de Porchères, né à Brignoles (actuel Var) le 20 décembre 1590 et mort en Bourgogne le 5 mai 1640, est un poète français. (fauteuil 19)
      • b) Gédéon Tallemant des Réaux [talmɑ̃dereo ], né le 2 octobre 1619 à La Rochelle, mort le 10 novembre 1692 à Paris, est un écrivain, gazetier et poète français connu pour ses Historiettes, un recueil de courtes biographies de ses contemporains.


      « Ses poésies galantes, insérées dans les recueils du temps, le firent remarquer par Valentin Conrart et son cercle d'amis, qui l'invitèrent à faire partie de l'académie qu'ils formaient. Le 4 décembre 1634, il fut reçu dans la toute nouvelle Académie française, où il prononça peu après le huitième discours, À la louange de l'Académie, de son Protecteur et de ceux qui la composent, suivi du treizième, Des différences et des conformités qui sont entre l'amour et l'amitié. C'est à la suite de son admission que le cardinal Richelieu, qui se méfiait de lui, imposa à l'Académie deux nouveaux réglements : les futurs académiciens ne pourraient être nommés sans son consentement et seraient désormais élus par billets et non plus à haute voix. »


      • c) Valentin Conrart, né à Paris en 1603 où il est mort le 23 septembre 1675, est un homme de lettres français. Initiateur du projet de l’Académie française, il en est élu secrétaire perpétuel en 1635.
      • d) Armand Jean du Plessis de Richelieu, dit le cardinal de Richelieu, cardinal-duc de Richelieu et duc de Fronsac, est un ecclésiastique et homme d'État, né le 9 septembre 1585 à Paris et mort le 4 décembre 1642 dans cette même ville. Pair de France, il a été le principal ministre du roi Louis XIII. Il était abbé de Cluny. Voir liste III.


    • 2) Paul Pellisson-Fontanier, dit Paul Pellisson

      « Né dans une famille protestante, il étudie le droit à Toulouse et exerce à Castres. Il est présenté aux membres de l’Académie française par son coreligionnaire Valentin Conrart et entreprend d’en écrire la première biographie : Histoire de l’Académie française depuis son établissement jusqu’en 1652. Après qu’il en a commencé la lecture, celle-ci décide de lui accorder le droit – unique dans l’histoire de l’Académie – d’assister à ses séances avec tous les droits d’un académicien en attendant son élection au prochain siège vacant, ce qu’elle fait le 17 novembre 1653. Six ans plus tard, à l’échec de ses efforts contre la candidature du frère aîné de Boileau-Despréaux, Gilles Boileau, qui avait critiqué ses amis Madeleine de Scudéry et Ménage, il cesse sa fréquentation pour n’y retourner qu’à la mort de Gilles Boileau. »


      • e) Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, ou encore le « législateur du Parnasse » (né le 1er novembre 1636 à Paris1,2 et mort le 13 mars 1711 à Paris2, est un poète, écrivain et critique français3.
      • f) Gilles Boileau, né à Paris le 22 octobre 1631 et mort le 10 mars 1669, est un avocat, poète et traducteur français, frère aîné du célèbre Nicolas.
      • g) Madeleine de Scudéry, née au Havre le 15 novembre 1607 et morte à Paris le 2 juin 1701, est une femme de lettres française. Son œuvre littéraire marque l'apogée du mouvement précieux.
      • h) Gilles Ménage, né à Angers le 15 août 1613 et mort à Paris le 23 juillet 1692, est un grammairien, historien et écrivain français.


      « Secrétaire de Nicolas Fouquet, il est embastillé en 1661 à la suite de la disgrâce de son maître. Il reste incarcéré quatre ans, ayant refusé de renier Fouquet et rédigé un Discours au roi, par un de ses fidèles sujets sur le procès de M. de Fouquet puis Seconde défense de M. Fouquet en sa faveur. Libéré en 1666, il devient historiographe du roi. Son abjuration en 1670 lui obtient de riches bénéfices ecclésiastiques, en particulier le poste très rémunérateur d'abbé de Cluny. [L’ai-je manqué sur la liste des abbés ?] Il apparaît dans les romans de son amie intime Madeleine de Scudéry sous les traits de Herminius et d’Acante. Il était également lié au cousin de Madame de Sévigné, Bussy-Rabutin, qui a dit de lui qu’il était « encore plus honnête homme que bel esprit. » Voltaire l’a décrit comme un « poète médiocre, à la vérité, mais homme très savant et très éloquent. » »


      • i) Nicolas Fouquet, marquis de Belle-Île, vicomte de Melun et Vaux, né en janvier 1615 à Paris, mort le 23 mars 1680 à Pignerol, est un homme d'État français de haut rang, surintendant des finances à l'époque de Mazarin, procureur général au parlement de Paris.
      • j) Marie de Rabutin-Chantal, épouse Sévigné, dite la marquise de Sévigné, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan, est une épistolière française.
      • k) Roger de Bussy-Rabutin (13 avril 1618 à Saint-Émiland - 9 avril 1693 à Autun) est comte de Bussy, lieutenant-général des armées du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin et membre de l'Académie française. (Fauteuil 20)


    • 3) Fénelon

      « Précepteur du duc de Bourgogne, archevêque de Cambrai (1695-1715), il s'opposa à Bossuet et tomba en disgrâce lors de la querelle du quiétisme, et surtout, après la publication de son roman, Les Aventures de Télémaque (1699), considéré comme une critique de la politique de Louis XIV. L'influence littéraire de ce roman fut considérable pendant plus de deux siècles. »


      • l) Louis de France (1682 – 1712), duc de Bourgogne, était le fils de Louis de France, le grand dauphin et de Marie Anne Victoire de Bavière.
      • m) Jacques-Bénigne Bossuet (surnommé parfois l'Aigle de Meaux), né le 27 septembre 1627 à Dijon (France) et décédé le 12 avril 1704 à Paris était un homme d'Église, Évêque de Meaux, prédicateur et écrivain français. Certains voient en lui « le plus grand [orateur] peut-être que le monde ait connu. »


      « Dans son enfance Fénelon reçut l'enseignement d'un tuteur au château de Fénelon, qui lui donna une solide connaissance du grec ancien et des classiques. En 1667, à l'âge de seize ans, on l'envoya à l'université de Cahors où il étudia la rhétorique et la philosophie. Quand le jeune homme exprima son attirance pour une carrière dans l'Église, son oncle, le marquis Antoine de Fénelon (ami de Jean-Jacques Olier et de saint Vincent de Paul, il avait participé à la fondation de la Compagnie du Saint-Sacrement dont les principes influenceront profondément son neveu) l'envoya étudier au collège du Plessis, dont les étudiants en théologie recevaient le même enseignement que ceux de la Sorbonne. Il s'y lia avec Louis Antoine de Noailles, qui plus tard devint cardinal et archevêque de Paris. Fénelon montra un tel talent au collège du Plessis qu'il y prêcha avec succès dès l'âge de quinze ans. »


      • n) Jean-Jacques Olier de Verneuil (20 septembre 1608 à Paris - 2 avril 1657 à Paris), dit aussi « Monsieur Olier », était un mystique et un prêtre français. Il a créé le premier séminaire français, à la suite du concile de Trente, a fondé la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. Sa communauté a participé à l'essor des missions dans les campagnes de France, aux développements des séminaires en France et à l'évangélisation du Canada.
      • o) Vincent de Paul ou Vincent Depaul, né au village de Pouy près de Dax le 24 avril 1581 ou 1576 - mort le 27 septembre 1660, fut une figure marquante du renouveau spirituel et apostolique du XVIIe siècle français, prêtre, fondateur de congrégations qui œuvra tout au long de sa vie pour soulager la misère matérielle et morale. p) Louis Antoine, cardinal de Noailles, est un prélat français, né au château de Peynières à Cros-de-Montvert (Cantal) le 27 mai 1651 et mort à Paris le 4 mai 1729. Il est archevêque de Paris de 1695 à 1729.


      « Pendant ces années-là il faisait partie du cercle qui entourait Bossuet, le fougueux porte-parole de l’épiscopat français. En 1688 il fut présenté à Madame de Maintenon, seconde épouse de Louis XIV. Celle-ci sympathisait à l’époque avec Madame Guyon, femme mystique et pieuse, et avec son quiétisme. Elle l’impressionna profondément quand ils firent connaissance. »


      • q) Madame de Maintenon (née Françoise d’Aubigné le 27 novembre 1635 à la prison de Niort et décédée le 15 avril 1719 à la Maison royale de Saint-Louis de Saint-Cyr-l'École) est une dame française des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut l'épouse puis la veuve de Paul Scarron. Par la suite, elle fut titrée marquise de Maintenon. Elle est la fondatrice de la Maison royale de Saint-Louis.
      • r) Jeanne-Marie Bouvier de La Motte, appelée couramment Madame Guyon, née à Montargis le 13 avril 1648, morte à Blois le 9 juin 1717 est une mystique française.


      « L'abbé de Fénelon (1714-1794) était son petit-neveu. On connaît encore au XVIe siècle, dans cette famille, Bertrand de Salignac de Lamothe Fénelon. »


      • s) Jean-Baptiste-Augustin de Salignac Fénelon (1714-1794), abbé de Fénelon, né au manoir de la Poncie à Saint-Jean-d'Estissac en Périgord, était petit-neveu de Fénelon. Il fut aumônier de la reine de France Marie Leczinska, puis dirigea un établissement charitable, fondé pour améliorer le sort des petits savoyards à Paris. Il fut arrêté comme suspect sous la Terreur, et traduit au tribunal révolutionnaire, qui le condamna à mort : tous les savoyards résidant à Paris se rendirent à la Convention pour demander la grâce de celui qu'ils appelaient leur père ; sans succès, Jean-Baptiste-Augustin de Salignac fut guillotiné le 8 juillet 1794. En son honneur le nom d'Asile-Fénelon a été donné à l'établissement charitable de Vaujours (Seine-Saint-Denis), destiné à élever des enfants pauvres au XIXe siècle.
      • t) Bertrand de Salignac de Lamothe Fénélon est un diplomate français. Ambassadeur auprès de la reine Elisabeth Ire d'Angleterre de 1568 à 1575, il appartient à la famille de Fénelon. On a de lui : quelques écrits (Siège de Metz en 1552, Voyage de Henri II aux Pays-Bas, etc.) une Correspondance diplomatique fort instructive, publiée par Alexandre Teulet de 1838 à 1841, 7 volumes in-8.


    • 4) Claude Gros de Boze

      « Il fait ses études à Lyon et à Paris, où il s'établit vers 1700. S'étant acquis le soutien de Nicolas-Joseph Foucault, il devient en 1705 pensionnaire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il est nommé secrétaire perpétuel l'année suivante. Il est élu membre de l'Académie française en 1715, puis devient en 1719 garde du Cabinet des médailles et antiques, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il met au point avec son élève et assistant Jean-Jacques Barthélemy une méthode de classement des médailles et réalise un « inventaire et récolement des médailles, pierres gravées et autres raretés antiques du Cabinet du roy » en 1723. Il est élu membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1727. Claude Gros de Boze est devenu membre de la Royal Society le 6 avril 1749. »


      • u) Nicolas-Joseph Foucault, né le 8 janvier 1643 à Paris où il est mort le 17 février 1721, est un haut fonctionnaire et bibliophile français.
      • v) Jean-Jacques Barthélemy, dit l’abbé Barthélemy, né le 20 janvier 1716 à Cassis en Provence et mort à Paris le 30 avril 1795, est un ecclésiastique, archéologue, numismate et homme de lettres français. … Venu à Paris en 1744 avec une lettre d'introduction pour Claude Gros de Boze, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres et garde du Cabinet des médailles au sein de la Bibliothèque du roi, il devient son assistant et entre à l'Académie (fauteil 19) en 1747. En 1753, il prend la succession de Gros de Boze (comme sécretaire, pas sur le fauteil) et conserve ce poste jusqu’à la Révolution. … Pendant la Révolution, en septembre 1793, Barthélemy est arrêté en tant qu’aristocrate et brièvement incarcéré. Le Comité de salut public, aussitôt informé par la duchesse de Choiseul, ordonne sa libération immédiate. La même année, il est nommé conservateur de la Bibliothèque nationale, poste qu'il refuse pour reprendre son ancienne fonction de garde du département des médailles et antiques. Il enrichit encore la collection nationale avec plusieurs acquisitions de valeur. Ayant été spolié de sa fortune par la Révolution, il meurt le 30 avril 1795 dans la plus grande indigence. Le philologue et orientaliste Wilhelm Gesenius a cependant beaucoup contribué à sa gloire à titre posthume en lui donnant raison au sujet de certaines de ses interprétations épigraphiques.


    • 5) Louis de Bourbon-Condé, prince du sang, abbé de Saint-Germain-des-Prés

      « Louis de Bourbon-Condé est le benjamin de Louis III de Bourbon-Condé (1668-1710), prince de Condé, et de Mademoiselle de Nantes (1673-1743). »


      • w) Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbon, duc de Montmorency (1668-1689) puis duc d'Enghien (1689-1709), puis 6e prince de Condé, comte de Sancerre (1709-1710), comte de Charolais (1709) et seigneur de Chantilly, est un Prince du sang français né à l'hôtel de Condé à Paris le 18 octobre 1668 et mort à Versailles le 4 mai 1710. Il épousa le 24 mai 1685 Louise-Françoise de Bourbon dite Mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan.
      • = x) Louise-Françoise de Bourbon dite Mademoiselle de Nantes, duchesse de Bourbon puis princesse de Condé, est une aristocrate française née le 1er juin 1673 à Tournai et morte le 16 juin 1743 à Paris.

        Il en eut :

        • y) Marie-Anne-Gabrielle-Éléonore (1690-1760), abbesse de Saint-Antoine-des-Champs ; z) Louis-Henri (1692-1740), futur prince de Condé ;
        • aa) Louise-Élisabeth (1693-1775), Mlle de Charolais à sa naissance, puis Mlle de Bourbon en 1707, qui épousa en 1713 Louis-Armand de Bourbon-Conti (1695-1727) ;
        • bb) Louise-Anne (1695-1758), dite Mlle de Sens puis Mlle de Charolais à partir de 1707;
        • cc) Marie-Anne (16 octobre 1697–11 août 1741), Mlle de Clermont ;
        • dd) Charles (1700-1760), comte de Charolais, pair de France ;
        • ee) Henriette-Louise (14 janvier 1703–19 septembre 1772), dite Mlle de Vermandois, abbesse de Beaumont-lès-Tours en novembre 1733 ;
        • ff) Élisabeth-Alexandrine (16 septembre 1705-15 avril 1765) dite Mlle de Gex à sa naissance puis Mlle de Sens à partir de 1707 et a vendu au roi le comté de Charolais dont elle a hérité avec un échange de terres à Palaiseau en 1760 ;
        • [Louis (1709-1771), comte de Clermont-en-Argonne.]


      « En 1729, il fonda l’Académie du Petit-Luxembourg, dans l'hôtel du Petit Luxembourg, où se réunissaient des savants et des artistes comme les architectes Jean Aubert, Germain Boffrand, Jean-Michel Chevotet ou Pierre de Vigny. »


      • [gg) Jean Aubert, dit Aubert aîné, est un architecte français né vers 1680 et mort à Paris en 1741.]
      • hh) Germain Boffrand, né à Nantes le 16 mai 1667, mort à Paris le 19 mars 1754, est un architecte français.
      • ii) Jean-Michel Chevotet (11 juillet 1698 à Paris – 4 décembre 1772 à Paris), est architecte du roi et de la première classe de l'Académie royale d'architecture, jardinier français de l'école de Le Nôtre, et spécialiste de l'hydraulique.


      « En 1733, il devint l'amant de la danseuse de l'Opéra Marie-Anne de Camargo dont il fit une véritable esclave. Lassée, celle-ci dit-on pousse sa condisciple Élisabeth Leduc dans les bras du comte. Il devient l'amant de cette dernière en 1741. »


      • jj) Marie-Anne de Cupis Camargo, dite la Camargo, est une danseuse née à Bruxelles le 15 avril 1710 et morte à Paris le 28 avril 1770.
      • kk) Marie Élisabeth Claire Leduc, marquise de Tourvoie, est une danseuse de l'Académie royale de musique de Paris, née à Paris vers 1720, où elle est décédée en 1792 (ou début 1793), âgée d'environ 72 ans.


      « En 1743, il succède au duc d'Antin à la tête de la franc-maçonnerie française, en tant que « Grand Maître de toutes les loges régulières de France ». » !

      « Il est l'ami de Madame de Pompadour, dont il portait la cocarde en montant au feu. »


      • ll) Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, duchesse de Menars, née le 29 décembre 1721 à Paris et morte le 15 avril 1764 à Versailles, est une dame de la bourgeoisie française devenue favorite de Louis XV, roi de France et de Navarre.


      « Il vivait avec Mlle Élisabeth Claire Leduc, danseuse de l'Opéra, au château de Berny à Fresnes, résidence de campagne des abbés de Saint-Germain-des-Prés, et contracte avec elle un mariage secret en 1765. Il en eut deux enfants naturels, l'abbé Leduc (1766-1800), qui porta le titre d'Abbé de Vendôme, et une fille (née en 1768). Il lui acheta la seigneurie de Tourvoie à Fresnes à proximité du domaine de Berny, pour pouvoir avoir un peu de liberté et lui rendra ses hommages pendant trente années à l'occasion de ses loisirs. Le Château de Tourvoie et le Château de Berny était relié par une galerie souterraine. »


      • mm) l'abbé Leduc (1766-1800)


    • 6) Pierre-Laurent de Belloy, dit Dormont de Belloy, de son vrai nom Pierre-Laurent Buirette

      « Pierre-Laurent Buirette était le fils d'un receveur général des tabacs de Saint-Flour. Âgé d'environ cinq ans, il alla à Paris avec son père, qui mourut dans la capitale. L'enfant, qui ne devait jamais revoir sa mère, fut confié à la tutelle d'un oncle avocat qui lui fit faire ses études au Collège Mazarin et le destinait au barreau. Mais le jeune homme voulait être comédien ce que l'oncle, probablement janséniste, prit si mal qu'il fit décerner une lettre de cachet contre son neveu. Ce dernier résolut alors de quitter la France : il se joignit à une troupe de comédiens avec laquelle il partit en tournée dans les cours du Nord de l'Europe. C'est alors qu'il écrivit aux siens pour qu'ils le missent « au rang des morts », déclara renoncer à sa part d'héritage et changea de nom pour prendre celui de Dormont de Belloy. »

      « Il fit carrière comme acteur en Russie et se fit apprécier par l'impératrice Élisabeth. C'est à Saint-Pétersbourg que fut créée sa première pièce, Le Triomphe de l'amitié (1757), imité de Métastase. De retour à Paris après la mort de son oncle en 1761, il subit un échec avec Titus … En revanche, Dormont de Belloy connut un certain succès avec Zelmire (1762), tragédie également imitée de Métastase, dans laquelle Mlle Clairon donna toute la mesure de son talent. »


      • nn) Élisabeth Petrovna (en russe : Елизавета Петровна, Ielizaveta Petrovna), dite Élisabeth la Clémente (née à Kolomenskoïe le 29 décembre 1709 du calendrier grégorien ou 18 décembre 1709 du calendrier julien et morte à Saint-Pétersbourg le 5 janvier 1762 du calendrier grégorien ou 25 décembre 1761 du calendrier julien), est une impératrice de Russie qui régna de 1741 à 1762 sous le nom d'Élisabeth Ire.
      • oo) Pietro Trapassi, dit Pietro Metastasio, connu aussi sous le nom de Métastase, né à Rome le 3 janvier 1698 et mort à Vienne en Autriche le 12 avril 1782, est un librettiste d'opéra et poète italien.
      • pp) Claire-Josèphe Léris, dite Mademoiselle Clairon, ou encore la Clairon, est une actrice française née à Condé-sur-l'Escaut le 25 janvier 1723 et morte à Paris le 29 janvier 1803.


      « Sa première pièce patriotique, Le Siège de Calais, deux ans après la fin de la Guerre de Sept Ans, triompha en 1765, après un début hésitant et en dépit des réserves de Diderot et de Voltaire, qui firent valoir que cette tragédie n'ajoutait rien à la gloire de la France. »


      • qq) Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique littéraire, et traducteur.
      • rr) François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778 (à 83 ans), est un écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIe siècle et qui occupe une place particulière dans la mémoire collective française et internationale.
      • [Les deux évidemment sur l’index des livres prohibés, au moins en plusieurs œuvres]


      « La pièce fut jouée à la Comédie-Française le 13 février 1765 avec un succès extraordinaire. « On est réputé mauvais patriote pour oser élever la voix », observait Bachaumont dans ses Mémoires secrets. Louis XV demanda à voir la pièce, qui fut représentée à la Cour le 21 mars. Peu avant, le 12 mars, une représentation gratuite fut donnée pour le peuple à la Comédie-Française, avec un très grand succès, conforté il est vrai par le « ballet patriotique » ajouté à la fin du spectacle et les pièces d'or et les rafraîchissements distribués à la foule par les acteurs et les actrices. En province, dans les villes de garnison, des représentations spéciales furent données pour la troupe. Calais fit l'auteur citoyen d'honneur tandis que le Journal des Savants signalait que le gouverneur de Saint-Domingue avait fait imprimer la pièce pour la distribuer gratuitement. Seul le duc d'Ayen, avec son esprit habituel, osa dire au Roi : « Je voudrais que le style de la pièce fût aussi bon français que moi. » La pièce célèbre « cet amour tendre... qui dans le souverain adore la patrie ». »


      • ss) Louis Petit de Bachaumont, né le 2 juin 1690 à Paris où il est mort le 29 avril 1771, est un écrivain français. … Selon les dernières recherches, il semblerait qu’il ne soit que le prête-nom des célèbres Mémoires secrets et que le véritable rédacteur en soit Pidansat de Mairobert.
      • tt) Mathieu-François Pidansat de Mairobert, né le 20 février 1727 à Chaource et mort le 27 mars 1779 à Paris, est un littérateur polygraphe français.
      • uu) Louis de Noailles, comte d'Ayen puis (1737-1766) 1er duc d'Ayen puis (1766) 4e duc de Noailles, marquis de Montclar et de Maintenon, comte de Nogent-le-Roi, baron de Chambres, est un maréchal de France, né à Versailles le 21 avril 1713 et mort à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1793. … En 1789, il est nommé gouverneur du Château de Saint-Germain-en-Laye. Lorsque la Révolution française éclate, il refuse d'émigrer et meurt de vieillesse avant que la Terreur n'atteigne son apogée, ce qui lui permet d'échapper à la guillotine. Sa veuve, âgée de 70 ans, sera en revanche guillotinée le 4 Thermidor, en même temps que leur bru, la duchesse d'Ayen, et que leur petite-fille, la vicomtesse de Noailles. … The duc's widow, granddaughter, and daughter-in-law were guillotined on 22 July 1794, twenty-five days after the duc's brother and sister, sister-in-law, their daughter-in-law, and niece were guillotined. Another granddaughter, Adrienne, wife of the Marquis de LaFayette, was saved due to the efforts of James Monroe, then-America's Minister to France. Adrienne and the Marquis are buried with the Noailles and the other nobles who fell to the guillotine at Picpus Cemetery. … (un peu avant :) Fils du maréchal
      • vv) Adrien Maurice de Noailles (1678-1766) et de la
      • ww) duchesse née Françoise Amable d'Aubigné (1684-1739), il épouse le 25 février 1737
      • xx) Catherine Françoise Charlotte de Cossé-Brissac (1724-1794), fille aînée du 6e duc de Brissac. Ils ont quatre enfants [xx bis – aaa] :
      • xx bis) Jean Louis Paul François de Noailles (1739-1824), duc d'Ayen puis duc de Noailles ;
      • yy) Adrienne Catherine de Noailles (1741-1814), qui épouse (1755) René Mans de Froulay (†1814), comte de Tessé ;
      • zz) Emmanuel Marie Louis de Noailles (1743-1822), comte de Noailles, dit le marquis de Noailles et de Maintenon ;
      • aaa) Philippine Louise Catherine de Noailles (1745-1791) qui épouse (1763) Louis Antoine Armand de Gramont, duc de Lesparre (†1795).


  • Statistiques pour la liste IV.
      3346 : 50 = (presque) = 335 : 5 = L (33 – 25 = 8) X (8 – 5 = 3, 35) V (35 – 25 = 10) II (10=10), donc moyenne à 66 presque 67 ans.
    • Minimum 30, quartile basse 55, médiane entre 70 et 71, quartile haute 80 et maximum 93.

Wednesday, January 21, 2015

Et les ancêtres du roi martyr? Regardons aussi la parité entre les sexes ... ou même le privilège féminin


1) Φιλολoγικά/Philologica : Les âges des ancêtres DU Robespierre - et d'autres! ; 2) Sur les Dévanceurs de Marie-Antoinette ; 3) Et les ancêtres du roi martyr? Regardons aussi la parité entre les sexes ... ou même le privilège féminin ; 4) musicalia : Les Musiciens ; 5) Recipes from Home and Abroad : Les artistes (peintres, graveurs ...) - avec un peu de patrons ou mécènes et d'autres connexes ; 6) New blog on the kid : Chirurgiens et surtout Sage-femmes ; 7) Φιλολoγικά/Philologica : L’Académie et entourages ; 8) Et le Moyen Âge? Hormis royautés ; 9) Moyen Âge, Royautés ; 10) La Lettre A d'une Encyclopédie ; 11) Monge et Jaurès - démographie ; 12) Lesseps fut aussi à La Pérouse

  • Résumés statistiques:
    • De cujus – Arrière-grandparents, hommes : LII/LIII (cinquante-deux, presque cinquante-trois ans)
    • Mère – Arrière-grandparents, femmes = LVI (cinquante-six ans)
    • Arrière-arrière-grandparents – Arrière-arrière-arrière-grandparents, hommes, dont une date de naissance « environ » : 55.375 (un peu plus que cinquante-cinq ans)
    • Arrière-arrière-grandparents – Arrière-arrière-arrière-grandparents, femmes, dont trois omises du calcul, une ayant une naissance alternative, une manquant l’année de naissance et une manquant les deux dates : 54.7619047619 (un peu moins que cinquante-cinq ans)
    • Arrière-arrière-arrière-arrière-grandparents : femmes 66 ans et 5 mois, hommes presque 54 jusqu’à 54 et un peu plus (un homme ayant une date de naissance entre deux termes post et ante quem distants de quelques ans). Normalement il aurait dû y avoir 24 hommes et 24 femmes, mais 3 femmes … oh zut ! Normalement il aurait dû y avoir 32 hommes et 32 femmes, j’ai omis les derniers (?) 5 de chaque genre, et, comme dit, trois femmes ont des dates qui manquent.


  • Mise à jour pour la variation statistique (et d'ailleurs un Eberhard VII semble devoir être III plutôt que VII):

    • I Les premiers 25, 1 – 25
      • Hommes meurent : à 30 ans Minimum, à 39 ans Quartile basse (le roi martyr lui-même), à 53 ans Médiane, à 66 ans Quartile haute et à 89 ans Maximum.
      • Femmes meurent : à 27 ans Minimum, Quartile basse entre 36 et 41 ans (25% meurent à 36 ou plus jeunes, 75% à 41 ou plus vieilles), Médiane entre 58 et 59 ans, Quartile haute entre 65 et 67 ans, et encore à 70 ans Maximum.
    • II Les 26 ensuivants, 26 à 51, dont manquent les dates pour II femmes
      • Hommes meurent à 41 ans Minimum, à 47 ans Quartile basse, à 61 ans Médiane, à 67 ans Quartile haute ou encore à 77 ans Maximum.
      • Femmes meurent à 26 ans Minimum, Quartile basse entre 40 et 44 ans, à 57 ans en Médiane, Quartile haute entre 65 et 75 ans ou encore à 80 ans Maximum
    • III Les 26 ensuivants, 52 à 77, avec quatre personnes occupant les places de huit ancêtres, donc 22 personnes :
      • Hommes meurent: à 28 ans Minimum (tué en duel !), Quartile basse entre 38 et 42 ans, à 50 ans Médiane, Quartile haute à 60 ans et encore à 78 ans Maximum.
      • Femmes meurent : à 30 ans Minimum, Quartile basse entre 41 et 42 ans, à 55 ans Médiane, Quartile haute entre 58 et 65 ans et encore à 74 ans Maximum.
    • IV Les 26 ensuivants, 78 à 103, dont manquent les dates pour IIII femmes, II hommes, les noms mêmes de II personnes (I couple)
      • Hommes meurent : à 38 ans Minimum, Quartile basse entre 47 et 49 ans, Médiane à 57 ans, Quartile haute entre 59 et 71 ans et encore à 74 ans Maximum.
      • Femmes meurent : à 37 ans Minimum, Quartile basse entre 38 et 49 ans, Médiane entre 58 et 60 ans et au Maximum à 75 ans.
    • V Les 24 derniers, 104 à 127, dont un couple est identique à un couple déjà donné, donc 22 personnes.
      • Hommes meurent : à 36 ans Minimum, étant la Quartile basse entre 43 et 46 ans, à 56 ans en Médiane, étant la Quartile haute entre 57 et 59 ans et encore à 75 ans Maximum.
      • Femmes meurent : à 27 ans Minimum, étant la Quartile basse entre 34 et 41 ans, à 52 ans en Médiane, étant la Quartile haute entre 56 et 62 ans et encore à 71 ans Maximum.


  • En détail biographique
    • De cujus
      • 1) Louis XVI dit le Roi Martyr, né à Versailles le 23 août 1754 et mort à Paris le 21 janvier 1793
    • Parents:
      • 2) Louis de France (1729-1765)
      • 3) Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767)
    • Grandparents
      • 4) Louis XV dit le « Bien-Aimé », né à Versailles le 15 février 1710 et mort le 10 mai 1774
      • 5) Marie Leszczynska née le 23 juin 1703 à Trzebnica et morte le 24 juin 1768 à Versailles
      • 6) Auguste III de Pologne (Dresde, 17 octobre 1696 - Dresde, 5 octobre 1763)
      • 7) Marie-Josèphe d'Autriche née le 8 décembre 1699, morte le 17 novembre 1757.
    • Arrière-grandparents
      • 8) Louis de France (1682 – 1712), duc de Bourgogne
      • 9) Marie-Adélaïde de Savoie (1685-1712)
      • 10) Stanislas Leszczynski né en Pologne le 20 octobre 1677 à Lwów (actuelle Lviv, en Ukraine) et mort le 23 février 1766 à Lunéville
      • 11) Catherine Opalińska (13 octobre 1682, Poznań - 19 mars 1747 décédée à Lunéville, inhumée à Nancy)
      • 12) Frédéric-Auguste de Saxe, dit « le Fort » (der Starke en allemand), né à Dresde le 12 mai 1670 et mort à Varsovie le 1er février 1733, (celui que Charles XII déposa et remplaça avec Stanislas Leszczynski)
      • 13) Christiane Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth, née le 29 décembre 1671 Bayreuth, décédée le 5 septembre 1727 Pretzsch – Elle fut reine de Pologne par mariage mais refusa de se convertir au catholicisme.
      • 14) Joseph Ier du Saint-Empire (né à Vienne le 26 juillet 1678 - mort à Vienne le 17 avril 1711)
      • 15) Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lünebourg (née le 21 avril 1673 et décédée le 10 avril 1742)
    • Arrière-arrière-grandparents
      • 16) Louis de France (1661-1711)
      • 17) Marie-Anne de Bavière (1660-1690)
      • 18) Victor-Amédée II de Savoie né à Turin le 14 mai 1666, mort à Moncalieri le 31 octobre 1732,
      • 19) Anne-Marie d'Orléans (Saint-Cloud, 1669 - Turin, 1728)
      • 20) Rafał Leszczyński (podskarbi wielki koronny) (ur. 1650, zm. 31 stycznia 1703 w Oleśnicy)
      • 21) Anna z Jabłonowskich Leszczyńska (ur. 1660 – zm. 29 sierpnia 1727)
      • 22) Jan Karol Opalinski (né le 10 janvier 1642 et mort le 26 mars 1695 (à 53 ans))
      • 23) Sofia Anne Czarnkowska (aussi appelée Zofia Czarnkowska Opalińska ou Catherine-Sophie-Anne Czarnkowska) (12 mars 1660-2 décembre 17011,2)
      • 24) Jean-Georges III de Saxe Jean-Georges III, né le 20 juin 1647 à Dresde et mort le 12 septembre 1691 à Tübingen,
      • 25) Anne Sophie de Danemark et de Norvège, née le 1er septembre 1647, décédée le 1er juillet 1717,
      • 26) Christian-Ernest de Brandebourg-Bayreuth (27 juillet 1644, Bayreuth – 10 mai 1712, Erlangen)
      • 27) Sophie-Louise de Wurtemberg née le 19 février 1642 à Stuttgart et morte le 3 octobre 1702 à Bayreuth
      • 28) Léopold Ier du Saint-Empire (né à Vienne en 1640, mort à Vienne le 5 mai 1705)
      • 29) Éléonore Madeleine du Palatinat-Neubourg née le 6 janvier 1655 à Düsseldorf et décédée le 19 janvier 1720 à Vienne
      • 30) Jean-Frédéric de Brunswick-Calenberg (25 avril 1625, Herzberg – 18 décembre 1679, Augsbourg) – converti au Catholicisme en Assise.
      • 31) Bénédicte Henriette de Wittelsbach née le 14 mars 1652 à Paris et morte le 12 août 1730
    • Arrière-arrière-arrière-grandparents
      • 32) Louis XIV dit Louis le Grand ou le Roi-Soleil, né le 5 septembre 1638 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles
      • 33) Marie-Thérèse d’Autriche [d’Espagne] (Madrid, 10 septembre 1638 - Versailles, 30 juillet 1683)
      • 34) Ferdinand Marie de Wittelsbach (Munich, 31 octobre 1636 - Schleißheim, 26 mai 1679) électeur palatin de Bavière.
      • 35) Henriette-Adélaïde de Savoie (1636-1676)
      • 36) Charles-Emmanuel II, né à Turin le 20 juin 1634, mort à Turin le 12 juin 1675, fut duc de Savoie
      • 37) Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie dite Mademoiselle de Nemours née à Paris le 11 avril 1644 et morte à Turin le 15 mars 1724
      • 38) Philippe de France, duc d’Orléans né le 21 septembre 1640 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 9 juin 1701 au château de Saint-Cloud
      • 39) Henriette d'Angleterre (16 juin 1644, Exeter, Angleterre - 30 juin 1670, château de Saint-Cloud, France)
      • 40) Bogusław Leszczyński (podkanclerzy koronny) (ur. ok. 1612[1] w Wiślicy, zmarł 23 września 1659 w Warszawie)
      • 41) Anna z Denhoffów Bogusławowa Leszczyńska (ur. 1620/1622 zm. 1656)
      • 42) Stanisław Jan Jabłonowski (ur. 3 kwietnia 1634 w Łuczy[1] koło Jabłonowa, zm. 3 kwietnia 1702 we Lwowie)
      • 43) Marianna Kazanowska (Marya Anna) (ur. 27 marca 1643 roku we wsi Fraga, 7 mil za Lwowem - zm. 23 lutego 1687 roku we Lwowie)
      • 44) Krzysztof Opaliński (ur. 21 stycznia 1611, zm. 6 grudnia 1655) – poeta, rzymski katolik
      • 45) Teresa Konstancja Czarnkowska († 1660, mariée à Krzysztof Opaliński en 1634)
      • 46) Adam Uriel Czarnkowski h. Nałęcz (ur. 1625, zm. 1675)
      • 47) Teresa z Zaleskich (?)
      • 48) Jean-Georges II, né le 31 mai 1613 à Dresde et mort le 22 août 1680 à Freiberg, est électeur de Saxe,
      • 49) Madeleine de Hohenzollern, née le 28 octobre 1612, décédée le 30 mars 1687
      • 50) Frédéric III de Danemark (Haderslev, 18 mars 1609 — Copenhague, 9 février 1670)
      • 51) Sophie-Amélie de Brunswick-Lunebourg, née le 24 mars 1628 à Herzberg et morte le 20 février 1685 à Copenhague, fut reine consort de Danemark comme épouse du roi Frédéric III de Danemark.
      • 52) Erdmann August von Brandenburg-Bayreuth (* 8. Oktober 1615 in Bayreuth; † 6. Februar 1651 in Hof)
      • 53) Sophie von Brandenburg-Ansbach (1614–1646)
      • 54) Eberhard VII de Wurtemberg (né à Stuttgart le 16 décembre 1614, décédé à Stuttgart le 2 juillet 1674)
      • 55) Anne-Catherine de Salm-Kyrbourg (1614-1655)
      • 56) Ferdinand III du Saint-Empire (13 juillet 1608 - 2 avril 1657)
      • 57) Marie-Anne d'Autriche, infante d'Espagne, née à Madrid le 18 août 1606, morte à Linz le 13 mai 1646
      • 58) Philippe-Guillaume de Wittelsbach-Neubourg est né à Neubourg-sur-le-Danube le 24 novembre 1615 et mort à Vienne le 2 septembre 1690
      • 59) Élisabeth-Amalie de Hesse-Darmstadt née le 20 mars 1635 et morte le 4 août 1709
      • 60) Georg (Braunschweig-Calenberg) (* 17. Februar 1582 in Celle; † 2. April 1641 in Hildesheim)
      • 61) Anna Eleonore von Hessen-Darmstadt (* 30. Juli 1601 in Darmstadt; † 6. Mai 1659 in Schloss Herzberg)
      • 62) Édouard de Wittelsbach-Simmern, Prince Palatin, Édouard de Bavière, né le 5 octobre 1625 à la Haye, décédé le 13 mars 1663 à Paris.
      • 63) Anne Marie de Gonzague de Clèves, princesse Palatine, est née à Paris en 1616 et morte le 6 juillet 1684.
    • Arrière-arrière-arrière-arrière-grandparents
      • 64) Louis XIII, surnommé « Louis le Juste », né le 27 septembre 1601 au château de Fontainebleau et décédé le 14 mai 1643 au château neuf de Saint-Germain-en-Laye,
      • 65) Ana María Mauricia née le 22 septembre 1601 à Valladolid en Espagne et morte le 20 janvier 1666 à Paris d’un cancer du sein,
      • 66) Philippe IV (Valladolid, Castille-et-León, 8 avril 1605 - Madrid, 17 septembre 1665)
      • 67) Élisabeth de France, également appelée Élisabeth de Bourbon (22 novembre 1602 à Fontainebleau - 6 octobre 1644 à Madrid)
      • 68) Maximilien Ier de Bavière né le 17 avril 1573 à Munich et mort le 27 septembre 1651 à Ingolstadt
      • 69) Marie-Anne d'Autriche (1610-1665)
      • 70) Victor-Amédée Ier de Savoie né à Turin le 8 mai 1587, mort à Vercelli le 7 octobre 1637
      • 71) Christine de France née à Paris le 10 février 1606, morte à Turin le 27 décembre 1663
      • 72/73 = 70/71
      • 74) Charles-Amédée de Savoie-Nemours né à Paris le 12 avril 1624 et mort à Paris le 30 juillet 1652 (tué en duel avec un beau-frère)
      • 75) Élisabeth de Bourbon, duchesse de Nemours est née à Paris en 1614 et morte le 19 mai 1664
      • 76/77 = 64/65
      • 78) Charles Ier (19 novembre 1600 - 30 janvier 1649) fut roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande
      • 79) Henriette Marie de France (26 novembre 1609 - 10 septembre 1669)
      • 80) Rafał Leszczyński (ur. październik 1579, zm. 29 marca 1636 we Włodawie) – surnommé « pape des calvinstes en Pologne »
      • 81) Anna Radzimińska (1586–1635)
      • 82) Kasper Denhoff, Kacper Denhoff, allem. Kasper Dönhoff (ur. 1588, zm. 1645) – converti du Calvinisme au Catholicisme, courtier de Sigismund III Waza (celui qui était également roi légitime de la Suède)
      • 83) Anna Aleksandra Koniecpolska – dates inconnus des wikipédistes, sauf qu’en 1620 était le mariage
      • 84) Jan Stanisław Jabłonowski (ur. 1600 w Łuczy, zm. 1647) – il était maréchal du Sejm (Seïme).
      • 85) Anna Ostroróg (1610–1648)*
      • 86) Dominik Aleksander Kazanowski (or Aleksander Dominik z Kazanowa, Dominique Alexander Kazanowski), (1605–1648)
      • 87) Anna Potocka (1615–1690)
      • 88) Piotr Opaliński (ur. w 1586, zm. 17 stycznia 1624)
      • 89) Zofia Kostka (ou Zofia Kostanka) [mariage en 1606]
      • 90 ? / 91 ? inconnus des wikipédistes même polonais
      • 92) Kazimierz Franciszek Czarnkowski né entre 1613 et 1617 à Łęczyca en Pologne, mort en 1656 à Poznań
      • 93) Konstancja Lubomirska ?
      • 94) Remigian Zaleski ?
      • 95) Anna Mileżyńska ?
      • 96) Johann Georg I. de Saxe (1585–1656)
      • 97) Magdalena Sibylle de Prusse (1586–1659) (pas identique, juste homonyme de 49)
      • 98) Christian zu Brandenburg-Kulmbach/Bayreuth (1581–1655)
      • 99) Marie von Preußen (* 1579 in Königsberg; † 11. Februar 1649 in Bayreuth)
      • 100) Christian IV de Danemark (né le 12 avril 1577 à Frederiksborg - mort le 28 février 1648 à Copenhague) (il défendait la Scanie contre la Suède !)
      • 101) Anne-Catherine de Brandebourg née le 26 juin 1575 à Halle (Saxe-Anhalt) et décédée le 8 avril 1612 à Copenhague
      • 102) Georg von Braunschweig und Lüneburg-Calenberg (1582–1641)
      • 103) Anna Eleonore von Hessen-Darmstadt (* 30. Juli 1601 in Darmstadt; † 6. Mai 1659 in Schloss Herzberg)
      • 104/105 = 98/99
      • 106) Joachim Ernst, Margrave of Brandenburg-Ansbach (22 June 1583, Cölln an der Spree – 7 March 1625, Ansbach)
      • 107) Sophie of Solms-Laubach (1594–1651)
      • 108) Jean-Frédéric de Wurtemberg, né à Montbéliard le 5 mai 1582, décédé à Hoheim le 18 juillet 1628, fut comte de Montbéliard de 1608 à 1617 et duc de Wurtemberg de 1608 à 1628 sous le nom de Jean Ier de Wurtemberg
      • 109) Barbara Sophia von Brandenburg (1584–1636)
      • 110) Johann Kasimir von Salm-Kyrburg (1577–1651)
      • 111) Dorothea zu Solms-Laubach (1579–1631)
      • 112) Ferdinand II. (HRR) (1578–1637)
      • 113) Maria Anna von Bayern (1574–1616)
      • 114) Philippe III d'Espagne (14 avril 1578 à Madrid, 31 mars 1621 à Madrid)
      • 115) Marguerite d'Autriche (1584-1611)
      • 116) Wolfgang Guillaume (Wilhelm) de Palatinat-Neubourg, né le 4 novembre 1578 à Neubourg-sur-le-Danube et mort le 20 mars 1653 à Düsseldorf
      • 117) Madeleine de Bavière (1587–1628)
      • 118) Georges II de Hesse-Darmstadt né le 17 mars 1605 à Darmstadt et mort le 11 juin 1661 dans cette même ville, est landgrave de Hesse-Darmstadt de 1626 à sa mort.
      • 119) Sophie-Éléonore de Saxe, né le 23 novembre 1609 et morte le 2 juin 1671
      • 120) Guillaume de Brunswick-Lunebourg Guillaume (4 juillet 1535 – 20 août 1592), dit « le Jeune » (der Jüngere), en 1561 il épouse :
      • 121) Dorothée de Danemark née en 1546, décédée en 1617. Fille de Christian III.
      • 122) Ludwig V. von Hessen-Darmstadt (1577–1626) - heiratete am 14. Juni 1598 :
      • 123) Magdalena von Brandenburg (* 7. Januar 1582 in Berlin; † 4. Mai 1616 in Darmstadt)
      • 124) Frédéric V de Wittelsbach-Simmern (Friedrich V.), né le 26 août 1596 et mort le 29 novembre 1632 à Mayence, prince-électeur et comte palatin du Rhin (1610/1620), fut élu roi de Bohême en 1619. Vaincu par les troupes impériales en 1620, il fut mis au ban de l'empire et mourut en exil.
      • 125) Élisabeth d'Écosse, née à Falkland le 19 août 1596 et morte à Londres le 12 ou 14 février 1662, est, par mariage avec Frédéric V, électrice consort palatine et éphémère reine consort de Bohême.
      • 126) Charles Ier de Mantoue, Gonzaga, né le 6 mai 1580 à Paris (France) et décédé le 22 septembre 1637 à Mantoue (Italie). Il épouse, le 1er février 1599, à Soissons :
      • 127) Catherine de Mayenne dite aussi Catherine de Lorraine née en 1585 en France et morte le 18 mars 1618 à Paris (France).


    * Anna Ostroróg – fille d’un Jan Ostroróg, donc 170, (* 1565; † Juni 1622) qui était reconverti au Catholicisme en 1587 après que ses parents à lui 340 et 341 Stanisław Ostroróg (* 1519; † 1568) et Zofia z Tęczyński avaient pris la religion luthérienne.