Répliques Assorties : Publication et association, pas la même chose · Φιλολoγικά/Philologica : L'histoire capétienne
Et puis et 3:42 puis on n'oublie pas surtout voilà, je 3:43 vous dis d'histoire capécienne, c'est 3:47 des paysans pauvres, des gens qui ont 3:49 qui ont crevé, c'est le servage, c'est 3:51 tous ces trucs-là.
Ainsi Antoine, NPA, en proteste contre un requiem pour Louis XVI. La vidéo, elle est déjà sur mon billet blog sur l'Action française.
des paysans pauvres
Jusqu'à trés récemment, il y a eu davantage de possibilité pour une société d'avoir 1/3 ou moins aisé et 2/3 ou plus pauvres. En Suède actuelle, on parle de l'inverse, 2/3 aisés, dont une poignée de riches, et 1/3 pauvres.
Quand la majorité est pauvre, et unie, elle est plus solidaire en elle-même que quand les pauvres sont des catégories très diverses qui s'ajoutent à 1/3. Au lieu d'être exploités ensemble, ils sont assistés séparément.
Et quand les paysans sont pauvres, ça veut dire que pas mal de fermes sont petits, les paysans sont nombreux.
des gens qui ont qui ont crevé
De temps en temps, dont les années 1788 et 1789.
Entre Henri IV et Louis XVI, la population des villes augmente, pour les soutenir, les paysans travaillent davantage de jours par an et bien entendu, ce qui crève est surtout une population citadine, faute de suffisamment de paysans.
c'est le servage
Le servage avait été adouci pendant le Moyen âge. Et ensuite durci pendant les siècles de hausse pour les villes. Comme les autres moyens par lesquels les paysans payaient la vie des non-paysans, des gens en dehors du secteur primaire.
Par contre, les serfs, s'il y en a encore à la veille de 1789, ça serait pas beaucoup :
Towards the end of the 9th century the serf-tenants were already proprietors of their holdings ; under the third dynasty they were rather subjects than tenants, and the dues they paid were rather taxes than rents ; they were, in short, vassals occupying the lowest round of the feudal ladder. Guérard enumerates as immediate causes which led to the liberation of serfs (besides the master’s voluntary gift or bequest) their flight,—with the prescription which arose after a certain interval of absence,—ordination, redemption by themselves or others, marriages with women of higher status, and the action of law in the case of certain wrongs inflicted by the master.
Je traduis :
Vers la fin du IXe S. les serfs / tenanciers étaient déjà propriétaires de leur lottements ; sous la troisième race, ils étaient plutôt des sujets que des tenanciers, et les redevances payées étaient plutôt des impôts que des loyers ; ils étaient, en bref, des vassaux qui occupaient l'échelon le plus bas de l'échelle féodale. Guérard énumère comme les causes immédiates qui menaient à la libération de serfs (à part les dons ou legs volontaires du maître) leur fuite,—avec la prescription après une certaine intervalle d'absence,—ordination, rachat par eux-mêmes ou autrui, mariages avec des femmes de statut plus haut, et l'action de la loi dans le cas de certains torts infligés par le maître.
La source :
1902 Encyclopedia > Slavery > Disappearance of Serfdom. France. England. Italy. Germany. Spain.
[More than 6,000 articles from the Encyclopaedia Britannica, 9th and 10th editions]
https://www.1902encyclopedia.com/S/SLA/slavery-12.html
Depuis 1315 et 1318, il restait très peu de servage, localement, en France, jusqu'au 4 août 1789. Il s'agit des decrets de Louis X et de Philippe V.
M Guérard, Monsieur Guérard, c'est qui ?
Benjamin Guérard, né le 15 mars 1797 à Montbard (Côte-d'Or)[1], mort le 10 mars 1854 à Paris, est un bibliothécaire et historien français, particulièrement connu pour son édition de cartulaires d'abbayes de l'époque carolingienne.
Ah, c'est pour ça qu'il cite les libérations de serfs par St. Benoît d'Aniane !
Hans Georg Lundahl
Paris
Dim. Sexagésima
8.II.2026
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