Pancarte vue devant un lycée :
"on a tuer des rois pour ça" ...
Je n'ai pas suivi le début des blocages, mais il me semblait être une question du bac. Ou autres questions des conditions de l'école :
Plus de 35 élèves par classe, des profs absents non remplacés, des bâtiments vétustes : voilà pourquoi certains lycéens bloquent leur établissement pour réclamer plus de moyens. On fait le point.
Pourquoi ils bloquent leur lycée ?
C quoi l'info ? | France Télévisions | Publié le 28/09/2026 14:29
https://www.franceinfo.fr/societe/education/scolarite/guide-parents/lycee/pourquoi-ils-bloquent-leur-lycee_8213399.html
On avait plus de 35 élèves par classe en 1789 et 1793 ? N o n ....
On n'avait pas l'obligation scolaire tout court.
Celle-ci est venu avec les lois Ferry-Combe, pas avant :
Il a été secrétaire de la Convention nationale le 5 janvier 1794, membre et plusieurs fois rapporteur du Comité d'Instruction publique. Il a fait voter un plan sur l'enseignement public, qui a abouti à la loi Bouquier, votée le 19 décembre 1793 (29 frimaire an II) et promulguée le 25 décembre 1793 (5 nivôse an II)[7]. Cette loi, qui a été appliquée jusqu'à l'été 1794, met en place pour la première fois en France une école publique, gratuite et obligatoire, pour les filles et les garçons[8].
Qui ?
Gabriel Bouquier
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Bouquier
1795 on change la donne un peu :
La loi revient sur l'obligation scolaire, qui avait été prévue par la loi Bouquier du 29 frimaire an II. Elle refuse également la gratuité en instaurant une rétribution scolaire qui doit être payée par les familles des élèves, sauf un quart d'entre eux au maximum par municipalité, qui sont considérés comme indigents. Les instituteurs se voient confier un local pour la classe et le logement, mais sont payés par le produit de la rétribution. La loi prévoit une école par canton au moins, le canton étant vu à l'époque comme l'administration territoriale de base. Les programmes du primaire se limitent à la lecture, l'écriture, le calcul et la morale républicaine.
Loi Daunou
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Daunou
Pour quelles raisons donc a-t-on donc fait la révolution ?
La loi Le Chapelier, promulguée en France le 14 juin 1791, est une loi interdisant tout groupement professionnel, que ce soit de gens de métier, le « maître de guilde », ou de leur ouvrier et apprenti. Cette loi s'inscrit dans une volonté de s'affranchir des groupes de pression qu'étaient devenues les corporations et les guildes sous l'Ancien-Régime, mais se concentre sur les associations d'ouvriers, interdisant de fait les syndicats ou autres revendications collectives.
Cette loi fut précédée par le décret d'Allarde des 2 mars et 17 mars 1791 promulguant la liberté d'entreprise et supprimant expressément les corporations au nom de la liberté du travail[2], et de la libre concurrence[3].
Loi Le Chapelier
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Le_Chapelier
Oups, liberté d'exploiter les ouvriers ...
On a aussi reproché aux rois le gaspillage.
Ainsi, de 1780 à 1783, le roi déboursa au total une somme colossale de plus de 148 864 livres pour des achats de bijoux destinés aux étrennes de Madame Élisabeth. L’orfèvre Ange-Joseph Aubert avait livré pour les étrennes des diamants, des colliers, des bagues, des tabatières en or…
Source:
Les étrennes à Versailles sous l’Ancien Régime
https://www.chateauversailles.fr/decouvrir/histoire/grandes-dates/etrennes-versailles-sous-ancien-regime
80 à 83, entre 3 et 4 ans ... 148 864 / 3 = 49 621 par an. Peut-être moins ... mettons ceci en perspective :
En 1788, la dette représente quelque 4 milliards de livres, soit environ 80 % de la richesse du royaume. Sa résorption obsède les contrôleurs généraux des Finances depuis les années 1770.
La dette, poison de l’Ancien Régime
De Guillaume Mazeau | Publication 21 juin 2024, 09:24 CEST
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/la-dette-poison-de-ancien-regime-france-monarchie-histoire
On collationnant ces deux sources, la "richesse du royaume" en 1788 devrait être vers 5 000 000 000 de livres. Calculons :
49 621 / 5 000 000 000 = 0.0000099242.
Les étrennes pour Madame Élisabeth étaient donc minuscules, même si la rumeur les faisait peser pour beaucoup dans le fardeau des impôt. Car, oui, c'étaient les imposables qui faisaient la révolution.
C'est peut-être la raison pourquoi on a introduit une école plus expansive sous la Restauration ou plutôt sa continuation à moitié dans la Monarchie de Juillet.
« Article 1. L'enseignement comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures.
Article 2. Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l'instruction religieuse. »
L'article 1 de la loi Guizot semble calculé à combattre les fake news sur les dépenses, non ?
Voici l'article wikipédienne sur la loi:
Loi Guizot
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Guizot
Et notons, à propos la pancarte vue :
L'instruction n'est ni obligatoire ni gratuite[3]. Cependant, l'article 21 donne au comité communal la responsabilité de s'assurer « qu’il a été pourvu à l’enseignement gratuit des enfants pauvres », soit un sur trois environ[4]. Elle est réservée aux garçons[5]. Toutefois, les dispositions de cette loi sont partiellement étendues aux filles par l’ordonnance du 23 juin 1836[6].
C'est un roi, pas une régicide, qui donne tellement d'instruction aux français, et rien ne prévoit un bac pour tous. Rien. Encore moins le cas sous la Révolution. Car on a, alors, encore moins éduqué la masse des Français.
En plus, les Révolutionnaires étaient assez franchouillards. Oui, ils étaient davantage nationalistes que le Roi, dont les sympathies pour l'Autriche, qui avait acueilli des aristocrats qui se sentaient dépossédés, étaient la cause principale pour le régicide du 21 janvier 1793 et pour la réginicide du 16 octobre la même année, la Reine déchue étant Autrichienne. Tout juste à propos l'autre pancarte contre le RN, je pense que le propos était un peu moins de bon goût que juste "à bas" ....
Hans Georg Lundahl
Paris
St. Rémi de Rheims
1 oct. 2026
13 Januarii Rhemis, in Gallia, item natalis sancti Remigii, Episcopi et Confessoris. Hic gentem Francorum convertit ad Christum, Clodoveo, ipsorum Rege, sacris baptismatis undis et fidei sacramentis initiato; et, cum annos plurimos in Episcopatu explesset, sanctitate et miraculorum gloria conspicuus, decessit e vita. Ejus vero festivitas Kalendis Octobris potissimum recolitur, quo die sacrum ipsius corpus translatum fuit.
1 Octobris Sancti Remigii Episcopi Rhemensis et Confessoris, qui gentem Francorum convertit ad Christum, Clodoveo ipsorum Rege sacro fonte baptismatis, et fidei sacramentis initiato: et cum annos plurimos in Episcopatu explesset, sanctitate et miraculorum virtute conspicuus decessit e vita Idibus Januarii: ejus tamen festivitas hac die recolitur, qua sacrum ipsius corpus postea fuit translatum.
Si quelqu'un me demande sur la Petite Sainte Thérèse, c'est le 3 octobre, s v p !
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