Tuesday, May 26, 2009

"repli identitaire"
"tenèbres du laïcisme"
"l'aurore d'une nouvelle ère"
"vote responsable"
"maître de civilisation"
"cela rendrait d'autant plus difficile notre mission d'évangélisation auprès des jeunes"
Les phrases proviennent de deux publications catholiques, que je respecte autrement.

Ce ne sont pas les grands mots qui nous parlent de l'audelà, se sont des très gros mots qui nous parlent d'ici-bas. Si St Benoît était vraiment un maître de civilisation, il avait aussi horreur de telle phrase et il savait très bien que la dernière aurore d'une nouvelle ère pas seulement jusqu'à lui-même, mais jusqu'à nous et jusqu'à la fin du monde était l'aurore des myrrhophores. Et s'il évangelisait des jeunes, tel St Placide, tel St Maure, ce n'était pas en mettant en garde contre "replis identitaires" mais contre la propre volonté ou "le vice des possessions privées", notons: il dit vice, pas injustice, il dit faiblesse subi par le possesseur, pas tort subi par le non-possesseur. S'il faisait là-dedans un vote responsable qui évitait les tenèbres du laïcisme, c'est qu'il était d'abord responsable pour faire comprendre ses vœux jusqu'à par le plus obtus et d'éviter les tenèbres des grandes ou grosses phrases.

Dis-donc! J'ai commis une bavardise! Finissons par quelques phrases d'un non-bavard:

"désirer le ciel"
"craindre l'enfer"
"mépriser le monde"

Saturday, May 16, 2009

"photograpsit" an "photegrapse"?

lectoribus quaeso conjugationem verbi graecae originis "photographo"

per commenta respondite, si placet!

Friday, April 3, 2009

Marriage sole carreer?

La Jeune fille à marier says in those days a marriage was a woman's sole carreer choice. Maybe in Protestant countries. Certainly in Muslim and Jewish societies. But among Catholics and Orthodox, she could also be a nun.

Friday, March 13, 2009

Der Gau oder das Auenland?

The Shire = pagus/comitatus = Der Gau.

Vgl. Niederländische Wikipädie:

Gouw (Germaans):
Een gouw (Latijn: pagus, Duits: Gau, Engels: shire, Fries: goa, Gronings: go) is een territoriaal en institutioneel onderdeel van een Gallo-Romeins, Germaans of Slavisch stamgebied. + Artikel


Zu Nationalsozialistisch?

Siehe Liste Mittelalterlicher Gaue, auf der Wikipädie. (Reservelink)

Thursday, February 19, 2009

Dimanche n'est pas un nom personnel français ...

... avec une exception, à laquelle je reviendrais. Noël est Pâcques sont représentés par Noël et Natalie et par Pascal(e). Mais Dimanche, le jour hebdomadal du repos? Il ne semble pas que les français soient tellement fiers de se reposer pour honorer Dieux et la Résurrection ...

Autrement les Juifs. Les noms de famille Chabat (comédien Alain Chabat) et Sabatier témoignenet que les juifs (et quelquesuns de leurs descendants chrétiens) sont fiers du jour hebdomadal du Seigneur comme désigné par le Vieux Testament.

Mais également les espagnols. Reprenons les noms des jours en Latin et en Espagnol:



Lunae Dies Lunes Lundi
Martis Dies Martes Mardi
Mercurii Dies Miercoles Mercredi
Jovis Dies Jueves Jeudi
Veneris Dies Viernes Vendredi
Sabbati Dies Sábado Samedi
Dominica Dies Domingo Dimanche



Oui, en Espagnol le nom de Dimanche, Domingo, est également un prénom. Porté par aux moins quatre saints: Domenico Loricato, Domingo de Silos, Domingo de la Calzada et - biensur - Domingo Guzmán. Et quoique le jour Dimanche soit en latin une phrase au feminin, Dominica Dies, le nom devient Dominicus. D'ou Dominique en français. Dominique veut donc dire Dimanche.

En Grec, Vendredi s'appelle Parascheve ou Paraschivi d'après le jour de préparation/Vendredi Saint. Ste Paraschève, appelée Petka était une moniale de Palestine.

Les Montiliens sont d'où?

Le Petit Robert des noms propres donne Montiliens pas seulement pour Montélimar, Drôme, mais également pour Monteux, Vaucluse.

Selon l'étymologie latine un montilianus est quelqu'un qui vient du Montilium. Où ça? J'ai trouvé une petite liste, je ne sais pas si elle est complête ou pas.

Bon de Coston, Histoire de Montélimar, 1878, Montélimar, volume I (sur I - IV), page 84 nous renseigne:

On voit pour la première fois le nom d'Adhémar uni à celui de Monteil [=Montilium, le vieux nom de Montélimar], dans le document précité de 1178 sous la forme Montilium Adhemari ... Dans les XVe et XVIe siècles, on écrivit Montelheymar et Monteilaymar ...

D'après Aymar du Rivail, qui écrivit vers 1535, l'adition du nom d'Adhémar servait à distinguer Montélimar d'avec Montélier (Montilium) et plusieurs autres localités portant ce nom. Ce sont notemment Montéléger, Montilium Lagerii en 1157 et en 1238; Monteux près de Carpentras, Montilium en 1030 ...; Beaumont-Monteux, près de Valence, Montilius en 843; Le Monteil, près du Puy, qui parait être le Montilium et la Villa de Montiliis mentionnés en deux actes antérieurs au XIIe siècle, et enfin le Fisc de Monteil, près de Narbonne, Montilium Fiscum, dont il est question dans une donation de 899.

Le mot "enfin" était peut-être mal choisi. Au Gard il y a un Monteillet aussi.

Friday, December 19, 2008

To stop a journey=to mend a day

The English verb ”to stop” once upon a time evidently did not mean ”hold back” or ”make ... cease” or - intransitively ”cease”. Its cognates in German and Swedish* mean ”mend”, which in turn is a French word, and if you have ever mended a hole in a pair of socks or a knitted pullover you know what the verb ”stop” used to mean. As far as I have gathered, the word is now obsolete in that sense, and every English speaker - at least in the Standard Dialects - uses ”mend” for it.

A wound is a hole in the skin and the ”walls” of a bloodvessel. If you can ”mend” - I mean ”stop” - a hole in a garment, you can also ”mend” - I mean ”stop” - the hole you call a wound. When you ”stop” the wound, you hold the blood back from running. Hence:

”stop a wound”+”make a bleeding cease”=”stop a bleeding/bloodflow” - a phrase that is still current.

And, if you consider it rightly, there already you have the modern English sense of the verb ”to stop”, though as far as that is concerned, only applied to blood as yet.

Of course, you might equally ”stop” (old sense) a hole in a wallet or sack to ”stop” (new sense) the coins or beans from running out.

I do not pretend to know which situation (mending a wound or a sack) first saw this extension of the word ”to stop”. If I had been C. S. Lewis or J. R. R. Tolkien I would have known. I would most likely have known other ramifications of the sense as well, and I would have been able to cite texts where the old sense i still extant or the new already there (at least ambiguously or maybe without ambiguity, which it is, is sometimes impossible to know), or when and where the new gets widened from liquids and other amorph objects to animals and men running on legs.

The English word ”journey” is just a synonym of voyage, nowadays. Once it was the French word ”journée”.

”Au sens de ’temps pendant lequel il fait clair’, jour a un dérivé, JOURNÉE, n. f. (v. 1150, journee), avec lequel il entretient des rapports analogues (mais non identiques) à ceux qui existent entre an et année : la journée est plus pleine, plus étoffée que le jour. Le mot se rapporte en particulier à un jour de voyage, à un jour de travail (1155), d’où, par métonymie, à la rémunération d’une telle journée de travail (1267 - 1268).”

Dictionnaire Historique de la Langue Française.


Briefly: le jour means day (as opposed to night) and la journée is what you do in it: how far you walk or ride, how much you work, how much you get paid for it (all in a day).

A journeyman has as such nothing to do with making journeys in the geographical sense, it was a man who made his living essentially on daily wages.

And the oldest voyage to be called journey in England was of course: the voyage you do riding or walking one day.

If French speakers could make ”day’s march” a typical meaning of a word meaning essentially ”what you do in a day” druing the times 900 years ago, when English nobility spoke French, it means that walking or riding was one very typical content of one day. And if ”travel” is the same word as ”travail” (=”child birth pains” - the verb ”travailler” did not take the sense ”work” until the Renaissance, according to same lexicon), it was not always pleasant to voyage. So stopping a journey would really mean mending a day that had tired and sweated you.

But the fact that journeymen were paid daily and could leave any day they wanted without loss of wage, as well as the fact that voyages were typical enough contents of a day to give us the word journey convey the idea of a freedom that has been lost since back then.

Hans Lundahl
Aix en Provence
22/9 févr. 2008

*stopfen, stoppa; the Dictionnaire Historique gives us the entry:

”ÉTOFFER v. tr. est issu (v. 1190) du francique °stopfôn ”mettre, fourrer, enfoncer dans” (cf. ancien haut allemand stopfôn de même sens) issu d’un ancien stoppôn (cf. le néerlandais stoppen)...”


In brief: ”stopping” a hole means stuffing it with something.