Sunday, November 1, 2026

Suédois et allemand ....


Le suédois n'est pas une langue slave · Suédois et allemand ....

Une des différences entre le suédois et l'allemand est ultra-connue.

Seconde loi de Grimm.

Prenons, d'abord, la première loi de Grimm, avec la loi de Verner dedans.

Pour certains mots, que le germanique a d'un ensemble (ancêtre ou aire d'influence mutuelle, peu importe, pourvu que les éventuels emprunts soient suffisamment tôt) les sons partent de cet ensemble appelé Indo-Européen et deviennent germaniques par ces procès, je ne prends que les consonnes :

  • p, t, k, qu deviennent φ, þ, χ, χw.
  • b, d, g, gw deviennent p, t, k, qu.
  • bh, dh, gh, ghw deviennent β, ð, γ, (γ)w
  • φ, þ, χ, χw., pourvu que placés entre voyelles et pourvu que celle avant ne porte pas le ton principal, deviennent β, ð, γ, (γ)w (Verner)
  • β, ð, γ,, si précédés par nasal, au début du mot, ou reduplicés, deviennent b, d, g.


Or, voici la seconde loi de Grimm:

  • p, t, k, qu deviennent pf, (t)z, kχ, χw selon la position ou encore ff, ss, χχ, χχw.
  • d devient t
  • þ devient d.


Temps se dit en suédois tid, en allemand Zeit. Profond se dit djup et tief.

Et ce dernier couple, il nous amène à une autre chose.

Dans le germanique, le groupe ew devient ju en suédois ou icelandais, y en danois, iu (plus tard eu) et ie en allemand. Ou peut-être les ie actuels étaient aussi iu dans le moyen allemand. Oui, profond se dit dyb en danois (qui affaiblit un p entre ou après voyelles).

Sept devient donc sew-β- quelque chose en germanique. Sieb-en. Allemand. Sev-en, anciemment seof-on en anglais. Syv en danois et sju en suédois. Ces langues du nord ont perdu la syllabe finissant en -en pour les langues germaniques de l'ouest.

Pourquoi est-ce que tel mot se dit See, pas **Sie en allemand et sjö, pas **sju, en suédois? Parce que le reconstruit *saiwiz en germanique a w dans la syllabe suivante, bien entendu. (On pourrait aussi deviner : parce que "Sie" veut dire autre chose (elle, eux, elles, vous de politesse) en allemand, et "sju" autre chose en suédois (sept, comme dit).

Si on regarde anglais, allemand, néerlandais pour sept, ça a deux syllabes : seven, sieben, zeven. En danois ou suédois, just une : syv, sju.

Ceci est assez systématique, si la branche nordique n'est pas tout aussi oxytone que le français, ce qui dans le germanique, avec des mots qui après Verner s'accentuent sur la première syllabe, hormis préfixes, veut aussi dire monosyllabe, alors, la branche nordique l'est en revanche dans une mesure comparable au provençal ou au roumain. De cette manière, l'allemand devient un peu l'espagnol ou l'italien du groupe germanique, qui est assez certainement une famille (origine commune). Et l'anglais devient presque le français du germanique, avec encore davantage d'oxytonie que les langues nordiques, donc davantage de monosyllabes.

Mais les mots allemands et suédois ne sont pas juste différents par nombre de syllabes, aussi par groupes de consonnes simplifiés dans la branche nordique.

Le plus connu est probablement Nacht en allemand, natt en suédois. Nuit. Ou huite: acht en allemand, åtta en suédois. Cette langue n'a pas du groupe kt sauf en emprunts de plus tard, comme prakt, allemand Pracht. Ou en formes avec un t de désinence après un g de la racine. Sigt, vue, n'est pas forcement emprunt de l'allemand Sicht, le mot s'explique par le verbe "se, såg" De toute manière, utsigt / Aussicht a un emprunt dans la composition, ça veut dire vue dans le sens touristique, vue d'une fenêtre ou d'une montagne.

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Dulden veut dire supporter, tolérer. Tåla / tola, plus tôt þola en suédois veut dire supporter, endurer. C'est le même mot, et un groupe lþ est retenu en allemand dans la forme ld, simplifié en suédois à simplement un l. En suédois, vers 1700, les þ deviennent t, les ð deviennent d ou disparaissent, parce que l'allemand manque ces deux sons, et l'aristocratie suédoise est devenue très allemande dans le temps de la Guerre de Trente Ans.

Je trouve que la famille de la Gardie est un bon exemple : Jacques II de La Gardie est né à Reval, aujourdh'ui Tallin, Estonie, où, comme en Livonie et Curonie, pas mal de l'élite descend de Chevaliers teutoniques sécularisés, donc, d'allemands. Son fils Magnus Gabriel De la Gardie, né à Reval aussi. Son épouse à ce dernier Marie-Euphrosyne de Deux-Ponts-Cleebourg est née en Suède, mais de famille allemande, son père Jean-Casimir de Deux-Ponts-Cleebourg étant un Wittelsbach, né à Zweibrücken, Deux-Ponts. Autre fils de Jacques, Jacques-Casimir De la Gardie, est un peu davantage suédois. Encore un fils de Jaques, Axel Julius De la Gardie, épouse une Forbus, dont le père est de la famille écossaise Forbes, mais meurt en Allemagne, à Stettin, aujourd'hui Szczecin. La Poméranie ultérieure n'est devenue polonaise qu'en 1945. Associé à cette province, un autre grand noble suédois est Jean Gustavson Banier, dont la première femme Catharina Elisabet von Pfuel est noble d'un endroit qui a subi la seconde loi de Grimm, la deuxième femme est Élisabeth Julienne Banier, née Erbach, la troisième femme est Johanna Margareta de Bade-Hachberg.

Hans Georg Lundahl
Paris
Toussaint
1er Novembre 2026

Festivitas omnium Sanctorum, quam in honorem beatae Dei Genitricis Virginis Mariae et sanctorum Martyrum Bonifatius Papa Quartus, cum templum Pantheon tertio Idus Maji dedicasset, celebrem et generalem instituit agi quotannis in urbe Roma. Sed et Gregorius item Quartus postmodum decrevit, eamdem festivitatem, quae variis modis jam in diversis Ecclesiis celebrabatur, in honorem omnium Sanctorum solemniter hac die ab universa Ecclesia perpetuo observari.

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