Wednesday, January 9, 2013

Contra Klambauer

Here is a quote from Karl Klambauer, I hope for his sake it is not typical:

The forma­tion of a grossly distorted demonised image of the Turks began soon after the first Ottoman invasions of Habsburg territories. It had become firmly established by the end of the 16th century and made an indelible impression on people's collective memory in the Austrian regions. Undoubtedly these images of the Turks reflected the everyday inhumanities of war at that time which the population affected by them had to suffer, but to a large extent it was Habsburg and Church propaganda that created an exag­geratedly cruel image of the Turks. The more terribly the picture of Islamic Turks was painted, the more it seemed to be almost a patriotic and religious duty for everybody to support Emperor and Church in their fight against the Turks, the so-called hea­then arch-enemy. Consequently, what emerged was the image of a bestial Turkish enemy who defiled and desecrated Christian shrines and slaughtered Christian children and women in huge numbers. This pattern of a barbaric enemy was also retained in the pictures that displayed the Habsburg triumph over the Turks.
source

So what Karl Klambauer is basically saying is that:

a) Turks were no worse to those they considered infidels, not even the Yanitshar troops who were purposedly traumatised ex-Christians, and not even by endorsing slave hunt among infidels as per Sharia rule, than Austrians and French (both of them Catholics) were to each other when for instance fighting about Alsatia and Lotharingia;

b) The cruelty or civilisation of troops depends on what century the war is done in, not on what creeds are involved;

c) If it seems otherwise, it must be Habsburg monarchy and Church who distort and exaggerate the memory of the Turkish invasion, and absolutely cannot be any kind of effect of the High Porch on its soldiery;

d) However, when Nazists commit atrocities it is again an effect of Hitler on his soldiers (and of how they remember the Turks of 1683). Because, you know, everyone could tell you, Austrians and Germans are the only people capable of being crueller than contemporaries, especially when under the command of a thwarted painter (and what jerks were it who wanted painting to exclude the style popular in the previous century?) who had both citizenships one after another.

Wonderful that such a man as Karl Klambauer could ever be a historian! Really admirable. What University? Let the dishonour be where it belongs!

Hans-Georg Lundahl
Bibliothèque Mouffetard
Sts Julian and Basilissa
of Antioch
9-I-2013

Tuesday, January 8, 2013

Les outils de la philologie


Je cite les "notes du chapitre 1", pp. 78 s. de La Grammaire de Denys le Thrace, traduite et annotée par Jean Lallot:

Rendre compte (cf. apódosis) d'une glôssa c'est comme on l'a vu, la traduire. Pour ce faire, le grammarien pouvait se référer au savoir accumulé par des générations de lecteurs, compilé dans des listes et transmis oralement dans l'enseignement. Mais sur quoi repose ce savoir?Comment a-t-on pu établir le sens d'une glôssa homérique? Les Σ ne mentionnent pasla possibilité que la tradition via les anciens rhapsodes, puisse remonter au Poète lui-même. En revanche l'un d'eux (469,12), se plaçant du point de vue de 'chercheur', comme nous dirions aujourd'hui, indique cinq moyens d'élucider le sens d'une glôssa:

1) l'étymologie: ainsi l'épithète khloúnēs, appliqué à un sanglier chez Homère, interprété comme forme de khloē 'herbe' et de eunḗ 'couche', signifierait 'qui couche sur l'herbe';

2) le dialecte: l'exemple cité ici, sans commentaire, est le mot ptólemos, variante dialectale (divers dialectes non ioniens) de la forme ionienne et commune pólemos "guerre". (On notera ici que glôssa pose une question de forme plutôt que de sens);

3) l'explication (epílusis): il s'agit, d'après les exemples d'extraire des informations d'un des contextes où la glôssa apparaît - ainsi il est dit que la plante appelée hēmerís, nom inconnu, qu'elle porte des grappes de raisin (Od.5.69): c'est donc une 'vigne';

4) l'expression de sens opposé (tò antiphrazómenon) présente dans le contexte: dans Il. 1.106 "Devin de malheur, jamais encore tu ne m'as annoncé tò krḗguon", à cause de 'malheur' tò krḗguon apparaît signifier ce qui est 'bien' ou 'vrai';

5) le récit (historía): l'exemple est ici celui de l'épithète d'Apollon Smintheús, énigmatique, et qu'on expliquait par la légende d'un Apollon 'destructeur des souris' (sminthophthóros).

[un peu plus loin: on parle d'une pratique ...]

... capitale du grammarien alexandrin: l'epílusis, l'explication par appel au contexte - où l'on peut reconnaître la mise en application du fameux principe aristarchéen: Oμηρoν εξ Oμηρoυ cαφηνιζειν "éclairer Homère par Homère".


Comme nous montre la dernière phrase, epílusis n'est pas une explication quelconque mais une explication tiré du contexte. Ensuite tò antiphrazómenon en est une variante spéciale. Les deux premiers sont explications par la compétence linguistique de l'explicateur.

Mais il y a un malentendu - crois-je - sur l'historía: le mot ne veut pas dire récit, ce qu'on appelle mûthos en grec, il veut dire récherche, c'est à dire ailleurs que dans le texte. Qu'Apollon soit adoré sous le titre sminthophthóros n'est pas un "récit", c'est le fruit d'une récherche dans les sources autres qu'Homère.

Notons dans ce contexte que le programme du Protestantisme reposait sur l'idée d'expliquer la Bible par la Bible - indée philologique s'il y en a - mais en pratique il était appliqué par la négligence de la tradition et de l'historía. Car il fut executé par des gens qui avaient une méfiance profonde envers les sources de la tradition, envers l'Église Catholique qui pouvait expliquer les glôssai comme presbúteros, epískopos, diákonos et ekklēsía en les connaissant depuis le début, par exemple, ou encore aussi les glôssai sur les passages.

Selon l'usage des éditeurs modernes, Σ* est un groupe des manuscrits, et c'est donc dans un de ces manuscrits qu'on trouve cette explication d'une partie de la decription initiale que nous donne Denys le Thrace de l'ensemble de la connaissance empirique nommée grammaire. Pourquoi ne pas avoir mentionné la possibilité de la tradition? Parce qu'elle va de soi, me semble-t-il. Que les génitifs finissent en -oio ou que les phrases conditionnelles ont ke au lieu de an et aussi le mètre sont des choses qu'on apprend le mieux par une tradition ininterrompue, mais elles ne donnent pas de casse-têtes aux explicateurs.

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
Sts Lucien Prêtre
avec Maximien et Julien
Martyrs à Beauvais
8-I-2013

*Une demi-mémoire du siècle et millénaire passé me souffle même que Σ = les manuscrits, tout court. À moins que ce soit plutôt un abrégé de Σχoλια.

Monday, January 7, 2013

Roemer n'était pas Jésuite

Série contre l'héliocentrisme de Chaberlot dans son premier livre: 1) Φιλολoγικά/Philologica : En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme, 2) Les définitions de Chaberlot, 3) Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels, 4) Chemin des oiseaux migrateurs, 5) Roemer n'était pas Jésuite, 6) Wright, cosmologue héliocentrique de l'infini, 7) La cosmologie moderne, repose-t-elle sur spéculation non vérifiée ou non?, 8) La Statistique Stellaire de Herschel - a-t-elle refuté le géocentrisme?, 9) Dom Calmet et George Leo Haydock sur la louange des étoiles

Je viens de corriger une mauvaise information que j'avais trouvé quelque part sur le blog d'un ... physicien ... qui a effacé le message en question. Peut-être parce qu'il avait découvert que Roemer n'était pas un jésuite? Mais alors, le pauvre aurait simplement du mettre un trait audessus, avec la balise < s > < / s >, ainsi:

"Le jésuite Roemer"

devient: "Le jésuite Roemer"

ce qui est à lire: "Roemer".

Sur internet on a l'avantage de se pouvoir corriger!/HGL

L'article sur Roemer dans la wikipédie (une source où les erreurs sont aussi corrigibles): wiki sur : Ole Christensen Rømer
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ole_Christensen_R%C3%B8mer

Sunday, January 6, 2013

Chemin des oiseaux migrateurs

Série contre l'héliocentrisme de Chaberlot dans son premier livre: 1) Φιλολoγικά/Philologica : En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme, 2) Les définitions de Chaberlot, 3) Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels, 4) Chemin des oiseaux migrateurs, 5) Roemer n'était pas Jésuite, 6) Wright, cosmologue héliocentrique de l'infini, 7) La cosmologie moderne, repose-t-elle sur spéculation non vérifiée ou non?, 8) La Statistique Stellaire de Herschel - a-t-elle refuté le géocentrisme?, 9) Dom Calmet et George Leo Haydock sur la louange des étoiles


Que St Jacques de Zébédée soit apparu à Charlemagne dans la Voie lactée, c'est à dire visiblement entouré d'elle, n'est pas plus incompatible avec quelconque cosmologie, scientifique ou religieuse, vraie ou erronnée, que le fait que la Vierge est apparue à St Jean couronnée de douze étoiles, vétue du Soleil, avec la Lune sous les pieds. De par les condamnations d'Étienne Tempier je sais très bien que:

C'est faux que Dieu ne puisse pas créer des dimensions;

Et c'est faux que les visions n'aient que des causes naturelles.

Si Dieu a permi à St Jacques de se montrer à Charlemagne, Il a aussi arrangé les dimensions et la vision. Ou l'un ou l'autre, au moins. Quand à ceux qui ne le savent pas, qui disent que Dieu n'existe pas, bon, voyons s'ils osent taxer Charlemagne de schizophrène (l'explication passepartout pour les visions à leur avis).

Et s'il y a des âmes, capables après la Descente aux Enfers de Notre Seigneur de monter au Ciel, ose-t-on prétendre que quand ils montent à l'Empyrée, les étoiles de la Voie lactée leurs soient aussi trop grandes et brulantes pour emprunter comme chemin?

Il s'agit donc en pas mal de cas répertoriés par Frédéric Chaberlot pas des mythes répérablement réfutés par les découvertes de 1920 à 1930, si découvertes elles sont, mais des mythes ou légendes qui peuvent très bien être vrais à moins que l'athéisme le soit ou même si l'athéisme le soit. Et dès par là, il ne s'agit pas d'une cosmographie alternative et comme aiment certains à dire "préscientifique".

D'autres mythes sont effectivement incompatibles entre eux et avec la cosmographie moderne: un amas d'étoiles n'est pas un arbre n'est pas une chorde n'est pas un fleuve - à moins de dire que les étoiles soient dedans comme le sont les gouttes dans une fleuve ou comme les cellules d'un arbre, et même là un fleuve n'est pas un arbre.

Mais quand au chemin des oiseaux migratoires, ça n'est pas un mythe, c'est de l'ornithologie un peu inexacte.

C'est assez bien de rapprocher "Vintergatan" - la rue d'hiver ou la procession d'hiver (une vieille acceptation de "gata" est procession* plutôt que rue) - avec chemin des oiseaux migratoires. Car "Flyttfogelvägen" est trop lourd, et "fogelvägen" a une autre signification, celle de la distance la plus courte entre deux points sur la surface de la Terre. On dit aussi en français, crois-je, "deux kilomètres à vol d'oiseaux, mais le terrain méandré de gouffres donne une marche de dix kilomètres", et "à vol d'oiseaux" est donc l'acceptation suédoise pour "fogelvägen". Mais reste alors de dire quand les oiseaux migratoires prennes cette rue ou cette procession: ils partent avant l'hiver et retournent après. Donc, procession d'hiver égale chemin des oiseaux migratoires. L'explication qu'on nous a donnée à l'école était que la Voie lactée ressemble à une rue pendant l'hiver, avec la neige.

Comme dit, je ne crois pas que l'ornithologie soit absolument exacte dedans, car les oiseaux migratoires prennes l'envol pendant le jour, pas pendant la nuit quand la Voie lactée est visible. Par contre, c'est au moins pensable, je le laisse aux ornithologues, de penser que les oiseaux prennent la route sous la partie de jour et donc invisible de la Voie lactée: mais beaucoup plus probablement, le constat est que leur vol est vers le sud, c'est à dire dans le même sens que la Voie lactée.

Dans ce sens, "le chemin des oiseaux migratoire" n'est pas astronomie erronnée, mais ornithologie inexacte. Et le nom est basé sur une vraie observation quoique la phrase pourrait prêter à une interprétation qu'elle désigne la migration des oiseaux comme se déroulant uniquement avec la Voie lactée audessus, ce qui semble être faux.

Mais quelle conclusion peut on tirer du fait que la Voie lactée a été affublée des explications si différentes que fleuve, arbre et encore serpent? Que l'astronomie planaire, retrouver les étoiles sur la Ciel, correctement, est chose beaucoup plus aisée que de faire une astrophysique.

Ce n'est pas parce que les gens qui parlaient de serpent dans le ciel manquaient des horloges Rolex qu'ils se trompaient, et ce n'est pas parce que l'astronome moderne en porte un qu'il devient immunisé envers l'erreur.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
Sainte Fête de
l'Épiphanie de NSJC
6-I-2013

*"Eriksgata" est "procession d'Erik" et c'était la procession par plusieurs régions que faisait le roi élu pour être acclamé en chaque contré. Évidemment elle n'était pas une rue dans une ville.

Mise à jour, surlendemain:

http://jeb.biologists.org/content/204/22/3855.full.pdf

Les oiseaux utilisent vraiment les étoiles!

Saturday, January 5, 2013

Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels

Série contre l'héliocentrisme de Chaberlot dans son premier livre: 1) Φιλολoγικά/Philologica : En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme, 2) Les définitions de Chaberlot, 3) Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels, 4) Chemin des oiseaux migrateurs, 5) Roemer n'était pas Jésuite, 6) Wright, cosmologue héliocentrique de l'infini, 7) La cosmologie moderne, repose-t-elle sur spéculation non vérifiée ou non?, 8) La Statistique Stellaire de Herschel - a-t-elle refuté le géocentrisme?, 9) Dom Calmet et George Leo Haydock sur la louange des étoiles


Le premier chapitre après l'introduction et les définitions de Chaberlot est celui de la Voie lactée dans les mythologies. J'apprécie bien sûr que le vrai nom suédois soit donné, ne fût-ce qu'en traduction française: "chemin d'hiver".*

Mais il y a des choses dans les mythes payennes qui sont pour vrai dire une forme d'astronomie peinte: "chemin d'hiver" ou "grand serpent blanc" sont des trucs memnotechniques et descriptifs plutôt que des vrais mythes payennes - à moins que "le grand serpent blanc qui mange les étoiles" soit bien intégré dans une apocalypse payenne du peuple en question. Et le mot des Quechua, abusivement appelés Incas (c'est comme de dire "Pharaon" quand on veut dire "Copte"), "poussière des étoiles" est très strictement vérité astronomique observée plutôt que quoi que ce soit mythique.

En d'autres cas il s'agit d'une astrophysique métaphysique payenne: si les Égyptiens disent que c'est Osiris qui chevauche la Voie lactée, alors un Chrétien doit dire non, car Osiris n'est pas un dieu.

Parler de l'échelle de Jacob aurait alors plus de sens, car il s'agit alors de plusieurs anges, mais semble erronnée à moins de supposer que la Voie lactée ait quelque dimension verticale entre la Terre et l'Empyrée non pas observée par les astronomes. D'ailleurs, les anges peuvent très bien avoir un endroit où leur danse devant leur Créateur en haut avec les étoiles s'intensifie, même si ce n'est pas l'échelle de Jacob, qui sert plutôt un autre but, de communiquer avec la Terre, de transmettre les grâces de Dieu en bas vers nous, et nos prières vers Dieu en haut.

Dire d'Hercule qu'il aurait tété Junon et que la Voie lactée soit jailli de son sein est aussi historiquement certainement faux qu'il est probablement vrai qu'il était fort et qu'il est probablement vrai qu'il est le grandpère des Héraclides, conquéreurs avec les Doriens du Péloponnèse, où Hercule lui-même fut esclave de son cousin. Quand on divinise les hommes morts, parfois on leur ajoute des traits qu'ils n'avaient pas comme hommes.

Mais encore, il y a des noms données par les Chrétiens qui rappellent la fonction qu'ont les étoiles en occurrence qu'a la Voie lactée par rapport à l'orientation des voyageurs. Et si elle fut créé par Dieu cette fonction là n'est pas fortuite. Elle sert les pélérins de St Jacques entre l'Est d'Espagne et Santiago de Compostella - à moins que ceux-ci suivent plutôt les routes balisées de flèches jaunes comme je fis moi-même, préférant de marcher par jour. Elle sert les pélérins Musulman aussi : chaque religion de ces deux croyant l'autre fausse, ça rappelle les mots de Notre Seigneur que Dieu laisse le Soleil briller et la pluie tomber sur les bons et les mauvais.

Elle sert les esclaves qui s'enfuient, comme le disent les Roumains. Et pourquoi les Roumains? En 1800 les pays chrétiens ayant l'esclavage étaient à peu près Espagne (qui refusait d'avoir un trafic esclavagiste sur ses propres navires et qui refusait de faire d'esclaves de ses propres colonisés), Portugal, Hollande et Angleterre, sans oublier un pays récemment coupé d'Angleterre, les États-Unis: car là il y avait un colonialisme transatlantique. Et la Roumanie, car sous le joug Turc, même si l'esclavage en Roumanie était plus légère qu'ailleurs en Empire Ottoman, car la population était très nettement chrétienne. Les autres pays chrétiens occidentaux n'avaient pas d'esclaves, et les Turcs n'encourageaient pas tellement la fuite des esclaves. Les colonisateurs transatlantique non plus tellement avant de devenir abolitionnistes tout court, comme la France, je me le rappelle, avait déjà aboli l'esclavage. Les valeurs de la Révolution sont inégales aussi, l'abolitionnisme étant un des meilleurs ou le meilleur - partagé d'ailleurs par Louis XVI. L'explication téléologique reste donc parfaitement acceptable et vraie.

Et "route de St Joseph" - c'est à dire marque d'orientation pour bien tenir la route - sur la fuite en Égypte est encore une utilisation très saine et très sainte et très voulu par son Créateur bien en avance des faits.

Cette explication téléologique resterait d'ailleurs vraie même pour ceux des Chrétiens qui acceptent pleinement la cosmologie moderne (sauf la métaphysique souvent athée), car Dieu avait - alors - parfaitement prévue comment se montrerait la Galaxie à nos yeux humaines sur la Terre. Elle n'est donc ni payenne, ni erronnée du tout.

Le seul point commun entre ces genres d'explications de la Voie lactée est qu'ils sont des explication accessibles aux simples. Ce qui ne les rend pas erronnées automatiquement, même si certaines le sont de fait.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Édouard
5-I-2013

*langue scand.nom
suédoisVintergatan
norvégienVintergaten
danoisVintergaden

Les définitions de Chaberlot

Série contre l'héliocentrisme de Chaberlot dans son premier livre: 1) Φιλολoγικά/Philologica : En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme, 2) Les définitions de Chaberlot, 3) Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels, 4) Chemin des oiseaux migrateurs, 5) Roemer n'était pas Jésuite, 6) Wright, cosmologue héliocentrique de l'infini, 7) La cosmologie moderne, repose-t-elle sur spéculation non vérifiée ou non?, 8) La Statistique Stellaire de Herschel - a-t-elle refuté le géocentrisme?, 9) Dom Calmet et George Leo Haydock sur la louange des étoiles


D'abord une traduction: Mjölkvägen est suédois, ça n'est pas possible de le prendre tellement pour autre chose que la Voie lactée (on pourrait le prendre pour chemin de production et distribution du lait, quoique là on dirait plutôt mjölkens väg), mais ce n'est pas le mot courant pour la Voie lactée, celle-ci s'appelant Vintergatan - la Rue d'Hiver.

Bon, pour distance moyenne entre Terre et Soleil comme Unité Astronomique je n'ai aucune opposition à la distance donnée, elle est répérable par Trigonométrie. Notons que le bon mot est trigonométrie et non parallaxe. Par deux points distantes sur la Terre desquels la Lune est simultanément observée, idéalement deux observatoires sur l'Équateur dont la distance par l'intérieur de la Terre passe par le centre ou dont les distances par l'extérieur de l'Équateur sont égaux on peut trigonométriquement mesurer la distance vers la Lune. Ses phases donnent l'angle entre Terre et Soleil sur la Lune. Et l'angle entre Lune et Soleil est répérable sur la Terre, directement. Dans les deux cas, on à une distance connue et deux angles connues, ce qui suffit dans la Trigonométrie pour nous donner les autres grandeurs, l'angle distant et les distances vers ce coin là.

Pour année-lumière, avec réserve si Roemer a vraiement mesuré la vitesse de la lumière, au moins on peut utiliser le mot pour une distance définie d'après la supposition que la vitesse de la lumière est de 300.000 km/s.

Pour parsec, un peu plus de réserve, certes pas pour son usage comme égale à 3,6 a.l. 3,26 a.l. - aussi on peut utiliser le mot pour une distance définie d'après la supposition que les phénomènes appelés "parallaxes" le soient.

Si je l'appelle une supposition, alors, quoi d'autre pourrait elle être, la fameuse parallaxe, sinon une parallaxe, c'est à dire un mouvement apparent vu comme tel parce qu'observé par un observateur réellement en mouvement? Bien sûr, pour le géocentrique; un mouvement propre à l'étoile. Comme l'aberration annuelle des étoiles pourrait être une danse en rhythme avec le Soleil mais non pas en même étendue que cette ellipse annuelle qui entre 25 décembre et 24 juin a une axe de deux UA, alors également la si-dite parallaxe pourrait être une calibration de cette danse pour qu'elle ne soit pas prise pour ni aberration ni parallaxe d'étoiles se trouvant sur l'intérieur d'une sphère ou ellipsoïde céleste.

Mais les astronomes ont leurs astuces pour ne pas admettre le géocentrisme, comme de prendre cette danse comme une aberration par rélativité et de prendre la calibration comme une parallaxe. Et d'expliquer les différences comme dues à des distances fortement inégaux, donc abolissant la sphère céleste.

Pour les données d'avant Hipparcos, je propose une correction: seulement une centaine ou deux d'étoiles montraient ce que les astronomes admettent comme mouvement propre chez elles (en ne pas admettant ni les si-dites aberrations, ni les si-dites parallaxes comme mouvements propres aux étoiles), mais quelques dizaines de milliers montraient la parallaxe. Tel est le renseignemnt que j'ai eu par un livre d'astronomie de 1980. Cette information m'a capté, ainsi que le fait que ces mouvements propres admises avaient des angles supérieurs aux supposées parallaxes. C'est là que je me suis converti en géocentrique, la nuit avant le 24 août de 2001 qui était selon le calendrier romain la fête de St Bartholomée.

Donc, après Hipparcos qui nous fournit avec des observations plus exactes, étant un télescope dans l'espace, il y a beaucoup d'avantage de parallaxes (ou si-dites parallaxes) mesurées. Je viens d'apprendre beaucoup plus récemment que sur le catalogue en ligne d'Hipparcos, les deux plus grandes parallaxes sont des parallaxes négatives, c'est à dire ne pas s'ajoutant à l'aberration annuelle ou la si-dite, mais détractant de celle-ci.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Édouard
5-I-2013

PS: les astronomes classiques et médiévaux n'avaient pas comme préoccupation de modéliser ce qu'ils considéraient eux-mêmes comme le Système solaire. Et on ne définit pas "Géocentrisme" comme "théorie selon laquelle la Terre est centre du Système solaire" non plus. Selon le Géocentrisme, la Terre est centre de l'Univers entier. Selon Aristote, Ptolémée et Tychon Brahé. Seulement Tychon Brahé aurait pu parler de Système solaire, dans le sens qu'il trouvait que la Terre et la Lune étaient à l'intérieur d'un Système solaire dont elles ne font pas partie mais qui est lui-même à l'intérieur de la Sphère céleste. Pour les Géocentriques antérieurs à lui, la phrase Système solaire n'a pas de sens. Et il y a eu des Héliocentriques pour qui l'Univers et le Système solaire coincidaient aussi, qui n'utilisaient donc pas non plus le concept de Système solaire. Les autres parlaient de pluralité de mondes - ainsi Bruno - jusqu'à peut-être l'époque de Kepler ou Newton. Galilée ne parlait jamais de Système solaire, il était à une époque (mais pas sa vie durante) Héliocentrique plutôt que Téléiocentrique.

En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme

Série contre l'héliocentrisme de Chaberlot dans son premier livre: 1) Φιλολoγικά/Philologica : En lisant La Voie lactée par Chaberlot : en guise de Proesme, 2) Les définitions de Chaberlot, 3) Inégalité des mythes payens - ou prétendument tels, 4) Chemin des oiseaux migrateurs, 5) Roemer n'était pas Jésuite, 6) Wright, cosmologue héliocentrique de l'infini, 7) La cosmologie moderne, repose-t-elle sur spéculation non vérifiée ou non?, 8) La Statistique Stellaire de Herschel - a-t-elle refuté le géocentrisme?, 9) Dom Calmet et George Leo Haydock sur la louange des étoiles


Je suis presque tentée de commencer cette étude par une parallèle aux mots de St Luc à Théophil, vu que c'est le deuxième livre de matière connexe et importante que je commence, mais lui les commençait en écrivant et en vue de notre salut, moi juste en lisant et critiquant, en vue d'une vérité oubliée qui peut être pertinente à notre salut de manière indirecte. C'est Frédéric Chaberlot qui a écrit en premier La Voie lactée et après le livre que je viens déjà de lire, La science, est-elle un conte de fées, dont je viens de répondre en détail à quelques arguments. Mais d'abord je dirais des choses pour le pourquoi ça m'interesse comme un Chrétien.

Pour celui qui croit le Ciel et la Terre créés il y a 7200 ou 7500 ou 7800 ou même 6000 ans ou moins, il y a un défi théorique posé par les scientifiques modernes: le problème de la lumière des distantes étoiles. Si la lumière a une vitesse finie et fixe, et l'expérience du Jésuite de Roemer semble avoir tranché en affirmatif, alors la lumière ne peut pas avoir été émise d'une étoile distante plus que telle ou telle distance en moins de 10.000 ans et nous paraître déjà à nos yeux et à nos téléscopes et nos yeux aidés par ceux-ci.

Certains créationnistes ont répondu: quand Dieu créa les étoiles en jour quatre, alors il les créait avec les rayons de lumière complets jusqu'à la terre, de manière que les premices de la lumière de chaque étoile à nous paraître n'avaient jamais été émises de l'étoile elle-même, mais venaient de la direction de l'étoile. Mais il y a, comme l'ont répondu d'autres, un problème sur la véracité de Dieu alors, car d'une étoile distante de millions d'années-lumières la lumière la montre comme explosant il y a bien avant la création, donc nous aurions reçu la lumière de la direction d'une étoile qui "explosée avant la création" ait explosé avant "sa propre création" et donc n'ait jamais existé: Dieu nous aurait alors donné un mirage.

D'abord, si l'héliocentrisme ou les ni-géocentrisme-ni-héliocentrisme, c'est à dire l'acentrisme d'Einstein (manque de vrai centre) et le teléiotérocentrisme (le centre de l'Univers ne serait donc pas si proche que le Soleil mais beaucoup plus loin que ça), Dieu nous aurait aussi donné un mirage. Alors, s'ils étaient vrais l'un ou l'autre. Seule une Terre immobile dans le centre des tours que fait le Ciel jour par jour, ou de toute façon immobile est la création d'un Dieu qui ne nous fait pas de mirage.

Mais avant je viens de répondre à ceci: la prétense d'avoir des étoiles à très grande distance vient par exemple des parallaxes, donc de la présupposition que la Terre tourne autour du Soleil, et en ouvrant le livre de Chaberlot je trouve que cette prétense vient aussi du modèle galactique. Les galaxes, dont le nôtre apparaît comme la Voie lactée, sauf les parties encore plus proches que sont le Système solaire et certains étoiles très proches - alpha Centauri - et notre Terre, sont dans l'ensemble de l'Univers séparées des distances de ... citons notre livre:

Selon les conceptions cosmologiques actuelles, l'Univers est peuplée de milliards de galaxies, gigantesques agglomérations d'étoiles et de matière (gaz et poussières) interstellaire, séparées par des distances de l'ordre du million d'années-lumière (fig. 3 et 4).

[cité de p. 18, fig. 3 est la Galaxie d'Andromède en photographie et 4 celle des Chiens de Chasse, qui montre clairement une structure spirale]


Donc, chaque étoile d'une autre galaxie serait déjà par la théorie des galaxies distante de manière qu'une lumière qui nous touche maintenant doive être émise de l'étoile bien avant la date biblique de la création, d'où mon interêt de torpiller cette théorie comme non prouvée, et donc mon interêt de la connaître en détail pour la montrer comme non prouvée. Et pour la connaître en détail, qui pourrait mieux l'exposer dans ses étapes historiques et épistémologiques que notre cher Frédéric Chaberlot?

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Édouard
5-I-2013